MUSICAL POST: Peau d’âne

Le samedi, on est d’humeur musicale sur Viddy Well !

Aujourd’hui voici notre premier musical post français avec cet extrait de Peau d’âne (1970) de Jacques Demy. La charmante fée des Lilas, ou un prince fou amoureux, une jolie princesse chantant l’amour ou une fine pâtissière confectionnant un gâteau…. Dur de choisir parmi toutes ces chansons de Michel Legrand ! Finalement, c’est le couple idéal, culte et magique que forment Catherine Deneuve et Jacques Perrin qui l’a emporté.

Les voir se rouler dans l’herbe et manger leurs gâteaux suffit à nous mettre de bonne humeur !

Viddy Well !

E.C

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Les stars de demain: les actrices

Vous les connaissez de vue, si ce n’est déjà de nom. Ces trois actrices ont réussi ces dernières années à grimper dans les hautes sphères du cinéma grâce à leur talent. Voici les stars de demain.

ROONEY MARA


Si Rooney Mara frappe au premier regard, c’est par le sentiment agréable d’étrangeté qu’elle dégage. D’une beauté aérienne, pleine de grâce, cette actrice de 27 ans fut la révélation des premières minutes de The Social Network, dans lesquelles son personnage, Erica Albright, larguait son copain misogyne et odieux, un dénommé Mark Zuckerberg. Mara volait clairement la vedette à l’interprète du fondateur de Facebook, Jesse Eisenberg. Mais son nom n’est vraiment familier que depuis cette année, lorsque Mara fut choisie pour interpréter « The Girl with the Dragon Tatoo », dans le film de David Fincher. La jadis discrète Mara s’y révèle impressionnante et incroyablement téméraire. Il n’est donc pas très étonnant que des cinéastes importants comme Steven Soderbergh, Spike Jonze, ou encore Terrence Malick, l’aient engagée pour leurs prochains long-métrages. Préparez-vous donc à voir Rooney Mara partout sur vos écrans en 2013. L’audace et l’ascension fulgurante de cette jeune actrice nous auront prévenus : elle ne sera jamais là où l’on l’attendra.

CAREY MULLIGAN

En voilà une autre qui sait voler la vedette. Dans Shame, Carey Mulligan détournait le temps d’une chanson l’attention de Michael Fassbender, interprète principal du film de Steve McQueen. Elle y incarnait, Sissy, sœur du héros et chanteuse de profession. On pouvait donc la voir chanter une version incroyablement émouvante de New York, New York. A travers sa voix délicate et bouleversante, Mulligan (qui n’avait jamais chanté auparavant) exposait les failles et blessures de son personnage. Révélée dans Une éducation (2009), Mulligan a, depuis, fait un petit bout de chemin. D’une apparition fugace dans Public Enemies de Michael Mann au Wall Street d’Oliver Stone, d’un premier rôle dans une adaptation ratée de Never Let Me Go à son rôle de femme fragile dans Drive, la petite anglaise s’est imposée dans le paysage du cinéma américain. En décembre prochain, Carey Mulligan aura définitivement rejoint le firmament d’Hollywood, puisqu’on la verra jouer Daisy dans Gatsby Le Magnifique de Baz Luhrmann, aux côtés de Leonardo DiCaprio. Puis, on la verra l’année suivante dans le nouveau film des frères Coen, ce qui ne peut que présager le meilleur pour cette talentueuse actrice.

 

MIA WASIKOWSKA


Ce troisième choix n’est pas tant une évidence qu’un souhait. Après une interprétation magistrale de Sophie, une jeune adolescente perturbée, dans la première saison de En Analyse, tout laissait présager le meilleur pour Wasikowska. Son visage est désormais connu pour avoir joué Alice aux pays des merveilles dans le film de Tim Burton. Si le film a attiré les foules, il n’a pas pour autant fait de Wasikowska une actrice de premier plan. Depuis, la jeune australienne enchaîne des rôles importants dans des films médiocres. Restless de Gus Van Sant, ou Jane Eyre (raté malgré un casting impeccable), Albert Nobbs, Des hommes sans loi… Films bien pauvres qui n’exploitent guère le potentiel de l’actrice. On espère donc qu’elle trouvera dans le prochain film de Jim Jarmusch, Only Lovers Left Alive, ou bien dans l’adaptation de Madame Bovary de Sophie Barthes, des rôles à la mesure de son talent.

Viddy Well !

E.C

 

 

 

 

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POURQUOI JE N’AIME PLUS MAD MEN

Attention, cet article contient des spoilers sur la saison 5

J’avais toujours été une très grande admiratrice de Mad Men. Spectatrice depuis le début de sa diffusion à la télévision américaine, ce fut même un véritable coup de foudre. Enfin arrivait une série qui ne se préoccupait pas de ce que l’audience souhaitait ou attendait. Un rythme lent et analytique, des dialogues riches et subtils, des personnages profonds et complexes, des acteurs parfaits. J’avais adoré les quatre premières saisons, que j’avais revues au moins quatre fois chacune. Cependant, après la quatrième saison, j’avais commencé à m’inquiéter. L’annonce d’une saison 5 repoussée m’apparut comme de mauvais augure : comment une série télé pourrait-elle survivre à une interruption aussi longue ? Quelques éléments de la saison 4 m’avaient déjà alertée : les personnages tendaient à devenir manichéens et tombaient dans la caricature. C’est à Betty, bien sûr, que je pense ici. Tout au long de cette saison 4, on voyait Betty se transformer peu à peu en une femme beaucoup plus méchante, une mère encore plus mauvaise : adieu donc la complexité émotionnelle des trois premières saisons. La subtilité de la personnalité de Betty commençait déjà à se dissiper alors qu’elle constituait l’un des personnages les plus complexes de la série.

