Brel ? Un homophobe misogyne dangereux pour la société

 

Brel m’a toujours été un fidèle compagnon de chagrin.

Tant il est vrai qu’on n’écoute rarement Brel quand dans votre vie il ruisselle de soleil.

Il demeure une sorte de consolateur qui lorsque votre âme sourcille et tressaute dans des mers d’infortune vient vous rassurer que vous n’êtes pas le seul à en baver.

Qu’il sera toujours là pour attendrir votre peine.

Qu’il vous devine et vous comprend.

Qu’il ne vous abandonnera jamais.

Qu’il sait tout comme vous que la vie est une belle saloperie qui mérite malgré tout d’être consumée avec une avidité de tous les instants.

Or donc, l’autre jour, pour une raison déja oubliée -météo obtuse ou courrier en retard- je devais être précisément dans cet état-là.

Vaguement Maussade. Tristement triste. Pathétiquement mélancolique.

Pour échapper à cette angoisse qui me grignotait de l’intérieur et me rendait aussi alerte d’esprit qu’une chauve-souris cheminant sous un soleil d’été, je revisionnai le concert de Brel donné à l’Olympia en 1966.

Comme d’habitude je fus bouleversé par l’effarante générosité de cet homme.

Par son incroyable capacité à habiter ses chansons.

Par cette façon unique de se donner tout entier, sans jamais calculer, sans jamais s’économiser.

De se dépouiller sans jamais se départir d’une tendresse et d’une humilité quasi biblique.

Il était là, planté devant son micro, tout de noir vêtu, évoluant dans un simple cercle de lumière, suant de compassion, crachant devant un parterre de bourgeois assurément effarés son dégoût des gens qui économisent leurs vies au lieu de la brûler.

Puis vint le moment des bonbons 67.

Quand Brel, au sommet de son art, revisite sa confiserie datant de 1964 en la mettant au goût du jour.

Où son amoureux transi et couillon s’essayant à conquérir une damoiselle à coups de paquets de bonbons est devenu une sorte de grand dadais encore un peu plus crétin que Brel prend un malin plaisir à efféminer à outrance.

Et d’un coup, en le voyant interpréter ce personnage affrété et quelque peu inverti, sans m’empêcher de rire aux éclats tant il parvenait avec sa gestuelle à caricaturer avec délice son révolté aux idées courtes, je songeais que de nos jours, ça ne passerait plus.

Peut-être étais-je un peu trop intoxiqué par tout le charivari orchestré autour du mariage pour tous mais là soudain il m’est apparu que de toute évidence la chanson choquerait.

Qu’on n’hésiterait pas à crier au blasphème.

A l’homophobie grossière.

A la caricature de mauvais goût.

Et je me demandais si, au final, on ne considérerait pas Brel aujourd’hui comme un chanteur bêtement provocateur.

Si ces textes ne soulèveraient pas l’indignation.

Ne provoqueraient pas la colère des ligues de petite vertu.

Si sa tendre rancœur envers les femmes ne serait pas sévèrement jugée et réprimandée par la ligue des droits de l’homme.

Si ses attaques répétées envers les curés et le clergé ne déclencheraient pas des appels à la censure et au boycott.

Et des rappels à l’ordre venus tout droit du Vatican.

S’il ne serait pas trop entier dans ses agacements pour prétendre parader à la télévision sans que le CSA ne se fende d’un communiqué outré.

Et de me demander si cette hypothétique levée de boucliers constituerait un progrès ou une reculade.

Si effectivement, il ne serait pas rassurant que de nos jours on ne puisse plus se moquer, même gentiment, de gens qui se sentent menacés dans leur identité.

Qu’on prenne la peine de les protéger de la bêtise crasse venue de gens qui aiment tant se moquer de ceux qui empruntent des chemins de traverse pour tenter d’exister au grand jour.

Ou bien alors faudrait-il le déplorer en se disant que de se réfréner ainsi constituerait le début du renoncement.

Que cette forme d’auto-censure que désormais nous nous appliquons sans même nous en rendre compte ne serait qu’une manière honteuse d’abdiquer pour ne pas se compromettre.

Pour ne pas être soupçonné d’être une personne malfaisante.

Je me souviens qu’il y a deux ans dans un article paru dans libé et signé de ma plume, je parlais d’un endroit qui m’évoquait un salon où se croiseraient de vieilles lesbiennes anglaises.

