Disparition de Newsweek : la fin d’un monde

Newsweek c’est fini. Etant abonné à Time, je pourrais en rire. Sauf que c’est tout sauf drôle. C’est même tragique. C’était pourtant inéluctable. Imparable. La chute inexorable des ventes, la raréfaction de la publicité, l’accélération des nouveaux médias, l’avènement d’une vulgarite rampante et triomphante, l’abrutissement des masses. Voilà de quoi précipiter la chute d’un des géants de la presse écrite.

Il ne sera pas le seul.

D’autres suivront.

Personne n’en réchappera.

Pourtant il ne coûtait presque rien de s’abonner à Newsweek. L’abonnement à sa version papier devait avoisiner les 35 dollars par an. Soit 50 centimes d’euro le numéro plus un joli baromètre comme cadeau de bienvenue. Trois fois rien.

Cela n’a pas suffi.

Eût-il été livré gratuitement qu’il aurait probablement connu le même sort funeste.

C’est qu’il faut vivre avec son temps. Ou alors se résigner à passer pour un impossible vieux con, à l’esprit décati et à la modernité douteuse.

Le temps où tenir entre ses mains un magazine qu’on feuillette page après page semble être révolu. Périmé. Dépassé. Caduque. Incongru.

Quand l’information circule si vite qu’entre le moment où l’on boucle l’hebdomadaire et la date de sa sortie, le sujet abordé en une du magazine n’a déjà plus cours. Devenu anachronique. Hors-sujet. Rattrapé par le pressoir infernal de l’actualité qui n’a plus le temps d’attendre parce qu’elle bouillonne à grandes eaux.

Dépassé par le flux continu de dépêches d’agence qui inondent le web à une vitesse folle et étourdissent le lecteur qui reste là, sonné, empêtré dans les cordes de l’actualité, assommé d’articles qu’il ingurgite sans jamais prendre le temps nécessaire pour les analyser ou les décortiquer.

A force, nous sommes devenus des monstres carnivores d’articles qui nous surinforment sans jamais nous éclairer vraiment. A part ceux de Slate bien sûr.

Et nous n’en avons jamais assez.

Dès qu’une nouvelle tombe, peu importe sa pertinence ou son importance, nous voilà entrain de naviguer d’un site d’information à un autre, chassant en meute, relisant exactement la même information, retombant sur son même contenu sans pour autant que nous songions un seul instant à interrompre cette quête effrénée de peur de manquer quelque chose.

Nous ne savons même pas ce que nous cherchons au juste.

Pire, nous sommes même certains que cette quête insensée ne débouchera sur aucun résultat tangible. Que nous n’apprendrons rien de neuf. Que nous lirons et relirons, comme des automates imbéciles, la même nouvelle, simplement réécrite de telle façon qu’elle feigne d’apparaître sous un angle nouveau.

Nous le savons et pourtant nous continuons encore et encore. Machinalement. Indéfiniment. Inlassablement.

Pourtant, c’était chouette une fois par semaine d’ouvrir sa boîte aux lettres, une vraie, en fer forgé, campée dans le hall de l’immeuble et de découvrir parmi le flot de publicités ineptes la couverture d’un magazine. De remonter chez soi en parcourant vite fait son sommaire. Repérant déjà les articles susceptibles de nous intéresser. Puis de le déposer sur la table du salon en attendant de le lire plus attentivement. De l’emmener aux commodités avec soi. De le trimballer dans sa poche en se rendant au travail. De se le faire piquer par son collègue de bureau.

Ça avait le charme d’antan des lettres d’amour que nous envoyaient des correspondantes attentionnées.

Bientôt il n’y aura même plus de boîte aux  lettres.

Nos bibliothèques seront vides de tout livre ou de tout disque. Nos porte-revues bailleront d’ennui. Nos tables basses ne serviront que de reposoirs à nos jambes mollassonnes. Et sur nos tables de chevet ne subsistera que la collection de godemichets de madame.

La tablette, la liseuse, l’ordinateur nous auront tout pris.

Il ne nous restera plus qu’à vivre dans un univers totalement désincarné. Emmuré dans une solitude glaciale. Entouré de vide.

Et espérer seulement qu’il subsistera en nous encore une parcelle d’humanité pour que nous puissions nous rendre compte que nous sommes devenus complètement étrangers à nous-mêmes.

Et aux autres.

Surtout aux autres.

