10 “plaisirs coupables”

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Nous parlions ici-même en début de semaine de Chuck, qualifié de “plaisir coupable” du moment. Difficile de définir ce qu’est un plaisir “coupable” (aucun plaisir ne devrait être coupable…), mais la notion est omniprésente dans la critique, aussi ai-je décidé de mettre à profit ce post du week-end pour tenter de sortir du lot de toutes les séries que je regarde mes dix “plaisirs coupables”, cinq en cours de diffusion et cinq “anciens” (mais récents, car un “plaisir coupable” daté devient rapidement “culte.”) A chacun son sens du “plaisir coupable.” Je tenterais cette définition : la série plaisir coupable est souvent pauvrement considérée par la critique, œuvre mineure ou trop grand public, imparfaite, qu’il ne fait guère bon citer comme référence lors d’un débat érudit et que, pourtant, on apprécie, voire qu’on ne manquerait sous aucun prétexte. Voici donc, d’abord, mes cinq plaisirs coupables du moment…

1. Chuck. On frôle ici les limites de la culpabilité, car Chuck est une vraie bonne série, mais à coup sûr pas un chef d’œuvre, plutôt une sucrerie irrésistible. Les aventures du super espion Bartowski, réparateur en informatique et arme fatale des services secrets, qui viennent d’entamer sur NBC sa troisième saison (sur TF1 chez nous) sont fraiches, drôles, parfaites pour les cœurs d’artichaut et attachantes au possible. Plusieurs fois menacée d’annulation, la série ne durera sans doute pas de siècles. Encore en profiter maintenant ! (photo ci-dessus)

2. White Collar. Le héros de cette nouveauté de la chaîne câblée USA n’est pas un super geek des ordinateurs, mais… de la contrefaçon et des arnaques en tous genres. Rythmée, plus cool et plus classe tu meurs, parfaitement incarnée, une merveille de polard grand public, magnifiée par son décor, New York, filmé sous tous les angles. Totalement futile mais absolument indispensable pour ceux qui aiment les séries… dispensables. Une autre définition du “guilty pleasure.”

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3. Eureka. La science-fiction est une excellente source de plaisirs coupables. Eureka, série d’été de SyFy (sur Série Club chez nous) propose un parfait mélange de bidouillages futuristes amusants (grands gosses, cette série est faite pour vous) et d’intrigues sentimentales et fantastiques bancales mais pas désagréables. Là encore, le charme du héros, shérif sympathiquement paumé parmi les génies (Eureka est une sorte de ville-laboratoire où travaillent les Einstein du XXIe siècle) est pour beaucoup dans le plaisir coupable. Moins réjouissant que Chuck et White Collar, mais à voir.

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4. Trauma. NBC voulait en faire le nouveau Urgences, mais a finit par faire passer cette série médicale à la trappe. Actuellement en période d’agonie, Trauma méritait mieux. Totalement frime (une qualité régulière des plaisirs coupables), totalement speed (elle s’intéresse au quotidien d’infirmiers urgentistes), bourrée d’explosions et d’accidents sanglants à souhait, ce gros machin tonitruant avait tout pour nous faire passer 45 minutes de pur plaisir… coupable.

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5. NCIS. Il fallait bien mettre dans cette liste un vrai carton d’audience. De toutes les grosses machines (Les Experts, Bones, Esprits Criminels, etc. Et sans compter House, loin d’être un plaisir coupable), c’est NCIS qui attire le plus ma sympathie. Sans doute sa dose d’humour (qui peut saouler, à la longue) ou son goût pour les enquêtes décalées. Tout comme Chuck frôle la limite haute du plaisir coupable, NCIS frôle celle du bas. Tomber sur la série en allumant ma télé ne sera pas une mauvaise surprise. En revanche, je ne l’allumerai jamais POUR voir NCIS.

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et mes cinq plaisirs coupables du passé (choix relativement aléatoire, il faut le dire).

1. Tru Calling. Fort peu connue du grand public, cette série, diffusée sur M6 au début des années 2000, rentre sans difficulté dans le top 5 des plus gros plaisirs coupables de l’histoire. Scénario efficace (une jeune femme, incarnée par Eliza Dushku, peut remonter le temps pour sauver des vies en danger… mais ne possède qu’une journée pour le faire), casting sympa au possible (dont Zach “Very Bad Trip” Galifianakis), guests surprenants (la seconde saison offre à Jason Priestley son meilleur rôle, celui d’envoyé de la Mort)… n’en jetez plus, Tru Calling, arrêtée après à peine deux saisons (il n’y a pas de fin…) est un pur plaisir coupable. D’autant plus que, pour beaucoup, c’est un nanar. Mea culpa.

