5 raisons d’aller voir Happiness Therapy !

Par E.C

5. C’est le « feel good movie » de l’année ! Ne vous fiez pas au ridicule du titre français en anglais ou plutôt n’en retenez que le mot « Happiness » car c’est très heureux que l’on sort de la projection de ce film.  Alors que les comédies romantiques de ces dernières années obéissaient tous à un même modèle (« on couche ensemble, puis on se rend compte qu’on s’aime »), David O. Russell revient aux fondamentaux du genre, avec des personnages qui apprennent à se connaître, explorent leurs failles, se disputent, se détestent, puis laissent leurs sentiments s’épanouir. La scène où Tiffany (Jennifer Lawrence) apprend à Pat (Bradley Cooper) – sous prétexte de cours de danse-  à ressentir des émotions véritables est d’un romantisme absolu.

4. C’est l’occasion de (re)découvrir Jennifer Lawrence. Anne Hathaway et Angelina Jolie avaient toutes deux été approchées pour ce rôle difficile de veuve nymphomane et dépressive. Après plusieurs désistements, David O. Russell a finalement choisi la bien jeune Jennifer Lawrence (22 ans), l’héroïne des très populaires Hunger Games (un film déjà sorti, deux en préparation). Elle fait preuve d’une maturité étonnante pour son jeune âge, et révèle un remarquable tempo comique. Et elle ira loin comme le montre sa nomination à l’Oscar de la meilleure actrice pour son interprétation de Tiffany.


Jennifer Lawrence et Bradley Cooper

 

3. Robert De Niro est au top ! Depuis des années, on s’était habitués à voir le grand comédien dans des comédies poussives et des seconds rôles oubliables. Attention, le revoici à la hauteur de son propre mythe, en fan de sport invétéré qui souffre de troubles obsessionnels compulsifs et se sent coupable de la maladie de son fils. Dans la vie, De Niro est à la fois vraiment proche de Bradley Cooper (qui joue son fils dans le film) et père d’un garçon bipolaire, comme le cinéaste David O. Russell, ce qui explique sans doute l’intensité de son implication dans le film.

2. La subtilité du jeu de Bradley Cooper. Qui eût cru, à l’époque où il jouait le sympathique Will Tippin de la série Alias, qu’il deviendrait une grande star de cinéma ? Après avoir fait rire les foules avec Very Bad Trip, Cooper ajoute l’émotion à son arc dans son interprétation de Pat, jeune trentenaire bipolaire qui tente de récupérer sa femme. Intelligent et charismatique, ce célèbre francophile dont le passage au JT de Laurence Ferrari fit parler jusque dans le Midwest livre une composition subtile et constamment crédible, loin des performances surjouées qu’attire souvent le thème de la maladie mentale. Voyez par exemple la scène où Pat est traumatisé par la lecture de l’Adieu aux armes de Hemingway, ou bien sa crise de paranoïa qui le mène à tabasser son père…

Le réalisateur entouré de ses deux stars

 

1.Un traitement magistral de la « folie ordinaire ». Pat peut mener une vie normale, s’il parvient à contrôler ses accès de paranoïa, ses problèmes d’empathie avec le reste du monde et sa faculté à dire tout ce qu’il pense sans rien filtrer ; des problèmes lourds qui le mènent à blesser verbalement ou physiquement les gens qu’il aime. La dépression, l’incapacité à communiquer, la solitude de l’existence, voilà les thèmes qui font le cinéma de David O. Russell, à qui l’on doit l’extraordinaire J’adore Huckabees, véritable tour de force scénaristique. On retrouve ici le même sens du dialogue, au rythme effréné et la répartie irrésistible. Et une vision du monde qui laisse sa place à l’anormalité, et montre en quoi elle apporte à la vie une fragilité émouvante et une vraie richesse.

Vous l’aurez donc compris, filez vite voir Happiness Therapy !

Viddy Well !

