Mais bon sang à quoi ça sert Twitter ?

 

Je comprends de moins en moins mon époque. C’est peut-être malheureux à dire mais c’est la vérité. Plus je vieillis et plus le monde alentour m’apparaît comme de plus en plus en confus, de plus en plus obscur, de plus en plus complexe à déchiffrer.

J’avais pensé que ce serait le contraire, que l’âge venant, l’intellect se développant, la pensée s’affinant, je serais plus à même d’appréhender le monde qui m’entoure.

La réalité est toute autre.

Ainsi, à titre exemple, si j’ai déjà beaucoup de difficultés à cerner le réel intérêt de Facebook, cette incompréhension n’est rien comparée à celle que j’éprouve vis-à-vis de Twitter.

Certes, j’entends bien que grâce à l’apport de cette nouvelle technologie, on puisse accéder encore plus rapidement et d’une manière plus pertinente à des flux d’informations encore plus conséquents.

Je saisis peu ou prou que son fonctionnement permet aux internautes de communiquer des liens qu’ils jugent utiles de s’échanger afin de parfaire leur connaissance de l’actualité.

Je n’en vois pas nécessairement l’utilité mais au moins je comprends sa finalité.

Là où je reste aussi ahuri qu’un poulet de Bresse regardant passer un train corail, c’est devant cette manie que possèdent les utilisateurs de ce nouveau médium de publier à n’importe quel moment de la journée des ersatzs de pensée qui apparaissent comme autant d’éjaculations verbales dépourvues de toute substance.

J’en veux pour preuve la disparition de Daniel Darc qui même s’il  cultivait un côté catho scarificateur et auto-destructeur quelque peu étranger au chaos de mon propre monde intérieur n’en restait pas moins un chanteur intrigant et attachant.

Ce qui m’a réellement stupéfié, ce fut de voir à peine l’annonce de sa disparition révélée l’avalanche de tweets rédigés à la va-vite par des personnalités appartenant de près ou de loin au monde de la culture.

Ici une midinette de la chansonnette écrivait qu’elle espérait qu’il allait enfin trouver la paix, là une actrice de seconde zone confiait sa peine infinie d’avoir perdu un grand frère, plus loin un apprenti musicien se contentait juste d’un très sobre et très classieux R.I.P, expression branchée d’une crétinerie infinie signifiant que le trépassé peut désormais reposer en paix. Juste au cas où il songerait à danser le jerk dans le confort de son cercueil capitonné.

J’entends bien qu’on puisse être peiné par la disparition d’un chanteur, surtout si on se sentait proche de son univers, familier de ses disques, amoureux de ses chansons, mais quel besoin d’aller s’épancher sur son clavier pour rédiger un message d’une confondante banalité ?

A quoi rime ce petit jeu de virtuelles condoléances et de graffitis évanescents ?

Que recherche-t-on lorsqu’on confie ainsi sa tristesse à un réseau social qui va répercuter à l’infini les sanglots longs de votre mélancolie inconsolable ?

Qu’a-t-on besoin de déclamer à la terre entière que cette disparation nous affecte ?

Serait-ce là une tentative de partager sa douleur avec d’autres afin de sentir un peu moins seul ?  Sommes-nous donc dans un monde désormais si déshumanisé, si désincarné et si abstrait que la proximité des êtres réels ne suffit plus à attendrir ce genre de chagrin ?

Ou bien alors sommes-nous devenus tellement égocentriques, tellement avides de reconnaissance, tellement soucieux de faire savoir que l’on existe bel et bien, qu’on ressent comme un besoin irrépressible d’avertir le monde de l’existence du moindre de nos affects ?

Nos vies sont-elles devenues si insipides, si étriquées, si dénuées de sens que l’on ne peut plus supporter l’idée que personne ne puisse être au courant de nos tourments, joies et autres vertiges ?

A-t-on tellement peur de se retrouver seul avec soi-même, seul vis-à-vis de ses propres démons, seul dans sa pauvre solitude, qu’il faut là, tout de suite, dans l’instant, s’épancher sur Twitter afin que les autres, tous les autres puissent fraterniser avec vous jusqu’à que ce sentiment intolérable d’isolement disparaisse ?

