Cannes en stock

Comme chaque année, lorsque le mois de mai débarque avec sa promesse de beaux jours à venir et sa parade de décolletés alléchants, le monde merveilleux et enchanteur du cinéma plastronne à Cannes qui, pour l’occasion, ouvre grandes ses cuisses pour recevoir ces messieurs dames, et nous inflige pendant une dizaine de jours une curée sévère d’indigestion cinéphilique.

Au fond, le Festival de Cannes n’intéresse pas grand monde, hormis les professionnels de la profession.

Et le quarteron de journalistes concernés qui désertent leur rédaction parisienne pour s’offrir un quart d’heure de récréation et nous conter par le menu détail le récit de leur débauche désordonnée et de leurs exploits répétés : leurs nuits cannoises étincelantes de stupre, leurs soirées arrosées s’étirant jusqu’à l’aube, leurs baisouilles avec une attachée de presse déchaînée, leurs séances de visionnage au petit matin, leurs imparables gueules de bois.

Sans oublier leurs coups de foudre foutrement foudroyants pour un film thaïlandais d’inspiration hongkongaise où le réalisme poétique du réalisateur ensorcelé flirte avec l’irréalisme onirique des premiers courts-métrage de Jean Cocteau, tout en louchant du côté de la nouvelle vague grecque, pas la première, la seconde, celle incarnée par Rastapapoulos, le divin sorcier de l’école de Sparte qui se distingue par un parti-pris radical de la mise en abyme cinéphilique, dans une approche post-sartrienne de la déconstruction du récit.

Tout ce ballet pornographique orchestré avec maestria par Canal Plus qui investit la croisette comme d’autres fondent sur les collines afghanes  et nous propose des directs aussi intéressants que le climax d’un film porno amateur tourné dans un haras de la banlieue ouest de Damas.

Avec son lot de chroniqueurs ahuris de se retrouver sur le même plateau qu’un Tarantino surcocaïné ou qu’une star hollywoodienne assez putassière dans son comportement pour glisser quelques mots en français, recevant en retour une ovation énamourée de l’ensemble des sbires convoqués sur le plateau.

Le tout sous le regard d’une foule de péquenots de retraités azuréens qui se branlent le manche de leur cervelet à regarder en personne Monsieur Denisot recevoir en grande pompe les sommités de la pensée contemporaine.

Des actrices timides et apeurées qui vous confient que jamais auparavant elles ne s’étaient mises autant en danger mais qu’après tout c’est pour cela qu’elles font du cinéma, pour s’éprouver, pour se défier dans un duel fratricide avec la mort.

Avant de fondre en larmes réconfortée bien vite par le maître de cérémonie qui en profite pour loucher sur sa poitrine
rachitique mais prometteuse.

Des acteurs pré-pubères, en plein stress post-traumatique, encore tout secoués d’avoir avalé leur petit déjeuner juste à côté du sosie de Robert de Niro.

Des réalisateurs réputés complètement lessivés qui se demandent ce qu’ils foutent là au juste, au milieu d’une starlette de films de cul primée pour sa triple pénétration anale à la célébration des Hot d’or de la veille, d’une grande girafe d’actrice en devenir en difficulté avec son rosebud qui lui gratouille la raie des fesses, et d’une chroniqueuse mondaine survoltée venue relater comment elle a passé sa nuit, sautant ou se faisant sauter, de fêtes en sauteries, de yachts en hors-bords, de palaces prestigieux en piscines somptuaires, se prenant pour la réincarnation de Zelda Fitzgerald, la folie en moins, l’hypothalamus raboté en plus.

Sans oublier le trouffion de service en faction devant le tapis rouge qui s’écrevisse de plaisir en disant son émotion d’avoir vu à l’instant Tartempion grimper les marches aux côtés de
Tartampione, d’ailleurs tout à son avantage dans sa parure de robe dessinée par un modiste de renom, tandis que derrière lui, encastrées contre les rambardes métalliques, des vieilles mémés extatiques s’offrent des orgasmes à répétition en mitraillant le postérieur du chien de la nounou de Brad Pitt.

Ainsi va le monde merveilleux de Cannes.

Voulant désespérément ressembler à un roman de Scott Fitzgerald mais oubliant seulement que pour que tendre soit la nuit, il faut avoir lu auparavant la poésie de John Keats.

De l’école du Devonshire Oriental.