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THE MASTER: L’ÈRE PAUL THOMAS ANDERSON

Par E.C


Ben Affleck, le grand vainqueur des Golden Globes 2013, l’a bien dit dimanche soir : “Paul Thomas Anderson est  comme Orson Welles”.  Une façon de déplorer l’absence injuste de nominations aux Golden Globes pour ce jeune prodige héritier de Kubrick et assurément nouveau maître des générations à venir. Devant The Master, la fascination, la conscience d’être face à un chef-d’œuvre qui va marquer l’histoire du cinéma sont telles qu’elles vous étouffent presque et laissent certains spectateurs étourdis, au bord du malaise. There Will Be Blood, véritable coup de tonnerre, nous avait cueillis par surprise, mais The Master marque le début d’une nouvelle ère, celle d’un Paul Thomas Anderson maître de la planète cinéma qui, comme le grand Welles défie les conventions et impose un nouveau jeu, avec des règles qui lui sont siennes.

Le sujet est familier depuis longtemps à ceux qui suivent le cinéaste : il s’agit des origines de la scientologie, la dianétique – ici rebaptisée « La Cause » – dans une Amérique profondément secouée par la Seconde Guerre mondiale. Il ne s’agit là que d’une toile de fond, d’une couche de peinture en quelque sorte, qui ne saurait masquer  le sujet principal. Comme Magnolia et There Will Be Blood, The Master est avant tout une réflexion sur la relation Père-Fils. Tous trois ont en leur centre une figure imposante de Père-tyran ou en tous cas d’autorité paternelle indiscutable. Dans There Will Be Blood, Anderson traitait de la violence du Père exercée sur le Fils. Sourd par la faute du Père, abandonné par le Père, puis renié par le Père, l’enfant y était clairement une victime qui trouvait cependant les moyens de s’en sortir grâce à une bonté profonde et salvatrice.

Dans The Master, les liens qui lient Freddy au Maître sont en apparence moins violents. Comme dans There Will Be Blood, le Père et le Fils se trouvent, se reconnaissent, et s’adoptent. Mais là où l’absence de liens du sang avec son garçon constituait un obstacle pour le monstrueux Daniel Plainview (Daniel Day-Lewis), le Maître (Philip Seymour Hoffmann), lui, n’y songe pas une seconde : Freddy (Joaquin Phoenix) est son fils, bien plus que son fils biologique ne l’est. Car Freddy, croit en lui, Freddy a besoin de lui parler, de l’écouter, de se faire malmener par lui.

Dès l’instant de leur rencontre, sa vie est structurée par son désir de servir ce Maître, et d’attaquer quiconque le menace, car ce père là est bien plus fragile qu’on ne veut le croire. L’amour est grand entre les deux hommes qui partagent le goût de l’alcool, un tempérament immaîtrisable, et un amour du rire pour fuir l’angoisse… C’est bien pourquoi la relation entre les deux hommes fait si peur à Peggy (Amy Adams), épouse du Maître qui fait figure de dame de fer. Elle voit en Freddy un être primitif qui incarne un danger de régression pour son époux. Freddy doit donc être domestiqué, ou écrasé.

La dernière entrevue des deux hommes est un double de la scène déchirante de There Will Be Blood dans laquelle Daniel Plainview rejetait définitivement son fils. La mise en scène de l’espace est similaire. Le Père est encore et toujours en position d’autorité : assis derrière son bureau. Mais, alors que le fils Plainview se tenait droit face à lui, debout et rebelle, Freddy est, lui, assis sur sa chaise, cassé en deux, et recroquevillé comme un pantin.

 

Il est difficile de décrire le travail hors du commun accompli par les deux acteurs principaux : Joaquin Phoenix et Philip Seymour Hoffman. Phoenix évoque fortement Marlon Brando, il déforme son visage et désarticule son corps au point de devenir bossu. Dans les scènes d’exposition, on n’est pas loin de penser aux singes du 2001 de Kubrick, Anderson représentant lui aussi un état primitif de l’humanité. Les autres marins vont d’ailleurs jusqu’à jeter des bananes au simiesque Freddy. Hoffman oppose aux outrances de Phoenix un jeu si naturel et anti-spectaculaire qu’il peut déconcerter. Or c’est la combinaison des deux qui fait la grandeur du film.

