Cachez ce Sein que je ne saurais voir

L’affaire exemplaire de l’île de Sein

En ce début de décembre voici une solide vague de fraîcheur océane en provenance de l’Atlantique ; un vague qui fouette et (re)vivifie.  Dans l’Hexagone on continue la couse-poursuite sans fin sinon sans espoir : adapter au plus vite les capacités vaccinales des gymnases-dispensaires. Toujours dans l’Hexagone  la polémique continue concernant l’interdiction faite aux généralistes et aux pédiatres libéraux de vacciner à leur cabinet. Et la puissance publique préfectorale de réquisitionner des médecins libéraux pour qu’ils aillent, santé publique oblige, officier dans les isoloirs installés sous les panneaux de basket-ball. Tout ceci donne lieu à des situations quelque peu ubuesques comme le rapporte fidèlement le  Quotidien du médecin qui parle ici de « réquisition à l’emporte-pièce ».

« A Suresnes, dans le département des Hauts-de-Seine, le Dr François G. indique au « Quotidien » que deux de ses confrères libéraux, un dermatologue et un cardiologue, ont été réquisitionnés « au dernier moment » par le préfet du département, peut-on lire sur le site de ce journal. Le dermatologue a reçu le 2 décembre au matin un ordre de réquisition pour l’après-midi même, et le cardiologue a reçu le sien le 1er décembre, pour être présent au centre de vaccination le 3 décembre. De tels délais rendent évidemment très délicate la gestion de la patientèle, à telle enseigne que le dermatologue n’a pas été en mesure de déférer à la réquisition. Si bien que le Dr G. s’est porté lui-même volontaire pour des tranches horaires de la soirée, « afin, dit-il, de ne pas risquer d’être réquisitionné à tout moment » (…) Enfin, à l’Ordre des médecins, le Dr André D. a eu également connaissance d’un médecin libéral parisien réquisitionné une demi-heure seulement à l’avance, et d’un autre en région parisienne, réquisitionné dans un centre où les médecins étaient finalement trop nombreux. Pour le Dr André D. tout ceci constitue « un vaste cafouillage », il dénonce « les déficiences d’organisation » et prévient : « On peut craindre des réactions épidermiques des médecins réquisitionnés au dernier moment ». ». Le conseiller ordinal ne nous dit pas encore comment se manifestent de telles réactions épidermiques.

Quelles que soient les immenses vertus de l’organisation jacobine ici mise en place par les autorités sanitaires de tels cafouillages sont sans doute immanquables ;  on pourrait même soutenir qu’ils pourraient être plus nombreux. Il faut en effet compter avec l’effet de loupe médiatique qui recense et grossit le moindre incident observé dans l’organisation vaccinale. Et attendons-nous à savoir que ces incidents (si l’attention médiatique ne se relâche pas…) risquent fort de se multiplier avec la montée en puissance du dispositif.

Désormais (et c’est Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur qui vient de l’annoncer) tous les centres de vaccination « sans exception » sont  désormais ouverts du lundi au samedi et ils seront même ouvert sept jours sur sept dès le dimanche 6 décembre dans les grandes zone surbaines : Ile-de-France, Marseille, Lyon, Toulouse, Nice, Nantes, Strasbourg, Montpellier, Bordeaux, Lille et Rennes. Seules fermetures prévues : le jour du 25 décembre et celui du 1er janvier. Le nombre des personnels devra bientôt atteindre (pour 1080 centres) 8.000 médecins ou internes, 30.000 personnels paramédicaux et 30.000 personnels administratifs.

Si les volontaires et l’intendance suivent, et au rythme de 250.000 à 300.000 vaccinations par  jour, 30 millions de personnes pourront être vaccinées d’ici fin février en France vient de faire savoir  Roselyne Bachelot. La ministre de la santé  qualifié d’ « inadmissible » le fait que certaines personnes doivent, ici ou là,  attendre quatre heures  avant de pouvoir être vaccinées. Pour l’heure on estime officiellement en France à quatre millions le nombre de personnes ayant été infectées par le H1N1pdm et à plus d’un million le nombre de celles qui ont été vaccinées.

