Mi-saison US : bilan des semaines 5 et 6

Zut. Encore un titre sur deux lignes. Cette fois-ci, c’est la faute à mon voyage aux Amériques. Bon, et puis si j’avais blogué un bilan samedi dernier, il n’y aurait eu qu’une série dedans. Un bilan d’une série, c’est un peut comme une équipe avec un seul joueur. Ça craint. Bref, ceci étant dit, en prenant deux semaines de cette fin de mi-saison (plus rien à se mettre sous la dent jusqu’au très attendu Awake, le premier mars), on trouve quatre séries. Ça fait une équipe de… ultimate frisbee ou de foot en salle, mais ça fait une équipe quand même, qui a plutôt fière allure. Mon point de vue sur I Just Want My Pants Back, Smash, The River et Lilyhammer, c’est en cliquant ici.

 

I JUST WANT MY PANTS BACK (MTV)

Comment je la sentais : J’aimais bien les bandes-annonces. Et puis, depuis How to Make it in America, on n’avait pas vu un tel titre à rallonge. Une série qui a la classe de s’appeler “Je voudrais juste récupérer mon pantalon”, je sais pas vous, mais moi je luis donne sa chance. Surtout qu’MTV, à défaut de faire de bonnes séries, a généralement de bons goûts pour la musique.

Ce que je pense du pilote : I Just Want My Pants Back (c’est agaçant à écrire, je vais faire un copier/coller) n’a pas qu’un titre à rallonge en commun avec How to Make it in America. Elle surfe sur une même coolitude new-yorkaises des mecs qui sont limite chômeurs mais font trop la teuf, dont toutes les copines sont craquantes et souvent délurées, et qui sont potes avec l’épicier du coin. C’est assez superficiel, mais pas désagréable du tout. Un petit truc vaguement indé avec un acteur un peu fade, mais qui se laisse bien suivre, pour le rythme, la bonne humeur, la B.O (MTV a la bonne idée d’afficher à l’écran les titres qui passent) et quelques bonnes blagues.

Ma note : 5,5/10, parce que moi aussi je veux vivre à la cool dans la Grosse Pomme.

 

SMASH (NBC)

Comment je la sentais : Moi et les comédies musicales, ça fait deux — sauf quand c’est Flight of the Conchords qui régale. Glee m’a rapidement gonflée (la faute à la musique, surtout), alors je doutais que Smash, sa cousine pour les grands, me satisfasse. Je ne m’attendais pas à mieux qu’une autre tentative plus ou moins inspirée de capitaliser sur une mode chargée en chanteuses qui hurlent.

Ce que je pense du pilote : Pardon, mais j’ai bien aimé. Ce qui devait me faire fuir m’a plu : le sérieux de la série, son côté backstage, sueur, compétition acharnée, etc. A défaut d’être transcendante ou même originale, Smash ne manque certainement pas de rythme, et ses acteurs sont tous très bien, à commencer par Katherine McPhee, sans doute un poil lisse — c’est le rôle qui le veut aussi — mais assez irrésistible. Pleine de bons sentiments et de grands mouvements de violons, Smash risque d’en faire des paquets, mais c’est l’enthousiasme propre aux comédies musicales, me semble-t-il. Les fans du genre devraient aimer. Je risque personnellement de ne pas poursuivre bien longtemps, mais j’admets que c’est assez réussi.

Ma note : 6,5/10, ce qui est, selon mes goûts personnels, une très bonne notre pour une série musicale à Broadway. A notre que Smash est visible en téléchargement légal sur MyTF1VOD.

 

THE RIVER (ABC)

Comment je la sentais : J’avais vu le Projet Blair Witch au cinéma, à l’époque, et je m’étais emmerdé comme jamais. J’avais même éclaté de rire à deux ou trois reprises. Je trouve plus globalement que les Paranormal Activity et autres films d’horreur à base de draps qui remues sont de belles arnaques. Donc, je n’étais pas très motivé pour voir The River, justement imaginée par l’équipe de Paranormal Activity. Je me demandais surtout comment ils allaient nous faire flipper en prime time sur un grand network…