 

62 commentaires pour “Cannes en stock”

  1. “que pour que” :p
    Cannes, quand vous grattez, ça devient la foire aux bestiaux de Chabrol

  2. @Laurent, Je commence à vous trouver louche Laurent.
    D’abord le billet pour défendre Sarkozy.
    Ensuite, celui qui critique les riches collectionneurs d’art (Fabius…)
    Maintenant, la mise à mort de Cannes où notre Président a un logis.
    Seriez pas un journaliste de droite infiltré à Slate, vous?

  3. Je croyais que c’était à Mougins! Flûte il en a aussi à Cannes. Quel rapace!

  4. mon voisin a un appart à Nice et une maison à Caen et il n’est même pas président… pas celui adepte du triolisme, un autre (private joke pour Bernard)

  5. VasyLaurentdéfoncetoutmwaj’aime.

  6. déchainée la mémé!

  7. Mouhahaha !
    Ouais.
    (Très fatiguée, surtout.)

  8. Laurent : Allez, je vous fais une liste, parce que hein bon.
    Donc, après, vous me pulvériserez Roland Garros, s’il vous plaît, ensuite il faudra s’occuper de tous ces dopés à vélo qui font du 90 à l’heure dans les côtes. Puis vous aurez assez peu de temps pour vous reposer, parce que le marronnier suivant est énorme : les JO de Londres. Vous avez du travail comme jamais.
    :0)

  9. et l’euro 2012 alors ?

  10. Ben vous le casez entre tout ça. Je suis sûre que vous allez y arriver, vous êtes très fort.

  11. et j’ai un roman à finir dans les deux mois! au secouuuuuuuuuuuuuuuuuuurs scoubidouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu

  12. @ Laurent : C’est pas moi qu vais vous plaindre, yark yarK. Et vous allez pas me dire qu’en dehors de vos aimables billets, vous n’avez pas un temps infini à consacrer à votre oeuvre, vous…

    Sinon, cassez un peu de sucre sur Audrey Pulvar, si vous osez.

  13. ça faisait longtemps que je n’avais pas aperçu Carla. elle n’aurait pas déparée sur les marches rouges avec la fameuse robe bleue portée sans sous vêtements à l’occasion d’un dîner je crois mais voilà (perfide) maintenant elle a une silhouette de nouvelle maman normale

  14. elle n’aurait pas déparé, zut

  15. @ Saga : Et Tartempion, au féminin, le e stransforme en a ? Put..c’ est compliqué cette langue..
    Cela étant, j’ adore le bruit que fait ce mot, et c’ est bien de le réhabiliter. Tout le monde dit duchmol, ou machin chose. Tartempion c’ est bien supérieur.
    A part ça, moi ce qui me fascine à Cannes, c’ est que je n’ y ai jamais été invité. Alors c’ est une chose de ne pas y aller, mais encore faut-il refuser l’ invitation, non ?
    Bon, ou est passée Sandra B ?

  16. @ Vinnie, Ouh Ouh, suis là. Mais j’ai posté!Sur le billet précédent et ici. Et appelez-moi Sandra SVP.
    Moi, non plus, je n’ai pas été invitée, Vinnie. En même temps, dans la robe bleue de Carla, même avec des sous-vêtements, les vigiles ne me laisseront jamais monter les marches. Snif…
    Martine, attends-moi, je te rejoins pour la piscine, moi aussi je vais avoir du temps libre.

  17. Les attachées de presse, c’est effectivement des filles qui disent rarement non à quoi que ce soit quand on incarne la promesse de lendemains fiduciairement chantants. Le tout c’est de ravaler ces horribles bouffées de gentillesse/humanité/respect et partir avant leur réveil.

  18. Dans le cas ou elles ne sont pas totalement insomniaques, bien sûr, mais on s’en sort généralement très bien avec un petit cadeau griffé (voire même une participation aux frais d’IVG, le cas échéant).

  19. @ Sandra SVP (ouais, bon..) Comme le dit un de mes philosphes aristotéliciens préférés, Jean-Louis Aubert : ,un jour j’ irai au moma avec vous, voir les flaques de peinture sur les murs qui ont parfois la couleur des sons que tu bois ( désolé pour le tutoiement final, mais déjà que j’ ai tendance à abuser des parenthèses ( comme Philippe Jaenada, que j’ aime bien lire, et qui met des parenthèses à l’ intérieur de ses parenthèses ( faut s’y habituer mais une fois qu’on l’ est, c’ est assez amusant) auteur pour lequel mon ami Bernard ne partage pas mon penchant) alors si en plus j’ avais du corriger la deuxième personne du singulier en pluriel)

  20. Comme le suggère Burt, la complexité est de les refermer. (Les parenthèses, veux-je dire.)

  21. @ Vinnie, C’est vache de souligner que j’ai oublié la virgule. Déjà que j’ai plus de pression en postant sur ce blog d’écrivains qu’en passant mon bac français.
    Pour les flaques de peinture, je suis OK, du moment que vous ne me laissez pas seule, au coeur de la nuit, vautrée dans le coma du commun des mortels.
    Et arrêtez avec les auteurs à découvrir (connais pas Jaenada), je vais faire exploser ma CB. En même temps, comme les boutiques à Cannes, c’est foutu pour cette année, faut bien participer comme on peut à la relance de la croissance.

