A mort l’originalité !

My-Generation-ABC

Et de deux. Après Lone Star mercredi, c’est My Generation qui vient de prendre la porte. La série d’ABC est passée sous la barre fatidique des 4 millions de téléspectateurs, et le couperet est tombé. Deux épisodes et puis s’en va. “C’est la vie”, comme on dit là-bas. Cette drôle de série en forme de documentaire, qui suivait les retrouvailles d’un groupe de lycéens de l’an 2000 en 2010, n’était pas un chef d’œuvre, loin de là. Elle était bourrée de défauts, même, d’exagérations, de ratés. Mais elle proposait quelque chose d’autre. Pas un polar, pas un drame légal, pas un soap, pas un bidule fantastique sans âme à la The Event. Elle osait. Mal, mais elle osait. Et elle a pris la porte. Lone Star, My Generation, deux des séries les plus originales de l’année américaine ont donc fait leurs cartons les premières. Et, oui, je me répète, mais l’inquiétude monte. L’ambition serait-elle sur le point d’être bannie des networks américaines ? Lire la suite…

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Pas mort-nées pour rien

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L’été sur le paf, côté séries, ça craint. Aucune chaîne n’est assez folle pour programmer une grosse nouveauté, pas même une nouvelle saison. Il faut donc faire avec les rediffusions, et avec les occasionnels bouche-trous. Dans deux semaines, France 4 diffusera ainsi Traveler, une petite chose inoffensive mais pas désagréable, diffusée en 2007 sur ABC. Vague cousine du Fugitif, Traveler raconte la cavale de deux étudiants accusés à tort d’un attentat. Prévue pour trois saisons par son scénariste, elle n’aura eu droit qu’à 8 épisodes, faute d’audience. C’est ce qu’on appelle outre-atlantique une “short-lived TV Series”, autrement dit une série mort-nées. Chaque année, elles sont des dizaines à passer à la trappe après une poignée d’épisodes. Pour la plupart d’entre-elles, c’est justice. Cette année, on n’a par exemple pas pleuré la disparition de Hank, The Forgotten ou Happy Town. Pour d’autres, en revanche, la mort plus ou moins subite est vécue comme un drame par les fans et par la critique, l’audience ne reflétant que rarement la qualité des œuvres. Lire la suite…

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