 

Et pour mon malheur, cette tendance ne fit que s’aggraver. Au début de la saison 5, l’absence totale de Betty dans les deux premiers épisodes me créa un choc. Ces épisodes étant agréables et divertissants, je n’y prêtai pas trop d’attention. Pourtant quelques thèmes, traités avec délicatesse dans les saisons passées, me semblèrent cette fois plus lourds. Le scénario insistait un peu trop sur le vieillissement de Don, et sur sa différence d’âge avec sa jeune et nouvelle femme. Pas très enthousiaste, je décidai cependant de garder confiance dans le grand talent de Matthew Weiner. La découverte de « fat Betty », désormais surnommée ainsi aux Etats-Unis, fut un choc, mais me conduisit à penser que Weiner y avait trouvé le moyen de ramener au premier plan les multiples contradictions du personnage de Betty. Hélas, j’avais tort.

 

Au fil de la saison, la série ne fit que me déplaire. Auparavant, je pensais que Weiner savait où il menait ses différents personnages. Mais, épisode après épisode, j’en abandonnai l’idée. Voici pourquoi.

 

Des personnages qui tournent en rond.

 

C’est toujours la même rengaine. Don fronce toujours autant les sourcils, difficile donc de dire s’il est heureux ou non dans sa nouvelle vie. Il ne trompe pas sa femme : c’est le changement principal de son personnage. Mais, à voir ses disputes avec Megan et sa déception lorsqu’elle s’émancipe, on ne doute guère que ses activités extra-maritales finiront par reprendre. Changement bien mince pour un personnage de la taille de Don Draper. Maintenant que nous connaissons son histoire, maintenant qu’il a arrêté de mentir aux personnes qu’il aime, il semble que Weiner ait du mal à donner à son personnage principal quelque chose à faire hormis boire et être déprimé. Rien que nous n’ayons déjà vu : sa fuite lors de son week-end amoureux avec Megan – qu’il plante là sans explication -, sa colère envers Peggy lorsque sa protégée prend son indépendance, puis sa dureté envers ceux qu’il pense être comme lui alors qu’ils ne le sont pas, et enfin son refus d’affronter sa culpabilité. Ce dernier aspect reste à mes yeux le plus gros problème. Pendant quatre ans, ce personnage n’a cessé d’être un homme rattrapé par sa culpabilité et ses lourds secrets. Qu’il soit Dick ou Don, il ne parvient pas à s’aimer. À chaque fois, il se construit une nouvelle vie, dans l’espoir de cacher sa honte et sa haine de lui-même. Pourtant dans cette nouvelle saison, hormis le fantôme d’Adam (le frère qu’il a poussé au suicide), Don a l’air plutôt satisfait de lui-même. Il commence même à insulter Betty, alors qu’il est celui qui lui a menti pendant toutes ces années. Et Weiner nous demande de compatir avec le menteur plutôt qu’avec l’épouse trompée ! Dans un épisode, Don dit qu’il ne veut pas que Betty mette « son gros nez » dans ses affaires, et émet le souhait que Megan « ne finisse pas comme Betty ». Ce mépris pour son ex-femme semble venir de Weiner lui-même, plus que du personnage. Car Don sait bien que c’est lui qui a mené Betty à ce destin de « desperate housewife ». Weiner, comme Don, est de nouveau tombé amoureux, au plus grand désarroi du spectateur. Bien que Jessica Paré soir une bonne actrice et que Megan semble être gentille et convenable, je ne trouve rien de bien fascinant au personnage. Au début, elle me paraissait être une fille ambitieuse qui avait épousé Don par intérêt. Mais Megan décide vite de quitter la compagnie. Reste donc une gentille fille, qui traite Sally comme une copine, aime son mari malgré ses nombreux défauts, et rêve d’être actrice. Dans le dernier épisode, une réplique assez intéressante met en lumière le personnage de Megan. Sa mère dit à Don que le problème de sa fille est d’avoir un tempérament d’artiste alors qu’elle n’en est pas une. Voilà un thème intéressant qui reste totalement absent à mes yeux dans les nombreuses scènes où l’on voit Megan. Tout ce que j’ai vu, c’est une fille essayant de trouver un travail en tant qu’actrice. Et au vu de sa bonne performance de « Zou Bisou », je ne vois pas pourquoi elle ne serait pas douée. La fascination de Weiner m’est donc difficile à comprendre : le bout d’essai de Megan dans le dernier épisode ne m’a procuré aucune émotion là où l’épisode « Carousel » (saison 1), montrant Don visionnant des vidéos de Betty et de leurs enfants, m’avait bouleversée. Weiner concentre la plupart de ses épisodes sur Megan et Don, abandonnant aux autres des intrigues faciles, dignes d’un soap. Pete, par exemple, me fatigue, car lui aussi fait du surplace. Toujours aussi geignard, insatisfait, toujours le même petit garçon pathétique qui n’obtient jamais ce qu’il désire. Le fait de gagner du pouvoir dans la compagnie aurait dû le changer, le faire évoluer (que cette avancée soit bénéfique ou non). Sa liaison avec Beth n’est qu’agaçante. Et ces électrochocs ? Weiner aurait-il un peu trop regardé Homeland avant d’écrire cet épisode ? Autre liaison absurde de la saison celle d’Harry et la fille de Hare Krishna, qui atteint des sommets du ridicule.

