Pourquoi la France sera championne du monde

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On ne va pas se mentir, les chances que la France gagne le mondial frôlent le zéro. Qualif’ foireuses, matchs amicaux pourris, ambiance délétère, sélectionneur narcissique, vieux cadres blessés, jeunes prometteurs remplaçants, bons joueurs de Ligue1. Dans le meilleurs des cas, sortie honorable programmée en quarts de finale, et dans le pire, retour à la maison après une fessée mexico-uruguayenne. Trop facile de tirer à vue sur les Bleus, alors envers et contre tout, il faut se donner quelques raisons de croire à un mondial pas si pourri que ça.

Le dernier rempart

L’équipe de France a retrouvé un gardien. C’est LA bonne nouvelle de la saison. Dans un championnat où le poste est hyper concurrentiel (Mandanda, Carrasso, Ruffier), Hugo Lloris a été sacré pour la seconde fois consécutive meilleur gardien de Ligue1. Avec l’expérience de la Ligue des champions, il est en train de s’affirmer comme l’un des tous meilleurs mondiaux à son poste. Bonne nouvelle quand on sait qu’aucune équipe (à part le Brésil) ne peut prétendre à remporter la world cup sans un dernier rempart infranchissable. Ce pourquoi l’Angleterre et l’Argentine ne seront pas champions du monde, et pourquoi la défense française va retrouver un poil de sérénité. Alors ok, pour le moment, Lloris n’a pas montré grand chose en Bleus, à l’exceptions du barrage irlandais. Hugo sera meilleur que Greg Coupet, et va devenir le nouveau Barthez (un fan de la première heure), à qui il ressemble dans le jeu et dans le tempérament. Et si ça ne suffit pas cette année, ce sera toujours bon pour 2014.

La fraicheur physique

C’est Michel Platini qui le dit, peut-être avec ironie ou langue de bois, la saison pourrav’ des Français est peut-être une bonne chose. Entre cadres blessés ou remplaçants, 2009-2010 n’a pas été de tout repos. A l’exception d’Evra, indéboulonnable à Manchester, de Sagna, d’Anelka, Malouda et de Toulalan, les titulaires en puissance n’ont pas été overbookés cette année. Henry a fait des aller-retours entre l’infirmerie et le banc de touche, prenant le temps de scorer quelques goals contre des équipes de troisième zone, Gallas a pris des vacances anticipées, Abidal s’est contenté d’une quinzaine de matchs, et Ribery a véritablement commencé à rejouer à la fin de l’hiver. Ajoutez à cela Lass Diara sur la touche, Gourcuff qui a écourté sa saison, et vous obtiendrez une équipe sans trop de rythme, pas en forme, mais rafraichi physiquement et mentalement. Dans une compétition à couteaux tirés qui dure cinq semaines, et à la sortie d’une saison d’enfer, cette fraicheur sera un grand avantage. Une bonne prépa physique sous les ordres de l’orfèvre Robert Duverne, des matchs amicaux pour mettre dans le rythme la quizaine de joueurs de la rotation, et les Bleus pourront monter en puissance et arriver en pleine bourre pour le deuxième tour. Remember 2006?

La réaction d’orgueil

Le sportif de haut niveau est un animal à part. Doué techniquement, intelligent par rapport au jeu, affuté physiquement, il est avant tout un animal de compétition dans un environnement ultra-concurrentiel d’égos surdimensionnés. Les critiques sur les Bleus? Leur saison manquée ? Zahia? Peut-être le meilleur moyen de les regonfler, de leur donner l’envie “de tout casser”, de tirer dans le même sens et de montrer à tout le monde qui ils sont. Ce mental de winner, c’est ce qui a permis à Ribery de ne pas rester un joueur de National, à Henry d’être pendant des années le meilleur avant centre du monde, à Evra de devenir l’homme de confiance de Ferguson, à Toulalan de s’imposer en écoutant Michel Sardou. Quoi de mieux qu’une bonne équipe de revanchards pour déplacer des montagnes, à la sauce grecque 2004 ou auxerroise 2010.

L’esprit français

Avec un peu de mauvaise foi, on a envie d’y croire, juste parce que c’est la France, bordel! S’il y a bien un trait commun aux tricolores, à part les grands gadins historiques, c’est cette capacité à se surpasser dans l’adversité, à réaliser des exploits impensables, à se comporter en lion alors qu’on est un chat. Marignan, Austerlitz, Twickenham, Johannesbourg ?

Parce que Raymond ?

Domenech est un loser. Sa spécialité: perdre les matchs couperets. Finale de l’euro espoirs 2002, barrages pour les J.O, finale du mondial. Raymond est un perdant magnifique: avec lui, pas de défaites 1-0 trois fois de suite, il préfère un parcours chaotique et la déroute finale. L’élimination des Bleus ne se fera donc pas en poule, mais dans le combat homérique  d’un match à qualification directe. Et comme il déteste le monde extérieur, il est même capable de gagner.

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François Mazet

8 commentaires pour “Pourquoi la France sera championne du monde”

  1. […] Original post by francoismazet […]

  2. Pour les joueurs, on peut rajouter : avec l’arrivée prochaine (et programmée, ce qui est inhabituel en France) d’un nouveau sélectionneur, les joueurs de l’EDF vont devoir montrer qu’ils ont envie de jouer. Surtout que si on doit voir arriver Laurent Blanc a sa tête (ce n’est qu’une hypothèse…), c’est un jeu fait de mouvements qu’il va vouloir mettre en place. Tout ça pour dire qu’ils vont surement (devoir) se bouger….

  3. On a je pense entre 3 et 5 % de chance de la gagner, pas plus. Mais ca laisse une chance :). L’espoir fait vivre.

  4. “Zahia? Peut-être le meilleur moyen de les regonfler” … “de tirer dans le même sens ”

    Ah ben bravo! :=)

  5. Les grandes stars des grandes équipes ont trop joué cette année: Rooney, Messi et les Espagnols seront cramés en 8éme ou en quart et le dernier carré sera comme souvent: Brésil, Italie, Allemagne et…France

  6. J’aime beaucoup l’optimisme de François sur les possibilités de l’EDF. Je souhaite comme beaucoup de Français que notre équipe nationale trouve l’étincelle d’orgueil qui les boostent pour ne pas se faire sortir des les premiers tours!.
    Pour ma part je donne 1% de chance au Bleus de passer en quart! Croyons tous au miracle!

  7. J’ai du mal à croire que ce soit vrai.

  8. […] L’Equipe (parce qu’on veut bien que la famille Amaury nous donne des sous), on avait même vu la France gagner le mondial. Craquage iconoclaste à faire pâlir Eric […]

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