Et puis, loin de ce grossissant et lassant tumulte : l’île de Sein (Enez Sun). Un paradis breton croisant avec l’enfer  omniprésent du grand large. La mort, on le sait, toujours en vue. Au large de la péninsule, à 3 miles de la pointe du Raz, une superficie de 0,5 km2, une altitude moyenne de 1,5 m, des vents qu’un euphémisme qualifie de violents, environ 200 personnes l’hiver et 1500 l’été. Où installer le dispensaire pour la vaccination ? La question ne se pose pas ; ne se pose plus. Une précieuse dépêche de l’AFP mandée de Brest nous apprend que dans son infinie sagesse l’autorité préfectorale du Finistère vient de confier la vaccination des habitants  à l’unique médecin insulaire. « La Ddass m’a appelé pour me demander si j’étais disponible et me dire que j’allais être fourni en vaccins » explique le Dr Ambroise Menou, 62 ans, le médecin généraliste de l’île.

Pragmatisme oblige la préfecture du Finistère, s’éloignant du modèle hexagonal  a –donc, enfin- choisi de recruter des médecins volontaires locaux pour pratiquer les vaccinations sur les îles de Sein, Molène et Ouessant. Les médecins concernés doivent recenser les volontaires parmi les populations insulaires. On leur fournira ensuite le matériel nécessaire.

Osons l’écrire : on  revient de loin. « Dans un premier temps, l’administration avait opté pour l’envoi à Sein d’une équipe mobile en hélicoptère mais pas avant une quinzaine de jours, au grand dam des insulaires, précise la dépêche de l’AFP.  Dépendants des centres de vaccination du continent, populations et élus insulaires finistériens avaient protesté contre le coût d’un aller-retour en bateau, des courses en taxi et parfois d’une nuit d’hôtel ;  avant que la préfecture n’envisage la venue d’équipes mobiles sur les îles. » Et puis l’autorité préfectorale a réfléchi (combien de réunions, de communications téléphoniques avec Paris, avec l’entourage de M. Hortefeux, de Mme Bachelot…. ?) et la France du Finistère et de ses îles aura au total su raison garder : le Dr Ambroise Menou a d’ores et déjà recensé une vingtaine de candidats. Que le Dr Ambroise Menou se rassure : nous ferons tout, sur ce Blog, pour qu’il nous en dise bientôt plus ; s’il l’accepte, bien évidemment, et en promettant de respecter tous les secrets, médicaux et insulaires.

Jean-Yves Nau

Iles et archipels, paradis des épidémiologistes

Le préfet du Finistère a donc réalisé en ce début décembre  ce que nous appelions de nos vœux : une « expérimentation » (voir notre récent billet à ce sujet) ! Certes, la prise de risque par la préfecture était minimale ;  et l’absence de respect de l’égalité des citoyens ne peut être invoquée devant les impératifs de continuité territoriale sous-tendus par la décision. Toujours est-il, qu’en France, 200 personnes ont pu se voir proposer une vaccination par leur médecin de famille.

L’épidémiologiste (l’observateur, le citoyen)  reste néanmoins un peu sur sa faim (mais qui voit Sein…) : il  aimerait bien savoir le pourcentage de volontaires pour cette vaccination. Il voudra ensuite connaître le taux d’attaque de la grippe H1N1pdm sur la bellement  sauvage île de Sein où l’on se déplace encore sans voiture (seconde expérimentation… ).

Les îles se prêtent évidemment bien à ce genre de tests grandeur nature. Encore faut-il s’en donner les moyens : construire des questionnaires, les distribuer, relever les données, confier au médecin des moyens diagnostiques permettant de confirmer d’éventuels cas ultérieurs. Il faudrait mesurer aussi le niveau de satisfaction des populations. On pourrait comparer ensuite les situations entre Sein et Ouessant, sa voisine un peu plus peuplée, où circulent quelques véhicules, mais qui pour l’essentiel ressemble à sa petite sœur de raz.