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2. Journeyman. A peu de chose près, le même problème et le même scénario que Tru Calling. Ici, un type (Kevin McKidd) remonte le temps, non plus de 24h, mais de plusieurs années, pour aider des inconnus, mais aussi ses proches. Bancal au possible, pas aussi sympa que Tru Calling (passé McKidd, c’est le désert), mais suffisamment imparfaitement réussi.

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3. Sliders. Attention, comme Chuck, la présence de Sliders dans ce post en scandalisera plus d’un. A mon avis, une des meilleures série de SF des années 90, mais qui s’est rapidement transformée en plaisir coupable, tant sa qualité est passée de l’idée brillante et intelligente au pur fun. Les “glisseurs”, fine équipe se promenant dans des galaxies parallèles (le pitch est trop complexe pour être entièrement expliqué ici) collectionnent les bons points. Casting excellent, personnages parfaits (le Professeur est grand), idées brillantes et fauchées. Sa diffusion relativement confidentielle chez nous, et ses (nombreuses) errances en font un plaisir coupable, certes, mais un petit chef d’œuvre de culpabilité.

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4. Jake 2.0. En gros, l’ancêtre de Chuck, où un geek se retrouve super agent doté de supers pouvoirs. Pas aussi drôle que son petit frère, pas aussi malin, mais tout à fait distrayant, notamment grâce à Christopher Gorham, vu depuis dans Ugly Betty.

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5. Off Centre. Ce plaisir coupable là est à peine avouable. Off Centre, renommé chez nous Sexe et dépendances, est une inoffensive sitcom pour post-ados boutonneux, mais elle fait partie de ces séries du samedi matin, qu’on regarde en avalant, sourire ahuri aux lèvres, ses céréales du week-end. On serait bien incapable de se souvenir pourquoi, mais on a bien rigolé en la regardant et, du coup, on a vu tous les épisodes. A ce niveau-là, ce n’est plus un mea culpa, c’est une suite de “pardonnez-moi ma télécommande” qu’il va falloir réciter…

Off Centre

ET VOUS ? QUELS SONT VOS PLAISIRS COUPABLES ?

Retrouvez ma chronique sur les séries, ce samedi à 18h45 sur Le Mouv’ (fréquences)

Images : Chuck (NBC) / White Collar (USA) / Eureka (SyFy) / Trauma (NBC) / NCIS (CBS) / Tru Calling (FOX) / Journeyman (NBC) / Sliders (FOX-SyFy) / Jake 2.0 (UPN) / Off Centre (The CW)

13 commentaires pour “10 “plaisirs coupables””

  1. J’avoue que j’avais un grand faible pour Charmed ! Aujourd’hui Better Off Ted m’amuse beaucoup ^^

  2. Pour ma part, c’est Glee qui s’installe en haut (et de loin) de tous les plaisirs coupables et franchement totalement assumés. Les autres sont tous balayés par cette tornade musicale. Qui l’aurait cru.
    Sinon y a tj big bang theory dans mon top, mais c’est pas un plaisir coupable, c’est une nécessité sociologique que de voir cette série.

  3. mmh, j’aime aussi beaucoup Glee et BBT, mais ce sont plus que des plaisirs coupables selon moi, mais de bonnes séries. Glee frôle la culpabilité, pas BBT en revanche, une vraie bonne sitcom…

  4. Je te rejoint sur pas mal de séries de ta liste. Chuck évidemment mais est ce vraiment un guilty pleasure? Sinon je dirai The Mentalist et Everybody Hates Chris.
    Tu te sentiras moins seul, moi aussi j’ai bien aimé Tru Calling et Jake 2.0 c’était top!

  5. Chuck et Eureka ne rentrent plus dans les “guilty pleasures” me concernant.
    A la liste, j’ajouterai Burn Notice, prototype du plaisir coupable, de la série pas très finaude, mais fun (ce que tente d’être Human Target, encore perfectible).