Je m’étais aperçu le lendemain en lisant le journal que mon papier avait été revisité et que désormais mes anglaises n’étaient plus lesbiennes mais simplement frigides.

Et je crois me souvenir de ne pas m’en être offusqué outre-mesure.

 

A posteriori, c’est peut-être inquiétant, non ?

 

41 commentaires pour “Brel ? Un homophobe misogyne dangereux pour la société”

  1. L’homophobie, on la trouve chez les personnes de Libé qui ont changé “lesbiennes” par (“simplement” !) “frigides”.

  2. C’était mieux avant II.
    Lolita, ce chef d’œuvre absolu, ne passerait pas la barrière de la Poste aujourd’hui.
    Avez-vous lu Philippe Muray ? Il parlait très bien de tout ça.
    Ça y est, je suis accro aux commentaires… :-(

  3. C ‘est vrai à l’époque il n’y avait que l’ORTF ,trois radios sur la bande FM et les radios périphériques,des centaines d’annonces d’emploies sur France Soir non pourvues ,e.t.c. Je suis peut être un ancien combattant ou un vieux con en disant cela!

  4. C’est vrai que “lesbiennes anglaises” est très offensant pour le néo con (*) avatar de lecteur de Libé. Heureusement que Big Brother est passé derrière vous mettre un coup de gomme Novlangue là dessus et vous éviter de vous faire empapaouter par une quelconque ligue de vertu.
    (*) Néo con : néo conformiste, bien sûr. On trouve aussi des néo connes, en vertu du pluralisme (Egalité !)

  5. A vrai dire ça semble plus logique aussi que de vieilles anglaises frigides soient lugubre, les lesbiennes ont davantage de raisons d’être joyeuses ….
    Il ne faut pas voir la censure partout non plus !

  6. Plus proche de nous, on pourrait dire la même chose de Coluche. Imaginez qu’un humoriste d’aujourd’hui sorte une tirade du genre : “Violer, c’est quand on veut pas. Moi, je voulais, moi.”, puis les réactions des féministes…

    De nos jours, le politiquement correct fait des ravages, et il est ancré si profondément que l’on cherche instinctivement à ne pas heurter ces personnes “bien pensantes” qui ne tolèrent pas qu’on puisse ne pas être d’accord avec elles. Il suffit d’une phrase de travers sortie de son contexte pour être mis au pilori…

  7. brel – depressif surevalué par rapport a un adamo-

    ne merite pas cette vision petit coté de la lorgnette (comme d’hab’)

    pour, une fois de plus, justifier la médiocrité

    d’un ex, actuel ou futur pisse copie de libé ou de ses lecteurs

    au fait, il en reste ?

  8. Je me faisais exactement la même réflexion en écoutant Brassens, il y a qq jours, les flics, la politique, le cul… je ne me souviens plus du titre mais il y avait un gros mot : concupiscence :))))

  9. Brel est mort ou quoi ?

  10. C’est vrai que le mariage est une institution bourgeoise et que l’amour libre est révolutionnaire un paradoxe bien réel .
    Suis-je conformiste?

  11. Brel ne passait pas si facilement que ça à son époque, non plus. On lui avait conseillé même d’excellents trains pour rentrer en Belgique. L’Eglise dénonçait ses chansons, les Flamingants aussi. Il s’en fouttait, il avait du talent et remplissait les salles. On ne peut pas faire taire le talent. Il n’y a plus grand monde de révolté aujourd’hui. Lui, il s’appelait Jacques Brel.

  12. J’aime notre grand Jacques et ces chansons sont, pour moi, des oeuvres et je les écoutes toujours avec bonheur; Hélas, aujourd’hui plus personne n’ose donner un avis, dire ce qu’il pense, écrire une opinion; nous devons tous nous taire; accepter tout ; nous n’avons pus aucun droit; même choisir une école on ne le peut plus; choisir un instituteur pour son enfant, on ne peut plus , je trouve cela terriblement grave !!! Brel s’est exprimé à sa façon, il état libre et ceux qui le voulaient lui répondaient ou lui demandaient de réparer en écrivant une chanson plus positive, plus gentille …

  13. Dans l’excellent film de J.L Godart,La Chinoise sorti en 1967 certains dialogues seraient jugés homophobes maintenant .Un film à voir absolument, malheureusement disponible uniquement sur des sites marchands US.

