Quand l’Etat verse 400 000 euros de subventions à Voici

 

Il existe désormais deux mystères insondables qui m’empêchent de dormir la nuit : le pourquoi de la création de l’univers et le fonctionnement des aides à la presse, dont le ministère de la culture vient de dévoiler la liste exhaustive.

Où l’on apprend en toute logique que les grands quotidiens de la presse nationale reçoivent les subventions les plus conséquentes.

Suivis de près par les titres de la presse régionale.

Et puis soudain, aux alentours de la 113ème place on lit effaré, abasourdi, ébaubi, que Voici, oui Voici, le torche-cul des intellos dotés d’un Q.I négatif, s’est vu accordé, pour l’année 2012, la substantielle somme de 410 066 euros.

Juste un peu moins que Closer, dont la subvention culmine à 558 619 euros.

Mais nettement plus que France Dimanche, qui ne doit se contenter que d’un rachitique versement de 310 213 euros.

Soit la somme identique allouée aux Inrockuptibles.

Et là, d’un coup d’un seul, à la lecture de cette nouvelle renversante, on se retrouve en prise avec un vertige métaphysique d’une force tellurique, de convulsions existentielles tellement puissantes qu’elles provoquent chez vous un mouvement de sidération si radical que vous commencez à douter de la réalité de votre propre existence.

C’est aussi déstabilisant que de se retrouver à papoter avec le fantôme de Bernadette Soubirous.

Ou d’assister à une lecture de Roland Barthes par Franck Ribéry.

Ou de découvrir que Martin Bouygues vote à gauche.

Ainsi donc, dans un pays qui compte près de quatre millions de chômeurs, qui joue au jokari avec une dette abyssale, qui cherche par tous les moyens à économiser quelques centimes pour éviter la banqueroute, on se permet d’allouer, à un journal aussi essentiel à la vie intellectuelle de cette nation que Voici, une somme proche du demi-million d’euro.

Ou autrement dit l’État subventionne les activités d’un journal dont le souci majeur est de nous tenir au courant, semaine après semaine, de l’évolution des hémorroïdes d’une starlette défoncée au jus de papaye, des amours clandestins d’un présentateur de télé avec un bichon maltais, de la nouvelle conquête d’une ex-vedette de la téléréalité éprise d’un prêtre polonais unijambiste.

Sans oublier son apport considérable à la photographie contemporaine sous la forme de remarquables clichés dévoilant l’adorable sein gauche de Claire Chazal aperçu au détour d’une chute de ski nautique survenue dans la baie des anges à l’heure où les oiseaux se cachent pour dormir.

Et celui de la bedaine de Jean Dujardin prise en flagrant délit d’expansion après une séance d’aquagym disputée dans un fjord islandais à l’heure où les saumons remontent la rivière pour aller mourir.

Je ne voudrais surtout pas verser dans un populisme de bon aloi mais il ne m’était jamais venu à l’esprit que l’une des nombreuses missions de l’Etat consistait à verser des émoluments à un paparazzi planqué dans des buissons situés en hauteur de la piscine d’Emmanuelle Beart afin de s’assurer qu’elle maîtrise à la perfection la technique du plongeon en canard.

Ou de permettre à ce même paparazzi  d’acheter suffisamment de pellicule afin de ne pas manquer l’instant crucial où Vincent Lindon, après avoir longtemps hésité, finira par se gratter la couille gauche plutôt que la droite lors d’une partie de tennis disputée avec la concierge de sa résidence secondaire.

Il paraît qu’en agissant de la sorte l’État veillerait à préserver la pluralité de la presse écrite et éviter des licenciements économiques à la pelle.

On pourrait aussi, à ce rythme-là, offrir quelques euros à Dieudonné pour promouvoir les arts vivants et leur diversité mais je sens que je m’égare dans des sentiers de traverse.

Par contre, il semble que Slate n’ait reçu que 166 524 euros.

Vu que mon salaire avoisine les 150 000 euros annuels, j’hésite désormais entre deux solutions : demander une augmentation ou proposer mes services à Voici…

 

( Pour suivre l’actualité de ce blog, c’est par ici : https://www.facebook.com/pages/Un-juif-en-cavale-Laurent-Sagalovitsch/373236056096087?skip_nax_wizard=true )

 

46 commentaires pour “Quand l’Etat verse 400 000 euros de subventions à Voici”

  1. si seulement vous pouviez bosser à Voici qu’on rigole un peu! et télé 7 jours peut-être?

