Sarkozy le dernier des corniauds?

Depuis quelque temps déjà, certaines gazettes parisiennes qui détiennent depuis toujours les clés des caves du Vatican et du fantôme de l’Opéra, se tamponnent le bidon en relatant avec mouts détails la soudaine frénésie de culture qui s’est emparée de notre monarque présidentiel. On se marre, on se glousse, on rivalise d’anecdotes les plus croustillantes sur l’incurie culturelle de la plus haute autorité de l’état qui affirme ainsi Libération, jusqu’à ces derniers temps, ne jurait que par Louis de Funès. Ah ah ah !!!! Le cancre, la buse, le circoncis du cerveau, l’atrophié du cervelet, l’idiot du village.

Louis de Funès, non mais Louis de Funès, tu te rends compte un peu à quel point on est tombé bien bas. Voltaire, Rousseau, Montesquieu, réveillez-vous, La France, la patrie de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, le phare de l’Humanité, part à vau-l’eau et se vautre dans le caniveau. Louis de Funès, notre président, le premier des français, adore Louis de Funès. On s’indigne, on s’offusque, on hoquète de dégout. Quelle déchéance. On eut préféré que pendant le conseil des ministres, il se repasse en boucle sur son Smartphone, les scènes les plus scabreuses de Salo ou les 120 journées de Sodome de Pasolini. Ça aurait eu de la gueule au moins. Ces idiots qui nous gouvernent. Et moi, du haut de ma connerie tout aussi monumentale, de m’interroger les yeux dans les yeux. Ainsi donc moi, moi, moi qui ait quand même lu Faulkner dans le texte, moi, moi, moi qui possède sur mon IPod une Saison en Enfer et les Chants de Maldoror, moi, moi, moi, qui s’en est allé vivre à Vancouver pour m’entretenir avec le fantôme de Malcolm Lowry, moi, moi, moi qui dans une autre vie a tout de même été, bordel de dieu, critique littéraire dans les pages de Libé et des Inrockuptibles, moi, moi, moi qui ne suis quand même pas le tout dernier des cons ( la preuve, j’écris dans Slate), moi, moi, moi qui chaque soir, s’endort en lisant la correspondance de Flaubert ou les souvenirs de Klaus Mann, moi, moi, moi qui a des sanglots dans la voix quand il pense à Fitzgerald, à Dostoïevski ou à Keats, moi, moi, moi qui ai pour meilleur ami et Raskolnikov et le Capitaine Achab et Heatcliff, moi, moi, moi qui suis quand même au-dessus de tout soupçon, il se trouve que moi, oui moi aussi, je trouve que Louis de Funès est le plus grand acteur français du siècle dernier. Il se trouve aussi, je l’admets bien volontiers, que j’échangerais toutes les œuvres complètes de mettons Julien Gracq, juste pour emmerder Jérôme Garcin et consorts, contre ce but de Berkampf

Oui je sais c’est sacrilège ce que je viens de dire là. Pourtant je maintiens. Et je suis parfaitement sincère. Pour une fois, je n’en rajoute même pas. C’est déplorable n’est-ce pas, tant il est vrai qu’il existe dans certaines rédactions parisiennes, certaines personnes qui lorsqu’elles entendent le mot de football sortent leurs pléiades de Paul Claudel pour se cacher de ces ballons qu’ils ne sauraient voir. Alors Louis de Funès, vous pensez bien ! Ce pitre pitoyable gesticulant et grimaçant à longueur de bobine ne saurait être un acteur. Au mieux un clown. Au pire un bouffon. Il eût fallu pour qu’il fut considéré que Robert Bresson le fasse tourner dans un de ces films où il aurait dû jouer le rôle d’un professeur de pensionnat qui, tourmenté par le suicide de sa fille prostituée se travestirait tous les soirs, à l’heure des vêpres, en s’en allant flâner respirer des parfums interdits du côté des dames du bois de Boulogne. Ou qu’il donne la réplique à Jean Pierre Leaud dans un film de Truffaut. Ou qu’au moins il ait tourné dans un nanar de Mocky. Mais non, rien de tout cela dans la pauvre filmographie de ce pauvre Louis. Que des films affligeants de crétinerie tout juste bon à faire rire le demeuré du dimanche soir qui après s’être enfilé Telefoot et Stade 2 ( oui je sais ca date tout cela) s’en va du côté de la une regarder les aventures de Rabbi Jacob ou d’Oscar. Oscar ! Oscar ! Oscar ! Mais Oscar, a-t-on jamais fait mieux qu’Oscar ? Mais oui, tout le théâtre de Feydeau, je l’échange contre une réplique d’Oscar. Et Louis, dans l’Homme Orchestre, là dans cet extrait, franchement, entre nous, ça ne vaut pas son pesant de Finnegans Wake (dans sa version gaélique évidemment) ?

5 commentaires pour “Sarkozy le dernier des corniauds?”

  1. Ah ouais, vous racontez n’importe quoi. Vous avez raison. De toute façon je n’en attendais pas plus d’un fan de foot juif Canadien.

    Un connard

  2. bienvenue au club!

  3. Reçu du premier coup! Champagne!!!

  4. pffft! frimeur:)

  5. “Quand tu fais lalalalala…lala”

    C’est un peu comme le commissaire Adamsberg en fait tout ça?

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