    @ Burt, C’est vrai ce truc sur les attachées de presse ? Les mecs abusent toujours de la faiblesse mercantile des jeunes femmes. Honteux.

  22. @ Sandra Oui, c’est vrai, dans mon cas en tous cas, je ne suis pas une généralité. Si l’équilibre vous rassure, il y aussi des femmes qui abusent de cette même faiblesse chez les hommes.

  23. @ Sophie On vous a dèjà dit que vous avez une belle extrapolation ?

  24. @ Sandra : Si vous avez 20 min à tuer, entre deux séjours culturels à NYC, vous allez à la FNAC et vous chopez le dernier PJ, “La Femme et l’ Ours” et vous lisez le premier chapitre, c’ est gratuit. Je vous parie un poste de conseiller normal elyseen que vous serez captivée et que ça vous donnera envie de casser votre tirelire. C’ est un des trucs les mieux écrits que j’ ai lu depuis longtemps.

  25. Vinnie, vouz avez l’âme d’un sécretaire de rédaction!

  26. oui, mais les dettes d’un rédacteur en chef…

  27. Demandez à Bernard de vous renflouer, il est bourré de fric

  28. Eh, c’est lui le Trader, pas moi !
    Et vous pensez qu’au fric, ma parole. On vous paie pas, chez Slate ?

  29. @ Vinnie et autres. j’ai pas le temps de lire du Jeanada , voilà. Cette nuit d’insomnie, j’ai lu un chapitre de “L’ecrivain et la VIe”, (Sagalo voit de qui il s’agit), et vous voyez, ce genre de choses m’est bien plus profitable. Parce qu’on apprend seulement auprès des gens EXIGEANTS.

    Si je veux juste me distraire, je vais voir une comédie au cinéma, voilà tout. C’est moins cher et ça n’encombre pas mon chez moi.

    Et votre histoire de double parenthèses ne m’encouragera pas à aller voir.

  30. frimeur!:)

  31. @ Bernard : Woolf,

  32. @ Bernard : vous avez tort, c’est très bien Jaenada. Beaucoup d’humour, une jolie plume. (Et oui, des parenthèses, aussi, et alors ? Tsss…) :)

    @ Burt : On m’a dit plein de trucs, mais pas ça, non… (donc merci !)

  33. @ Sophie : Merci, je savais que vous étiez quelqu’un de bien ( sur TF1, on dit une “belle personne”) mais si en plus vous aimez Jaenada, alors..
    Je remarque néanmoins qu’à l’ instar de notre nouveau gouvernement, la Parité règne au milieu des blogueurs, et c’ est bien ainsi.
    @ Bernard : ce n’ est pas un péché de se “distraire” et on peut le faire chez soi également…

  34. avec toutes ces gonzesses ce n’est pas gagné

  35. Vinnie : je vous en prie, très cher.

    Laurent : parité bien ordonnée commence par soi-même. Non mais.

  36. C’est très incantatoire cette histoire de parité. Mais ça a l’air de faire plaisir à tout le monde. Bref, c’est un but en soi qui prime sur la recherche d’efficacité et bravo à FH d’avoir su trouver la proportion exacte de femmes, de blacks, d’homos, de vieux, de jeunes, d’amateurs de rock et d’opéra, de grands, de petits, de gros, de maigres, d’entrée et plat et de plat et dessert, d’eau gazeuse et eau plate, etc. Sa mandature est remplie, et le quinquennat est une réussite à peine entamé, il peut donc désormais avec ses ministres ne rien faire pendant cinq ans. Je propose qu’on étende le concept au transport aérien. Dorénavant, dans la cabine de pilotage, nous devrons exiger, au nom de la parité, qui semble la composante première du concept tout aussi fumeux d’égalité, un pilote diplômé, et comme co pilote, un simple passager qui sera tiré au sort avant le décollage. Ainsi nous aurons la satisfaction citoyenne de voler sur des vols paritaires…

