La flamme de Janos Starker

Ses suites pour violoncelle de Bach dans la plus pure, la plus nue, la plus sensuelle des émotions, c’était, et c’est, cela, Janos Starker. Né à Budapest, le 5 juillet 1924, il avait fait connaissance avec son instrument en 1930, à l’âge de six ans, avant d’entrer dans la nuit, et le brouillard, où sa famille s’était engloutie. Il en était revenu. “Celui dont la flamme intéreure gèle l’air autour de lui” nous a réchauffé pendant quelques décennies de son phrasé élégant et discret, de ses rires, de ses masterclasses passionnanes et passionnées. Il nous quitte aujourd’hui, quelques mois avant de célébrer ses 90 ans, mais du paradis des musiciens, son vibrato lumineux n’en finira pas de nous éclairer.

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