Si les pouvoirs publics jugent que  l’essai porterait ici sur  des échantillons de population de taille insuffisante, aucun problème : qu’ils proposent l’expérimentation à Belle-Ile, à  Noirmoutier ou sur  l’ïle d’Yeu. A pareille échelle, ils peuvent même décider d’utiliser l’hélicoptère initialement envisagé dans le Finistère ; et une évaluation médico-économique sérieuse sera probablement le juge de paix.

Poursuivons : s’ils veulent des territoires de la taille de départements ou de région, la Corse, pour peu que l’on ne la brusque pas, pourrait bien se porter volontaire. Ou encore, l’ été prochain, les départements et territoires d’outre-mer. Il suffit, pour que la chose soit utile, de faire preuve d’un peu d’organisation, de travailler en collaboration ; alors la décision publique pourrait être rapidement éclairée par les résultats – mêmes partiels et encore provisoires-  de telles recherches en santé publique.

Antoine Flahault

81 commentaires pour “Cachez ce Sein que je ne saurais voir”

  1. merci baba

  2. Mais j’insiste

    où est l’article fifty-five case outcome ?

  3. Si on prend la mortalité moyenne en France en 2006
    (http://fr.wikipedia.org/wiki/Taux_de_mortalité#Statistiques_en_France)
    elle est de 900 pour 100 000 habitant en 52 semaines
    Soit pour 10 000 000 : 10 400 environs en 6 semaines

    Donc vous devez comparer les décès observés à quelque chose de l’ordre de 10 400 décès et non 5,75 morts subites, il me semble.

    Avec une grosse réserve ou 2:

    Comme les calculs vont montrer à vue de nez que le vaccin protège contre la mort, divisant la mortalité par 1800 ( tu parles) , et que ce résultat est inacceptable car pas dans l’air du temps, et je l’avoue absurde… il doit y avoir une autre raison;

    C’est qui’il s’agit de la population tout venant en France qui meurt au taux de 10400 pour 10 000 000 pour 6 semaines, ce qui confirme que nous sommes mortels.

    Cette population est sans doute non comparable à la population vaccinée, sociologiquement, médicalement, etc…

    Déjà les grabataires ou presque, n’ont pas été vacciné encore, j’imagine, ni les patients mourants (on dit “en fin de vie” de nos jours, et on décède, on ne meurt plus).

    Donc que tous se rassurent non le vaccin ne réduit pas la mortalité d’un facteur 1800.

    Ceci dit on a bien essayé de nous faire croire que le vaccin antigrippal saisonnier réduisait la mortalité des vieux de 50%, alors qu’il ne les protège quasiment pas de la grippe. C e qui ne nous a pas empéchés nous autres les doctes en médecine de croire cette baliverne. C’est un des argument de promotion/vente digne de bonimenteurs (pas si boni que ça) .

    Heureusement , Zorro, alias Tom Jefferson de l’institut Cochrane, est arrivé.
    Il a été montré que bien sûr il s’agit d’un biais similaire à celui que nous venons de vivre avec émotion, biais dans des études de cohorte au lieu d’être comparatives et randomisées. Si vous êtes intéressés voyez:

    2: Jefferson T, Di Pietrantonj C, Debalini MG, Rivetti A, Demicheli V. Relation of study quality, concordance, take home message, funding, and impact in studies of influenza vaccines: systematic review. BMJ. 2009 Feb 12;338:b354. doi:
    10.1136/bmj.b354. Review. PubMed PMID: 19213766; PubMed Central PMCID: PMC2643439.

    3: Jefferson T, Di Pietrantonj C, Debalini MG, Rivetti A, Demicheli V.
    Inactivated influenza vaccines: methods, policies, and politics. J Clin
    Epidemiol. 2009 Jul;62(7):677-86. Epub 2009 Jan 4. Review. PubMed PMID: 19124222. EPATANT (Les EXPERTS la MAIN DANS LE SAC)

    6: Jefferson T, Di Pietrantonj C. Inactivated influenza vaccines in the
    elderly–are you sure? Lancet. 2007 Oct 6;370(9594):1199-200. Epub 2007 Sep 25.
    PubMed PMID: 17897708.