 

« Je commence à être fatiguée de cette dynamique »

 

Dans la saison 5, Betty est visiblement devenue la Méchante Sorcière de l’Ouest. Affreuse avec Sally (mis à part une douce dernière scène ensemble), elle se morfond dans un autre mariage malheureux. J’ai toujours adoré la manière dont January Jones interprétait son personnage. L’actrice a, c’est évident, une foi absolue dans les décisions de Weiner. Et Dieu sait si elle en a bavé cette saison ! Weiner s’obstine à humilier son personnage (ou l’actrice ?) sans relâche. La voici donc qui s’avale de la crème fraîche à même la boîte, se bâfre de crème glacée (la sienne ET celle de Sally !). Puis, confrontée au corps jeune et mince de Megan, décide de semer la pagaille dans le mariage de Don… Mais échec, car elle n’est qu’une petite peste, tandis que Megan est la gentille fée, toute guillerette, qui ne se lasse jamais de faire l’amour. Mad Men est devenu un soap dans lequel il y a les gentils et les méchants. La dynamique « Vilaine Betty contre Merveilleuse Megan » fatigue dès les quatre premiers épisodes. Peut-être le problème principal réside-t-il dans une dynamique générale qui ne change pas, et dans des rebondissements bien trop prévisibles. Le sort de Lane, loin d’être choquant, n’émeut pas. De même, la fin de la saison se dilue dans la facilité. Dès le premier épisode, je pensais que la saison finirait sur la rechute de Don. J’espérais une rechute originale, inattendue, mais c’est la manière de faire habituelle et ronronnante qui a gagné. Weiner se laisse aller à des combines faciles : la scène de la cage de l’ascenseur, la réplique de Sally « dirty », les pensées soi-disant philosophiques de Glen… Tout cela semble faux, facile et indigne d’une série qui traitait de tout avec subtilité et finesse. Envolé aussi le goût de Weiner pour les détails. Julia Ormond interprétant la mère de Megan, censée être Canadienne Française, est pénible à regarder. Et pourquoi engager un véritable Canadien Français pour jouer le père puis abandonner cette précision pour la mère ? La différence entre les accents reste dérangeante. De plus, le divorce montré si répandu dans les années 60 me paraît anachronique. Dans la série, la plupart des personnages sont divorcés, ou l’ont été, et le font aussi vite que l’éclair : Roger (deux divorces), Joan, Don…

 

Bien sûr il y a par ailleurs des bonnes choses, comme l’épisode réunissant Dawn et Peggy. Michael Ginsberg est un personnage assez intéressant, et j’espère qu’il sera plus développé l’année prochaine. Je suis dure uniquement parce que Mad Men était l’une de mes passions, et que je suis triste de voir la série décliner. Qu’est-il arrivé à Matthew Weiner pour qu’il perde de vue l’essence même de sa série ? Est-ce parce que son attention se porte désormais sur la production de son premier long métrage ? Ou bien la longue interruption de la série a-t-elle tué sa créativité ?

 

Peu m’importe la réponse. Tout ce que j’espère c’est que l’année prochaine, lorsque je regarderai le premier épisode de la saison 6, je retrouverai le Mad Men que j’aimais tant.

 

Viddy Well.

 

E.C

 

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WHY I STOPPED LOVING MAD MEN

BEWARE, SPOILERS AHEAD
I have always been one of Mad Men’s strongest fans. I watched the show immediately when it started airing and it was love at first sight. For once, here was a show that did not care what the audience wished or expected. The pace was slow and analytical, the dialogues rich and subtle, the characters deep and complex, and the acting reached perfection. The first four seasons I adored, and watched them at least four times each. After the fourth season, I started to get worried. The announcement that season 5 would be delayed seemed ominous: how can a show survive such a long break? I was also worried at some signs that I saw in season 4 that some of the characters were becoming more and more Manichean, and thus more caricatural. Of course, I mean Betty here. Throughout season 4, Betty became increasingly mean, and even more of a bad mother than she was before. Gone was the emotional complexity that had been exposed during the first three seasons. The subtlety of Betty’s character started slowly to fade away when she was one of the most complex characters on the show.
This phenomenon did not stop there, unfortunately. When season 5 began, I was at first shocked to see that in the two-hour premiere, there was no Betty. But still, the two episodes were nice and entertaining. Some themes though, treated with a lot of delicacy in the previous seasons, seemed a bit more heavy-handed. The script insisted a tad too much on the fact that Don was now getting old and that the age discrepancy between him and his very young new wife was going to be a problem. I was not very enthusiastic but still kept my faith in Matthew Weiner. The discovery of “fat” Betty, then gave me quite a shock, and I believed that it was the way for Weiner to bring back the many layers that Betty once had. How wrong was I. As the season progressed, I became increasingly displeased with the show. I used to believe that Weiner knew where he was headed with his numerous characters, but that belief diminished episode after episode.
                       Running in circles
It’s always the same old song. Don still has the same frown, it’s hard to tell whether or not he’s happy with his new life. He stopped cheating, that seems to be the main change in him. However, from his various fights with Megan and his disappointed look when she emancipates herself from him, you can tell that it’s only a matter of time before he starts sleeping around again. It seems a bit thin for a character the size of Don Draper. Now that we know his whole story, now that he stopped lying to the people he loved, Weiner has trouble giving his main character something to do other than drink and look depressed. There’s nothing that we haven’t seen before: his running away and abandoning Megan on the stop during their brief getaway, his anger towards Peggy as his little protégé starts to become more and more independent, his harshness towards those he believes are like him when they are not, his refusal to deal with his guilt issues. To me, this is the greatest problem of all. For the past four years, we have seen the character evolve into this man constantly caught up by his guilt and his dark secrets. Don never liked himself, not as Dick and not as Don either. So each time he builds a new life, hoping that it will cover up for his shame and self-hatred. But apart from the resurgence of Adam, the brother he led to suicide, Don seems pretty fine with himself. He even starts to trash Betty when he is the one who lied to her for years and years. And Weiner asks us to sympathize with the liar more than with the cheated wife. In one episode, Don says that he doesn’t want Betty to put “her fat nose” into one of his matters, and wishes that Megan “won’t end up like Betty”.  This contempt for his ex-wife seems to be coming more from Weiner than it would from the character. Don would know that he led Betty to what she became: an unhappy housewife. 