    La pluralité de la presse… je ne savais pas que Voici était estampillé “presse”; chez moi je ne mélange pas les serviettes et les torchons…

  2. Est-ce qu’il reste des places pour la lecture de Barthes par Ribéry ? Quelqu’un veut m’accompagner ?

  3. Il ne s’agirait pas plutôt de Barthez Fabien ?

  4. Et vous, vous êtes qui pour vous permettre de juger quelles sont les “bonnes” et les “mauvaises” subventions ? Parce-que ce torche-cul pour bobo aigri des Inrocks vaut mieux que Voici ? Selon quels critères ?
    C’est le principe même des subventions à la presse qui est scandaleux.
    Et les 4 millions de cadeau que le gouvernement vient de lâcher à l’Humanité, vous en parlez ?

  5. Oui je suis bien d’accord c’est scandaleux. Et sinon vous les avez les photos d’Emmanuelle Béart au bord de sa piscine? C’est pour les besoins de l’enquête.

  6. Je ne savais pas, et les bras m’en tombent… (BOLONK !)(Ouille.)

    Ollllive et Janus : 😀

  7. Partant du principe qu’une écrasante majorité d’autres médias n’ont pas droit à ces subventions, le simple fait qu’un article paru chez l’un de ces subventionnés et pour quelque motivation que ce soit, promet un grand écho à cette information. Même si les principaux (autres) méritants et leur trésorier ne la relayeront qu’au moment de répondre plus concrètement de ce qui reste une aberration (ne serait-ce que par le caractère normalisé de telles pratiques, à l’avis de tous aussi répandues que généralisées).

  8. D’après ce que j’en sais la problématique est double, d’une part il n’y a pas de différenciation au niveau valeur ajoutée journalistique c’est à dire que Le Monde est dans le même créneaux que Voici et d’autre part les purplayers ne sont pas considérés comme les journaux papiers. A ce sujet Mediapart est sous la menace d’un petit redressement fiscal parce qu’il ne paye que 2% d’impôt (comme les journaux papier) alors qu’il devrait payer 19.6 je crois. Plenel crie au complot contre ceux la même qui ont pris sa défense, ce mec est affligeant, sa méthode est celle d’un voyou. Il me semble aussi que les subventions sont fonction des ventes, or comptabiliser les journaux vendus est assez simple alors que le comptage des lecteurs internet est sous le joug de monopoles et de petits arrangements entre amis, un genre de lobby journalistique. Une bonne remise à plat est plus que nécessaire mais un des problèmes majeurs est “idéologique”, c’est le fait de considérer le papier comme “mieux” qu’un écran d’ordinateur, bref encore une histoire de vieux con.

  9. C’est par là http://www.spiil.org

  10. J’ai oublié de préciser que bien entendu les subventions doivent tenir compte, à mon humble avis, des frais. C’est à dire qu’un journaliste d’investigation ou grand reporter coûte plus chers qu’un data journaliste par exemple. Les journalistes terrains se plaignent du fait qu’ils sont très peu rémunéré et que leurs frais ne sont pas remboursés, je fais court, renseignez vous!

  11. Slate, jaloux ? 199.000 euros en 2009 grâce au fonds SPEL, n’est-ce pas assez ? Je ne défends pas Voici, juste il me paraît un peu osé de critiquer d’autres magazines de recevoir des aides quand on en reçoit soi-même.

  12. Une analyse répugnante de démagogie.
    Vous sous entendez qu’il y a de bonnes publications et des mauvaises. Donc, de vrais journalistes et des faux.
    Cela montre bien que vous n’êtes pas journaliste.
    Ces aides comprennent la déduction fiscale des journalistes, les aides à la distribution…
    Quand on connait les salaires versés par des sites internet et le fait que des sites comme Slate n’ont pas de coût d’impression ou distribution, on se dit que le vrai scandale, c’est que ce café du commerce virtuel perçoive 166000€ de subventions publiques.

  13. si on coupe les vivre à Voici, pas de pb, mais alors fin de partie aussi pour Paris Match et Gala svp.

  14. Comment vous faites Saga pour n’attirer que des détracteurs (idiots) ? y a un petit moteur qui poste vos billets de façon ciblée sur le site de Flash, de Voici, des féministes à tout crin ou des nazis selon le thème ?
    C’est payant comme service ? Vous avez des subventions pour ça ?

