Liez-moi tout ça

Le Huffington Post se lance dans l’humanitaire avec sa nouvelle page Impact. A la fin de chaque article, un widget offre au lecteur la possibilité de faire un don, de soutenir une association ou de devenir bénévole. (Poynter via @sreenet)

Alcool, jeu, luxure, la chroniqueuse du New York Times Maureen Dowd propose aux médias d’investir dans le commerce du vice pour sortir de la crise. (NYT)

Nick Bilton du laboratoire de recherches sur les médias du New York Times parle «multi-tasking», réseaux sociaux comme source première d’information et place du journaliste et du journaliste-citoyen. (Pop Tech)

Besoin d’une raison de plus pour faire attention à ce que vous postez sur Facebook ou Twitter? Google dévoile «Google Social Searc. (Mashable, via @lavrusik)

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C’est pas moi c’est Internet!

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Mon cours sur Twitter et Facebook est terminé, mais son projet final est toujours d’actualité: les quatre classes qui le suivent ce semestre écrivent chacune une partie des règles internes de Columbia quant à l’utilisation des médias sociaux. (Le code devrait être au point d’ici un mois, je vous tiens au courant!)

En nous demandant de réfléchir à ces règles, notre professeur nous a en quelque sorte demandé si sur Internet les valeurs et la déontologie journalistiques changeaient. Notre première réaction a été de dire «bien sûr que non», mais si c’était si évident que ça, est-ce qu’un journaliste d’ABC twitterait le les propos «off the record» d’un président américain traitant un rappeur de crétin?

La journaliste Gina Chen affirme la même chose sur son blog «Save the media», en mettant au point son «Guide de déontologie des médias sociaux pour journalistes». Ses règles sont moins brutales que celles du Washington Post, publiées parce qu’un des rédacs chefs donnait trop son opinion sur son compte Twitter. Mais elles ne répondent quand même pas à mon plus gros problème. Si je ne dois rien publier sur Facebook ou Twitter que je ne serais pas fière de voir en une du New York Times, est-ce la fin de l’humour, de la personnalité, et de notre nouveau rapport — moins guindé — avec le lecteur?

Si on écarte ce problème, je suis d’accord avec les règles de Gina Chen. La déontologie en ligne est la même que la déontologie dans un journal. Pourquoi est-ce que des internautes ne mériteraient pas autant d’éthique de notre part que des lecteurs? Ce n’est pas parce que la publicité les considère moins importants que les journalistes doivent s’y mettre…

Au cours d’une étude de cas du site Politico, en cours de business, notre prof Bill Grueskin a fait un aparté pour parler de Polanski. Le 7 octobre, un journaliste du site d’infos politiques a écrit un court article au titre évocateur: «Les supporters de Roman Polanski ont donné 34,000 dollars à Barack Obama et au Parti Démocrate». Ou comment faire de la complète désinformation: le journaliste a trouvé les noms américains dans une pétition soutenant le cinéaste, et cherché leur participation financière à la campagne d’Obama il y a un an!

Bill Grueskin a écrit un mail rageur au journaliste, qui lui a en gros répondu: «c’est pas moi, c’est Internet et mon rédac chef».

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Liez-moi tout ça

Les articles que je lis/lie via Twitter et mes flux RSS


Le Washington Post remarque que ses lecteurs adorent quand le journal change ses règles pour apporter plus de déontologie, sauf lorsqu’elles s’appliquent aux médias sociaux.

Le New York Times rapporte que le prestigieux Massachussets Institute of Technology encourage ses étudiants à bloguer -sans modération extérieure des billets ni des commentaires, et en étant payés !- dans l’espoir d’attirer davantage de candidats. (via @sreenet)

Départ du rédacteur en chef des “standards journalistiques” du New York Times, Craig Whitney, dont le dernier poste avait été créé après le scandale Jayson Blair, ce journaliste qui avait falsifié et plagié des dizaines d’articles. D’après le Nieman Lab, qui retranscrit le discours d’adieu du directeur de la rédaction, trois personnes monteront la garde à sa place.

Poynter tente de réconcilier les journalistes et les publicitaires en démontrant qu’au fond, ils partagent les mêmes problèmes: des technologies qui évoluent trop vite pour l’enseignement, des produits jamais réellement finis, et l’importance de la transparence pour se construire une crédibilité.

Une professeure de lettres histoire-géo et ECJS en lycée professionnel veut faire Tweeter ses élèves, et c’est pas facile. (via @jeanlucr)

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