    10: Jefferson T. Author’s response to influenza vaccination: policy v evidence. BMJ. 2006 Dec 2;333(7579):1172. PubMed PMID: 17139005; PubMed Central PMCID:PMC1676093.

    11: Jefferson T. Influenza vaccination: policy versus evidence. BMJ. 2006 Oct 28;333(7574):912-5. Review. PubMed PMID: 17068038; PubMed Central PMCID:PMC1626345.

    13: Rivetti D, Jefferson T, Thomas R, Rudin M, Rivetti A, Di Pietrantonj C,
    Demicheli V. Vaccines for preventing influenza in the elderly. Cochrane Database Syst Rev. 2006 Jul 19;3:CD004876. Review. PubMed PMID: 16856068.

  4. KP,

    Via un copier-coller dans google d’un extrait de la citation je trouve :
    http://www.emea.europa.eu/
    http://www.emea.europa.eu/pdfs/influenza/78468109en.pdf c’est là

  5. KP:
    C’est là:
    http://www.emea.europa.eu/pdfs/influenza/78468109en.pdf
    j’ai recherché “As of 27 November a total of 2,301 reports and 6,269 reactions have been received by EudraVigilance. According to information received from the marketing authorisation holder dated 19 November, the total number of doses distributed was 39.3 million and the total number of people vaccinated was estimated to be around 5.7 million through 17 November 2009.3” dans google et la première réponse est ledit pdf.

  6. Thank Baba

  7. Mes excuses à Bernard Guennebaud, puisqu’il avait signalé la source de l’article de Gyuran

    Oublier ces 55 décès, il y en eu plus de 200 au canada pendant la vaccination, dont la cause vaccinale a été infirmés par la suite

    Comme je le disais L’EMEA ne fait qu’informer mais ne prends pas parti.

    Il n’y a, à ce jour, aucun décès direct prouvé lié directement à la vaccination.

    Et il faut arrêté le délire avec le bruit de fond, car tout ceci ne pourra être analysé qu’avec du recul.

  8. Et oui, si l’on ne précise pas bien la population parente !

    On ne peut comparer des fraises et des bananes (dixit Babaorum) que si l’on a défini une relation d’ordre total sur l’ensemble des fruits.

    Ceci dit n’imaginez quand même pas que l’on indique tous les morts dus au vaccin…comme pour les vaches : le réchauffement climatique !

  9. Tout d’abord je ne sais pas comment vous faites, mais je n’arrive pas à insérer les liens internet dans mes posts, sans qu’ils ne soient bloqués en attente de modération. Je l’ai tenté à plusieurs reprises et m’étant vu bloqué j’en ai conclu après avoir pensé primairement à la censure ( je ne suis pas le seul n’est ce pas Mr Rabat ;-:) ) que je n’en savais rien !! Donc il n’y avait pas le lien vers EMEA que Mr Guennebaud a retoruvé. Comme il l’a dit, mon idée était d’abord de voir si l’écart constaté entre les 2 séries était compatible avec des variations aléatoires, pour ensuite me demander si le vaccin y était pour quelque chose.

    Ma foi si l’idée est recevable je vois bien que j’ai commis l’erreur de comparer des choux à des patates: c’est pas bien Gaëtan… lol
    Je n’ai pas fait la différence entre morts subits et morts comme l’ont rappelé Babaorom et kp.

    Reste donc à trouver un groupe similaire et à compter sur une période de x jours le nombre de décès.
    Vous remarquerez que la période est incertaine vu que nous ne savons pas dans quel délais les personnes sont mortes. Sont elles mortes dans la première semaine ?
    A suivre ….

  10. Une question à Babaorum et Kp :

    Sur ce que j’ai dit sur l’évaluation du risque/avantage pour le vaccin, au bout de quatre ou cinq ans, y a-t-il, vu par un docte en médecine, de terrain, des remarques à faire ?
    Merci d’avance.