On the other hand, Weiner, like Don, has fallen in love again, much to the viewer’s dismay. Though Jessica Paré is a fine actress, and Megan appears to be very nice and very proper, I find nothing fascinating at all about this character. At first, I thought she was a very ambitious girl who had married Don to get ahead. But that thought was invalidated when Megan decided to leave the company. So in the end, we are left with a nice girl, who treats Sally as a friend, who loves her husband in spite of his many flaws, and who wants to be an actress. In the last episode, there was one interesting sentence that shed some light on Megan. Her mother tells Don that her daughter’s problem is that she has an artistic temperament but that she is not an artist. That is an interesting theme, but I failed to see it in the many scenes Megan was in. All I saw was a girl just trying to get a job in the acting business. And from her good performance in Zou Bisou, I hardly see why she would not be talented. Weiner’s fascination is hard for me to understand: Megan’s screen test in the last episode did not bring any emotion in me the way “Carousel” did, when Don watched images of Betty and their children. Weiner centers most of his episodes on Megan and Don, leaving the others with cheap and soapy plot lines. I am really getting tired of Pete, for example, he too treads water. Always whiny, always dissatisfied, always the same sad little boy who never gets what he wants. I thought that gaining power inside the company would change him a bit, make him progress (whether that progress is good or bad). I found his affair with Beth horribly irritating. And what about those electroshocks? Has Weiner been watching a little too much of Homeland before writing that one? The other absurd extra-marital affair of the show was Harry and the girl from Hare Krishna. That scene was a climax in ridicule.
                       “Getting tired of this dynamic”
In season 5, Betty has obviously become the Wicked Witch of the West. She continues to be horrid to Sally (apart from their final and nice scene together) and still sulks in another unhappy marriage. I have always loved the way January Jones handled her character. The actress, it is
obvious, has absolute faith in Weiner’s decisions. And boy, did she have to handle some nasty stuff this season. Weiner is decided in humiliating the character (or the actress?) over and over again. She has to swallow some cream right out of the can, stuff herself with ice cream (hers AND Sally’s). And then, confronted to Megan’s thin young body, she decides to wreck havoc in Don’s marriage. But fails, because she is a nasty woman, whereas Megan is the nice, perky, never-tired-of-having-sex wife.
Mad Men has become a soap, where they are good guys and bad guys. The Evil Betty versus Marvelous Megan dynamic started to tire me after the first four episodes. Perhaps the main problem is that the dynamic of the show hasn’t changed at all. All the plot twist are far too predictable. Lane’s fate, for example, is far from being shocking, and we are not really concerned by his departure, nor moved. The end of the season is also far too easy. From the first episode I thought the season would end on Don’s relapse. I hoped he would relapse in an unexpected way, but it’s the usual boring way that won. Weiner seems to give in to easy tricks. The elevator scene, Sally’s “dirty” line, Glen’s supposedly philosophical thoughts… All seemed fake and cheap and unworthy of a show that used to deal in subtlety and finesse. Gone too Weiner’s taste for detail. Julia Ormond as Megan’s French Canadian mother is painful to watch. Why hire a real French Canadian for the father and not the mother? The discrepancy in accents is quite unsettling. Furthermore, I doubt that divorce was so common in the 60’s. Now, most of the characters are divorced, or have been, and do so quick as a flash. Roger (twice now), Joan, Don…
There were some good things in this season too. The episode that reunited Dawn and Peggy, for example, was one of the best episodes of the season. Michael Ginsberg is an interesting character and I hope he will be more developed next year. I am harsh only because Mad Men used to be a passion of mine and I am sad to see it decline. What has happened to Matthew Weiner for him to drift away from the essence of his show? Is it because his focus is now on the production of his first feature? Or has the long break killed his creativity?
I do not really care for the answer. All I wish for is that next year, when I’ll watch the premiere of season 6, I’ll find the Mad Men I used to love. 


Viddy Well. 


E.C
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TOP 10: Scenes that traumatized my childhood

BEWARE, THIS ARTICLE CONTAINS SPOILERS (shocking scenes often happening towards the end of films)…
I think that everyone has been traumatized by a scene in a film when they were kids, at least once. I’ve been traumatized many times, images getting stuck in my mind and leaving a permanent imprint. These ten films have traumatized me in a good way, turning me into the movie fan I am today. Some scenes were just so visually striking that I was shocked, while others were really tragic and sad and had to impress the mind of a child. So here is my Top 10 of the most traumatizing scenes of my childhood. 