  15. Rhô… le mec qui écrit “une analyse répugnante de démagogie” sur un post humoristique…
    Non mais franchement…
    (BOLONK KLONK !)
    (Ouille.)

  16. On va commencer une collec’, tiens. Caroline et Benjamin, ça fait deux, hop. (On les revendra très cher dans dix ans.)

  17. (La collec’ de “schtroumpfs à lunettes”, je suis experte.)

  18. “Vu que mon salaire avoisine les 150 000 euros annuels,”
    c’est une blague ?

  19. Oups désolé j’ai oublié un zéro :)

  20. Ah bon? c’est de l’humour?
    J’avais pas vu.
    Eh bien… c’était particulièrement.
    L’humour, c’est comme le baston. Quand on est pas outillé pour, on y va pas.

    Ah si, en relisant… j’ai trouvé l’humour : “Soit la somme identique allouée aux Inrockuptibles.”

  21. Pardon, j’ai oublié un mot après particulièrement… Ah oui. c’est “réussi”.
    Mon gars, reste à Vancouver, la presse française se passe très bien de toi.

  22. Dernier point. En fait, t’es tout malheureux parce que Voici ne t’a jamais fait faire de pige.
    Ca a du te bouffer les couilles de savoir qu’en plus d’être reconnus par la critique et le public des mecs comme Philappe Jaenada ou Frédéric Beigbeder y bossait.
    Vas-y loser. Continue ton blog et tes livres à compte d’auteur!

  23. Gnihihihi.
    J’ai fait clignoter Benjamin.
    C’EST NOWELL !!!

  24. Si Libé et Le monde ont des aides pourquoi Voici n’en aurait pas? Qui est ce chroniqueurpour décider de ce qui est bien et ce qui ne l’est pas? Le patron du polit buro?

    Que je sache Voici est lu par plus de personnes que la pqn réunie. Alors que l’argent de l’impôt des Francaise aille à ce qui est lu en quoi c’est choquant?

    La presse française quotidienne meurt et n’est plus lue par personne à part trois mecs à Paris car elle est bien pensante, profondément ennuyeuse et que ses ex lecteurs ont en eu assez de son côté donneur de leçon (du genre je fustige les niches fiscales tout en retirant 7500 euros de mon salaire imposable). Résultat : elle n’est plus lue. Le simple fait qu’elle obtienne des aides est dingue. En revanche que la presse lue obtienne des aides, qu’elle parle de chassé, de people, de cuisine ou de bagnole ou est le problème?

    Donner des aides à Libé et au Monde cela crée une distorsion de concurrence qui empêche de nouveaux titres de se lancer tout en maintenant à flot des journaux zombies qui font du ghost publishing (je publie pour des lecteurs fantômes). Le cas le plus flagrant étant bien sur l’Huma. Arrêtons les aides à la presse et de bons journaux pourront enfin se développer. Voici y compris.

  25. le petit commissaire du peuple :
    la bonne presse et la mauvaise

    les mauvais : les autres, ceux qui ne pensent pas comme moi.

    et encore, “penser” faut une certaine dose de mauvaise foi ou d’imbécilité crasse.

    nan mais, les inrock !
    et libé et télérama aussi …
    même pas des torche-culs ces fanzines : ça salit les fesses.

    enfin, au pays de la presse subventionnée : ca veut tout dire.
    quelle pauvreté.
    quelle misère inculte.

    quant au fan club:
    et gnagnani et gnagnana.
    LOL.

  26. Même Jourdan clignote. C’est dingue. 😀

  27. “intellos dotés d’un Q.I négatif”. Merde c’est moi! Je lis parfois Voici et franchement, c’est beaucoup plus relaxant et amusant (légendes photo faites avec beaucoup de dérision) que de lire les magazines comme les Inrockuptibles. Parce que les Inrocks me gonflent. Vraiment.
    Ben oui, coté “people” je préfère lire un article qui se marre gentiment sur Nicolas Bedos que le portrait lyrique de Libé (ou autre) sur le même personnage. De là à leur donner du fric faut pas pousser. Mais honnêtement si je devais choisir entre Voici et Le Figaro , mon choix est vite fait. La faute à mon Q.I négatif… :-)

  28. De la pellicule dans les appareils photos ?
    Sinon c’est qui, là, entre Rocheteau et Diane Keaton ? Les autres je sais m

  29. De la pellicule dans un appareil photo ?
    Sinon c’est qui, là, entre Rocheteau et Diane Keaton ? Les autres je sais mais là je sèche…

  30. Combien de repas cet argent pourrait-il payer à nos 5 millions de français en dessous du seuil de pauvreté. En dehors de dilapider de la thune dans des niches dont le peuple n’a que faire, pourquoi le gouvernement est-il élu ? Où est son rôle ? Cette histoire de subvention me donne autant la nausée que la lecture de Voici.