  11. Gyuran

    Pour ma part j’insère les liens sans qu’il soient soulignés, donc actifs. C’est peut-être cela la raison de vos échecs. C’est alors seulement une chaine de caractères.

  12. J’insiste pour avoir une réponse.

    Si je sais construire un modèle, par contre je ne sais pas évaluer s’il est bien en adéquation avec le réel, n’étant pas docte en médecine.

  13. L’avalanche de commentaires bourrés de références statistiques — en anglais et sans leur traduction — rend difficile leur lecture et leur compréhension pour le commun des mortels.

    Il ne faudrait pas confondre ce blog avec une messagerie instantanée MSN si l’on veut élargir l’audience de ce blog et encourager de nouveaux participants à nous éclairer de leurs contributions.

    Je me permets ce petit conseil rédactionnel : rédiger d’abord son commentaire dans Word, le relire ensuite, puis par copier-coller le poster.

    Bien cordialement,

  14. C’est ce que je fais, du copié-collé.

    Pour sauver l’idée de Gyuran il faudrait donc comparer les 3,28 morts subites attendues parmi les 5,7 millions de vaccinés avec les morts subites s’étant effectivement produites parmi eux dans les 6 semaines. Il suffirait qu’il y en ait eu 8 pour que l’écart devienne significatif (probabilité 1,9% d’un écart au moins aussi grand). En admettant aussi que l’évaluation des cas attendus soit valable (populations comparables).

    La totalité des décès incluant ceux qui sont accidentels ou plus généralement ayant une cause connue on peut supposer que les 55 décès retenus par l’EMEA sont inexpliqués et ne sont pas la totalité des décès survenus chez les vaccinés comme après un accident de la circulation par exemple. On aurait donc d’une part 55 décès inexpliqués observés et d’autre part combien de décès inexpliqués attendus ?

    On manque d’infos mais l’idée de Gyuran, même avortée, ouvre malgré tout des pistes intéressantes mais difficiles à explorer si ceux qui disposent des données ne l’ont ni fait ni publié.

  15. Réponse à Jean Rabat

    Jean, très respectueusement, j’ai du mal à vous lire. Je m’incline mais implore que vous aériez vos textes, et usiez de l’alinéa et des paragraphes afin de nous , ou du moins me permettre de comprendre ces textes riches.

    J’ai copié collé (co-picolé ? ) votre texte qui traite de votre modèle vaccination vs immunité naturelle du survivant. J’ai ensuite fait la mise en forme et j’arrive à m’y retrouver. Il faut dire que je relève de garde de nuit, donc j’ai vraiment besoin de cet artifice.
    =================================
    DONC VOUS DITES:

    a) avec un taux d’attaque de 10% , chaque année

    b) avec un vaccin efficace à 80%, chaque année

    c) quelque soit le risque de mourir de la vaccination ( même nul)

    d) quelque soit le risque faible d’être tué par le H1N1, pour une personne pas à risque

    e) si l’on est contaminé et que l’on survive on est vacciné pour longtemps (comme pour les plus de 65 ans , à cause de 1957 !)

    f) que le vaccin nécessite une revaccination annuelle et que chaque année on a le même risque pour l’efficacité du vaccin,

    …. à partir de la quatrième année (et surtout à partir de la cinquième) le risque de mourir du fait de la grippe est plus important en choisissant la vaccination annuelle plutôt que de courir le risque d’une contamination et de l’immunité naturelle qui s’en suit.


    Si le modèle le dit c’est irréfragable à conditions que les bases soient justes.

    Il faudrait que les doctes en épidémiologie grippesque (hou hou y’a quelqu’un ? ) confirment le taux d’attaque.

    Le vaccin n’a une telle efficacité que vis à vis des souches qu’il contient, chez les adultes sains mais pas les vieux. De plus l’efficience chez les mêmes sujets, c’est à dire la protection contre la “grippe clinique” (due à des virus grippaux ou non) est de l’ordre de 20%.