La scène de l’interrogatoire de Freddy par le Maître vous tient au bord de votre siège, dans un état de tension physique et nerveuse : qui des deux va-t-il gagner ? Au-delà de Freddy et du Maître, c’est un jeu de défis que se lancent Hoffman et Phoenix. Chacun relance l’autre, déclenche une expression, un tic. Paul Thomas Anderson règne sur ce pas de deux comme un chorégraphe génial. Tendue et sèche, la mise en scène se fait lyrique lors du flash-back qui révèle un instant décisif du passé de Freddy : les gros plans sur le visage de la jeune fille qu’il a aimée jadis sont caressants et lumineux, la caméra est mobile, c’est un instant mélancolique et tendre qui rompt brutalement avec le reste du film.

Ce film, c’est la musique de Jonny Greenwood, le guitariste de Radiohead, qui le résume le mieux. Déstabilisante au début, elle instaure un climat ambigu qui définit le film. Les sons se désarticulent comme le corps de Freddy, et ne s’harmonisent que lorsque l’état d’esprit du personnage est plus cohérent. On pense là encore à Kubrick et à 2001 : The Master est une odyssée mentale.

Mais attention : le cinéaste a sans aucun doute des influences, mais il les adapte à son univers et les façonne comme il l’entend. Il n’y a qu’un seul maître à bord de ce navire, et son nom est Paul Thomas Anderson.

Viddy Well.

Voir la bande-annonce de The Master

 

 

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A voir : Happiness Therapy !

Par. E.D.

Ne vous laissez pas induire en erreur par la « traduction » du titre en français de The Silver Linings Playbook, il ne s’agit pas là d’un film au Taj Mahal à la Eat, Pray, Love ou sur la thérapie de groupe, mais d’une des plus belles surprises 2012 parmi les sorties U.S.

Depuis son avant-première au festival de l’AFI à Los Angeles en novembre dernier, Happiness Therapy poursuit une belle carrière dans les festivals et dans les salles de cinéma. Récemment nominé aux Oscars dans plusieurs catégories dont celles de Meilleur Film, Meilleur Réalisateur et Meilleur Scénario adapté pour David O. Russel, Meilleur Acteur pour Bradley Cooper et Meilleure Actrice pour Jennifer Lawrence (Hunger Games) qui vient de remporter le Golden Globe de la meilleure actrice dans une comédie pour ce film. Robert De Niro est également nominé dans la catégorie de Meilleur Acteur dans un Second Rôle, avec un des rôles les plus intéressants qu’il lui ait été donné de jouer depuis quelques années.

Notons que le rôle de Jennifer Lawrence avait d’abord été proposé à Anne Hathaway qui a refusé pour des raisons d’emploi du temps trop chargé. Celle-ci se retrouve nominée aux Oscars pour Meilleur Second Rôle dans Les Misérables… Au final, le couple Cooper/Lawrence fonctionne étonnamment bien.

L’histoire : Après un séjour dans une institution psychiatrique, Pat Solitano (Bradley Cooper) ré-emménage chez ses parents. Convaincu qu’il peut se réconcilier avec son ex-femme, il cherche à la contacter par tous les moyens malgré les restrictions imposées par un juge. C’est alors que Pat va rencontrer Tiffany, jeune veuve elle-même en proie à quelques problèmes et qui promet de l’aider…