 

81 commentaires pour “Disparition de Newsweek : la fin d’un monde”

  1. et bin ça vous réussi pas de passez noël tout seul

  2. Encore une fois, du grand n’importe quoi. C’est vrai que les versions papiers de Harry Potter, les seigneur des anneaux etc etc… ça ne se vend pas. JK Rowling est devenue riche par miracle ! Pour les journaux papiers il suffit de changer de modèle économique ( ce n’est pas un gros mot meme pour un gauchiste) . Regardez donc comment 20 minutes , métro … s’arrachent tous les jours. Les gens lisent des journaux papiers, mais encore une fois, il faut observer la réalité.

  3. Et vue la qualité de vos articles , heureusement que vous restez au numérique. Au moins il n’y a rien a mettre à la poubelle.

  4. Votre référence aux godemichets de madame : Vous supposez fort naïvement que les genres survivront aux mutations terrifiantes de la société, dont la disparition du papier est un élément. Il est plus probable que dans le cadre de la conquête de cette fameuse “égalité”, l’être humain aura été génétiquement modifié pour crééer un troisième genre neutre. Vous même, comme votre “partenaire de vie” serez à la fois monsieur et madame, et recevrez votre propre collection de Godes et gadgets pour Noël… Prpéparez déjà de la place sur votre table de nuit…

  5. C’est une explication aussi fumeuse que :
    – comme tout le monde va dans les fast foods , les resto gastronomiques vont disparaitre
    – Comme tout le monde écoute de la musique sur I pod , la musique classique et les orchestres vont disparaitre.
    – etc

    Bref du n’importe quoi , comme d’hab

  6. Totochichi : reste qu’à cause du mp3, la qualité sonore de la musique s’est dégradée, encore plus qu’elle s’était dégradée quand les CD ont remplacé les vinyles. A cause de la surinformation malaxée, mal écrite et sans fond analytique sérieux, nous sommes désormais, malgré les apparences, totalement désinformés.
    A cause de l’omniprésence de vedettes orgueilleuses aussi incontournables qu’incontinentes d’elles-mêmes, nous sommes noyés sous la bouse des biographies ineptes rédigées en sous-main par des écrivains affamés qui ne trouvent plus d’autres moyens de se faire publier.
    A cause de la cuistrerie d’auteurs et de metteurs en scène imbus d’eux-mêmes, nous sommes écrasés sous un théâtre prétentieux, dans lequel les textes de qualité disparaissent corps et âme, écrabouillés par une mise en scène effroyablement vaine (cf. La Mouette, massacrée cet été à Avignon).
    A cause de sa marchandisation excessive, le cinéma de qualité se fait de plus en plus rare, cédant la place aux blockbusters pour ados bouffeurs de merde aux US – ou, en France, aux comédies merdiques pour public franchouillard épuisé.
    A cause de la politique menée en interne par les chaînes de télé, nous sommes plombés par les émissions de plateaux dans lesquelles les vedettes de télé rendent hommage aux vedettes de télé (on en est d’ailleurs maintenant rendus à se taper des téléfilms à la gloire d’icelles), ou à la téléréalité, ou aux rediff’s de mauvaises séries.
    A cause de l’orgueil et de la convoitise de quelques hommes d’affaire monolithiques, les expos contemporaines que nous voyons sont dévolues à des fabricants en chaîne de gadgets géants, colorés et aussi creux qu’il en ont l’air.
    A cause…
    Enfin bref, j’arrête. Vous avez l’air si content de votre sort que ce que j’écris ne sert à rien. Restez bien au chaud dans votre moule à gaufres et arrêtez de venir étaler vos humeurs ici.

  7. Chère Sophie K , je suis entierement d’accord avec vous.

    C’est vrai qu’il y a beaucoup de merde partout vous avez raison. Mais s’il y en a c’est qu’il y a une demande. Le plus bel exemple est la télé réalité. Sans des milliers ( millions?) de spectateurs pour regarder , il n’y en aurait pas à la télé.
    Les “cons” sommateurs sont responsables. Mais la qualité est toujours présente. il faut juste faire l’effort pour l’atteindre.

  8. (PS : et je vous signale en passant que les restos gastronomiques disparaissent, effectivement, de plus en plus de restaurants faisant leurs marges sur l’achat de plats surgelés industriels tout prêts, à servir avec un brin de persil aux gogos comme vous.)