    Est-ce que les vaccinés deviennent des mauviettes face à la grippe , comparés à ceux qui la font , la vraie? On le lit ça et là mais est-ce vrai ? Un vacciné peut rencontrer le virus et dans ce cas je suppose qu’il réagit à cette pénétration virale : soit une grippe si mal protégé, mini grippette, soit rien du tout, mais j’imagine que son immunité s’en trouve augmentée, et peut être se trouve au niveau de celle d’un sujet naïf, non vacciné, qui aurait fait la grippe pour de vrai. Est-ce que ces suppositions sont fondées ? Je ne sais et n’ai pas le courage de me lancer dans la recherche bibliographique d’autant que mon petit doigt me dit que les réponses n’y seront pas.
    Un savant grippologue saurait-il répondre ?

    En somme il ne me paraît pas certain que les vaccinés n’aient d’immunité réelle que pour 1 an. Un vacciné et un non vacciné qui rencontrent le virus pourraient (c’est mon hypothèse) être immunisé de façon comparable pour une future rencontre virale.

    Il sera intéressant de voir, à l’occasion des recherches mises en routes en prévision de la pandémie, si les vaccinés annuels qui ont reçu des antigènes de divers H1N1 au cours de leur vie de revaccinés, ont eu une immunité importante, façon d’approcher la réponse à mon hypothèse.

    Un problème: l’industrie du vaccin a un intérêt commercial énorme à ce que l’on revaccine tous les ans. Cet intérêt commercial peut entraver les connaissances. L’histoire le montre. Et je me pique de ne pas être conspirationniste.

    ====================
    Jean Rabat, écrivez-vous l’anglais (ou l’italien ) ?

  16. Si j’ai bien compris Mr Rabat, vous vous placez dans l’hypothèse où la future pandémie foudroyante serait de type H1N1 avec comme souche première celle de 2009.
    Avec vos paramètres il me semble que oui les sujets seraient mieux protégés si ils faisaient le grippe H1N1 maintenant .
    Mais il faut que l’hypothèse retenue aujourd’hui, à savoir que les grippés de 1957 sont protégés du virus 2009 soit vraie.
    Or je me demande comment ils ont fait pour avancer cela ?

    Maintenant si la future pandémie est d’un autre type que le H1N1( par exemple un H3N2 ou un H5N1), patatras on recommence tout.

  17. Bonsoir Jean Rabat

    Je vais essayer de compléter la réponse de Baba.

    D’abord commençons par dire que Pandemrix utilise des fragments d’hémagglutinine (H)
    Donc le système immunitaire ne fabrique que des antigènes que contre ce dernier

    L’immunité naturelle, elle, en fabriquera aussi contre la neuraminidase (N) et d’autres protéines comme M2 mais pas en assez grand nombre, mais si c’était le cas on pourrait espérer un immunisation à longue distance tant cette protéine est stable et il est possible que cela joue dans l’immunité naturelle, en tous cas, pour les formes asymptomatiques ou pseudo asymptomatiques.

    Et comme vous savez, les mutations ont lieu essentiellement sur H et N, le premier permettant l’accrochage à la cellule, le second, le décrochage et favorisant la circulation dans le mucus.

    Quand est-il du vaccin, chaque année, on joue un peu au dé, et on choisit le mieux adapté (que l’on pense) mais ce n’est jamais complètement celui qui circule, car le glissement antigénique est présent en permanence, mais parfois il est faible et la vaccination est efficace, des fois éloigné. Notons qu’il faudrait deux doses au plus de 60 ans (désolé je n’ai plus le réf de l’article qui date de plusieurs années, mais internet est magique)

    A la lueur de mes petits propos, vous tirerez Jean votre conclusion : au-delà des 4 ans le risque est le même que la première année de vaccination. Tous se passe comme si le virus venait d’apparaître pour la première fois pour un vacciné, il faut se revacciner c’est tout.