Ecrit et réalisé par David O. Russel (The Fighter, I <3 Huckabees), le film est adapté du roman éponyme de Matthew Quick. Lors de sa diffusion devant les étudiants de L.A. Film School, le réalisateur a parlé de la genèse du film et du scénario qu’il n’a cessé de réécrire pendant cinq ans. Il compte une vingtaine de scénarios différents, un travail que l’on ressent à travers la pertinence du dialogue et la complexité des personnages, jamais clichés, malgré la difficulté du sujet. Cette histoire, David. O. Russell se l’est réappropriée pour en faire un film personnel. Il en parle ouvertement, son fils de 18 ans, tout comme le personnage principal, souffre de bipolarité. C’est avant tout pour lui qu’il a écrit ce film, dit-il, pour qu’il ne se sente pas exclu du monde. Il y tient d’ailleurs un petit rôle (celui du jeune homme qui vient sonner à la porte de la famille aux moments les plus inopportuns). Un film à voir donc!

En voici la bande-annonce :

Viddy Well,

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NOMINATIONS DES OSCARS 2013

par E.C

 

Pour une fois, les nominations des Oscars sont bien différentes de celles des Golden Globes ! Pas de grandes surprises pour ces Oscars, mis à part l’obstination qu’a l’Académie de bouder le génial Di Caprio. Sans doute le meilleur acteur de sa génération, Leonardo Di Caprio fait éclater tout son talent  dans Django Unchained de Quentin Tarantino dans un second rôle époustouflant. Quel dommage qu’une fois de plus, sûrement pour des raisons de politique interne (on sait bien que la campagne des nominations aux Oscars est une affaire d’argent et de publicité), Di Caprio se voit ignorer la reconnaissance de ses pairs.

Autre belle surprise, le triomphe de Amour, nominé dans de nombreuses catégories, notamment une nomination amplement méritée pour Emmanuelle Riva. L’autre française en lice cette année, Marion Cotillard, n’a cette fois  pas été distinguée pour sa performance dans De rouille et d’os.

Côté américain, on est soulagé de voir que les propos anti-oscars de Joaquin Phoenix ne lui aient pas causé de tort. Car c’était là de la pure provocation de la part d’un acteur qu’on sait mal à l’aise avec le système hollywoodien. Les fantastiques Bradley Cooper et Jennifer Lawrence sont eux aussi nominés dans les catégories meilleurs acteur et actrice pour le merveilleux Happiness Therapy (Silver Linings Playbook). Lawrence a de bonnes chances de l’emporter, même si sur Viddy, on parie plutôt sur une victoire de Jessica Chastain pour Zero Dark Thirty.

Voici donc les nominations des Oscars 2013, et nos paris sur les futurs vainqueurs:

Meilleur film:

Amour (nomination pas encore confirmée)

Argo

les Bêtes du Sud sauvage

Django Unchained

Les Misérables

L’odyssée de Pi

Lincoln

Happiness Therapy

Zero Dark Thirty

Vainqueur probable: Lincoln. La préférence de Viddy Well: Amour

Meilleur Acteur:

Bradley Cooper (Happiness Therapy)

Daniel Day-Lewis (Lincoln)

Hugh Jackman (Les Misérables)

Joaquin Phoenix (The Master)

Denzel Washington (Flight)

Vainqueur probable: Daniel Day-Lewis. La préférence de Viddy Well: Joaquin Phoenix

Meilleur actrice:

Jessica Chastain (Zero Dark Thirty)

Jennifer Lawrence (Happiness Therapy)

Emmanuelle Riva (Amour)

Quenzhané Wallis (Les Bêtes du Sud sauvage)

Naomi Watts (The Impossible)

Vainqueur probable: Jessica Chastain. Préférence VW: Emmanuelle Riva

Meilleur acteur dans un second rôle:

Alan Arkin (Argo)

Robert De Niro (Happiness Therapy)

Philip Seymour Hoffman (The Master)

Tommy Lee Jones (Lincoln)

Christoph Waltz (Django Unchained)

Vainqueur probable & Préférence VW: Robert De Niro

Meilleure actrice dans un second rôle:

Amy Adams (The Master)