  9. PS , vous pouvez toujours acheter des disques sur vinyle meme sur AMAZON http://www.amazon.fr/Musique-vinyle/b?ie=UTF8&node=677960011

  10. Non, Totochichi, j’en ai marre qu’on dise que c’est la faute du consommateur. Le consommateur lambda n’a plus le choix, malheureusement. (Enfin si, entre une merde et une autre.)
    Non, c’est la faute des décideurs, de tous ceux qui méprisent ceux qu’ils sont censés servir mais qui ne pensent plus qu’au pognon. Le monde est devenu tellement binaire que nous sommes désormais écartelés entre le Mammon occidental et l’Allah-Moloch Baal oriental, et que le simple fait de ne vouloir ni de l’un ni de l’autre nous met hors jeu.
    Faire des efforts ? On en fait quand on sait, mais il faut avoir déjà vécu une bonne tranche de vie pour savoir un peu où chercher, et quoi chercher. Vu la façon dont on mate les enfants à l’école en leur enlevant toute curiosité autre que celle de “comment vais-je gagner du pognon pour le dépenser ensuite ?”, c’est tout un monde qui meurt, tout doucement : celui de la liberté de choix.

  11. Enfin bon, désolée de ce coup de mauvaise humeur, mais je comprends parfaitement le petit coup de tristesse de Saga, sur ce coup.

  12. Vous me faites bien rire parce que je connais très bien le secteur de la restauration hors foyer. Faites donc un tour dans les cuisines et vous comprendrez qu’un surgélé préparé par un Chef est souvent bien préférable.

  13. Chere Sophie,

    cette fois je ne suis pas d’accord avec vous. Personne ne met un pistolet sur la tete des gens pour qu’il regarde la télé ou les empecher de lire des histoires à leurs enfants avant de se coucher. l’irrésponsabilité a des limites

  14. (Trois fois coups ? Je radote, décidément.) 😀

  15. Les commentaires sur ses propres commentaires n’ont pas vraiment d’intérêt ce “coup” -ci.

  16. Eh bien Sophie… Quelle volée de bois vert :-)

  17. Totochichi : mais je suis pour la responsabilité individuelle, of course. Mais depuis une vingtaine d’années, je vois tellement de gens incultes, qui écrivent comme des sabots et qui pensent comme des enclumes, accéder à des postes de responsabilité dans chaque univers culturel que je suis profondément pessimiste. L’escroquerie des incultes au pouvoir implique l’ignorance irrémédiable du citoyen manipulé dès l’enfance. Comment en vouloir ensuite à celui-ci de se comporter comme une buse ?
    (Le pire étant que les caciques cyniques qui nous inondent de toutes ces conneries ont fait, pour la plupart, partie de la génération de mai 68. Bel entubage !)

  18. @ Bernard : oui, pardon, je suis en colère – pas spécialement contre Totochichi, en fait, bien qu’il manque un chouïa d’humour, quand même.

  19. Chère Sophie , je vous comprends très bien , la réussite des cons vous énerve. Je suis de tout coeur avec vous pour que vous puissiez vous aussi atteindre la plus haute responsabilité possible. Mais attention quand vous y serez , vous aussi , vous serez dans la ligne de mire d’autres personnes qui vous traiteront de tous les noms. telle est l’attitude des jaloux et névrosés.

  20. Totochichi : Vous êtes à côté. Je n’ai aucune intention d’atteindre une responsabilité quelconque où que ce soit. N’aimant ni les honneurs, ni le pouvoir, ni les us et coutumes, ni les flatteries, ni les promotions-canapés, ni le pognon, ni le collectif et ses rituels, ni la frime, je suis volontairement hors-jeu, et je le resterai toute ma vie. Et ouf.

  21. Je ne vous comprends pas, vous ragez contre la promotion des incultes mais vous ne faites rien.
    Finalement , ils ont bien raison d’être là ou ils sont si personne ne s’y oppose.

  22. Mais oui mais oui. Il faut des chefs, sinon rien ne va plus. Ça fait dix mille ans qu’on le serine, et vous me le ressortez, tout ça en ayant moralisé juste avant sur la responsabilité individuelle ?

    Bon j’en ai marre. J’ai faim, je vais déjeuner, adieu.

  23. Faites attention aux plats préparés et bon appetit

  24. @ Toto Chichi: Une question, quand les gens racontent des ” histoires de Toto”, c’ est de vous dont ils parlent ?

  25. Non mais c’est vous qui les écoutez apparemment

  26. et vous , vous êtes le copain de coco lapin , Winnie l’ourson?