1. Dumbo’s mother cradling him with her trunk while she’s in a prison cell in Dumbo (1941)

2. Dave murdering HAL in 2001: A Space Odyssey (Stanley Kubrick, 1968)

3. John Merrick crying “I am not an elephant! I am not an animal! I am a human being!”, in The Elephant Man (David Lynch, 1980) – the film is my number 1 in the most traumatizing films EVER.

4. Edward destroying his hands while his creator is dying of a heart attack in Edward Scissorhands (Tim Burton, 1990)

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5. The death of Victoria Page in The Red Shoes (Michael Powell & Emeric Pressburger, 1948)

6. The black mask and costume of Wolfgang’s father, later worn by Salieri in Amadeus (Milos Forman, 1984)


7. Myra’s suicide in Waterloo Bridge (Mervyn LeRoy, 1940)

8. The transformation of Sarah into a vampire at the end of The Fearless Vampire Killers (Roman Polanski, 1967)

9. Maleficient’s raven turning into stone in Sleeping Beauty (1959).

10. E.T leaving Earth in E.T. the Extra-Terrestrial (Steven Spielberg, 1982)

How about you? What scenes traumatized you as a kid?

Viddy Well!

E.C

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NEWS OF THE WEEK

Eastern Promises 2!
Apparently, David Cronenberg’s project of making a follow-up to Eastern Promises is much more advanced than we knew! Viggo Mortensen will return as Nikolai and Vincent Cassel is in talks to return. No word however on Naomi Watts. But we really hope she’ll be on board as well!

Abbie Cornish and Robocop….Really?
Abbie Cornish is sadly not making a great career. Since her astonishing performance in Jane Campion’s Bright Star, we haven’t seen much of the actress. And now, there are talks that she’ll play the wife in the remake of Robocop… The film will certainly help putting her on the map but still… It’s Robocop.

Twelve Years a Slave
Now here’s a film we’re really excited about. Steve McQueen’s next film has an amazing cast: Chiwitel Ejiofor, Michael Fassbender, Brad Pitt, Paul Dano, Taran Killam, Garrett Dillahunt, Benedict Cumberbatch, Paul Giamatti and Sarah Paulson. Ejiofor is starring as a free man captured and forced into slavery in New Orleans. Fassbender will play Edwin Epps (the “evil” character in the book), a plantation owner, who cheats on his wife (Paulson) with one of his slaves. Giamatti will be Freeman, the man who takes possession of the slaves when they arrive in New Orleans, and Cumberbatch will play another plantation owner.

It’s a Scandal!
Henry Ian Cusick (oh, dear Desmond) is leaving Scandal, Shonda Rhimes’ latest TV show, after one season. Too bad really, he was the only reason I was watching the show.

Zombies are the worst.
That’s clearly what the producers of World War Z are thinking right now. They have just hired Damon Lindelof to rewrite the third act of the film. Reshoots will then follow. The film, in which Bard Pitt stars, was supposed to come out in December and has now been pushed back to June 2013.

Noah‘s Ark has a lot of people on board.
Emma Watson is the latest actress to have joined Darren Aronofsky’s Noah. Russell Crowe is playing the title character, with Logan Lerman and Douglas Booth cast as his sons. Watson will play a girl romantically involved with one of the sons (Booth apparently). Julianne Moore is rumored to play Noah’s wife while Liev Schreiber might be playing Noah’s enemy.

Prometheus parody: watch this great parody of David’s viral video, with Joel McHale

http://www.youtube.com/watch?v=yo0eDetRLV4

That’s it for this week’s news!

Viddy Well.

E.C

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THE MUSICAL POST – MORNING SPECIAL

Because we all need a little shot of good humor some mornings, and because usually one song is not enough to cheer us up, here is a double dose of musical comedy to cast your potential grumpiness away.

The first clip is from… Singin’ in the rain! Yes, again. But it could not be helped when there is a song specifically titled «Good morning!» in the film.

The second one is from Captain January (1936) with the song ‘Early Bird’, starring America’s little darling: miss Shirley Temple, also known as «Dimples» or «Little Curly Top».

So enjoy! To watch with a cup of coffee on a foggy morning!
Viddy Well,
E.D.
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ON THE SOUND TRACK OF… 2001: A SPACE ODYSSEY

Par E.D.
À l’occasion de la sortie de Prometheus, revenons un peu sur nos classiques avec 2001 : L’Odyssée de l’espace, film qui a bouleversé la science-fiction et monument de l’histoire du cinéma. Les avis sont unanimes, c’est un chef-d’oeuvre…
Et pourtant il n’est pas rare d’entendre la confession suivante : «j’ai bien aimé, mais j’avoue que je ne suis pas sûr d’avoir tout compris…»
Voici donc une proposition d’interprétation à travers la bande originale du film, qui permet de suivre la logique interne de la trame narrative ; car le génie de Kubrick ne s’arrête pas au visuel, il donne à la musique un discours à part entière. La musique existe dans l’absolu en tant que symbole et renforce la logique interne du film.
Ouverture : création de György Ligeti
Le film s’ouvre sur un écran noir. En fond sonore, la musique de György Ligeti «Atmospheres» s’accorde avec le néant de l’image pendant 2:45mins. Des notes soutenues par plusieurs instruments (piano, cordes, vents) forment un magma musical, sans mélodie mais marqué de nuances progressives : les cordes montent vers l’aigu en forte puis retombent en mezzo piano. Puis les notes se font plus distinctes, le néant devient autre : c’est la création de l’univers.
La musique cesse, le logo de la MGM apparaît.

http://www.youtube.com/watch?v=-ywgXnFW4sU

Le générique : d’Alex North à Strauss
Le début mythique de L’Odyssée de l’espace avec le thème du film «Ainsi parlait Zarathoustra» de Richard Strauss, devait à l’origine être tout autre. À la demande du réalisateur, Alex North composa 40 minutes de musique futuriste. Mais Kubrick opta finalement pour de la musique classique et son caractère intemporel.