  14. l’audace, ça ne consiste pas à abonder dans le sens de la majorité.. à l’époque, jouer “la cage aux folles” n’avait rien d’audacieux ni de polémique.( ça faisait rire la France entière)..
    à l’époque, Aznavour avec “comme ils disent” s’était montré bien plus courageux, heurtant de plein fouet tous les beaufs homophobes ( et misogynes aussi) ouvertement assumés et ultra majoritaires,
    pour autant, je ne placerais personnellement pas Brel parmi ces beaufs, car Brel ne singeait absolument pas un homo dans son spectacle,, mais un “nigaud” (une sorte de “puceau” attardé et maladroit).;
    en dehors de ça, je ne vois pas dans sa discographie ce qui permettrait de le placer parmi les “audacieux” ou les provocateurs (il s’en prend parfois à “la bourgeoisie”, dans laquelle personne ne se reconnait),( comme claude chabrol au cinéma).
    pour trouver un “audacieux”, il vaut mieux chercher du côté de georges Brassens, souvent subtilement à contre -courant qui n’hésita pas en pleine période de jeunesse révolutionnaire à chanter “mourir pour ses idées, d’accord!”….mais de mort lente……
    .ça c’était de la provoc!

  15. C’est vrai la cage aux folles est un film réactionnaire et une journée particulière un film admirable comme Mort à Venise ou Les damnés.

  16. le vrai cinema qui a des baloches : Affreux, sales et méchants, un film culte ou tout est dit.
    Y’a plus personne pour balancer comme Desproges dans les juifs, soit ils ne sont plus écoutés soit ils n’existent plus.
    Aujourd’hui c’est le règne de la pensée molle et de la peur qui est largement relayé par les medias complices.
    Un pour tous, tous pourris. Suffit de regarder comment ces pauvres gens venus manifester contre le mariage gay se font matraquer par la repression policière.

  17. Brel je m’en tape un peu, je n’étais pas née. Vous me faites rigoler à vous offusquer du fait que la parole ne serait plus libre. N’importe quoi. On peut rire, moquer, dénoncer tout mais encore faut il le faire avec du talent et je ne vois pas le problème au fait qu’on puisse y répondre. Toujours la même rengaine, rien de nouveau. Faudrait il censurer le droit de réponse? À t’on toujours le droit de ne pas être d’accord? Le premier qui me blablate sur la censure de la bien pensance va se faire enculer. Tient d’ailleurs on ne devrait plus dire “va te faire éculer” non pas par souci d’auto censure mais parce que cette insulte n’a plus de sens à part à encore penser en 2013 que enculer c’est mal et pervers, c’est tout simplement du au fait que tout le monde s’encule. Y’a que des vieux cons moisis pour le regretter. Quant à cette histoire de vieille lesbienne si vous acceptez de vous faire censurer c’est sans doute à cause de votre côté mauviette. Ça c’est pour la mélancolie du dimanche http://youtu.be/OodM8jphvNE pour tous les nazis qui défilent dans Paris. Les nazis c’est chouette.

  18. @nicopedia : “les nazis défilent dans les rues” tu vois tu stigmatises, de suite des nazis. Y’a des royalistes aussi, et des cathos intégristes aussi. Moi ce que j’aime dans ces manif, c’est les poussettes devant comme buldozer, j’adore! Y’a plus de monde au manif anti-gay qu’au défilé du 1er mai, va comprendre!
    Et Dieudonné, il est marrant et talentueux et pourtant censuré.
    Une société qui accepte la contradiction et la satyre est en bonne santé. Si y’a plus qu’une seule parole, c’est la où commence les emmerdes.

  19. Et Helmut Fritz c’est plutôt pas mal, non ? genre subversif, quoi.

  20. c’est juste une question de contexte…certaines choses étaient codifiées culturellement avant…l homophobie n’existait pas puisqu’interdite et que le terme n’existait pas

    l’art negre n’est pas un terme raciste car situé dans son époque on peu l’usité en revanche traiter aujourd’hui quelqu’un de negre c’est raciste

    etait-ce mieux avant? non je ne crois pas du tout. la liberté de paroles était juste différente et la grande majorité pouvait se gausser sans ressentir la moindre culpabilité.. certains termes sont devenus tabous ou certaines reflexions se voulant humoristiques grincantes par justement des acquis sociaux!