Ou alors n’est-ce là qu’un effet de mode qui annihilant notre capacité de réflexion nous amène à agir comme des automates aveugles, respectant à la lettre un principe dont ne sait déjà plus à quoi il peut bien s’appliquer ?

 

Pour tout avis sur la question prière de me répondre à croisillon (elle est où cette putain de touche sur le clavier ?) vieuxconsurledéclin

 

58 commentaires pour “Mais bon sang à quoi ça sert Twitter ?”

  1. Ils twittent…nous on twistait, il suffit d’une lettre pour perdre pied…

  2. c’est assez intéressant mais y a-t-il eu des études sur le sujet ?

  3. Chacun se fout de ce que les autres twittent mais chacun à la certitude d’être lu par les autres

  4. Facebook et Twitter sont la manifestation d’un important changement de société, voire même d’une révolution, et je pèse mes mots ! Nous assistons au renversement de proposition d’un vieux proverbe qu’affectionnait mon grand-père : “au 21ème siècle, mieux vaut aller mal accompagné que rester seul !”
    Probable que ça tient justement au fait qu’on n’a plus nulle part où aller, que notre conception de la liberté n’est qu’un piège à cons, une lampe allumée dans la nuit pour les papillons imbéciles que nous sommes.

    Mais honnêtement, si je pouvais trouver ne serait-ce qu’une seconde de réconfort en pokant ou en twittant je le ferais sans hésiter. Comme je sais bien que ce ne sera jamais le cas, j’écris. J’imagine que pour des centaines de millions d’humains la potion miracle du docteur Réseau Social fait au moins office de placébo.

    A la revoyure

    Corto

  5. Moi c’est les idiomes asiatiques qui me rendent fous. A quoi ça sert ? Sérieusement, personne n’y comprend rien à part eux!
    Tiens je vais le tweeter…

  6. mais quelle question

    reponse: à regarder son nombril

    et les idiots ne s’perçoivent pas qu’il est crasseux ce nombril.

    du lourd pour les vieux, attention, très lourd :

    http://fdpdelamode.tumblr.com/archive

  7. Daniel Darc mérite mieux que les condoléances empressées et fadasses sur Twitter ! Faut réécouter ses disques ( en commençant par Nijinsky et Amours suprêmes ) puis regarder ce concert où il se livre à nu une fois de plus http://www.grandcrew.com/en/videos/daniel-darc-cabaret-sauvage-jazz-villette ! On peut aussi laisser un message sur le livre d’or de ce site http://danieldarc.com/?page=livredor Quant au site officiel, à 12h ce jour, ils étaient pas au courant de sa mort … c’est dire !

  8. *voix d’adolescente qui lève les yeux au ciel*

    “Mais tu peux pas compreeendre ! T’est juste pas faicheunne !”

    On se lol ?

  9. AH enfin! Merci pour cet article Laurent. Un resume parfait de ce que je pense de twitter.

  10. Merci Georgia! Maintenant il ne vous reste plus qu’à acheter mon roman:)http://www.facebook.com/pages/Un-juif-en-cavale-Laurent-Sagalovitsch/373236056096087?skip_nax_wizard=true

  11. Laurent : Excellent le poulet de bresse qui regarde passer un train corail. Mettez le dans un bouquin avant que je ne le fasse.

    Bon, quand on a pilonné le marché avec facebook et slate pour faire la promo de son bouquin, avouez que vous êtes fort marri de vous rendre compte un peu tard que votre impresario a oublié de vous créer une page touitaire… :-)

  12. Pour vous rassure mon petit Bernard sachez que ma page facebook ou que mes pitoyables exercices d’auto promo n’a eu aucune influence sur les ventes qui jusqu’à présent avoisinent le néant ou son cousin germain! Donc pas de panique, vous pouvez dormir tranquille!

  13. #vieux…surledéclin
    Twitter, à l’origine, c’est la possibilité d’écrire n’importe quoi n’importe comment à n’importe quel moment. Ainsi a-t-il été voulu par ses créateurs. Léger, drôle, pas prise de tête.
    Par la suite, les gens ont commencé à partager de plus en plus d’évènements et les journalistes ont utilisé cette source de façon sérieuse.
    Désormais, la twittosphère, c’est 90% de journalistes; normalement, en tant qu’être humain normalement normé, vous ne devriez rien y comprendre.