    J’aurai été tenté de mettre Castle, mais j’éprouve trop de sympathie pour Nathan Fillion pour le classer en “coupable” ou encore The Mentalist, voire In Plain Sight et sa plutôt bonne seconde saison (après une première anecdotique).

    Glee, la série restant assez perfectible, mais fun et à l’enthousiasme communicatif.

    Reaper, qui aurait dû être un vrai plaisir, mais qui se contentera d’être coupable.

    Dirt, bien meilleure que l’accueil critique laissa entendre.

    Eli Stone, qui avait des choses intéressantes à raconter, mais qui a souffert d’inattention de la part de son showrunner.

    Melrose Place et 90210 2.0 auraient pu être des guilty pleasures, mais c’est juste assez mauvais.

    Enfin je suis bien d’accord concernant Tru Calling. Très sympathique à l’annulation un brin prématurée.

  6. La notion de plaisir coupable est somme toute relatif… PAr exemple, NCIS, à une époque, j’allumais la télé pour le voir.
    Dans ma petite liste, il y aurait Californication, mais là, c’est un plaisir coupable assumé. En fait je me rends comptes que je suis relativement fan de tout, et je l’assume parfaitement 🙂

  7. mon plaisir ( coupable ou non ) cest les bons vieux Law and Order, premieres saisons. le kiff. de la vraie investigation, au bloc-note et telephone, enquete de voisinage, des gens ordinaires. le proces, parfois les mechants qui sont acquittes etc…
    j’en peux plus des experts et ncis dans une moindre mesure. ras la fraise des adn et ecran plats tactiles et blabla satellite. et y a une video qui traine en ce moment sur le “enhancement”, si si, vous savez, video de surveillance pourrie de la station service, et il y a reflet sur le retroviseur, zoommmmm, et bim la tete du mechant encore plus claire que vos photos de vacances au trepied.
    journeyman je connais pas, ca me fait penser a code quantum, quelles sont les nuances?
    Pourrions nous avoir un mot sur “The Class”, a mon sens la meilleure sitcom depuis Friends et avant Big Bang theory.

  8. Mon top 3 des plaisirs coupables serait constitué de Chuck, d’Entourage et de Californication.
    Un guilty pleasure n’exclut pas d’être une bonne série, j’y vois plutôt là des sucreries, qui n’ont rien de grandiose, qui n’apportent pas forcément grand chose au petit écran, qui ne sont et ne cherchent qu’à être de simples divertissements mais qu’on ne peut s’empêcher de regarder et de prendre plaisir à regarder.

  9. Mmmh, mes plaisirs coupables :
    – En ce moment : 90210 – C’est un peu comme plus belle la vie. On sait que c’est nul mais comme on a regardé un épisode, on veut voir la suite.

    – Et du passé, j’avoue qu’il y a Roswell. J’étais une grande fan quand j’étais ado ! + Gilmore Girls que je trouve vraiment bien fait (les dialogues sont géniaux !).

    ++

  10. De même j’adorai la série sliders, stargates SG1 (Avec l’ex. Mcgayver)…. et buffy, j’étais accros!! Maintenant en dehors de House ou des experts las vegas, j’ai du mal à m’accrocher, quoique je n’ai rien contre Chuck et true calling….

  11. Soum, Buffy est assez particulier, c’est un plaisir coupable face à certaines personnes mais pas pour un véritable érudit de la série.

    Pour sortir des univers américains je pense que Plus Belle la Vie constitue un guilty pleasure pour beaucoup de gens. Le problème ce qu’ils se sentent tellement “guilty” qu’ils nient le regarder.

    Mais mon grand plaisir coupable restera la série lacrymale Once & Again, diffusée sur M6 à l’époque.

  12. Ajoutez desperate wives, alerte à malibu, les chroniques de sarah connors, j’en passe et des plus nulles séries B tv ricaines…une indigestion! yikes! comme ils disent.
    Bon, allez, je retourne à mon documentaire en streaming (et en vo pleazzzze) sur Ted Bundy…rien de tel que le “True Crime” (et demain sur la 2, “Faites entrer l’Accusé”, excellente émission! “true crime ROCKS!”)

  13. cc
    alors moi aussi j’ai adoré tru calling c’etait assez enorme qd meme. j’ai eu ma période xéna aussi
    maintnant ya dollhouse que je suis bcp mais inconnue pour beaucoup

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