La rentrée est déclarée

Le succès mérité de «La guerre est déclarée» ne doit pas faire oublier d’autres films intéressants qui sortent dans les salles:  «La Ligne blanche»,  «Blackthorn»,  «La Grotte des rêves perdus».

Ce mercredi 31 août, les sorties cinéma sont dominées par ce film événement qu’est devenu en quelques semaines La guerre est déclarée de Valérie Donzelli. Depuis sa découverte en ouverture de la Semaine de la critique à Cannes, le film n’a cessé d’accumuler prix dans les festivals et marques de reconnaissances enthousiastes. C’est parfaitement justifié, comme on a ici même essayé de l’expliquer.

C’est, aussi, un peu inquiétant, tant cette avalanche d’honneurs peut à tout moment devenir une menace, ou un poids, pour Valérie Donzelli et pour son film. D’autant que la cinéaste-actrice, passant brutalement de l’ombre à la lumière, s’est trouvée à l’affiche de pas moins de quatre autres longs métrages sortis cet été (Belleville Tokyo, En ville, Pourquoi tu pleures, et L’Art de séduire).

Hommage aussi soudain que massif à son remarquable talent d’interprète y compris chez les autres, mais aussi inquiétude qu’à cet emballement succède un retour de balancier, comme il arrive aux effets de mode, quand bien même l’engouement serait, cette fois, entièrement justifié. Il ne reste qu’à faire confiance à la cinéaste pour traverser cette tempête avec autant d’assurance qu’elle avait auparavant traversé le calme plat qui avait accueilli son premier film, le pourtant déjà si beau La Reine des pommes, sorti dans une quasi-indifférence.

L’autre effet aussi inévitable que dommageable de l’attention mobilisée par La guerre est déclarée est le risque de faire passer inaperçus d’autres films qui sortent le même jour, et méritent la curiosité des spectateurs. Pas moins de trois autres titres dignes d’intérêt atteignent en effet les salles le même jour.

Lire la suite

lire le billet