Version d’Alex North :

Version finale :

http://www.youtube.com/watch?v=cWnmCu3U09w

Du néant à la troisième dimension
En synchronisation avec l’image, les trois premières notes do# – sol# – do# (à l’octave du dessus) constituent un accord parfait majeur. La sensation de grandeur est renforcée par les battements de tambours lorsque les trois notes marquent l’apparition des trois astres (les deux planètes et le soleil) dans un alignement parfait. Après le néant de l’ouverture, ce début est inscrit dans une dimension ternaire, l’apparition de la vie et de l’homme.
Du do#, le compositeur passe directement au sol#, sans passer par le mi qui constitue l’accord de base, une sensation de saut qui annonce le fond du film, tout comme sa dimension cyclique, l’éternel recommencement. La boucle de vie présente dans le film se retrouve musicalement par le retour au do, mais à l’octave du dessus. Malgré le retour à l’origine, il y a un saut, un progrès.
Le thème poursuit avec une série d’accords parfaits en crescendo et vers l’aigu, à l’image, l’harmonie parfaite entre les planètes donne l’idée d’achèvement. Le nom de ceux qui sont à l’origine du film apparaît également à chaque accord, le nom de Kubrick apparaissant avant le titre qui annonce la conquête de l’espace par l’homme. La musique aussi est à la hauteur d’une odyssée et rejoint la dimension philosophique du film.
«Ainsi parlait Zarathoustra», oeuvre de Nietzsche, défend l’idée que la destinée de l’homme est de devenir un surhomme.
«Qu’est-ce que le singe pour l’homme ?
Une dérision ou une honte douloureuse.
Et ce que doit être l’homme pour le surhomme ?
Une dérision ou une honte douloureuse.»
Dans le film de Kubrick, la notion de dépassement est aussi présente : le singe devient homme. Puis en tuant Hal, la machine créée par l’homme, l’homme devient surhomme en s’affranchissant de sa création. Le chiffre trois est au fondement des trois oeuvres :
  • le singe, l’homme, le surhomme chez Nietzsche.
  • les trois notes en accord parfait cyclique de Strauss.
  • l’alignement des trois astres chez Kubrick, puis dans la séquence du monolithe à nouveau : monolithe, soleil, lune.

En religion, Zarathoustra «celui à la lumière brillante», était un prophète iranien dont la doctrine était proche du christianisme, du judaïsme et de l’Islam en ce qu’elle affirme l’existence d’un Dieu unique, Ahura Mazda, d’un enfer et d’un paradis et d’un jugement dernier par trois juges. Selon le prophète, la divinité exerce un pouvoir sur la destinée de l’homme à chaque apparition, et vient pour les libérer. Ce fut ce personnage qui inspira Nietzsche et la notion de surhomme. Dans L’Odyssée de l’espace, c’est le monolithe qui semble agir sur l’évolution de l’homme à chaque apparition, et qui vient l’affranchir de sa condition précédente.
Le monolithe : l’intervention divine ou extra-terrestre
Les premières images sur terre sont marquées par un faux silence : le bruit du vent et des animaux constitue un véritable fond sonore. L’ancêtre de l’homme apparaît enfin dans ce paysage désertique. Les singes se font attaquer par des bêtes sauvages, ils ne savent pas se défendre. Lorsqu’ils défendent leur point d’eau de l’invasion d’une autre tribu, ils ne savent émettre en signe de protestation que des grognements et des cris gutturaux, avant de se résigner à la défaite. Le singe semble avoir atteint un point buttoir. Il est voué à disparaître s’il n’évolue pas.
C’est alors qu’apparaît pour la première fois le monolithe, sorte de grande plaque metallique intemporelle.
Chaque apparition du monolithe (4 au total) est marquée par l’accompagnement d’une musique chorale expérimentale : «Requiem», de György Ligeti. Les voix d’hommes et de femmes sont mêlées à des instruments à vent, produisant une sorte de bourdonnement aliénant. Le tout forme un ensemble dissonant. Tout comme cette barre verticale se démarque de l’environnement, le son ne semble pas humain mais metallique, il suggère quelque chose d’extra-terrestre. Dans l’histoire, le monolithe intrigue, les savants de la deuxième partie le disent vivant, extra-terrestre. Il a un pouvoir sur l’homme, il peut être la représentation de ce Dieu monothéiste qui intervient sur l’évolution de l’humanité. Il annonce une délivrance et l’affranchissement de l’homme par rapport à sa condition précédente.

http://www.youtube.com/watch?v=QfVHHHByiWg

Suite à cette apparition, le singe découvre l’outil. Il peut se défendre, il utilise l’objet pour sa survie (la chasse, le conflit). Le singe change de nature, il se met debout et devient homme. Le monolithe s’aligne avec la lune et le soleil, annonçant le passage de l’homme à la maîtrise de la troisième dimension. Le thème revient comme à chaque renaissance, «Ainsi parlait Zarathoustra», rappelant la théorie de Nietzsche et soulignant par un crescendo et des accords parfaits l’exploit accomplit par le singe : il lance l’outil vers le ciel, le singe est affranchit de sa condition. Changement de plan : l’os lancé devient un vaisseau spatial, Kubrick projette l’homme 4 millions d’années plus tard avec l’ellipse la plus connue de l’histoire du cinéma. Le saut impressionne, le vaisseau semble flotter, il ne tombe pas dans l’espace comme la chute de l’os le laisse implicitement présager – l’homme saura-t-il s’affranchir de sa condition pour devenir surhomme ? Ou stagnera-t-il pour enfin disparaître ?