    .brel est drole car sa chanson est dans un contexte qui nous fait oublier l’actualité lourde pour laisser juste une sorte d’humour enfantin et il est éalement sauvé par son autodérision, c’est ce qui le rend grand et héroique en plus effectivement de son côté habité indémodable

  21. Encore une fois mal vu, mais c’est une habitude chez sagalovice. L’outrance sera toujours acceptée tant qu’elle est dite avec talent. Aujourd’hui l’outrance n’est que haine sans talent. C’est toute la différence entre Brel et Sagalovice.

  22. Au fait, le film avec De Funès, Rabbi Jacob, il franchirait encore les grilles de la bienséance, de nos jours ? n’est il pas en quelque sorte “stigmatisant” pour les juifs ? j’avoue que je n’en sais rien, et que je m’en souviens à peine, mais n’est il pas un peu caricatural, donc stigmatisant pour un bien pensant ?

  23. Et le fils Bedos? Ça aussi c’est marrant https://docs.google.com/file/d/0B0MNF6MHdLy3MExPZDRrU09FTVU/preview?pli=1
    http://www.facebook.com/HaraKiriJournalBeteEtMechant?id=307624959321233&refsrc=http%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2FHaraKiriJournalBeteEtMechant&_rdr

  24. Bonjour,

    Votre attaque contre Jacques Brel m’en rappelle d’autre, contre des Belges également (comme moi). Ainsi Hergé, dont on accuse désormais les Tintin de tous les maux (le racisme, qui a remplacé l’accusation en blasphème pour justifier toutes les censures). Il y a aussi Morris et Lucky Lucke (les lois anti-tabac sont passées par là).

    Comment en arrive-t-on là ? On peut prendre d’autres exemples, sur des débats en cours.

    La théorie du genre de Judith Butler : lorsqu’elle aura triomphé, il faudra en tirer les conséquences, et ainsi rejeter 2.500 ans de poésie lyrique (rien n’échappe à l’accusation en patriarcat et en essentialisme).

    On songe aussi à tout le débat sur la deep ecology et les prétendus droits des animaux en rupture avec la tradition humaniste (qui pourrait aller jusqu’à nous interdire de manger de la viande, faire des expériences scientifiques, refuser de se soigner car de quel droit serait-on supérieur à un microbe… – Peter Singer va très loin).

    On pourrait sourire, n’y voir que les théories de minorités ridicules et délirantes. Sauf qu’elles font florès dans les universités, sont reprises par tous les gauchismes militants puis s’étendent aux élites via les médias (ceux qui prescrivent ce qui est cool et ce qui est ringard). Et ainsi, en quelques années, en dépit de l’hostilité d’ une population ébahie qui n’a pas encore compris ce qui lui arrivait , on trouvera barbare d’acheter de la viande d’animaux dans des barquettes sous cellophane au magasin (Aymeric Caron est persuadé qu’on y arrivera). Regardez comment le mariage gay s’est imposé en moins de 15 ans (à l’époque du Pacs, personne n’en parlait, au contraire, et ceux qui disent auj. ce que disaient Bill Clinton ou Jospin il y a juste 10 ans sont traités d’homophobes). Les idées font leur chemin. Moi j’aime les jeux vidéo, hé bien, récemment certaines filles sont venues avec leur théorie du genre pour déconstruire la culture geek (et tout jeter à la poubelle, comme d’habitude, même les trucs les plus anodins comme Mario), j’ai vu le processus, au départ l’immense majorité des joueurs rigole, la prend pour une extraterrestre, mais rapidement les élites, les journalistes leur donnent du crédit, et petit à petit on accuse les joueurs de mal penser, et je vois le processus.