Sally Field (Lincoln)

Anne Hathaway (Les Misérables)

Helen Hunt (The Sessions)

Jacki Weaver (Happiness Therapy)

Vainqueur probable: Anne Hathaway. Préférence VW: Sally Field

Meilleur réalisateur:

Michael Haneke (Amour)

Ang Lee (L’odyssée de Pi)

David O’Russell (Happiness Therapy)

Steven Spielberg (Lincoln)

Benh Zeitlin (les Bêtes du Sud sauvage)

Vainqueur probable: Dur dur. Les 3 premiers ont leurs chances. Préférence VW: David O’Russell

Meilleur scénario original:

Amour, Michael Haneke

Django Unchained, Quentin Tarantino

Flight, John Gatins

Moonrise Kingdom, Wes Anderson & Roman Coppola

Zero Dark Thirty, Mark Boal

Vainqueur Probable: Zero Dark Thirty. Préférence VW: Moonrise Kingdom

Meilleur scénario adapté:

Argo, Chris Terrio

Les Bêtes du Sud Sauvage, Lucy Alibar & Benh Zeitlin

L’odyssée de Pi, David Magee

Lincoln, Tony Kushner

Happiness Therapy, David O’Russell

Vainqueur et préférence VW: Argo

Meilleur film d’animation:

Rebelle

Frankenweenie

L’étrange pouvoir de Norman

Les Pirates! Bons à rien, mauvais en tout

Les mondes de Ralph

Vainqueur probable: Les mondes de Ralph. Préférence VW: Frankenweenie

Meilleur film étranger:

Amour, (Autriche)

Rebelle (Canada)

No (Chili)

Royal Affair (Danmark)

Kon-Tiki (Norvège)

Vainqueur probable et Préférence VW: Amour

(pour voir le reste des nominations, cliquez ici).

Quels sont les nominés des Oscars sur qui vous pariez ?

Viddy Well !

 

 

 

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13 FILMS À VOIR (et 13 à oublier) EN 2013

Par E.C

La semaine dernière, nous avions dressé la liste, forcément insuffisante, des films alléchants qui se profilent pour 2013.   Voici donc une liste complémentaire de 13 titres ardemment attendus ! Et de 13 autres que l’on redoute… Car on est quand même superstitieux.

On trépigne d’impatience… :

1. Twelve Years a Slave, de Steve McQueen. Après deux chefs d’œuvre – Hunger et Shame -, Steve McQueen nous emmène au temps de l’esclavage aux Etats-Unis suivre l’histoire d’un homme noir (Chiwetel Ejiofor) libre au Nord, kidnappé et vendu comme esclave dans le Sud. Casting 5 étoiles : Michael Fassbender, Brad Pitt, Paul Giamatti, Michael K. Williams et Benedict Cumberbatch. (date de sortie inconnue)

2. Inside Llewyn Davis, Joel & Ethan Coen. Les frères Coen et la scène musicale new-yorkaise des années 60 ? Qui dit mieux ? Les frères Coen vont toujours là où on ne les attend guère, et délaissent leurs habitués (mis à part l’éternel John Goodman) pour faire chanter la jeune génération : Carey Mulligan, Justin Timberlake et Garrett Hedlund. (sortie 4/12/13)

3. Gravity, Alfonso Cuaron. Enfin un nouveau Cuaron ? Après avoir signé le cultissime Les Fils de l’homme, Cuaron a disparu dans la nature. Après avoir mis des années à monter le projet suite à de nombreux désistements (Robert Downey Jr, Angelina Jolie, Natalie Portman…), le film est entouré des plus folles rumeurs. Chef-d’œuvre pour les uns, ratage pour les autres… Nous, on choisit de faire confiance à Cuaron. Avec George Clooney et Sandra Bullock. (date de sortie inconnue)

4. La Bella Addormentata, Marco Bellocchio. En 2009, Vincere sortait du festival de Cannes injustement bredouille, sans même un prix pour la prestation extraordinaire de Giovanna Mezzogiorno. Ironiquement, celle qui fut la présidente du Jury cette année-là, se retrouve cette année héroïne de Bellocchio. Isabelle Huppert tient donc ici le premier rôle dans un film inspiré d’une affaire qui passionna l’opinion italienne l’histoire tragique d’Eluana Englaro, qui soulève la question de la fin de vie et de l’euthanasie. (date de sortie inconnue). Voir la bande-annonce.