L’homme, maître de sa création

L’homme dans l’espace apparaît comme maître de l’outil, créateur de vaisseaux à la pointe de la technologie qui circulent parmis les astres dans une danse parfaite. Le chiffre 3 est constamment présent dans cette partie : l’homme maîtrise la troisième dimension. Il n’est pas anodin que la musique choisie soit une valse, «Le Beau Danube Bleu», de Strauss, avec le retour cyclique de trois temps. Le mouvement des vaisseaux autour de la planète, le vaisseau qui tourne sur lui-même, l’entrée des instruments s’accorde avec celle de chaque nouvel élément dans le plan, les nuances et les ritendo, les forte lorsque la planète Terre sature le cadre, tout est en parfaite harmonie visuelle ; un véritable ballet. Puis un nouveau vaisseau en forme de roue apparaît, tournant sur lui-même et autour de la planète, il semble danser la valse. On note en musique la présence d’un triangle, qui marque trois petits coups… Le vaisseau est à l’image pendant les trois premières phrases musicales, Kubrick choisit le début de la quatrième pour nous faire rentrer dans le vaisseau. Le passage à la quatrième dimension est annoncé. À l’intérieur, la valse continue, grâce et apesanteur, un homme dort, son stylo flotte rappelant l’os de l’ellipse : les hommes sont sur leurs acquis.

La lutte de l’homme contre sa création et le passage à la 4ème dimension

Suite à l’apparition du monolithe sur Jupiter, le changement est à nouveau amorcé. 18 mois plus tard, deux astronautes : David Bowman, Frank Poole et 3 autres astronautes en hibernation doivent effectuer un voyage de neuf mois afin d’a
ccomplir une mission secrète sur Jupiter. HAL, un ordinateur réputé pour n’avoir jamais eu de failles, est avec eux.

Le «Gayane Ballet Suite» d’Aram Khachaturian accompagne les premières images, la musique suit la vie monotone des astronautes à bord du vaisseau. Tonalité mineure, des bémols, l’air triste et fade traduit l’ennui et la répétition de gestes quotidiens.

Lorsque HAL veut détrôner son créateur pour devenir maître du vaisseau, Bowman tente de le lobotomiser.

Avant de mourir, HAL chante «Daisy, or a bicycle for two», rendant la scène insoutenable pour son bourreau, l’ordinateur semble doté de sentiments humains et ne cesse de répéter le leitmotiv «I’m afraid». Mais l’homme y parvient. Il s’affranchit de la machine de laquelle il était dépendant. Le monolithe revient.

L’astronaute David Bowman entreprend alors un voyage à travers l’espace et le temps, accompagné par la musique du début de Ligeti «Atmospheres». Cette fois, ce n’est plus le néant qui devient matière, mais il y a création. Les couleurs deviennent paysages, la musique prend forme en même temps que les images. Tous les éléments sont présents, l’air avec le vent, l’eau, la terre, le feu par la couleur, la musique accompagne l’ébauche d’un monde. Plus ce monde se construit, plus la musique va en crescendo jusqu’à ce que le paysage devienne net et les notes distinctes. Bowman se retrouve dans cet espace intemporel et vieillit en trois temps sur son lit de mort, le monolithe est là pour la quatrième fois. L’homme se retrouve dans un au-delà, la quatrième dimension, et redevient foetus. Puis la vie recommence. «Ainsi parlait Zarathoustra» de Strauss suit le voyage du foetus vers la Terre, suggérant ainsi l’éternel recommencement, ce retour de l’être humain vers la troisième dimension.


Viddy Well,



 

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DJANGO UNCHAINED – TRAILER REVIEW

At last! The trailer of Django Unchained has arrived. No more scarse pictures to tease us,  we can now get a good notion of what this is about. Starring Jamie Foxx as a former slave who becomes a bounty hunter, Christoph Waltz, the man who helps him find his wife, and Leonardo Di Caprio as a delightfully evil plantation owner named Calvin Candie… It feels good to see him in a role where he can show the full scope of his talent, from this few shots, dark humor seems to suit him extremely well – there is something of Dr Strangelove in him. Can we hope this role will put him on the spotlight for the next round of Oscars? We certainly hope so at Viddy Well. It is likely afterall, The Weinstein Company is producing the film…
Let us rejoice as well for this: Samuel L. Jackson is back! And stuntwoman Zoe Bell from Death Proof is also part of the cast.
Quotes are already spreading throughout the internet like wildfire, on their way to become ‘Tarantinian’ cult sentences. One thing is for sure; the movie had our curiosity. Now it has our attention.
So let’s not wait any longer, here is the trailer for Django Unchained (we now know that the D is supposed to be silent…):
Viddy Well,