    PS: touche “alt” puis touche “3”.

  14. A quoi ça sert ton texte ? Pourquoi tu livres ta pensée ?
    Pourquoi vas tu sur twitter et FB ?
    Ta chronique pisse vinaigre, aigre douce, pleine de poncifs, aussi culculs que les tweets que tu dénonces.

  15. on se connait ?

  16. Laurent, pas terrible la page wiki de twitter, vous devriez la réécrire façon punaise de lit

  17. Les gens qui savent écrire ils n’utilisent pas “conséquent” pour dire “important”. C’est un barbarisme pour faire genre je connais pleins de mots, mais ca ne se dit pas.

    Tout a parce qu’un pauvre journaliste inculte s’est mis à l’utiliser un jour, tout le monde a suivi comme des moutons idiots.

  18. à Jourdan
    ki écri les fdpdelamode?

  19. tout pour moi et tout de suite, ou tout pour nous, je ne sais point, ou une toute autre méthode pour se rassurer, affirmer son sens de la cohésion sociale, exister comme goutte parmi l’océan.

  20. Comment faut-il faire pour recevoir des Tweets? Etre abonné à quelque chose? Je n’en reçois pas. En tout cas merci Laurent, vous m’avez convaincu de garder encore mon Nokia nouvelle génération de 1999, lequel semble rétif aux tweets.

  21. Oui je suis d’accord, les gens ont peur de la solitude. Dommage, elle nourrit parfois beaucoup plus que cette -fausse- impression de compagnie si futile…

  22. I like.

  23. Daniel Darc n’était pas catho mais protestant.

  24. Mais normalement, c’est à la famille du disparu qu’on envoie un mot, pas au trépassé (…ce qui prouve bien que les gens twittent pour eux-mêmes).
    Ah, Laurent, vous n’êtes pas dépassé, ne vous inquiétez pas. Vous, au moins, vous regardez autour de vous. (Même si c’est pour dire “berk !” après.)

  25. tu peux t’adresser au défunt lors d’une éloge funèbre, cela ne dénote pas
    mais s’interroger sur l’utilité d’un instrument massivement employé, alors que quand bien même celui ci trépasse dans un proche avenir, sa fonction (“sociale” oserai je ?) sera de toute manière immédiatement reprise par un rejeton émanant de la même marmite, me laisse à penser que twitter sert à quelque chose d’autre que “berk”
    comme dirait l’autre : c’est beau, mais c’est pas faux que ça fait de la merde en fin de compte.

  26. @ Sophie : Mais c’est très vrai ce que tu dis. Et personne n’y fait attention. Bon, cela renvoie à l’autre Post de Laurent, sur ce que nous devenons sur le Net après la mort. En fait, on ne meurt pas vraiment, et comme tu le dis, on continue à s’adresser à toi. Ca pourrait faire un sujet de nouvelle, ou de roman, ça. Un gars qui n’arrive pas à trouver enfin le repos éternel, parce que son double virtuel reste sollicité sur le net. Ce ne sont plus les morts qui nous hantent, mais les vivants qui hantent les morts, quelque chose dans ce goût là.

  27. @ Bernard : Ah pas mal ! :)
    Sinon, le fait que ces gens s’adressent au mort indique surtout qu’ils se vantent simplement de l’avoir connu, j’pense. Style “ah bon sang, chus teeeeeeeeeeeellement triste, moi qui étais un(e) intime de Trucmuche”. (Ce qui est absolument ridicule.)

  28. Ce qui est vraiment fou, c’est la fonction du tweet quand il passe à la TV. Le tweet en lui-même pas de quoi s’extasier, c’est horrib’ mais les causes de sont facilement identifiables : une société libertaire, repliée sur l’individu et sa petite impression de bonheur consumériste et exib’… Point. Mais à la télévision, quel est le but ? Ça, ça me rend folle. L’utilisation publique du tweet.

  29. Ce qui est surtout dommage c’est que ces braves poulets de Bresse ne voient même plus passer de trains Corail. L’appellation a disparu. Pour le train bien sûr, pas pour le poulet. Regardons plutôt passer le TGV.

  30. tout fout le camp moi je vous dis!