5. Camille Claudel 1915, Bruno Dumont (sortie 13 mars 2013). Qui eut-cru qu’un jour on attendrait avec bonheur  un film de Bruno Dumont ? L’auteur de L’Humanité reste fidèle à sa noirceur puisque c’est Camille internée dans un asile (et entourée de vrais malades mentaux) qu’il filme. Mais la perspective de voir Juliette Binoche interpréter la grande sculptrice nous rempli joie. (sortie 13/03/13)

6. The Wolf of Wall Street, Martin Scorsese. Personne n’arrêtera le tandem Scorsese-DiCaprio. Le duo n’a jamais déçu, on est donc impatients de voir le résultat de cette nouvelle collaboration. D’autant plus que le Frenchie préféré du moment, Jean Dujardin, y joue un banquier suisse ! (date de sortie inconnue)

7. Möbius, Eric Rochant. Et revoilà Dujardin, mais en France cette fois et en espion très sérieux, plusieurs années après OSS 117. Eric Rochant revient au film d’espionnage qui lui avait réussi avec Les Patriotes. Ajoutez Cécile de France et une bande-annonce très alléchante… On est conquis ! (27/03/13)

8. Only Lovers Left Alive, Jim Jarmusch. On l’avoue : celui-là, on ne sait pas trop s’il faut l’attendre ou le redouter. Mais nouvelle année oblige, on choisit d’être positifs ! Surtout que le Jarmusch a un casting alléchant : Mia Wasikowska, Tilda Swinton, Tom Hiddleston et John Hurt. Le point faible : le sujet rebattu de l’amour éternel des vampires… (date de sortie inconnue)

9. The Grandmaster, Wong Kar-Wai (17 avril 2013). Wong Kar-Wai retrouve ses fidèles comparses Zhang Ziyi et Tony Leung pour raconter l’histoire d’un maître des arts martiaux nommé Ip Man, celui qui forma Bruce Lee. (sortie 17/04/13) Voir la bande-annonce (sans sous-titres).

10. Les Amants Passagers, Pedro Almodovar. Almodovar rate parfois ses films, mais même ses échecs sont intéressants. On attend donc Les Amants Passagers dont la bande-annonce nous promet une comédie réjouissante avec une armée d’habitués : Javier Camara, Lola Duenas, Penelope Cruz et Antonio Banderas. (sortie 27/03/13)

11. Ain’t them Body Saints, David Lowery. Celui-ci c’est un peu un pari car le cinéaste est un monteur qui signe ici sa première réalisation. Le casting une fois de plus nous laisse penser que le film sera au moins intéressant. La star de 2013 (selon nous), Rooney Mara aux côtés de Casey Affleck et Ben Foster autour de l’histoire de deux hors-la-loi au Texas. (date de sortie inconnue)

12. Star Trek : Into Darkness, J.J. Abrams. Même si le concept de suite nous fatigue, la perspective de voir Benedict Cumberbacht suffit à nous faire trépigner d’impatience. Et puis le premier volet était (il faut bien l’avouer) assez réussi. (sortie 12/06/13) Voir la bande-annonce.

13. L’écume des jours, Michel Gondry. La curiosité l’emporte sur l’inquiétude pour cette adaptation du roman culte de Boris Vian. Gondry s’est entouré d’un casting solide, Audrey Tautou et Romain Duris en tête, et a laissé libre cours à sa fantaisie pour le grand film de son retour en France. (sortie 24/04/13)

Ceux que nous redoutons le plus !