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CLASSIC OF THE WEEK: AUDREY HEPBURN FILMS, PART III

There are many films starring Audrey Hepburn, and sadly I won’t talk about them all. Some retain some grace despite their lack of good directing (Breakfast at Tiffany’s) or casting mistakes (Sabrina, My Fair Lady, War and Peace). Hepburn, always perfect, is the light that pervades and that makes these films classics that will be remembered. Among these flawed films, one of them is particularly endearing. Though time has taken its toll on Mel Ferrer’s Green Mansions (1959), the picture remains charming to watch. Seeing Hepburn through the eyes of her husband triggers some emotion. But, most of all, this film has brought us Bob Willoughby’s best work. The famous photographer has immortalized Audrey in the role of Rima, a young girl living in the forest in complete harmony with nature. These photographs are amongst the most beautiful taken of Audrey, the light illuminating her Madonna-like face, her slender body blending into the landscape. This film is also the occasion to see Hepburn acting with one of the greatest actors of her generation, Anthony Perkins. Romantic as ever, Perkins is perfectly suited for the part of Abel, and their love scenes together are enough to make the movie interesting. Willoughby captured the great relationship that existed between the two actors, twins in loneliness, fragility and poetry.
Audrey Hepburn in Green Mansions, photograph by Bob Willoughby
Anthony Perkins and Audrey Hepburn on the shooting of Green Mansions, photograph by Bob Willoughby
In this final part of my comments on Hepburn’s films I would like to mention two dark films, which place Hepburn in the position of a victim, subjected and prone to violence.
A VICTIM OF LOVE
One of the many reasons I love Audrey Hepburn so much is that she appeared to be devoid of aggressiveness or violence. Yet these two films place her in that position, and the result is strangely awkward, in a very poetic way.
THE UNFORGIVEN(1960) by John Huston
Hepburn dazzles as Rachel Zachary, youngest of a family of three brothers and a widowed mother (the eternal Lillian Gish). The love that binds the family together is shaken by allegations that Rachel was stolen from an Indian tribe and that, as she is not white, she belongs with her own kind. Rachel is thus subjected to the violence of her racist neighbors, to the violence of Indians who come to reclaim her, to the rejection of one of her brothers, and to her own distress when she discovers the truth. All this will lead her to an incredible act of violence: the killing of her biological brother. The scene is startling as the act is done without hatred; Hepburn, it seems, cannot hate, and if her character kills, it is out of a necessity for survival. Rachel must remain with her real family, the one that raised her, loved her through the years. Lillian Gish delivers a heartbreaking performance as the strong (and yet so fragile) mother of the Zacharys. Burt Lancaster plays the elder brother, the one with whom Rachel entertains a troubling relationship. The two obviously love each other with more than brotherly love and that is the most disturbing aspect of the story. The revelation of Rachel’s true origins allows them to become what brotherhood forbids: lovers. This ending makes of the film a strange object, filled with a strong view against racism, arguing that love is what defines a family, not blood, and yet denies that argument by having the two stars married at the end. It is possible that this ending was required at the time, when having two majors stars in the same film demanded a love story between them. That is where the writers and the producers made their mistake: the film was not about that sort of love. It dealt with a much bigger issue: the eternal and unbreakable love created in the family unit.

Burt Lancaster and Audrey Hepburn in The Unforgiven

Hepburn delivers a magnificent performance, filled with angst and confusion. During the extremely violent confrontation with the neighbors, Hepburn appears as a small bird, a perfect prey for the hating wolves that surround her. Her most glorious scene, she performs alone. Rachel is in her bedroom after finding out the truth. And bluntly, without looking away, she paints herself as an Indian would. Rachel’s first act of violence is against herself.
ROBIN AND MARIAN (1976) by Richard Lester
After a nine-year break, Audrey Hepburn returned for this magnificent picture. An aging Robin returns form the Crusades and finds that his longtime love, Maid Marian, has become an abbess in a priory. The reunion is difficult after the passing of so many years. Marian resents Robin for choosing his king over her, and Robin, despite his elder years, is still the same restless and impetuous man he was. Trouble arrives with Robin’s old foe, the Sheriff of Nottingham. The film is filled with melancholy as it reflects on a love that hasn’t had enough time to live and on the inescapable workings of Time on humankind. Hepburn builds a Marian that is strong in her beliefs, her love and resolutions. More than ever, her body suggests a woman in dire need of protection. In a touching scene, Marian reveals to Robin that she tried to end her life when he left. Hepburn doesn’t give into an easy pathos, she delivers her lines in a disarmingly natural way, thus remaining true to the chaste and modest nature of her character. And it is her character that prevails above her flesh, for in the end, it is Robin who needs help. Badly wounded, Robin, still blind to his own mortality, convinced of his legendary nature, believes he can live. The clear-sighted Marian knows that all life comes to an end. So, help she provides, in the most daring and violent manner. Thus, in the fashion of tragic lovers, Robin and Marian die together, poisoned by her hand. Here again, violence is exerted and diverted, as it is a gentle one. To explain her gesture, Marian delivers a beautiful and poignant speech: “I love you. More than all you know. I love you more than children. More than fields I’ve planted with my hands. I love you more than morning prayers or peace or food to eat. I love you more than sunlight, more than flesh or joy, or one more day. I love you… more than God.”

Sean Connery and Audrey Hepburn in Robin and Marian
“A thing of beauty is a joy forever” wrote John Keats in Endymion. “Its loveliness increases; it will never pass into nothingness”.  Words that apply all too well to the exceptional Audrey Hepburn, whose filmography will forever remain like “an endless fountain of immortal drink, Pouring unto us from the heaven’s brink.” 

Viddy Well. 

E.C

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