  31. @ La passeatort : Oui, pour l’éloge, éventuellement. M’enfin 25 mots et demi (dont quelques “moi je” du twitteur) pour une vie entière, ça fait short, quand même. C’est tout sauf respectueux, finalement.

  32. “Là où je reste aussi ahuri qu’un poulet de Bresse regardant passer un train corail, c’est devant cette manie que possèdent les utilisateurs de ce nouveau médium de publier à n’importe quel moment de la journée des ersatzs de pensée qui apparaissent comme autant d’éjaculations verbales dépourvues de toute substance.”

    Et c’est un maitre en la matière qui le dit…

  33. c’est qui le cousin germain de Néant ?

  34. De la différence entre la force centrifuge et de la force centripète. Twitter est une force centrifuge et Daniel Darc ici, l’élément centripète.

  35. Cher “vieuxconsurledéclin”,
    On devrait laisser aux enfants le choix de se baptiser tellement semblent ils mieux inspirés que leurs parents…

    Je crois que tout est dit dans ton “aka” et ce temps qui a passé ne t’aura pas épargné comme il a bien amoché en son temps mes grands parents et maintenant mes parents.

    Tu es devenu vieux le jour ou tu as cessé de comprendre ton époque et tu veux etre cool en écrivant ton article un peu bileux pas tres original.

    Le pire cher vieuxconsurledéclin c’est ton manque de couille dans ton sujet et surtout parceque tu écris dans les inroks un peu la pravda de la grande familles des “vieuxconsurledéclin”.

    Tu illustres bien dans ton propos le mal qui ronge ta corporation que tu appelles “journalistes” t’es mort de trouille car avant il n’y avait que toi et tes “collègues” qui causaient dans le poste ou qui noicissaient du papier. Maintenant t’es au milieu d’une grande cacophonie ou tu te sens un peu perdu… mais cette cacophonie c’est la liberté, de la créativité et oui peut etre bcp de merdouille.

    Ton “papa” avait peur du rock n’roll et voyait dans le téléphone ce que tu vois dans le web moderne… C’est le temps qui passe vieux !

    à la différence de ton copain/collègue moi je t’embrasse et te souhaite une bonne journée

  36. Bah, brave Laurent, twitter n’est rien de plus qu”un blog sur 140 signes.

  37. Eh bien oui !

    Haut et fort je vous l’écris (hein?) Laurent (sur internet on se tutoie même sans se connaître) : si votre fan club doit un jour (c’est peut-être déjà le cas aujourd’hui…) fondre et se résumer à dix (10) unités, je serai fier de faire partie des heureux élus.

    Car oui Monsieur (sur internet on sait aussi se montrer poli) Laurent, j’avoue que vous me faites sourire souvent (même si ne devez pas toujours le faire exprès), et rire parfois (même si c’est pour me moquer de vos mésaventures).

    Dès lors, je vous invite à reconsidérer votre scénario pervers visant à emmener Simon dans le Royaume d’Hadès.

    Si vous tenez à l’histoire d’amour (vous voyez de quoi je parle ?) qui vous unit au dernier bastion de vos plus fidèles lecteurs, laissez parler votre coeur (mais en avez-vous vraiment un ?) ou apprenez à faire ce qu’on vous ordonne (il est après tout encore temps de vous bonifier).

    Comme je sais que vous avez beaucoup à faire, j’arrête là d’implorer vos bonnes grâces.

    Je vous dis donc à vous et à Simon : à bientôt (pourquoi pas à Bruxelles hum ?)

    P.S. : je suis bien conscient que mes propos n’ont rien à voir avec votre sujet sur Twitter. Mais je tenais à les vous les exprimer. Merci de m’en avoir donné l’occasion bien involontairement!