    Et dans un deuxième temps, les martiens, hé ben, c’est nous. :) On nous traite de réactionnaire, comme si on n’avait pas d’argument, comme si on délirait, comme si on sortait des arguments nouveaux. Sur le mariage gay, Isabelle Carré disait samedi chez Ruquier qu’elle ne comprenait “même pas qu’il y a débat en fait”. Pour un peu, on nous ferait enfermer, on nous mettrait sur une île à l’écart comme les Anciens dans le Meilleur des mondes d’Huxley (au 20e siècle, ça s’appelait le goulag et les laogaï, les camps de rééducation). Alors que ceux qui viennent avec des arguments nouveaux, c’est la théorie du genre, ou la deep ecology, c’est eux qui veulent un “changement civilisationnel” (Taubira), c’est eux les révolutionnaires.

    p.s.: Bernard, pour Rabbi Jacob, le film fut jugé anti-palestinien, il y a même eu une prise d’otage : http://www.dailymotion.com/video/xzb3g5_scandale-un-avion-detourne-a-cause-de-la-sortie-de-rabbi-jacob_tv#.UaLRAkBM-So

  25. @ Anne laure: ah non ! Je ne m’en prends pas à Monsieur Brel. C’est tout le contraire. Quand à Hergé oui il était vaguement raciste et antisémite il me semble. Si je me souviens de la bio d’Assouline.

  26. Bonjour,
    Brel était un artiste
    un poète
    un chanteur
    Cela suffit à essayer de le comprendre
    dans l’époque où il vivait
    que l’on siuve ses propos ou pas d’ailleurs
    un grand perclus de la vie tout court

    La culture poétique dans la chanson est égale à la culture poétique de tant et tant
    NULLE

  27. Le seul bon com, c’ est celui qui dit que Brel est surévalué par rapport à Adamo. Ca au moins c’ est original. De même, Beethoven est très surestimé par rapport à André Rieu.
    Sur le reste, ok mais on ne touche pas à Hergé !!

  28. “Echenoz ne juge pas, il décortique la réalité.” écriviez vous. http://lgbti.un-e.org/spip.php?article95 il y en a d’autres http://www.slate.fr/story/65401/revelations-madeleine-malraux

    J’ai un ami homo, la trentaine, steward. Ses parents sont d’origine Italienne, il a été tripoté au catéchisme, a fait beaucoup la fête, a pris beaucoup de drogue, a beaucoup baisé (souvent à plusieurs) et cherche maintenant à se caser. Il est misogyne, individualiste et de droite. Son problème c’est que ses rapports avec d’autres hommes se passent via internet et que désormais il cherche l’amour or ce n’est pas ce qu’il trouve. Il s’est remis avec sa copine d’enfance, la seule qui le fasse bander, peut être aussi pour avoir des enfants. C’est un homo parmi tant d’autres, chacun a ses difficultés, il est critiquable, moquable ou ce que vous voulez comme n’importe qu’elle autre personne, comme vous et moi, comme ceux qui se cherchent une identités et ce même si il a eu beaucoup de difficultés (il n’a pas eu que cela) dans la vie sauf que les satyres de 2013 ne sont pas les mêmes que celle de 1974.

    D’autre part je suis ravi que La Vie D’Adèle ait eu la Palme (même si je ne l’ai pas vu) mais j’ai été intermittent, je faisait 35h en 2 jours, 100h par semaine, j’attends toujours un article sur Slate http://www.lemonde.fr/festival-de-cannes/article/2013/05/24/des-techniciens-racontent-le-tournage-de-la-vie-d-adele_3417150_766360.html

  29. Comment s’étonner de la décadence du monde moderne quand on voit que même les roux ont le droit de prendre le métro exactement comme les gens normaux ?

  30. @ Vince : entièrement d’accord avec vous sur les roux. Vous verrez que les roux exigeront bientôt de pouvoir voyager en 1ere classe dans les trains, et puis après il exigeront aussi le droit de se marier, bien évidemment avec ce passe partout idéologique d’une aussi fumeuse qu’irréfragable “égalité”… tsss. Les roux, mon Dieu.

    @ Anne laure : Non, je ne me souviens pas de cette histoire. En fait, je ne me souviens pas d’avoir vu ce film, juste des extraits dans une émission de Pierre Tchernia. Il est sorti la même année que le Retour des Morts Vivants, je crois, et Le Pensionnat des Jeunes Filles Perverses, des choses qui devaient plus naturellement rassasier ma soif de connaissances à l’époque (Surtout Le Pensionnat…)

  31. @ Laurent, et ce billet sur les motards ? Vous savez qu’il y a des motardes, maintenant ?