  27. Mais enfin, ne le prenez pas mal, c’ était une question sérieuse

  28. moi aussi , c’était une question sérieuse , vivez vous dans l’Indiana?

  29. Que va devenir l’information sans presse, donc sans journalistes ?
    Et les commentaires sans trolls….

  30. @ Toto Chichi : En tous cas, je ne suis pas tombé loin. Vous avez visiblement une profession en lien avec l’ humour.

  31. en tout cas j’ai trouvé mon public avec vous

  32. @ Sophie : ben dites-donc quelle énergie, quelle verve, quel talent! Bravo, bravo!

  33. De la flatterie pour s’attirer des lecteurs, quel triste stratagème…

  34. Et vous appelez ça du talent, je comprends d’ou vient la médiocrité de vos articles.

  35. @ Toto Chichi : Bien dit ! Enfin de bons commentaires sur ce blog. Grosses capacités de déduction visiblement, et ce n’ est pas donné à tout le monde

  36. @ Saga : mais il est pas sorti votre bouquin, si ? Sur Amazon, ils disent fevrier 2013, (et 17.10 euros)

  37. tout est là mon coco : http://www.facebook.com/pages/Un-juif-en-cavale-Laurent-Sagalovitsch/373236056096087?skip_nax_wizard=true

  38. Au lieu de nous flatter, comme dit Toto la science, feriez mieux de nous en envoyer un gratos, tiens..

  39. @ Vinnie : seulement si vous êtes au rmi

  40. @ Laurent : tiens tiens ! On crache pas sur Facebook, les réseaux sociaux débilitants, lorsqu’il s’agit de faire sa promo !

  41. On m’a forcé!!!!!!!

  42. Laurent, vous avez l’air aussi à l’aise qu’un chirurgien qui vient vous annoncer qu’il faut amputer :p le principal c’est qu’on puisse visionner sans être enregistré sur FB. et tout ça sans prompteur, ni fiche !?

  43. @ Hannah : Oui, j’ai noté aussi que sur la Vidéo… On sent bien que l’homme est plus doué pour la plume que pour le cabaret…

    @ Laurent : On m’a forcé, on m’a forcé, ouais, ouais…

  44. Encore heureux, non ? Là aussi ils vous forcent!!!!

  45. @ Laurent : Bon, alors n’oubliez pas de compter tous les jours la progression des “pouces en haut” :-)

  46. La chute d’eau, Laurent. C’est mieux que le “flageolet” pour tuer proprement un personnage de roman (pas pu m’en empêcher, pardon, mouhahahaha !) Voyez Conan Doyle, il s’en est très bien débrouillé pour la résurrection de son Sherlock. Ou alors l’avalanche, et Simon renaîtra tel un Hibernatus. (Il y a des chutes d’eau ou des avalanches possibles, en Israël ?)
    (Sinon, on se doutait bien que vous étiez un grand timide.) :)

  47. tu vas voir ce qu’il va te mettre le timide! Non mais!

  48. Prononcez avec moi, i méile, i mé i le.

  49. Pardonnez mon intrusion, je n’avais qu’un combat de titan était en cours, je vous laisse gérer l’épique de la situation comme il faut. C’est déjà trop d’émotion pour moi

  50. Pardonnez mon intrusion, je n’avais pas vu qu’un combat de titan était en cours, je vous laisse gérer l’épique de la situation comme il faut. C’est déjà trop d’émotion pour moi

  51. Vous êtes pessimiste Laurent et imaginez un futur déshumanisé habité de psychotiques : “complètement étrangers à nous-mêmes. Et aux autres”, moi je le suis encore plus ; je le vois, habité de psychopathes, où quand vous ne serez pas du même avis que votre voisin de pallier il vous balancera une rafale d’une arme de guerre qu’il a échangé contre qq petits pains au chocolat.

  52. @ Sophie : Il est évident que le tome 4 se prépare, et il est facile de savoir de quoi il traitera : tome 1, Laurent (hâtivement rebaptisé Simon) découvre le Canada, tome 2 il revient en France, tome 3, c’est le tour d’Israël.
    Tome 4 : Simon est le premier homme envoyé sur Mars. Où il pourra s’exclamer, et c’est la dernière phrase du bouquin : “Enfin seul !”

  53. @ Laurent : 😀 Viens-y, t’vas voir comment j’vas t’mettre la tête entre les deux zoreilles moi, ça fera PROUTCH ! ça s’ra terrible.