1. Gatsby le magnifique, Baz Luhrman. Cette bande-annonce, c’est massacre à la tronçonneuse. La vulgarité des extraits nous donne déjà la nausée. On n’ose imaginer ce que cela donnera en 3D… (sortie 15/05/13)

2. Le Monde fantastique d’Oz, Sam Raimi. MAIS COMMENT OSENT-ILS ? C’est tout ce qu’on dira…(sortie 3/04/13) Voir la bande-annonce.

3. Hitchcock, Sacha Gervasi.  Alors là, c’en est trop. On s’attaque à Fitzgerald, à Judy Garland, et maintenant au roi du 7ème art ? Que faire pour arrêter cette débauche ? La bande-annonce laisse penser que le grand Hitch est réduit à un gros bonhomme gouverné par son désir pour des femmes sublimes. On passe. (sortie 6/02/13)

4.Gangster Squad, Ruben Fleischer. A priori on attendait ce film avec enthousiasme… Jusqu’à ce qu’on voie la bande-annonce. Sean Penn est d’un tel ridicule que ni Josh Brolin ni même Ryan Gosling ( !) ne peuvent nous convaincre d’aller voir ce film. (sortie 6/02/13)

5. Nymphomaniac, Lars von Trier Bon. Melancholia était un chef d’œuvre. Mais là, Lars, on n’arrive pas à te suivre. Du porno soft pour grand public, non, on n’ira pas. En plus, il y a Shia LaBeouf. (date de sortie inconnue)

6. Cloud Atlas, Tom Twyker & Andy et Lana Wachowski. Autre bande-annonce qui fait frémir. Laideur absolue et confusion totale des intrigues que les apparitions du beau Ben Whishaw ne peuvent effacer. ( sortie 13/03/13)

7. 40 ans : mode d’emploi, Judd Apatow. Le problème de Judd Apatow, c’est ça : son mode d’emploi. Tout le temps les même blagues un peu crades, tout le temps (en gros) la même histoire de grands bourgeois en plein désarroi sexuel. Un conseil : concentre toi sur la production comme tu le fais avec la série télé Girls, Judd, ça te fera du bien. (sortie 13/03/13) Voir la bande-annonce.

8. Une Histoire D’Amour, Hélène Fillières.  La bande-annonce est à mourir de rire. On se prépare à la grosse catastrophe pour cette réinvention de l’affaire Stern avec Poelvoorde et Casta. (sortie 9/01/13)

9. Passion, Brian de Palma. Cela fait bien longtemps qu’on a renoncé à De Palma. Donc voilà, il se retrouve dans la case des plus redoutés. Dommage. (sortie 13/02/13) Voir la bande-annonce.

10.  Die Hard, Belle journée pour mourir, John Moore. On n’en peut plus ! Laissez ce pauvre Bruce Willis tourner dans de bons films ! Il est tellement mieux en homme triste et délicat, comme dans Moonrise Kingdom, qu’en héros fatigué ! (sortie 20/02/13) Voir la bande-annonce.

11. Perfect Mothers, Anne Fontaine. Anne Fontaine aux Etats-Unis… Une histoire de mères qui tombent chacune amoureuse du fils de l’autre… No comment. (sortie le 3/04/13)

12. Iron Man 3, Shane Black. Une suite. Encore et toujours. Et pourquoi cette volonté de tout noircir ? Iron Man n’était-il pas drôle justement grâce à son second degré ? (sortie le 1/05/13) Voir la bande-annonce.

13. Sublimes créatures, Richard LaGravenese: Cette histoire d’une histoire d’amour impossible entre une sorcière et un humain en Caroline du Sud ne nous dit rien de bon… Les studios essayent de combler le vide laissé par Twilight…. en pire ! Et que font Emma Thompson et Jeremy Irons dans ce navet ? (sortie le 27/02/13) Voir la bande-annonce.

Viddy Well !

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