COL.COA: Demandez le programme!

Par E.D.

 

Avis à tous les Français de Los Angeles et à ceux de passage, le COL.COA (Festival du film français de Los Angeles) se déroulera du 15 au 22 Avril.
Le programme est désormais disponible sur le site avec une sélection prometteuse accompagnée de débats, de projections de courts-métrages et de rétrospectives sur Jacques Demy, Maurice Pialat, André Téchiné et Louis Malle. Parmi les réalisateurs/scénaristes invités, seront présents:
– Alain Resnais, pour Vous n’avez encore rien vu en avant-première à Los Angeles.
– Régis Roinsard, Populaire, également en avant-première.
– Stéphane Brizé, Quelques heures de Printemps.
– Philippe Godeau, pour 11.6.
– Philippe Le Guay, Alceste à Bicyclette.
– Anne Novion, Rendez-vous à Kiruna.
Le festival ouvrira ses portes avec le film de Danièle Thompson, Des gens qui s’embrassent.
Quant au film de clôture, ce sera Jappeloup, écrit par Guillaume Canet et réalisé par Christian Duguay.

Précipitez-vous en ligne pour l’achat de billets, certains, dont Thérèse Desqueyroux de Claude Miller, sont déjà épuisés…

Rdv le 15 Avril pour plus de news en direct du festival !

Voici le lien vers le programme du festival :

http://www.colcoa.org/2013/program/daybyday.asp

Viddy Well !

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Mieux vaut revoir Le Magicien d’Oz qu’aller voir le film insipide de Sam Raimi !

Par E.C


 

Quelle idée de faire un « prequel » ?

Le film se veut la genèse du Magicien d’Oz (1939), à savoir comment le magicien est devenu magicien et pourquoi il se cache obstinément derrière son rideau. Mais le problème est de taille : n’apprenait-on pas à la fin du film de Victor Fleming que tout était un rêve de la jeune Dorothy ? Le film occulte la révélation et prétend qu’Oz est un endroit réel auquel on accède mystérieusement en étant pris dans l’œil d’une tornade. Car force est de constater que la mode d’aujourd’hui est au conte (les Cendrillon, Belle au bois dormant qui nous attendent, et les récents Blanche-Neige) : après le succès d’Alice au pays des merveilles, les studios ont tous copié l’idée et se lancent dans des films conçus avec des effets spéciaux titanesques. Le problème est le même que dans Alice : la laideur esthétique. On ne peut s’empêcher pendant l’intégralité du film de penser que toutes ces images sortent d’un ordinateur, c’est à peine si l’on ne voit l’écran vert qui se cache derrière les acteurs. On devrait s’émerveiller, mais la laideur envahit trop l’écran et finit par heurter le spectateur. Où est donc passé l’artisanat qui fit pendant longtemps le charme de ce cinéma ? Où sont les délicieux  décors de studio du Magicien d’Oz originel ? On a beau dire, une sorcière à la peau maquillée en vert n’est pas la même qu’une sorcière colorée en vert par des moyens technologiques.

 

 

Pourquoi un héros, et non plus une héroïne ?

Ah qu’elle nous manque la jeune Dorothy, interprétée par Judy Garland dans le Magicien d’Oz ! Écoutons-la chanter « Somewhere over the rainbow » et rêvons avec elle à un ailleurs en Technicolor, où épouvantail, Homme de fer, et lion parlent et dansent comme des humains. La poupée de porcelaine du film de Sam Raimi n’arrive pas à la cheville de ces héros peu traditionnels. On ne dira jamais assez à quel point la présence physique d’un acteur s’avère essentielle au cinéma. Applaudissons donc Ray Bolger, Jack Haley, et Bert Lahr, les trois interprètes du Oz originel, qui même s’ils vécurent des moments bien difficiles dans leurs costumes, peuvent se targuer d’avoir livré des performances historiques. Dans le Magicien d’Oz, c’était Dorothy qui menait ces trois personnages vers leur destin, qui leur permettait d’obtenir ce qu’ils avaient désiré le plus au monde. C’était Dorothy la plus courageuse, la plus volontaire, la plus forte. C’était Dorothy qui tuait la méchante sorcière de l’Ouest. Ici nous n’avons guère qu’un James Franco grimaçant, obsédé par l’argent et les femmes, lesquelles ne cessent de se pâmer devant lui, chacune désespérée de ne pas avoir un homme à ses côtés. Et qu’arrive-t-il lorsque le malheureux Oz se comporte comme Dom Juan ? Les femmes se transforment littéralement en sorcières, deviennent affreuses, laides à l’extrême, et jurent de mettre à feu et à sang tout ce qui osera désormais leur résister. Quelle morale !

 

 

Où sont-les acteurs ?