  31. Anéfé, feuilleter cette liste est très surprenant. Les magazines télé (telezed, telecable, telepoche, et autre tele-mesbourses style) représentent plusieurs dizaine de millions d’euros (!) par an de subvention… Et le site internet epresse.fre, qui se contente de vendre des abonnements pour des magazines et quotidiens sur tablette, pas une ligne de contenu : 670k€ !! Le canard enchainé s’octroie une confortable 92eme position (557k€) entre closer et le journal de mickey…
    Merci pour cette info fortintéressante en tous cas.

  32. @ Sophie : bravo, il a totalement perdu le contrôle le pigiste de Voici ! On découvre un nouveau monde ! J’imaginais bien qu’il y avait des gens derrière les mots chez eux, mais je ne pensais pas qu’ils prenaient ça au sérieux !!!
    @ Mumu : faudrait quand même pas être fière d’avoir un QI négatif ! Quand on s’en rend compte c’est que rien n’est perdu. Accrochez-vous au petit bout que vous avez déjà (si si je vous assure, à première vue rien n’est perdu, ne vous dévalorisez pas) et courrez acheter de quoi muscler votre intellect. L’aventure est passionnante. Sinon vous finirez comme les autres, imbécile volontaire. C’est con.
    @ fabrizietto : c’est Larry David (la réponse est dans les commentaires du billet de juillet 2011 Introduction à l’introduction). Ne me demandez pas qui c’est en revanche…
    @ Christophe : oui, absolument, subventions + voici = nausée.

  33. Un journal qui effleurerait la perfection gagnerait de l’argent du fait de sa ligne éditorial parfaite c’est à dire qu’à la lecture des éditos tous les français sans exception s’écrieraient tous en cœur “mais c’est bien sur” , la rédaction parfaite serait composée uniquement de journalistes parfaits qui ne publieraient que des articles parfaits à même d’élever le lecteur au rang de Dieu, il ne recevrait aucune subvention et serait financé par son propriétaire qui serait une personne parfaite dont le nom serait Parfait et qui aurait gagné sa vie honnêtement mais elle ne serait ni patron ni riche et vivrait dans la pauvreté pour ne pas être corrompue et ne pas perdre de vu les desideratas du petit peuple tout en comprenant parfaitement les jets secteurs et la clique au pouvoir. Peut être aurait elle gagnée au loto et au vu de sa perfection philanthropique n’aurait pu qu’en conclure que cet argent ne pouvait servir que la cause commune. Ainsi le monde sera parfait et on l’appellera Paradis.

  34. Amen

  35. Tous ces bien pensants qui déversent a longueur de paragraphes leur prêche n’intéressent plus personne. Du coup ils ne vendent plus aucun journal.

    Jaloux ils s’attaquent à ceux qui, eux, vendent encore des journaux.

    Demain ils s’attaqueront aux lecteurs qui les ont quittés et demanderont une loi qui oblige à lire tous les jours le monde, libé ou le figaro.

  36. Assez d’accord sur l’uniformité actuelle de la presse d’infos, probable cause de son déclin (qui se cumule avec l’importance grandissante du net dans nos habitudes), mais alors, pourquoi subventionner la presse people qui, elle, semble marcher relativement bien ? (Ou alors, cette presse-là non plus ne vend pas autant qu’on le dit…) J’comprends pas très bien ce système. En gros, les subventions remplacent la pub, si je comprends bien, comme pour France Télé, ou le théâtre, le cinéma, etc., mais à mon avis, ce n’est pas une solution, vu que ça finit par être de la perfusion chronique obligatoire. Y’a un truc qui cloche, malgré tout, dans tout ça. On ne suit plus du tout l’idée de l’offre proportionnelle à la demande.
    Sérieusement, le nombre de revues qu’on n’achète pas est hallucinant, maintenant. Sport, histoire, déco, sciences, tous les secteurs spécialisés sont couverts par quatre ou cinq titres sinon plus (sais pas combien y’a de journaux tv, par exemple), on est dans une surabondance totale. Si tout est subventionné, c’est complètement artificiel – d’autant que le système de subvention génère aussi l’effet pervers de la non remise en question interne.
    Autrefois, un journal marchait et générait pub et lectorat ou se cassait la gueule, point. Ça n’a jamais empêché la pluralité, même si les gens lisaient plus de papier qu’aujourd’hui.

