A voir : Happiness Therapy !

Par. E.D.

Ne vous laissez pas induire en erreur par la « traduction » du titre en français de The Silver Linings Playbook, il ne s’agit pas là d’un film au Taj Mahal à la Eat, Pray, Love ou sur la thérapie de groupe, mais d’une des plus belles surprises 2012 parmi les sorties U.S.

Depuis son avant-première au festival de l’AFI à Los Angeles en novembre dernier, Happiness Therapy poursuit une belle carrière dans les festivals et dans les salles de cinéma. Récemment nominé aux Oscars dans plusieurs catégories dont celles de Meilleur Film, Meilleur Réalisateur et Meilleur Scénario adapté pour David O. Russel, Meilleur Acteur pour Bradley Cooper et Meilleure Actrice pour Jennifer Lawrence (Hunger Games) qui vient de remporter le Golden Globe de la meilleure actrice dans une comédie pour ce film. Robert De Niro est également nominé dans la catégorie de Meilleur Acteur dans un Second Rôle, avec un des rôles les plus intéressants qu’il lui ait été donné de jouer depuis quelques années.

Notons que le rôle de Jennifer Lawrence avait d’abord été proposé à Anne Hathaway qui a refusé pour des raisons d’emploi du temps trop chargé. Celle-ci se retrouve nominée aux Oscars pour Meilleur Second Rôle dans Les Misérables… Au final, le couple Cooper/Lawrence fonctionne étonnamment bien.

L’histoire : Après un séjour dans une institution psychiatrique, Pat Solitano (Bradley Cooper) ré-emménage chez ses parents. Convaincu qu’il peut se réconcilier avec son ex-femme, il cherche à la contacter par tous les moyens malgré les restrictions imposées par un juge. C’est alors que Pat va rencontrer Tiffany, jeune veuve elle-même en proie à quelques problèmes et qui promet de l’aider…

Ecrit et réalisé par David O. Russel (The Fighter, I <3 Huckabees), le film est adapté du roman éponyme de Matthew Quick. Lors de sa diffusion devant les étudiants de L.A. Film School, le réalisateur a parlé de la genèse du film et du scénario qu’il n’a cessé de réécrire pendant cinq ans. Il compte une vingtaine de scénarios différents, un travail que l’on ressent à travers la pertinence du dialogue et la complexité des personnages, jamais clichés, malgré la difficulté du sujet. Cette histoire, David. O. Russell se l’est réappropriée pour en faire un film personnel. Il en parle ouvertement, son fils de 18 ans, tout comme le personnage principal, souffre de bipolarité. C’est avant tout pour lui qu’il a écrit ce film, dit-il, pour qu’il ne se sente pas exclu du monde. Il y tient d’ailleurs un petit rôle (celui du jeune homme qui vient sonner à la porte de la famille aux moments les plus inopportuns). Un film à voir donc!

En voici la bande-annonce :

Viddy Well,

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