    Maintenant, le problème de cette épidémie 2009 c’est les SDRA violents du Pr Flahault (X100) donc il faut éviter cette grippe par la vaccination, mais elle va muter, heureusement d’ailleurs !, et devenir comme toutes les pandémies un virus grippal saisonnier.

    Darwin, si il était sur ce blog, vous expliquerait bien mieux que moi, que la sélection des mutations passe par le respect d’une règle simple : la survie de son hôte. J’irai plus loin, il vaut faire un petit malade qui peut aller encore contaminer d’autres victimes que de le clouer au lit et là niet

    Ce virus mutera probablement plus vite, car il contamine plus de monde, à ma connaissance, il n’existe pas de virus revenant après sur le mode pandémique à une autre phase pandémique.

    Il ne faut pas oublier
    1) H1N1 n’est pas inconnu de notre immunité (+65ans)
    2) L’effet de la vaccination, il est probable qu’il évacue l’ancien H1N1 qui n’a pu l’occasion de s’accrocher aux cellules de notre épithélium, puisque c’est deux fréres qui agissent au même moment, par contre, la vaccination pourrait avoir un effet pervers, celui de maintenir H3N2 qui est en fin de vie antigénique, ce serait donc un moindre mal.

  18. Les diaporamas ont été remis à jour

    http://www.infectiologie.com/site/grippe.php
    http://www.infectiologie.com/site/_actualite_detail.php?id_actualite=244

  19. Les diaporamas ont été remis à jour

    Sur la grippe en général, et sur la vaccination en particulier.

    écrire le fameuw www devant .infectiologie.com/site/grippe.php

    et devant .infectiologie.com/site/_actualite_detail.php?id_actualite=244

    comme les liens engendrent un refus du post…. artifice.

  20. L’intérêt d’un tel blog c’est que cela vous fait vous posez des questions. Et comme Gaëtan s’est fait taper sur les doigts :- ; il s’est mis à comprendre ce que l’on entendait par mort subite. Voici un petit cours de médecine légale trouvé sur
    http://www.medix.free.fr/cours/mort-subite.php

    Définition :Mort subite , mort rapide , mort suspecte ont toute le même effet : c’est leur effet surprise.

    Les morts subites naturelles sont classées par les légistes en trois groupes :
    Morts subites lésionnelles de diagnostic évident : rupture d’anévrisme de l’aorte
    Morts subites fonctionnelles avec état pathologique préexistant : athérome coronarien sans aspect d’infarctus récent ou de thrombose occlusive fraîche.
    Morts subites fonctionnelles sans état pathologique préexistant.

    Bon on sait de quoi on parle maintenant.

    Alors voilà ma question. Dans l’étude de Steven Black on parle de mort subite et babaorom ajoute : « 
Précisement: “sudden death within 1 hour of onset of any symptom” autrement dit une mort subite survenant moins d’une heure après un symptôme quelconque. Dixit l’article du LANCET de Black (cf infra) »

    Or en relisant les propos de Mr Guennebaud : « 5,7 millions de vaccinés avec les morts subites s’étant effectivement produites parmi eux dans les 6 semaines. » je me suis demandé pourquoi on parlait de morts subites dans les 6 semaines si elle doit arriver dans l’heure qui suit la vaccination !!!! Donc les propos de Sieur Steven sont contradictoires. Soit on comptabilise les morts subites 1 heure après le vaccin et on a à faire à une mort subite lésionnelle par réaction anaphylactique probable, soit on compte les morts subites fonctionnelles sans état pathologique préexistant dans les 6 semaines qui suivent la vaccination ou encore on compte les 3 ensemble.
    Il faudrait en savoir plus mais j’ai atteint mon niveau incompétence et je passe la main.

    Du côté des déclarations de EMEA je trouve que cette source n’est pas à rejeter comme cela. Il s’agit quand même de l’agence européenne du médicament et représente une instance ayant une certaine notoriété au même titre que OMS ou INVS. Le terme « issue fatale » relaté dans son communiqué est vague. Que faut il y voir ? De quoi parle t’on comme l’ a dit Mr Guennebaud ? Sérieusement on aurait comptabilisé les décès par infarctus dans les 55 ? Qui aurait les moyens d’en savoir plus ?