    @ Bernard : n’empêche, l’idée d’une série à la Tintin, j’aime bien, quand même… Dommage. :)

  54. @ Sophie : tu crois qu’il va nous faire “Laurent au Congo”, “Le trésor de Laurent le rouge”, et “Temesta en Stock” ???

    @ Laurent : quand même, zêtes pas foulé pour le nom du personnage, Simon Sagalovitsch, non mais. Et ils en disent quoi, vos parents ?

  55. ah ca pour rigoler et pour se moquer on y a va de bon coeur. Non mais continuez, je vous en prie.

  56. @ Laurent : Je viens de me faire une heure de Facebook à cause de vous. je ne vous félicite pas. Me voici dépressif pour le reste de la soirée. Quand je vois en particulier pour qui mon libraire se fracasse le gland à coups de marteaux sur sa page FB, je me dis que je vais tout commander sur Amazon désormais ou alors qu’il faut déménager de ce quartier. Et je parle pas de ces gens bizarres qui veulent être mes “amis” et que je ne connais ni des lèvres ni des dents.

  57. ca doit être vos anciennes maitresses et quelques supporters bordelais ou genois

  58. Il sort quand votre prochain article , que je puisse vous démonter en deux deux. De toute manière comme vous ne répondez que rarement ( en total opposition à votre encart en haut à droite du blog) par fainéantise ou mollesse d’esprit, c’est un peu facile.

  59. je prie le dieu des juifs pour qu’il vous inspire quelque chose de cohérent pour une fois. Vous avez le choix des sujets , alors par pitié ne dites plus de contre vérité.

  60. mon cher laurent,
    j’ai beaucoup apprécié les informations d’ordre personnel qui parsemaient ton précédent article (sans doutes dues à la vodka) , bien que, comme dans une télé novela brésilienne, certaines lacunes laissaient tes pauvres lecteurs sur leur faim.
    par exemple,
    pourquoi n’as tu pas accompagné ta “monika” chez elle?;
    ses parents t’appellent t’ils ” mon fils”?
    quels sont ses espoirs ( avec toi), et quelles sont tes intentions ( mariage famille patrie…)

    dans leur errance millénaire, les Sagalovitsch sont ils enfin arrivés à leur but : la terre promise canadienne
    (où ils vont se multiplier comme des saumons ) (?)

    dans l’attente de ces éclaircissements….
    les anciens du cercle athlétique de Montrouge te souhaitent une
    shana tova 2013

  61. J’espère que le plaisir de lire une revue confortablement vautré dans mon plumard ne me sera jamais enlevé.
    Le seul salut pour les journaux d’information est de faire dans le haut de gamme pour se démarquer de la diarrhée qui a cours sur internet en effet,pourquoi payer pour lire sensiblement la même chose que sur la plupart des sites gratuits?

  62. @ Laurent : Alors combien de pouces en haut ce matin ?

  63. @Laurent
    25004 : Besançon cedex…..auriez vous fuit la Franche Comté ???

  64. Haïku pour Totochichi (confidentiel !) :

    Oh, Totochichi, mon gros coquin
    Si tu savais comment tu m’excites
    Quand tu fais ton gros vilain

  65. Bon sinon je suis plutôt d’accord avec Totochichi sur cette histoire de magazines. Certains canards disparaissent parce que personne ne veut les lire ! Par exemple un truc comme Le Point ça m’étonnerait que ça passe le 21ième siècle. En fait, c’est déjà bien qu’il soit encore là en 2012. Enfin, si on veut. Pour les petites vieilles qui vont chez le dentiste, par exemple.

  66. @ Closede: de quoi ?

  67. 25004 c’est dans vos tags…ce peut être un brin de nostalgie de votre dernière boite aux lettres ? pourtant le “cedex” ne rend pas l’endroit très poétique…et de plus c’est là que vous auriez pu y recevoir vos avis d’imposition ! je dois faire faire fausse route…ou alors une très bonne nouvelle : la confirmation de votre départ au Canada…

  68. Je suis en train de lire l’interview de Todd parue dans Le Point. J’aime bien Emmanuel Todd car je me dis qu’il a sûrement bien fait chier ses épouses pour divorcer trois fois (je crois). Bref, au début de l’interview Todd nous explique comment les riches ils font pour racketer les pauvres (et les autres), et je me dis “Le Point” ! Je croyais que c’était un truc de droite, moi, Le Point. Je me rappelle quand même avoir vu Sarkozy en couverture d’un numéro. Et Hollande, aussi, je crois. Ca y est, c’est bientôt la révolution, je le sens, bientôt il y aura plein de filles faciles dans les rues ailleurs qu’en Bretagne.

