Monaco, jour 1

Nous y voila. Il est 18h22, et, pieds nus dans le bar de l’hôtel Novotel de Monte Carlo, je peux enfin prendre un moment pour écrire ce premier post promis. Et d’y ajouter quelques images, à commencer par un petit clin d’oeil de Bunk — qui résume à sa manière la misère qui règne sur le Rocher et le naturel des gens qui y résident. Bref, nous y voila, dans ce 51e Festival de Télévision de Monte Carlo, qui s’est ouvert hier soir, et qui prendra fin vendredi soi — et que je quitterai vendredi matin. Premières impressions, et petit jeu : noter les personnalités rencontrées…

Midi. Première interview du Festival (j’en ai une grosse quinzaine), avec Brandon… pardon, Jason Priestley. Style d’homme politique, costume gris foncé, cravate mauve, gomina, très pro, très sérieux. Il vient parler de Call Me Fitz, une série qu’on ne regarde pas ici. On le lance sur Beverly Hills, inquiets — je dis “on”, car j’ai un cadreur qui filme mes interviews pour L’Hebdo Série. Il hésite, cherche ses mots, mais ne fuit pas. Les 10 minutes passent trop vite quand les mots de l’interviewé sont laborieux. Au moins, Priestley joue le jeu, n’est visiblement pas complètement remis de ses années “dorées”, mais a des projets plein la tête. On est content pour lui, il est attachant, ce type. Pour l’homme, on lui met un 6/10.

14h10. Corey Stoll, fraichement au chômage après l’arrêt de Law & Order L.A. On ne lui demande pas ce que ça lui fait — on s’en fout pas mal, en fait — mais on lui fait parler du côté réaliste de la série, de la manie de Dick Wolf de piquer ses scénarios dans le New York Post (ce qui est un peu con quand on est à L.A…). Il fait ce qu’il peut, mais plutôt bien. Il a clairement l’air de se faire chier, d’autant que Terrence Howard, son pote de L.A, a annulé la veille. On lui met un 5/10, un peu par compassion…

14h30. Alison Arngrim, mieux connue… pardon, uniquement connue pour avoir joué la peste Nellie Oleson dans La Petite Maison dans la prairie, est en promo pour son bouquin, Confessions d’une garce de la prairie — ça sonne comme un mauvais porno, mais c’est une bio-déballage. Contrairement à Jason Priestley, elle est intarissable. Du débitage pur jus, sans retenue, à l’Américaine, et inespéré pour le journaliste en quête de réponses sincère. La meilleure : “bien sûr que Nellie Oleson est un business !” 8/10 pour l’abattage et la sincérité un peu déroutante…

15h30. Owain Yeoman, le grand benêt du Mentalist, frappe fort d’entrée. Devant nos micro-cravate, très imposant, il lâche : “vous avez le plus gros micro que j’ai vu de la journée. Mais j’imagine qu’on doit souvent vous le dire”, hilare. Un point de bonus, un. Le reste de l’interview ne casse pas des briques, mais le Mentalist non plus, alors on ne lui en veut pas. Très pro, très frais, très efficace, Yeoman est ce qu’on appelle un excellent client. Complètement à la bourre dans son planning, mais sympa et réactif. 7/10 pour le professionnalisme et les réponses en mitraillette du gars qui sait que vous n’avez que 10 minutes…

Ont aussi été croisés aujourd’hui : Dick Wolf (7/10, très bien, très pro, narquois au possible quand il annonce un épisode de Law & Order SVU inspiré de l’affaire DSK), Marion Game et Lou Denis Elion de Scènes de ménages, la première très intéressante quoi qu’épuisée (7/10) le second un peu moins efficace, mais naturel, ce qui fait toujours plaisir (6/10).

A demain pour d’autres aventures… et bien le bonsoir de Niels, mon cadreur…

Crédits photos : Pierre Langlais via IPhone (pour la qualité…)

Un commentaire pour “Monaco, jour 1”

  1. Article très sympa et très acerbe ;-).
    J’aime beaucoup “Confessions d’une garce de la prairie”… On aurait bien aimé une photo de la dame qui a sans doute changé depuis.

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