Le safari de Raymond

GravesenAvatarRaymond est en chasse. Pas après les journalistes, comme d’habitude, mais bien après ses joueurs. Il l’a dit dans L’Équipe de mardi: “La leçon, c’est qu’ils doivent être intelligents et dépasser leur ego pour penser que c’est l’équipe qui compte, pas eux. S’ils n’ont pas compris ça, je mettrai des coups de fusil !“. Voilà qui est clair (pour le compte-rendu voir avec So Foot).

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Raymond veut donc mettre de l’ordre dans la baraque bleue. Très bien, vas-y Raymond, sort les machettes, les tonfas, les francisques (enfin pas trop) et la sulfateuse, et mets en plein la tronche aux égos surdimensionnés qui pourrissent ton vestiaire. D’ailleurs,  Plat du pied t’a préparé une “shooting list”.

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La défaite en Afrique du Sud, plutôt Azincourt ou Waterloo ?

LucarelliAvatarPippoAvatar copyTeddyBertinAvatarGazzaAvatarLa France a perdu lamentablement mercredi soir 2-0 contre l’Espagne. Une chose est sûre, elle ne gagnera pas la Coupe du Monde (et nous offrons une pinte aux dix premiers lecteurs qui nous envoient un mail après sa victoire le 11 juillet 2010). La question est juste de savoir à quel stade elle va perdre, et de quelle manière. Nous avons pioché dans notre riche histoire peuplée de défaites pour élaborer 5 scénarios d’élimination. Alésia ou la science tactique mexicaine, Azincourt et les artilleurs argentins, Waterloo ou l’équipe à bout de course, Fachoda ou la fourberie anglaise et Juin 1940 et la blitzkrieg urugayenne.

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Il faut augmenter Domenech

GazzaAvatarGravesenAvatarLa France finira troisième de son groupe. C’est l’économie qui le dit. Déjà sportivement nous ne sommes pas sûrs de nous qualifier, mais économiquement nous n’avons tout simplement aucune chance. Le site portugais Futebolfinance.com a publié le salaire des sélectionneurs des 32 équipes qualifiées pour la Coupe du monde, et le classement n’est pas flatteur pour la France… Dix-huitième avec 560.000€ par an, Raymond est loin derrière ses homologues sudaf’ et mexicain qui touchent eux 1,2 millions d’euros. Mais devant l’Uruguayen Oscar Tabarez, 30e avec 205.000 euros.
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L’Irlande n’a pas toujours critiqué l’arbitrage

SteveSavidanAvatar1C’était le 11 février dernier. L’Irlande de Trapattoni reçoit la Géorgie à Croke Park, à Dublin, en qualifications pour la Coupe du Monde. 73ème minute. C’est mal barré pour nos amis celtes. La Géorgie, pourtant dernière du groupe 8,  mène 1 à 0. Si le score en reste là, l’Irlande perdra des points précieux dans la course au Mondial, contre ses adversaires directs, l’Italie et la Bulgarie. Heureusement pour les coéquipiers de Robbie Keane, l’arbitre va leur donner un sacré coup de pouce.

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Plat du pied macarons

GravesenAvatarAvec 500 journalistes accrédités, France-Irlande s’annonce comme un beau ramassis de pique-assiettes. Alors avec la rigueur journalistique qui lui sied bien, Plat du pied s’est joint à la fête.

Bilan La France est qualifiée et Plat du pied a fêté sa première sélection au Stade de France. L’occasion de faire le point.

On a aimé Bon bah la qualif déjà, hein. L’organisation, franchement bien huilée. Eugène Saccomano, qui a vraiment l’air furieusement sympathique.Jean-Michel Larqué, descendu avec la plèbe des journalistes plutôt que de rester dans la loge de TF1 (cf Arsène Wenger). Les Irlandais qui ont continué à chanter dans les rues et les RER. Hugo Lloris. L’Algérie en Coupe du monde.

On a pas aimé Le match des Bleus, parce que Raymond, il parle toujours “envie, solidarité” etc, mais quelqu’un lui a dit qu’il coachait pas des cadets? Le voisin d’à côté, et peut-être d’autres, qui n’apprécient pas le côté ironique et autodérisoire du récit. Le buffet, parce qu’on a vu mieux, même si ok, on fait pas pour 500 comme on fait pour 50.

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Les derniers jours de Raymond (2/3)

TeddyBertinAvatar Suite des aventures médiatiques de coach Raymond.

