Quand le sponsor ne veut plus mouiller le maillot

Pas facile en ces temps de crise de trouver un sponsor quand on ne représente rien comme Boulogne-sur-mer en Ligue 1

Grégory Thil a beau mouiller le maillot, rien n’y fait. Quatre journées de championnat — dont deux victoires, un match nul (1) — et toujours pas de sponsor à montrer aux caméras. La situation n’est pas inédite, mais dans le cas de Boulogne, elle traîne plus que de raison. Le directeur général de l’USBCO, Jean-Jacques Fiolet, l’assure pourtant: «Pas d’inquiétude au club. On s’attendait à cette situation. Ça ne pose pas de problème en ce qui concerne l’équilibre budgétaire. Et puis, ça va se débloquer dans les prochains jours; on est sur le point de signer avec un partenaire.» Le kop boulonnais peut se rassurer: leur équipe va bientôt rentrer dans la cour des grands. Avec un maillot recouvert d’une belle marque sur le devant, comme tout le monde. Ça fera moins CFA.

Quand même, il aura fallu attendre plus de trois mois pour trouver. Un délai qui s’explique évidemment par la crise économique. «La période n’est pas propice, explique Frédéric Bolotny, du centre de droit et d’économie du sport de l’université de Limoges. Quand ça va mal dans les entreprises, le sponsoring est le premier poste touché dans les budgets de communication. Cette dépense a toujours un problème de justification interne: il est difficile de virer des gens et en même temps d’investir dans le foot.» Même argument sur la Côte d’Opale. «Les investisseurs sont rares en ce moment, reconnaît Jean-Jacques Fiolet. D’ailleurs on n’est pas les seuls dans cette situation (un autre promu, Montpellier, a eu du mal à trouver un sponsor), sans compter que certains ont fait la culbute.» Autrement dit, des clubs ont fait passer le sponsor «dos» (négocié moins cher, c’est celui qu’on voit à l’arrière des maillots) sur la poitrine, où la visibilité est plus grande.

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