  69. fin de newsweek = un peu moins de propagande US – a peine certes-

    et qui s’en plaindra ?

    “indépendance” de la presse … haHAHhhahahAHhHha.

    et pourquoi pas “objectivité” pendant qu’on y est ?!

    c’est vrai que vu du canada (58 eme etat US)…

    on ne manquera pas pour autant de papier Q : lemonde est assez epais.

  70. un jour, le Soir disparaîtra, auparavant , c’est le Matin qui s’est éteint, et par un bel après midi, c’est le Monde qui disparaîtra….
    (peut-être un 21 décembre….)

  71. Salut Saga, je suis tellement d’accord avec toi… Si je calanche rapidement, ce qui n’est pas impossible, voire souhaitable, bien que je sois à priori guéri, ces chroniques me manqueront. Avant le grand départ, il faut que je me refasse “Le goût des autres” et “Cuisine et dépendances”. Allez Saga, Bacri et Jaoui plus un petit St Etienne-Kiev. Meilleurs voeux.

  72. “à cause du mp3, la qualité sonore de la musique s’est dégradée, encore plus qu’elle s’était dégradée quand les CD ont remplacé les vinyles.” Tout ceci est très approximatif. La qualité CD est meilleur que la qualité vinyle. Cependant pour avoir une qualité optimal le format SACD est parfait. Je pourrais vous faire un long bla bla technique pour prouver mes dires mais en cette fin d’année je ne voudrais pas être barbant. Quant au MP3 oui la qualité est dégradée mais il a d’autres avantages, il faut regarder les choses dans leur entièreté et de nos jours commencent à apparaitre des formats de “compression” de qualité accrue. On arrête pas le progrès! Et puis il ne viendrais à l’idée d’aucun mélomane d’écouter la Calas sur sa dernière chaine hifi high tech via un format MP3 donc ceci est un faut problème d’autant plus que la qualité des enregistrements en studio n’a jamais été aussi bonne, c’est le support final ou le système de restitution qui peuvent poser problème et en aucun cas la “qualité sonore”. J’espère que cette légende urbaine n’aura plus lieu d’être en 2013 car qui résonne à partir d’une idée fausse ne peut en aucun cas arriver à une conclusion juste, sauf coup de chance. CQFD. Internet est un formidable outil de partage, de découverte, de développement et de nouvelles pratiques plutôt qu’un appauvrissement. Mais comme dans tout il y a du bon et du mauvais, des titres de presses de qualités qui font face à des grosses daubes y’en à toujours eu. Quant aux problèmes de désincarnation je n’en ai pas, je suis abonné au Monde numérique et c’est d’un pratique indépassable. Le papier ne lui arrive pas à la cheville. Je paye pour avoir de l’info de qualité (qu’on ne trouve pas que sur Le Monde par ailleurs), peut être qu’un jour il ne sera plus utile de payer mais ce n’est pas gagné. En attendent je me suis fais une raison. Ceux qui pensent que le monde a été un jour parfait peuvent toujours errer dans les limbes de la nostalgie si ça peut leur faire plaisir. Ce qui ne change pas c’est que le monde mute, que les choses ne se font pas naturellement et que ceux qui ne s’adaptent pas ou n’agissent pas périssent dans l’oubli. Heureusement Saga a eu la bonne idée d’ouvrir un blog, et mieux encore une page FB, c’est ti pas merveilleux! Voila un écrivain qui sait vivre avec son temps :) Sur ce bonne année à tous.

  73. Nico : j’aurais dû dire la “qualité d’écoute”, plutôt que “sonore”, effectivement, mais je maintiens. Pour avoir travaillé maintes fois en studio avec des musiciens et des ingénieurs du son, mes oreilles ont été un peu formée au peaufinage du son, et honnêtement, il est devenu de plus en plus “plat” dans son rendu. Comme vous le dites, c’est peut-être plus une question de lecture que d’enregistrement, par contre, je ne sais pas….
    Pour le CD, c’est moins flagrant, on a fait des progrès depuis sa première mise sur le marché ; cependant, l’un de ses inventeurs a reconnu tout de même il y a qq années que la restitution du son était un peu moins bonne que celle du vinyle – notamment la restitution des aigus.
    Pour le MP3, j’espère bien que ça va s’arranger avec les nouveaux formats de compression, parce que là, les gosses qui font la fête en collant leur portable sur de petits chaînes merdiques dansent sur de la bouillie. Même un vieux James Brown devient inaudible, c’est dire.