  37. @ Sophie : Je vous en prie, respectez ma différence :-)
    Je ne doute pas que le bonhomme ait le style et l”humour d’un gars de son époque, et que ses choses se lisent avec plaisir. Je suppose même qu’elle sont conçues pour ça. J’ai lu vingt pages du bonhomme une fois, et je n’ai pas eu envie d’aller plus loin. Une histoire de chameau, je crois. Ca donnait trop à voir, trop de gens identiques à ce qu’on s’attende qu’ils soient, trop de situations qu’on pouvait là aussi attendre, et un décor sans surprise de jeunes urbains en recherche d’eux mêmes dans le décor d’un pseudo quartier “d’artistes”. Mais bon. J’avoue que je n’ai jamais ouvert non plus un livre de Bègue BD, de Yann Moix, de je ne sais plus qui il faut avoir lu pour tenir une conversation et justifier son appartenance sociale, communautaire, idéologique dans un dîner. En fait, je n’achète quasiment plus de livres nouveaux, je relis les vieux. Ah si, j’ai quand même lu trois bouquins cette année d’un nommé Sagalochose…
    Il y aurait beaucoup à dire… Vous connaissez ?

  38. @ Superflic : Il y a une nouvelle de Vincent Ravalec (Orthographe ?) qui parle des attachées de presse, une histoire marrante de trois auteurs en tournée en province, et l’attachée de presse qui sert de bête à plaisir au roi de la plume… C’est très drôle, je crois qu’elle est dans “Treize contes étranges”.

  39. sur les femmes : http://www.slate.fr/culture/55059/berenice-bejo-polemique-femmes-injuste-cannes
    (il suffit de ne retenir que la phrase et enlever le nom de celle qui l’a prononcée)
    pour une femme, être féministe c’est aussi reconnaître que cette fois elles n’ont pas su être à la hauteur (alors qu’on ne se pose pas la question pour les hommes)
    pour un homme être féministe c’est ne pas penser d’emblée que la présence des femmes rimerait avec non efficacité mais qu’il s’agit d’allier parité et efficacité

  40. J’ai envie de dire : STOP !
    Trop de féminisme tue le féminisme. Pourquoi les femmes sont-elles payées moins que les hommes ? Eh bien, simplement parce que sinon elles passeraient tout leur temps libre à faire du shopping et à papoter, délaissant ainsi cruellement l’éducation de leur progéniture. Du simple bon sens, donc.
    Vraiment, mesdames, vous disposez aujourd’hui d’appareils électroménagers performants et du droit du vote (aussi !), que vous faut-il donc de plus ?? Je ne comprendrez jamais les femmes…

  41. Ouh la vilaine faute.

  42. @ Hannah : Si je comprends bien le collectif vaginocrate auquel il est fait référence, il aurait fallu inclure des femmes même si les oeuvres présentées par ces dernières étaient sans intérêt. Bon. Je comprends pourquoi cette Berenice m’était inconnue il y a peu. En tenant des propos seulement objectifs, sensés et logiques, elles ne doit pas avoir beaucoup d’amis dans le Business culturel, et ça va pas s’arranger.

    Je me demande pourquoi ce collectif n’exige pas aussi des éditeurs une stricte parité hommes femmes dans leur catalogue sous peine d’une amende (Non déductible fiscalement) versée au ministère des droits des femmes. 5 romans de mecs impliquent 5 romans de nanas à la prochaine rentrée de février par exemple…

    Imaginez, le propriétaire de ce Blog, obligé en urgence par Actes Sud de se faire opérer pour pouvoir être publié l’an prochain… :-) au nom d’une question de parité éditoriale…

    Laurence Sagalovitsch… Une nouvelle auteure est née !

    L’art exige de grands sacrifices ! :-)

  43. vince, vous ne comprendrais jamais les femmes, tant pis…
    mesdames, cessez de faire des enfants dès maintenant, vous avez le pouvoir de l’extinction de l’humanité, encore mieux que l’intervention d’une quelconque divinité (CQFD)
    Bernard, vous avez bien compris (1er paragraphe) en revanche la suite c’est un peu votre délire;) le blogueur en chef n’acceptera jamais une mutilation complète

  44. @ Bernard : Question littérature, vous faites selon votre bon vouloir, et vous faites bien. :)
    Question parité, je dois dire que je suis plutôt d’accord avec vous, tout est question de neurones et de compétences, et le reste on s’en tape.

    @ Vince : C’est plutôt ce qu’il nous faudrait de moins, en fait. Un peu moins de travail à la domus, déjà : moins de clampins qui perdent leur portefeuille, qui sèment leurs chaussettes ou qui pissent à côté de la cuvette. 😀

  45. @ Hannah : Lorsqu’on tient une bonne idée, il faut la pousser aussi loin que possible. Et le taulier du blog est progressiste, je le crois capable de s’envoler pour le Maroc pour une bonne cause, et c’est une bonne cause que celle des femmes.