  38. Bon et bien puisque tout le monde s’accorde à répondre “oui, c’est vrai” au sujet de ton article, moi, Amandine, 24 ans, vais pouvoir essayer de t’expliquer ce besoin inexplicable d’ échanger sur des avis, des sentiments ou des opinions,
    D’abord, inutile de parler de ces personnes là de manière négative ou rabaissant. Si certaines expressions ne te semblent pas très intelligentes, il faut se dire que c’est juste une formalité, un moyen de s’exprimer, une abréviation: cela touche la forme et non le fond.
    Les personnes que tu décris ne sont pas forcement bêtes, ans les gens qui twittent ce genre de chose sont des personnes comme tout le monde, intelligentes, regardantes des faits d’actualité, …. il faudrait que les gens qui ne comprennent pas notre manière de vivre arrêtent de nous traiter comme des imbéciles ou des incultes. Ce n’est pas parce que nous ne comprenons pas, que l’incompris est absurde.
    Nous n’avons qu’un faible pouvoir de décision en ce monde. Les referendums se font rares, on ne nous demandent que très peu notre avis, et tous les politiciens, criminels, religieux, aristocrates, fonctionnaires,…. autant de faits d’hiver (souvent négatifs) sur lesquels nous sommes plus qu’impuissants. Nous avons donc trouvé la seule manière d’agir, la seule à notre portée parce que influencer par les idées, le débat, …. est la seule action que nous ayons en notre possession et les divergences sont nombreuses donc pour nous, cela reste utile. Il en va de même pour les sentiments personnels ou la mort d’un être car nous avons extrapolé notre impuissance à tous ce que nous ressentons, et à tout ce que nous ne pouvons contrôler. Lors des actuelles guerres par exemples en Afrique, nous publions souvent des vidéos de propagande. Bien sur les djiadistes ne vont pas regarder ces vidéos et se rendre compte que finalement ce n’est peut être pas bien de tuer tout le monde ^^, mais c’est notre manière à nous de diffuser nos idées, celles qui nous semblent les meilleures. C’est comme cela que nus changeons le monde et cela existait depuis bien longtemps avant même la création d’internet. Cela se faisait sous format papier ou via les œuvres d’art. Pour conclure, tout ce que nous comprenons pas dans notre monde n’est pas forcement négatif, simplement, cela s’ inscrit dans une phase de changement, une phase cyclique qui évoluera aussi dans quelques années ou décennies. Pourquoi ais-je répondu a ton article? Pour les mêmes raisons que je publie mes pseudos….. :-)

  39. C’est bizarre tout de même cette maniere de tutoyer tout le monde. On ne vous apprend plus le respect à l’école de la république ?. Je te rétablirais le service militaire vite fait moi!
    Sinon oui les temps changent…

  40. salut Laurent, comment vas tu, vieux pote ?

  41. Malotru!

  42. Twitter, tellement inutile et insignifiant que ça valait la peine de se précipiter pour en faire une note de blog, partager sa colère et savourer la lecture des commentaires opinant précipitamment… Quant à moi, je n’ai pas de compte Twitter car je ne veux pas y perdre mon temps. Je préfère le gâcher à commenter des articles qui ne m’ont rien apporté. Quelle époque paradoxale…

  43. Réseau social : n. m. déf. : Organisation de la solitude en groupe.

  44. Votre article est très bien, je pense la même chose que vous. Et je vais envoyer un Tweet pour le faire savoir.

  45. Sale article. Haters gonna hate. Potatoes gonna potate. Quelle différence entre les gens de culture de base qui déplorent la mort d’un artiste, et toi qui en développe toute une thèse sur ton blog ?

  46. En prenant pour exemple les Twits sur la mort de Daniel Darc vous mettez le doigt sur une fraction du système sans voir le reste. C’est un peu comme critiquer la presse dans son ensemble en ne considérant que les journaux gratuits. Il y a une éducation à l’appréhension et à l’usage de l’information, et donc à l’usage de Twitter.

  47. La question demeure : qu’est ce que ca vous rapporte de twitter ? Humainement s’entend.

  48. Exactement la même chose qu’apporte un ajout inédit, un éclairage particulier, un apport d’idée sur un sujet donné, qu’il soit d’actualité, technique, philosophique ou que sais-je encore. Aussi petite soit la phrase, elle peut amener à modifier votre perception du thème considérée et, par exemple, nourrir un débat. C’est encore plus le cas lorsque le message s’accompagne d’un lien en rapport avec le sujet (et vous l’avez souligné). En dehors du fait qu’il faille trouver les bonnes personnes à suivre pour avoir une vraie valeur ajoutée, le système de hashtag peut être vu comme une alternative aux moteurs de recherche traditionnels et popularise le projet (déjà vieux) du web sémantique (Attention ce dernier revêt plus de facettes techniques que les simple tags, mais c’est déjà un pas). La meilleure organisation des informations est un enjeu important pour le futur d’internet.

