Plat du pied: le best of de la saison 2

L’équipe de Plat du pied, soudée depuis ses plus tendres années

Sortez les cotillons, Plat du pied sécurité fête ses deux ans d’existence aujourd’hui. Avec le plaisir d’avoir retrouvé l’attelage Larqué-Roland qui a tant fait pour ne pas améliorer la beaufitude générale du grand public.

Depuis l’an dernier, nous nous sommes fait plein de nouveaux amis. On a raconté pas mal de conneries, mais on a aussi fait un peu de travail sérieux. En attendant une saison 3 pleine de promesses entre l’OM, le Paris qatari, les clasicos  et l’Euro ukraino-polonais (à moins que ce ne soit l’inverse), nous vous proposons de vous esclaffer, de vous énerver ou de vous cultiver en (re)lisant nos chefs d’oeuvre des douze derniers mois.

Paris s’électrise, c’est le Qatar qui paye

Le grand chambardement, c’est l’arrivée d’investisseurs qataris en France. Bien évidemment, comme ils n’allaient pas sauver Gueugnon du dépôt de bilan, nos amis les cheikhs ont acheté le PSG. Paris, nouvelle étape de l’opération de relations publiques de l’Emirat qui, tant qu’à faire, s’est même payé une Coupe du monde.

Ce nouveau Paris a cela de bien qu’il va permettre de faire vendre du papier. L’Equipe et le Parisien notamment, se sont lancé dans une course aux armements fanatique. En matière de presse, l’arme atomique s’appelle la rumeur. De quoi réveiller l’ACRIMED qui sommeille en nous.

Le triangle amoureux Nasser El-Khelaifi-Leonardo-Antoine Kombouaré a en effet de quoi faire frémir. Paris sera toujours Paris, et fera donc toujours rire (au moins un peu). PDPS a imaginé avec sarcasme, mauvaise foi et second degré la saison des mini-galactiques du Parc des Princes. La plupart des lecteurs ont apprécié. Quelques uns ont préféré les insultes et les menaces. On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde. Les supporters du PSG ont à ce propos développé un sentiment de persécution assez profond. Les ethnologues devraient bientôt se pencher sur leur cas.

En attendant, cette année, Paris vise le dernier carré de l’Europa league. Si le championnat est serré, voici pourquoi ils joueront sûrement les 8e avec Kebano, Bahebeck et Papus Camara.

Les Belges, les roux, les gros, Zidane et Claude Guéant

Nous, on aime se faire des amis. La cuvée 2010-2011 a en ce sens été pleine de promesses. Parmi nos coqueluches, nos voisins d’outre-Quiévrain. Des Flamands, des Wallons, des qui hésitent. On les appellera les Belges. La Jupiler League, leur championnat de foot, ne rend certainement pas hommage  au génie de ceux qui ont mis au point la bière à triple fermentation et la double cuisson des frites. La fédération a reconduit une compétition au format incompréhensible qui nous a donné un champion pour un demi-point.  Chapeau !

Autre minorité maltraitée, les roux. C’est avec tristesse que nous avons accueilli l’annonce de la retraite de Paul Scholes. Si demain, Ryan Giggs arrête, on se sentira vraiment vieux. Le “roux fin” du milieu de MU a-t-il été injustement privé de Ballon d’or en raison de sa pigmentation capillaire ? Le débat reste en suspens.

L’autre illustre retraité de l’année écoulée, c’est Ronaldo. Le Brésilien mérite qu’on lui tresse une couronne de lauriers. Pervers, blessé, génial, gros, chargé à l’insu de son plein gré peut-être, il laisse derrière lui un héritage controversé (on parle coupe de cheveux là).

De Ronaldo à André-Pierre Gignac, la transition est toute trouvée. Elle n’a rien à voir avec le terrain, mais tout avec la cuisine. Dédé en cure à Merano, le centre qui “rafraîchit” les sportifs. Sale temps pour les joueurs rembourrés.

Au rayon icône des vingt dernières années, je demande Zinédine Zidane. Entre Danone et le Qatar, Zizou sait vendre, faire vendre, se vendre. Reste à lui trouver une vraie occupation à plein temps. Voici des offres de CDI. S’il se lançait en politique, Zidane serait président sans ouvrir la bouche. Plat du pied a relevé de très sérieuses passerelles entre le monde du sport et le ministère de l’Intérieur. Claude Guéant a recruté Pierre-Henri Brandet de Tout le Sport et l’ancien arbitre international Pascal Garibian. En attendant Patrice Loko, Franck Ribery et coach Vahid.

Les grands débats

Passerelles professionnelles, passerelles idéologiques aussi, entre la place Beauvau et la DTN. Après Knysna, le foot français s’est payé une mini-crise interne au printemps avec l’affaire des quotas. Plat du pied s’en est remis à un expert pour éclairer ses lecteurs (et ses contributeurs aussi). Conclusion ? Quand ils sont bons, les binationaux jouent pour la France. Après, on peut toujours regretter Jacques Faty hein.

Comment parler aux filles, mais surtout des filles, quand elles sont sur le terrain ? Les Françaises ont brillé au Mondial allemand cet été. Face au ridicule d’Alexandre Delpérier, on les appellera les “Jeanne d’Arc”.

Autre débat qui a agité les amateurs de foot, le cas Rooney. C’était en octobre dernier, Shrek ne se sentait plus pisser et faisait du chantage au crime de lèse-Ferguson, menaçant de tourner casaque pour aller jouer à City. Victime d’un système insigne ou simple salaud passible du gibet ? Voici ce qu’on en pense.

Rooney est finalement resté, au grand soulagement des fans des Red Devils. ManU est allé en finale de la Ligue des champions mais n’a rien pu faire face au Barça. Les Catalans ont été impressionnants dans la compétition. L’équipe qui leur a le mieux résisté, c’est Arsenal. Si, si, mais les Gunners devaient perdre. Racine l’avait écrit et Hulk Hogan le confirmait. Ou comment de vilaines blagues incompréhensibles ont trusté la home page de Slate.fr. Merci patron.

Pétrodollars libyens, minerais katangais, béton français

On ne rigole pas à Tripoli, même dans l’après Kadhafi. Le vieux dictateur se planque, et avec lui sa famille de grands malades. Retour sur la passion de Saadi pour le foot. En cas d’arrestation, il pourra encore prétendre à jouer en équipe nationale pénitentiaire.

De Sékou Touré à Mobutu, les autocrates africains ont souvent entretenu une relation complexe avec le foot. Premiers supporters un jour, premiers redresseurs de torts un autre, selon les résultats. La République Démocratique du Congo n’est plus le Zaïre sanglant des années 70, mais on est encore bien loin de la démocratie. L’un des principaux dirigeants du pays, Moïse Katumbi, règne en maître sur le Katanga, riche région minière, et a redonné vie au club le plus “puissant” d’Afrique, le Tout Puissant Mazembe, jusqu’à l’emmener en finale du Mondial des clubs en décembre.

En France, les barons de la République sont des riches industriels à la famille puissante et proche du pouvoir. Ca tombe bien, on accueille l’Euro 2016. De quoi remplir le carnet de commandes des magnats du BTP. Un des bienheureux des nouveaux stades, c’est Michel Sydoux. Le boss de Lille attend son nouveau joujou en salivant. Et transforme ses supporters en consommateurs.

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Crédit photo: Reuters

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