    J’envisage pour ma part divers implants qui me permettraient de postuler aux deux catégories sans perdre totalement mon genre. Entre deux bouquins, je pourrais même découvrir les joies du métier d’acteur dans des films d’Almodovar.

  46. @ Sophie & VInce : Comment ça ? Moulinex n’a pas libéré la femme ? Ah bon. je croyais.

  47. @ Bernard, ne cessez pas vos délires surtout ! je ne pense pas les 3/4 de ce que je lis ici mais quelque chose me dit que ce n’est vraiment pas l’essentiel
    Sagalochosus et hop on dirait le nom d’un dinosaure :) je fais comme vous je relis les vieux au détriment de mes contemporains

  48. Laurence, un canadien transgenre
    http://www.festival-cannes.fr/fr/archives/ficheFilm/id/11258072/year/2012.html

  49. Et ca ne vous gene pas qu’il y ait que des blancs, à part Taubira, dans le gouvernement. Ah mince j’oubliais encore les racines chrétiennes de la France.
    Sinon je suis dans le tome 2 de Don Quichotte. Trés surfait.

  50. @ bernard

    Moulinex a libéré non seulement la femme, mais également tous ses ouvriers ! Comme quoi le capitalisme a quand même du bon…

    Si j’avais une fille, je l’appelerais Moulinex. Et je serais intransigeant sur ce point.

  51. ça fonctionne peut être comme pour les femmes, un homme blanc préfèrera toujours placer un autre homme blanc même moins compétent, mais ça devient de plus en plus compliqué à assumer vu que les femmes ne sont pas une minorité visible

  52. @ Laurent, Plus de doute, vous avez viré Sarkozyste. Et Najat, et Yamina, et Kader ? J’ajouterais bien Manuel, l’espagnol qui a un joli teint doré.
    FH a aussi le teint doré, mais je le soupçonne d’avoir comme NS cédé aux attraits du léger “ravalement” avant de faire sa première tournée mondiale avec Mme Roosevelt.

    @Les autres, les féministes excitées sont un peu flippantes.
    Mais Bejo est vraiment une dinde quand elle nous apprend dans l’interview que les femmes sont meilleures que les hommes dans certains domaines, en illustrant son propos d’un : “il y a beaucoup plus d’infirmières que d’infirmiers”.
    OK Bérénice. Il y a aussi, plus de caissières, de femmes de ménage, d’instits…C’est dû à leur don naturel, pour sûr.
    Les hommes, eux, ils sont doués pour être médecins, pilote, patron du CAC40, président de la république…

  53. Kader aux anciens combattants. Il en reste combien au juste ???

  54. @Laurent, Maintenant que le nouvel ordre moral détient les pleins pouvoirs, vous allez devoir changer vos vieux réflexes, hérités de ces 5 années de Sarkozysme.
    Dorénavant, ajoutez aux anciens combattants auxquels vous pensez naturellement, formaté que vous êtes par des années de cours d’histoire peu respectueux de la diversité des frères humains peuplant la France, un paquet d’hommes morts en combattant l’ennemi (fasciste ou colonialiste, au choix).

  55. Béjo c’était le sujet qui tombait à propos pour lier le festival au féminisme, je ne commenterai même pas ses mots largement acceptés sur les qualités stéréotypiques attribuées soit aux hommes soit aux femmes, vaste débat qui fait l’objet de nombreuses études et thèses (éternel féminin et instinct maternel, masculinité et autorité et j’en passe)

  56. mais même Bigeard, le général, hein, il est mort!

  57. @Laurent et Hannah, Militaire, c’est vraiment un truc d’homme ça.

  58. oui comme peintre d’ailleurs!

  59. lui est mort mais il reste encore un petit paquet d’anciens de la guerre d’Algérie, et les revenants d’autres conflits ils ne rentrent pas dans la catégorie “anciens combattants” ?

  60. @Sandra, à part peut être Madame Thatcher:)
    @Laurent : vous oubliez la cuisine ! d’ailleurs j’aime bien dire :
    la femme fait la cuisine avec amour et l’homme avec technique

  61. Je serais curieux de voir un petit mot pour la politique belge tient ! Pour le reste j’aime bien cette vision des choses. Il faut bien que quelqu’un se colle au penchant noir de la brillante réalité. Faut que ça bling dans les décombres, les restes d’après festoieries.

  62. Laurent, grand moraliste des moeurs cannoises, je te raconterai un jour l’histoire du noeud pap qui a monté deux fois de suite les fameuses marches…

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