Ils s’avèrent bien décevants. James Franco ne possède guère de présence et agace plus qu’il n’amuse. Les pourtant splendides Michelle Williams et Rachel Weisz ne semblent pas s’amuser dans leurs rôles de bonne et mauvaise fées. L’une se contente de sourire tandis que l’autre demeure rigide pour montrer sa froideur. Quant à Mila Kunis, elle nous fait seulement regretter la machiavélique Margaret Hamilton, sorcière géniale dont le rire résonne encore à nos oreilles. Ces performances plates et sans relief reflètent le manque d’originalité du scénario. L’histoire se déroule paresseusement, alternant entre comédie et action, celles-ci ne visant qu’une simple distraction. Le film de Victor Fleming en était une aussi, mais dans le meilleur sens du terme. Avec Le Magicien d’Oz, on s’envolait réellement au-delà de l’arc-en-ciel, on rêvait avec Dorothy, on frissonnait à ses côtés. Et la marche de la jeune fille le long du petit chemin de briques jaunes était bien plus complexe – comme l’a récemment analysé le New York Magazine – que la marche inéluctable de Oz-James Franco vers des piles d’or massif. « There’s no place like home » affirmait Dorothy à la fin du Magicien d’Oz. Après avoir vu le film de Sam Raimi,  une chose est sûre: « There’s nothing like old cinema. »

 

Viddy Well !

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Qui pour jouer le Napoléon de Spielberg ?

Par E.C

À la surprise générale, Steven Spielberg a annoncé qu’il comptait adapter le scénario de Napoléon abandonné par Stanley Kubrick, en mini-série télévisée. Spielberg est un habitué puisqu’il avait déjà adapté un autre scénario laissé par le génie du 7ème art avec Intelligence Artificielle. À l’époque où il travaillait sur le projet, Kubrick avait envisagé Jack Nicholson ou Al Pacino pour interpréter l’empereur français. Les deux acteurs ayant aujourd’hui passé l’âge du rôle, qui pourrait interpréter le grand homme pour Spielberg ? Viddy Well a réfléchi à la question…

POUR BONAPARTE…

Anton Yelchin

On a déjà pu admirer l’humour de ce jeune comédien de 24 ans dans Star Trek. Né en ex-URSS mais aujourd’hui américain, l’acteur a le talent et le charisme nécessaires  au rôle. On pourra le voir faire ses preuves dans le prochain film de  Jim Jarmusch, Only Lovers Left  Alive. Reste que, malgré  son  intelligence et son charme qui conviennent au jeune Bonaparte, Yelchin serait un choix osé : après  tout, la fréquentation des Russes n’a guère réussi à Napoléon!

Casey Affleck

Le petit frère de Ben est un acteur confirmé et terriblement sous-exploité par l’industrie du cinéma. Épatant dans L’Assassinat de Jesse James où il jouait “ce lâche de Robert Ford”, solide comme un roc dans Gone Baby Gone… On verrait bien Casey jouer les premiers consuls ! Seul petit bémol : sa voix fluette pourrait se révéler problématique. Car  notre Bonaparte conquérant doit en imposer : pas sûr que le jeune Affleck y arrive!

Jason Schwartzman

Il a déjà joué Louis XVI pour Sofia Coppola. Alors, pourquoi pas Bonaparte ? Avec son air de jeunesse éternelle, sa petite bouille adorable et sa chevelure noir corbeau (sans parler de sa petite taille), on verrait bien Jason se frotter à ce rôle sur-mesure, et nous montrer qu’il est aussi capable d’interpréter des hommes forts et ambitieux. Petit bémol : on a tellement l’habitude de voir Jason Schwartzman dans des rôles comiques, notamment dans la série Bored to Death, ou en petit dernier écrasé par ses aînés (A bord du Darjeeling Limited) qu’on a un peu de mal à le visualiser dans son costume de général sans esquisser un sourire.

 

POUR NAPOLÉON

Russell Crowe

C’est notre proposition la plus crédible, celle qui vient immédiatement à l’esprit. Dans Master and Commander de Peter Weir, Russell Crowe voguait sur les mers pour combattre l’Empereur français. Quoi de plus juste que de le voir interpréter le chef du camp ennemi ? D’autant que Russell est un acteur subtil, dont la brutalité se mêle à une grâce virile. De quoi satisfaire les admirateurs de Napoléon donc.

Gary Oldman

Voilà un choix qui nous ferait plaisir même si Gary frise la limite d’âge pour le rôle. C’est vrai qu’on l’imagine plus à Sainte Hélène que jeune empereur. Mais Gary Oldman n’a cessé de nous prouver tout au long de sa carrière qu’il pouvait tout faire. Son physique très distingué et son intelligence ne pourront que lui servir pour interpréter le fin stratège qu’était Napoléon.

Paul Giamatti

Giamatti nous amène dans le réalisme. On délaisse le glamour pour arriver à une interprétation terre à terre. Dans John Adams, l’acteur montrait qu’il avait la stature des grands hommes. Sa voix délicate et sa douceur offriraient une vision bien originale de Napoléon.

Et… Daniel Day-Lewis

Depuis Lincoln, Day-Lewis doit figurer sur toutes les listes de biopics. Alors pourquoi pas celle-ci ? L’acteur est le caméléon que l’on sait : passant de la noblesse la plus haute (Le Temps de l’innocence) à la brutalité la plus crue (Gangs of New York). Le seul problème s’avère physique : Day-Lewis est bien trop grand pour interpréter un empereur bien souvent raillé pour sa petite taille.

Viddy Well !

 

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