  37. Y’a pas 36 solutions, à mon avis. A l’heure actuelle, tout le monde coupe la poire en deux, d’un côté une version papier payante un peu fouillée, de l’autre une version web gratuite avec articles bâclés et pub que l’on bloque tous avec ABP ou autre. Et ça ne fonctionne pas, personne n’est satisfait.
    Je pense que les seuls à avoir trouvé la solution sont d’un côté “Le Canard Enchaîné” , qui reste sur une unique version papier payante, de l’autre “Médiapart”, qui demande un abonnement numérique pour être lu.
    La pub reste un problème côté numérique, puisqu’elle continue à fonctionner sur des modèles obsolètes (photos merdiques clignotantes, etc.). Comme c’est exaspérant, on coupe avec ABP ou autre pour l’éviter.
    Faudrait que les pubeux revoient donc leurs méthodes pour le web, en redonnant à l’art (et je pense au dessin aussi bien qu’à l’art numérique animé et à l’humour) une importance qu’il n’a plus : actuellement, toutes les photos sont interchangeables, les couleurs moches, et les messages idiots. Si chaque annonce était travaillée en vue d’amuser ou d’étonner l’internaute (un peu comme Google qui joue avec ses titres, par exemple), on changerait probablement d’attitude.

  38. Nous sommes à la croisée des chemins, à l’air des bouleversements, le schumpeterien frappe à la porte, la mutation est la loi. On le subventionne pour garantir son indépendance mais il est corrompu par l’Etat, alors il s’autofinance mais l’homme est corrompu par l’argent. Il est payant et indépendant mais réservé à certains clients, il est gratuit et universel mais corrompu par la pub. Il devrait être neutre et dire mes idées, il devrait être partisan et dire mes idées. Il devrait être sérieux et divertissant, prendre du recul immédiatement, à la porté de tous intelligemment, sans concession et attrayant, d’engagement et pas contrariant. Il devrait être immatériel et de qualité papier. Qui suis-je?

  39. Ribéry avec un livre et sans crayons de couleur ??? C’est de la science-fiction !!!

  40. Vince a été enrolé par le Père Noel?

  41. @ Nico Pedia : bof, ennuyeux votre canard. Ce qui est agréable, c’est de piocher à gauche à droite, sur tous les supports. En sachant qui est qui.

  42. C’est de bonne guerre! :)
    Sur le net les grands quotidiens d’information sont payants. Utiliser un agregateur d’info j’aime bien mais la plupart du temps on survole, d’autant plus que les journalistes AFP travaillent directement pour les sites, les médias d’infos c’est aussi de l’analyse, du débat, dans tous les thèmes politique, eco, culture, techno, science, social, géopolitique etc Et un journal c’est vivant, changeant, pour dire qui il est il faut le suivre à chaque instant, mais si vous n’en suivez aucun vous ne pouvez pas comprendre.

  43. @ Nico Pedia : pfff… je suis Le Monde (j’ai couru des villes à l’étranger pour le trouver même en vacances) et le Canard Enchainé depuis 25 ans. L’Equipe, j’ai arrêté, c’est devenu trop nul. Et dès qu’un autre me tombe sous la main, je le lis. Et puis sur le net, il suffit d’attendre 1 jour ou 2 et ça devient gratuit non ?

  44. Vous êtes ennuyeux http://littre.reverso.net/dictionnaire-francais/definition/ENNUYEUX

  45. la pluralité de la presse aujourd’hui c’est une division du 4ème pouvoir en plusieurs milliers de parutions selon une maxime bien connue: “divisons pour mieux règner”
    Je laisse les spéculateurs imagiber à qui profite le crime

  46. Vous savez si EDF a fini ramassé les morceaux de plutonium du train qui a déraillé ? Avec mon pote Dédé on a pensé à prendre le kangoo de Gégé (un autre pote) pour récupérer quelques morceaux qu’on emballerait avec du papier alu et qu’on vendrait aux terroristes d’Almanajedad, enfin le truc nucléaire islamiste qu’on voit à la télé, là.

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