Ce que je pense du pilote : Pour avoir peur, il faudra repasser. The River ne fait pas peur, et n’ose que très brièvement nous montrer du sang et de la bidoche. Ceci étant dit, j’ai passé un très bon moment. En piquant à la téléréalité, à Blair Witch et à Lost, la série s’en sort pas mal, dans le genre expédition infernale sur l’Amazone où l’Anaconda est remplacé par un fantôme / démon visiblement pas content du tout. Les acteurs sont globalement bons, l’utilisation des “footages”, les plans caméra à l’épaule ou caméra de surveillance, est assez raisonnable pour qu’on évite le mal de crâne. Mieux, je m’amuse déjà de toute l’intrigue mystérieusement paranormale, qui nous promet un phénomène transcendant au bout du voyage. Dommage, la série a fait un mauvais score, on risque donc de ne jamais savoir de quel phénomène il s’agit…

Ma note : 6/10, parce que j’attendais un nanar et que j’ai trouvé un bon divertissement. A noter que The River est visible en téléchargement légal sur ITunes.

 

LILYHAMMER (Netflix)

Comment je la sentais : “Are you f***ing with me ?”, aurait demandé Tony Soprano. Un série sur Silvio… pardon, Steven Van Zandt en mafieux exilé en Norvège ? Sur Funny or Die pour rigoler, ok, mais une série complète, sérieusement ? Au pire de quoi crier au blasphème, au mieux  de quoi plaindre le pauvre Van Zandt…

Ce que je pense du pilote : Je réalise que ce que je vais dire risque de me coûter la vie, les fans des Soprano étant sans doute armés, mais… ce n’est pas si mal. Pas suffisamment bien pour voir un deuxième épisode, mais pas honteux non plus. En fait, c’est un peu comme si Jack Bauer débarquait dans Louis la Brocante. Le contraste est tellement dingue qu’on sourit — pour le rire, faut pas pousser. Van Zandt, qui pourtant avait juré qu’il ne jouerait plus jamais la comédie, s’en sort en grimaçant, comme toujours, attachant faciès en latex, mi moue consternée, mi sourire attentionné. On ne verra sans doute jamais ce bidule enneigé chez nous, mais si vous êtes fans des Soprano, soyez courageux, jetez-y un coup d’oeil. Vous en sortirez sous le choc, mais c’est un peu comme avec Joey et Friends, le vrais fans doivent faire le sacrifice…

Ma note : 4/10, parce que je m’attendais à mille fois pire, et que, au moins le temps d’un épisode, l’effet “Silvio en Norvège” est médusant.

 

Mon vainqueur de la quinzaine : The River.

Smash et I Just Want My Pants Back sont bien aussi, mais aucune des trois séries n’est un chef d’œuvre. En ces heures glaciales, un sympathique divertissement dans un pays chaud, ça ne se refuse pas. Et puis, le fan de Lost inconsolable que je suis traque désespérément les mystères improbables…

Images : The River (ABC), I Just Want My Pants Back (MTV), Smash (NBC/TF1), Lilyhammer (Netflix).

3 commentaires pour “Mi-saison US : bilan des semaines 5 et 6”

  1. Bon dieu, va falloir que je regarde LILYHAMMER !!
    J’ai peur quand même …

    Sinon, j’ai pas vu de retour sur Luck ?
    Le 1er épisode est sorti en décembre et la série a repris fin janvier.
    Pour moi, un 1er épisode de mise en place avec une présentation de personnages à potentiel … en espérant tomber sur une très grande série.
    Dans mes attentes, elle se classait devant “Boss”.

  2. @McNulty (beau choix de pseudo 🙂 ) : Mon avis sur Luck : http://television.telerama.fr/television/tierce-gagnant-pour-luck-la-nouvelle-serie-de-michael-mann,75936.php

  3. Pas vu les 3 autres séries (j’ai pas tenu tout le Pilote de Smash, qui se prend terriblement au sérieux). Mais j’ai le même avis sur The River : prévisible mais divertissant. Et puis c’est agréable de revoir le monstrueux Bruce Greenwood, qui faisait entièrement reposer Nowhere Man sur ses épaules, jusqu’à son bouleversant final.

    Sinon, c’est idiot toutes ces tentatives de vouloir transformer des sous-genres cinématographiques en séries : et d’une les codes sont usés et archi-usés, en plus du fait que comme on est sur un network, ça n’ira pas loin question sanguinolent, de deux ça demande d’étirer l’intrigue plus que de raison puisqu’il faut tenir sur la longueur…

    Bon, encore un bide pour le Spielberg producteur exécutif de séries. Dis, Steven, c’est quand que t’arrêtes enfin la Télé ??

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