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Il faut au moins reconnaître à L’Équipe le mérite d’avoir de la suite dans les idées et la mauvaise foi. Après sa une de la veille (“Leur chance, c’est lui”), le quotidien du sport et de l’automobile poursuit: “Notre chance, c’est eux”, apprend-t-on. Eux, ce sont Henry et Anelka, en plein conciliabule, sûrement en train de fomenter une rébellion à l’encontre du coach. En plein débat sur l’identité nationale, les choses sont claires: l’étranger, l’ennemi de l’intérieur, celui qui œuvre pour les forces du mal, c’est Domenech. Les bons Français, ceux qui vont nous envoyer au Mondial, sont Capt’ain Henry et Nico la malice. Idée simpliste? Oui. D’ailleurs, en pages intérieures, L’Équipe ne continue pas bien longtemps le Domenech bashing. Le syndrome Jacquet, peut-être, la raison, plus sûrement.

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Domenech, un homme politique comme les autres ?

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Les journalistes politiques analysent la communication et l’action du sélectionneur de l’équipe de France.

SteveSavidanAvatarLe pays gronde. Les comptoirs de PMU ne parlent que de ça. Le pouvoir d’achat ? Non. La récession ? Non. Le chômage ? Non plus. Mais quoi alors ? Raymond Domenech ! C’est lui dont on veut la tête. Pour Sarkozy, on verra plus tard. Il y a plus urgent que la sortie de crise ; il y a la qualification pour la Coupe du monde. Une élimination serait autrement plus grave que l’aggravation du déficit public. Du coup, tout le ressentiment se porte sur le sélectionneur, laissant un peu de répit à nos élus. Comme si s’opérait un déplacement freudien du politique sur l’équipe de France. La chose publique du moment, c’est le football, rien d’autre. Pourquoi ? Et si la cause était Domenech lui-même ? Le sélectionneur a-t-il adopté les codes politiques au point que la doxa en a fait un dirigeant comme Sarkozy, Aubry et les autres ? Nous avons posé la question à quelques journalistes politiques, passionnés de foot ou non. Domenech, politique ou pas politique ? Réponse en trois parties, comme à l’école.

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Les derniers jours de Raymond (1/3)

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TeddyBertinAvatarOn se croirait revenu 16 ans en arrière. Un fameux France-Bulgarie, un crime, une Coupe du monde ratée… Depuis, l’équipe de France s’en est plutôt bien sortie avec un titre (1998) et une finale (2006) en trois éditions. Mais voilà que se profilent les petits hommes verts. Une double confrontation qui ravit d’avance la presse sportive tricolore. Une qualification, et c’est l’assurance d’un voyage en Afrique du Sud pour une palanquée de journalistes. L’occasion de disserter sur cette “équipe qui est née”, et ce “groupe qui a enfin trouvé une âme”, derrière son “leader charismatique, Thierry Henry”.

Une élimination, et c’est la promesse d’un déchaînement de violence anti-Domenech, qui sera désigné unique responsable du fiasco. Domenech, l’ennemi public numéro un depuis l’élimination à l’Euro 2008, un mec qui insupporte les journalistes parce qu’il se fout ouvertement de leur gueule: pour le pire (“Estelle, marry me”), et pour le meilleur (“l’odeur du sang et les lois d’exception”). Derrière L’Équipe, RMC ou le 10 Sport, ils sont nombreux à avoir voulu sa peau depuis un an et demi.

Domenech

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L’entraîneur est un beauf comme un autre

GravesenAvatarTeddyBertinAvatarC’est bien connu, le football est le sport le plus universel qui soit. Et le plus beau vecteur patriotique jamais inventé. Rançon de l’universalité, la surmédiatisation, qui ne plaît aux footeux, comme aux politiques et aux artistes, que lorsqu’elle leur est profitable. C’est à dire bankable.

Il y a peu de pays où le foot et la sélection ont autant d’importance qu’en Argentine. D’où l’inexorable besoin de se lâcher de Diego Maradona, au bord du précipice et remis en cause dans sa stature de demi-dieu par une presse indignée par les performances des joueurs.

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A Guingamp, tout va changer

GravesenAvatarGazzaAvatarSamedi soir, l’équipe de France affronte les Iles Féroé à Guingamp. Un match apparemment anodin qui va pourtant changer la face du foot français.

Feuille de match: Rey mysterio ne surprend personne, une compo classique avec le retour de Govou et deux milieux def’:
Mandanda – Sagna, Gallas, Abidal, Evra – Govou, Toulalan, L.Diarra, Henry – Anelka, Gignac.

Début du match: la Marseillaise est reprise en cœur par le public au son du biniou.

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