Denis Baupin ou le charme de la sodomie ferroviaire


Denis Baupin est un grand romantique.

Quand il voyage en train, il ne pense point à la France qui déroule ses verts pâturages juste pour lui, il ne s’émeut pas à la vue d’un troupeau de vaches à l’arrêt, il ne s’ébaubit pas du spectacle de villes et villages traversés à tombeau ouvert, non Denis Baupin, à l’heure d’emprunter notre réseau national ferré, préfère envoyer des sonnets intimistes par SMS : ”Je suis dans le train et j’aimerais te sodomiser en cuissardes” écrit-il ainsi à une camarade de parti.

Denis Baupin est poète.

Il est vrai qu’il a des circonstances atténuantes.

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Qui n’a jamais voyagé en train ne saurait éprouver l’excitation provoquée par le doux roulis des wagons, le parfum d’exotisme lié à l’idée de départ, quand bien même se rend-on de La Garenne-Colombes à Savigny-sur-Orge, le tendre ébranlement du corps secoué par le mouvement du train en action, la proximité avec le passager d’à côté occupé à expliquer à la voiture entière, par l’entremise de son téléphone portable, qu’il a trouvé Pépé un feu fatigué mais ne t’inquiète pas ça devrait tout de même aller.

Quand ce n’est pas l’autre effrontée qui vient vous susurrer à l’oreille toutes les trente secondes que le train numéro 5589 à destination d’Aix-en-Provence desservira les gares d’Avalon, Monceaux-les-Mines, Lyon-Part-Dieu, Bourg-en-Bresse, et Valence, d’une voix assez équivoque pour laisser entrevoir la possibilité d’une liaison toute sauf ferroviaire.

Alors oui Denis, au moment où le train pénètre dans l’obscurité d’un tunnel, quand les lumières se font douces et chaudes, au moment où l’autre diablesse en remet une couche et promet cinq minutes d’arrêt en gare de Sens, cinq minutes de pure folie, cinq minutes de fornication féroce,  d’un coup l’envie d’une sodomie encuissardée se fait jour dans ton esprit, tu te vois déjà en train de l’entreprendre, tu ne réponds plus de rien, si tu t’écoutais, tu irais même conter fleurette au contrôleur…

Laissez-moi vous dire que si la SNCF avait choisi la voix de Lino Ventura pour égrener le nom de nos gares, Denis n’aurait jamais chanté à sa collègue les vertus de la sodomie ferroviaire. Jamais.

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Denis est juste une victime du progrès.

De ce progrès galopant qui a pour nom messagerie instantanée, textos, SMS, Kik, WhatsApp… j’en passe et des meilleures.

Essayons seulement d’imaginer notre Denis, dans ce même train, mais juste vingt ans en arrière.

Bon, je vais pas vous refaire tout le film, mais paf, voilà qu’au moment même où le TGV s’enfonce dans le Saint-Gothard, Denis, égal à lui-même, songe soudain qu’il enculerait bien sa collègue d’autant plus volontiers si elle s’aventurait à travers les wagons en cuissardes.

Mais voilà, nous sommes en 1996 et Denis est coincé dans le train, Denis est coupé du monde extérieur, Denis n’a aucun moyen d’avertir sa collègue de son envie subite, Denis, dans ce train qui l’emmène à Annecy, est seul avec ses pensées : Denis ne peut enculer personne.

Vous n’allez quand même pas me dire qu’en pareille situation, la première chose entreprise par Denis, à sa descente de train, eût été de se précipiter dans le premier guichet de poste venu afin de sommer l’employé de service d’envoyer pronto un télégramme à Trucmuche. Notez je vous prie. ”Était dans le train. Stop. Pensé à te sodomiser. Stop. En cuissardes. Stop. Signé Denis l’enculeur ”.

Non, je n’y crois pas une seule seconde.

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Pas plus qu’il ne se serait enfermé dans une cabine téléphonique afin d’annoncer en grandes pompes à Machinchouette ” Allô, c’est moi, c’est Denis, oui Denis Baupin. Ben voilà, j’étais dans le train tantôt et figure-toi que tout à coup, il m’est venu à l’esprit que j’aimerais bien te sodomiser. Oui te sodomiser, c’est bien ça. En cuissardes. Non je disais en cuissardes pas en mangeant une grillade ”


Entre nous, quand je songe que les compagnies aériennes pensent à installer le wifi à bord de leurs avions, je me dis que connaissant le Denis, ça promet d’être sacrément chaud.


Parce qu’avec l’altitude, l’alcool, les hôtesses…

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3 commentaires pour “Denis Baupin ou le charme de la sodomie ferroviaire”

  1. Il était bien ce poste, j’vais en faire un autre.

  2. Il faudrait remonter avant 96 parce qu’au commencement il y avait le Tatoo.

  3. Faut pas lui en vouloir à Denis. Il restera éternellement frustré que son patronyme lui ait été transmis au masculin

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