  32. No pasaran. J’ai toujours trouvé à Brel une lourdeur flamande qui n’est jamais passée chez moi. Pourtant, j’ai comme tout le monde admiré son réel talent. Mais il y en avait un peu trop. Les frites belges sont toujours trop grasses. Trop larmoyant : ne me quitte pas véritablement brayasse, la musique et quelques paroles étant heureusement au-delà de la voix. Trop méchant. Plus âne que Don Quichotte. Afin « tellement tout ça » comme le remarquait son cousin François.

    Pourtant je reconnais volontiers avec l’auteur de l’article que le monde est moins beau, moins émouvant, moins intelligent sans Brel qu’avec lui. Et ce n’est pas parce qu’il m’a souvent agacé qu’il n’avait pas infiniment plus de talent que je n’en aurait jamais. A-t-on besoin du talent pour vivre ? C’est une bien lourde question. Apollon répondrait assurément : —« Non. Contentez-vous de m’admirer, de faire mon culte. Car l’art a surtout besoin d’admirateurs. Moi je me charge d’écorcher Marsyas. »

    Et Marsyas –Brel est allé se faire écorcher dans une île du Pacifique. Apollon ne m’en vaudra certainement pas, si je me contente d’ôter respectueusement mon chapeau devant sa sépulture.

  33. @ Vince et Bernard : http://www.youtube.com/watch?v=IeMvUlxXyz8
    Voilà, ce qui se fait de plus radical contre les roux…enfin, je crois.

  34. @Mr Sagalo, vous savez qu’il y a des motardes de Dijon, si si

  35. homophobe et misogyne? je ne sais pas pour Brel mais aujourd’hui il y a sexion d’assaut sur le créneau. et au moins avec eux c’est clair on sait qu’ils ne simulent pas

  36. Trouvé en commentaire d’un article à propos des nouveaux mots du dico le vrai l’officiel :
    “« Low-cost » , c’est une bonne chose, vu qu’il n’existe pas de terme français pour dire « à bas-prix ».”
    Nan mais allo, quoi.

  37. “au fait, le film avec De Funès, Rabbi Jacob, il franchirait encore les grilles de la bienséance, de nos jours ? n’est il pas en quelque sorte “stigmatisant” pour les juifs ? j’avoue que je n’en sais rien, et que je m’en souviens à peine, mais n’est il pas un peu caricatural, donc stigmatisant pour un bien pensant ?^

    perso je pense pas déjà c’est oury qui l’a fait qui est juif donc il y aurait une dose d’autodérision, de toute façon c’est un comique de caractere, donc outrancier, cf moliere avec le misanthrope, l’avare, le malade imaginaire…là on a un personnage bete et méchant au départ peu sympathique monsieur pivert je crois…raciste, également et à travers une galerie de caricature il découvre la tolérance…on se moque surtout de lui, de la même manière que dans la cage aux folles les personnages sympathiques même si on se moque est le couple gay et le gros con le beau père réac…
    je pense qu’aujourd’hui l’équivalent dois etre bievenue chez les ch’tis…je pense qu’il y a pire comme film iconoclaste

    en tout cas ai adoré danser et chanter lors de la gay pride avec les gay juifs qui avaient mis justement la musique de rabbi jacob pour défiler…ai pas eu le sentiment d’être offensante se faisant ni pour les juifs ni pour les gay étant une goy hétéro

  38. mais comment ca des gays juifs ??? Mais ca n’existe pas enfin!!!!!:)

  39. C’est peut-être un peu moins médiatisé, mais c’est encore assez présent dans la chanson francophone (oui pas française sinon le lobby belge va me tomber dessus!), faudrait jeter un coup d’oeil au Cirque des Mirages (La Jambe par exemple, ou La Véritable histoire de la vie de Jésus).

    C’est peut-être juste moins médiatisé.

  40. Au moins à l’époque on disait ce qu’on pensait, sans tenir compte de la “pensée unique”. ça avait l’avantage de connaitre l’état de l’avis de l’ensemble de la population. On savait ce que le peuple pensait réellement plutôt que ce qu’on aurait voulu qu’il croit histoire d’éviter, à tout prix, les conflits….

  41. Addendum : Je ne suis pas homophobe, étant strictement hétérosexuel je me contrefous des homos, à la limite je les adore, ils réduisent la concurrence. De plus histoire me faire mousser, j’ai vécu en colocation 7 ans avec plusieurs homosexuels (3 : 2 mecs et une fille qui se sont refilés la place), si j’étais homophobe il faut croire qu”en plus je suis maso…

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