Entourage, une dernière interview pour la route

Depuis hier soir, Entourage n’est plus. Bien sûr, il devrait y avoir un film, mais la série, elle, est bouclée. Pour fêter ça, vous trouverez ci-dessous l’interview de Kevin Connolly, alias “E”. Mon point de vue sur ce “final” à mon sens décevant, mais tout à fait cohérent, suivra dans une seconde. Histoire de ne pas spoiler cette fin pour ceux qui ne l’ont pas vu, je commence par l’interview. Pour l’analyse, voyez le post suivant.

Était-ce l’heure d’en finir ?
Oui, je crois. Surtout si on se dit que le film va suivre, ce qui rend le départ plus supportable. C’est important de partir en en gardant un peu sous le pied, en faisant en sorte que les téléspectateurs en veuillent encore. Huit saisons, c’est bien, et je préfère que les gens me disent “oh, 9 ça aurait été mieux” plutôt que “vous auriez du vous arrêter à 7.”

Huit saisons, c’est long !
Oui, on dit que 5 saisons, c’est un “home run.” Alors huit, c’est super.

Quel regard portez-vous sur ces années, maintenant qu’elles sont dans votre rétro ? N’y a-t-il pas eu des hauts et des bas ?
Bien sûr… en fonction de vos goûts, vous ne trouverez pas votre bonheur partout. Personnellement, j’ai bien aimé les moments les plus sombres de la série. C’est impossible de satisfaire tout le monde.

La fin de la série va-t-elle être sombre, ou est-ce un happy ending ?
C’est une fin positive, mais pas un happy ending hollywoodien. Et c’est une parfaite rampe de lancement pour le film.

N’est-ce pas frustrant de ne pas avoir la vraie fin de l’histoire à la télé, et de devoir aller au cinéma ?
Il y a une vraie fin à la série. Mais le film ira au-delà.

Puisque Entourage est bouclée, vous pouvez me le dire : de quoi parlait cette série ?
C’est une série sur l’amitié et sur l’importance de se souvenir d’où on vient et qui sont ceux qui vous connaissent et que vous connaissez le mieux. Hollywood était plus là pour entretenir la comédie. Le cœur de la série, c’est l’amitié.

Qu’avez-vous appris d’Hollywood durant ces années ?
En fait, la plupart des choses hollywoodiennes de la série étaient basées sur des petites histoires authentiques. Du coup, nous ne faisions que refléter la réalité… sauf sur l’amusante anticipation de la crise de Charlie Sheen, avec le dérapage de Vince dans la saison 7. Sheen a vraiment fait passer Vince pour un amateur (rires) ! Le plus important, c’est de se souvenir que nous avons été une comédie de 30 minutes, pas un drame sérieux !

Oui… mais il ne faut pas non plus tomber dans un pur défilé de filles en bikini !
Oh, ça, c’était le côté “fantasy football” de la série : se dire que ce type qui conduit une voiture de sport et qui couche avec des top-models n’est pas mieux foutu que vous ! (rires) C’est le côté frime d’Entourage. Doug voulait systématiquement avoir le dernier modèle de voiture, le dernier téléphone… Entourage devait être la série la plus cool du moment.

Certaines critiques soulignent le fait que les héros de la série, d’abord “outsiders” à Hollywood, donc critiques, se sont fait “pourrir” par Hollywood, et sont devenus des VRP de ce monde…
C’est le point de vue de Dom, le vieux pote de New York de Vince et des autres. J’y ai pensé, et je vois ce qu’il veut dire, mais mon point de vue est plus simple : ils sont devenus ce qu’ils sont depuis le début : un manager, des acteurs, des gens d’Hollywood. C’est pour ça qu’ils sont venus à Los Angeles !!! Pour autant, ils n’ont jamais renié leur amitié…

Image de Une : Kevin Connolly dans Entourage (HBO/TPS Star/Orange Cinéna Séries)

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