    D’autres facettes du service sont à mon sens beaucoup plus critiquables: l’instantanéité de l’information et la philosophie du “savoir tout sur tout avant tout le monde”, le syndrome du type qui étale les banalités de sa vie en place public, la popularité a tout prix avec une course aux followers. A mon sens, il n’y a pas vraiment de valeur ajoutée à cela. Humainement parlant.

    Personnellement, je n’ai pas spécialement d’informations à partager sur Twitter. Par contre, je consulte le service quotidiennement.

  49. Merci Matt. Je pense qu’on est sur la même longueur d’onde.

  50. c’est qui ce Saïd ?

  51. Twitter c’est avoir une chance de rencontrer ses semblables en mode de pensée. Ca évite de se dire qu’on est incompris dans son village de 213 habitants, ça crée de l’émulation, etc.

    Multiplier les possibles, voila la force d’internet.

  52. et puis le facteur humain qui est que dès que l’on peut sortir une connerie, on remue que peu de fois sa langue (ses doigts en l’occurrence, et dans la bouche c’est insalubre)
    c’est sûr tweet ça pousse au vice les pauvres pécheurs…

  53. est-ce qu’on a le droit de dire que quelque chose de nouveau n’est pas un Progrès sans être pris pour un vieux con ?

    Autrment dit est-ce que le simple fait que ça soit nouveau est gage de progrès ?

    Il faut reconnaitre que Twitter, tel qu’il est utilisé par une très grosse majorité, est un robinet (gros débit) à conneries.

  54. Facebook vous fais croire que vous avez des amis, Tweeter que vous etes ami avec des celebritees.

  55. Je n’ai rien à dire concernant ce débat mais je voulais juste vous remercier de m’avoir fait bien rire avec votre billet.

    Au final, Twitter, Facebook, l’Internet, ne sont-ils pas une autre façon de chercher un “lien” afin de pimenter la vie ?

    Pour ma part, je lis des bouquins pour me faire rire, pleurer, m’informer, être surpris. N’est-ce pas peu ou prou le même mécanisme ?

    Pour celles et ceux curieux de s’interroger sur l’utilisation de Twitter, je vous invite à lire le livre de l’auteur grec Emmanuel Roïdis, la Papesse Jeanne. Je précise qu’il a été publié dans les années 1860. Si je vous invite à lire ce livre, c’est qu’il pose des questions quant à notre envie d’écrire, lire, communiquer, lier, relier, aller vers l’autre, transmettre et recevoir.

    Je dois aussi admettre que j’ai trouvé dans ce livre un ton semblable à celui présenté par ce blog.

    Bien à vous tous.

    Louis

  56. “Nos vies sont-elles devenues si insipides, si étriquées, si dénuées de sens que l’on ne peut plus supporter l’idée que personne ne puisse être au courant de nos tourments, joies et autres vertiges ?” Cette proposition résonne particulièrement juste à mes oreilles. Sauf le “nous” + “on”, puisque je ne fais pas partie du tweeter club. Ni toi, donc pourquoi “nous” ? On souffre d’être seul, mais ce n’est pas parce qu’on est seul qu’on a tort (et ça ne veut pas dire non plus qu’on cherche à avoir raison.)

  57. idem pour moi, j’ai suivi le troupeau aveugle et mai ouvert un compte où mon tweet justement disait ” maintenant que j suis là, vais-je enfin comprendre a quoi ça sert tweeter?” ceci dit, je précise que je ne fis pas de msn, de facebook, de myspace,.. bref, aucun réseau dit social ou de tchat!
    donc, ceux qui ont compris, éclairer le troupeau aveugle que nous sommes perdu dans cette sociéte où ont comprend plus rien, où on arrive a nous endormir de mieux en mieux!…

  58. A quoi sert twitter ?
    Facile ! Pour celui qui s’en sert, c’est une sorte de cri libérateur ou la nécessité de suivre quelqu’un dans le désert social.
    Pour celui qui ne s’en sert pas, c’est un gain de temps (entre dix minutes et une heure trente d’après les sondages).
    Il suffit de choisir son camp.

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