  74. (Scusi pour les fautes, me suis pas relue, rrrh.)

  75. La philosophie (si je puis dire) de l’ingénieur du son est de restituer le plus fidèlement possible la source enregistrée. Or le CD le fait mieux que le vinyle. Quand vous dites que le son est plus “plat” c’est en fait qu’il a moins de défaut. C’est à dire que le CD colore moins le son que le vinyle car il n’ajoute pas de défaut (des harmoniques etc). En fait vous êtes nostalgique d’un certains son, d’une certaine couleur dû à des défauts du support utilisé à une certaine époque. Vous ne pouvez pas rejeter la faute sur le CD du fait même que comme vous le reconnaissez le problème du son “froid” si caractéristique du numérique et essentiellement dû à la piètre qualité des convertisseurs analogique/numérique et réglé depuis bien longtemps avec l’amélioration des algorithmes et l’augmentation de la puissance de calcul des machines. Cela étant dit un bon vinyle avec une chaine de qualité rend un son tout à fait acceptable; il restitue des fréquences plus aigues que le CD, c’est vrai mais on se trouve là dans des fréquences inaudibles à l’oreille nue (au dessus de 20 000hz), on est plus dans l’ordre de la sensation et du détails d’où mon conseil d’utiliser du SACD (qui pour le coup enterre tous les autres supports) si vous êtes une oreille exigeante (adjoint bien entendu à une paire d’enceinte qui coûtent un bras) mais en contrepartie le vinyle est plein de pleurements et autres scintillements et il n’y a pas que les aigus dans la vie, il y a aussi les graves, la dynamique etc. Les deux supports ont leur qualité et leur défaut mais le CD d’un point de vu technique est bien meilleur notamment parce qu’il est transparent et pis c’est tout. Pour ce qui est du MP3 il n’est pas adapté pour restituer de la musique classique mais pour écouter un groupe de pop quelconque en prenant sa douche ça va bien, il existe plusieurs qualité de “compression”, il s’agit de faire un choix entre la qualité du son et la place qu’il prend sur votre clef USB… et comme vous le dites pourquoi sortir une platine vinyle dernier cri pour écouter du son sur une “petite chaine merdique”. Ça n’a pas de sens car la chaine audio doit être cohérente du début à la fin et ne tolère pas de maillon faible, c’est tout ou rien donc du MP3 sur une chaine pourrie me parait tout à fait acceptable pour l’utilisation qu’on en fait. Le progrès c’est qu’on n’a le choix parce qu’il n’y à pas qu’une seule façon d’écouter de la musique qui de toute façon ne déroge pas à la règle : qualité = coût élevé. Pour conclure je vous propose d’écouter des CD depuis votre ordi et d’utiliser un plug in qui simule le “craquement de vinyle” et hop le tour est joué!

  76. …Ha ha, j’aime bien le “et pis c’est tout”… :)
    Non, j’écoute CD et vinyles sur ma chaîne hi-fi antique (j’avais même un equalizer qui a rendu l’âme il y a peu hélas), et les enceintes vont allègrement atteindre leurs 25 ans… Pour écouter de la musique, y’a quand même pas pire qu’un ordi, même avec des JBL ou un casque (je ne suis pas très casque, encore moins oreillettes). J’ai fait le choix de la qualité du son, donc, et pas à coût si élevé que ça (l’obsolescence programmée coûte bien plus cher, au final).

  77. (Finalement, j’aime bien les défauts.)

  78. Oui les défauts c’est ce que préfères les artistes parce que ça les emmène sur des chemins inattendus. Je n’ai rien contre le fait que l’on préfère le son “à l’ancienne” mais j’aime pas qu’on s’en prenne au CD, une des plus belles inventions du siècle dernier, rapport pratique/qualité/prix. (re)Bonne année.

  79. @ Sophie K. : et pour écouter de la musique tout en prenant le métro, vous vous trimbalez vos enceintes dans un chariot ?

  80. @ Vince : non, non, je l’écoute directement dans ma tête. :-)

  81. Jeanne d’Arc, sors de ce corps !

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