Le tour était presque parfait

Moag

De New York à Los Angeles, les amoureux du polar ont la possibilité de donner libre court à leur passion. Entre musée et promenades sur les lieux les plus sombres, le programme s’annonce bien noir. Mais sans armes, ni violence, comme dirait Spaggiari.

Rendez-vous dans la Grosse Pomme d’abord, où la mafia locale continue de faire parler d’elle. Cette fois, loin des films de Coppola ou Scorcese, c’est en bien. Le musée du gangster américain (Museum of American Gangster, Moag pour les intimes) a ouvert ses portes fin mars. Tout visiteur de New York attiré par le polar et les malfrats se doit d’y pénétrer (pour moins de 10 €). Le lieu d’abord est emblématique. Il s’agit d’un ancien bar clandestin du temps de la prohibition situé non loin de la Première Avenue. Restauré et très bien conservé, il permet de plonger dans l’ambiance des mafieux des années 20 et 30.

Un tel lieu chargé d’histoires louches se forge une légende au fil du temps. Le musée n’échappe pas à la tradition. Au cours des travaux de rénovation, une pièce secrète a été découverte. Pièce qui donnait directement sur la Première Avenue, et dans laquelle se trouvaient deux millions de dollars en billets de l’époque et des restes humains non identifiés, affirment les responsables du Moag. Vous aurez accès à cette pièce mais aussi aux journaux de l’époque, aux armes utilisés par les gangsters et aux machines pour distiller du whisky. Bref, toute la panoplie du parfais mafieux. A ne pas manquer.

LA Noir

Direction la côte ouest. Bienvenue à L.A, l’autre capitale US du crime, patrie du Dahlia Noir, d’OJ Simpson, de Michael Connelly et des plus sanglants faits-divers qu’ait connue l’Amérique. Si vous êtes du style mauvais genres, une promenade bien particulière, sobrement intitulée Wild Wild Westside, est faite pour vous. Pour 40 €, vous aurez droit à une plongée de 4 heures dans les bas-fonds de Los Angeles. Vous irez de Venice à Santa Monica en passant par Culver City ou Marina del Rey sur les lieux des crimes les plus étranges, des histoires les plus sordides et sur les pas des pires tueurs en série, le tout raconté par des guides bien informés et fins connaisseurs des méfaits commis dans la cité des Anges. C’est la société Esotouric qui a mis en place ces balades dédiées au noir. Dans leur besace, on trouve aussi des tours dédiés à Raymond Chandler, James Ellroy (ce dernier, en présence de l’auteur, connaît un vif succès), Charles Buckowski ou John Fante. Et pour les âmes plus sensibles, une promenade spéciale films noirs vous entraînera sur les lieux de tournage des plus grands polars du cinéma US.

2 commentaires pour “Le tour était presque parfait”

  1. […] Ce billet était mentionné sur Twitter par Rampfer. Rampfer a dit: Le tour était presque parfait… http://tinyurl.com/2uwmuvt […]

  2. Inside every cynical person, there is a disappointed idealist

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