    Autre sujet tout en restant parmi les morts j’ai relaté que dans les communiqués de l ‘INVS il est écrit : « L’InVS précise que ce bilan englobe l’ensemble des décès notifiés (cas confirmés et cas probables1). »
    Or j’ai comme l’impression qu’il pourrait bien y avoir 56% de décès sans confirmation vu que dans le dossier pdf de l’INVS 2009 n° 73 page 6 il est dit que :
    « En semaine 47 (du 16 au 22 novembre 2009), 7 510 prélèvements ont été reçus par les Centres nationaux de référence. Parmi eux, 3 346 sont positifs pour la grippe :
    – 3 199 virus grippaux A (H1N1) 2009 ; – 147 virus grippaux A non typés. »
    Si mon informateur ne ment pas alors ces tests ont bien été fait chez des personnes atteintes d’un syndrome grippal et non d’une IRA.
    Comme quoi quand on cherche à être précis on peut aller loin….

    Ceci dit j’attends une réponse de la part de INVS afin de savoir si on peut obtenir les chiffres du nombre de décès confirmés grippe A nouveau variant.

  21. Voilà ce que dit aussi l’InVS pour la semaine 47 :

    ► 730 000 consultations pour infection respiratoire aiguë liée à la grippe A (H1N1) 2009 estimées par le Réseau des Grog, soit une augmentation de 72 % par rapport à la semaine précédente.

    liée ? Par quel fil d’Ariane ? Et Dame Bachelot a dit : 730000 nouveaux cas de grippe A H1N1

    Sentinelle donne pour cette semaine 47 : 378924 cas de consultation pour syndromes grippaux. Pas de lien avec le H1N1.

    Combien de cas de H1N1 ?

  22. Je pense qu’il faut comprendre, du moins c’est ainsi que je l’avais compris : le nombre de morts subites comptabilisées sur une période de 6 semaines de vaccination mais pas forcément apparues dans les 6 semaines après une vaccination. Le délai entre la vaccination et le décès pouvant être beaucoup plus court.

    Selon l’EMEA il s’est produit 55 décès après Pandemrix et 12 après Focetria. Je présume qu’il s’agit de décès aux causes inexpliquées car si le vacciné se fait tuer par une voiture à la sortie du centre de vaccination je suppose qu’on ne le classe pas parmi eux ! De même pour l’infarctus. Sinon d’aillleurs il y en aurait beaucoup plus, comme calculé par Babaorum.

    Le problème est que nous ne savons rien sur ces décès dont on doit supposer qu’ils n’ont pu être attribués à une autre cause de façon claire. Mais ce n’est pas une raison pour évacuer le problème que Gyuran a eu raison de relancer.

  23. Comment peut on dire “on s’approche du pic de l’épidémie” ? J’suis assez nulle en math (2 ans de stats en psycho) mais il me semblait qu’on ne pouvait parler du pic d’une courbe qu’une fois la descente amorcée…

  24. Cathy, je peux essayer de vous répondre. On admet que la courbe finale des cas par semaine aura l’allure générale d’une courbe en cloche. Le pic d’une telle courbe n’est pas comme un pic dans les Alpes mais plutôt comme un sommet des Vosges c’est à dire arrondi.

    Cela veut dire que quand on approche du sommet la pente s’adoucit. Autrement dit, l’augmentation du nombre de cas d’une semaine à l’autre devient faible. Quand on constate cela on peut dire qu’on est proche du sommet.

  25. C’est la fin de journée 2 bonnes nouvelles pour la nuit

    La première c’est que sur le terrain l’épidémie faiblit. Le nombre de cas diminue. Mon confrère hospitalier régulateur AMU avec lequel j’ai travaillé hier soir trouve aussi que l’activité régresse depuis le milieu de la semaine dernière. Donc on est sur la pente descendante mais ne le dites pas à roselyne elle le découvrira dans 8 jours .Vous pourrez même en avoir confirmation dès mardi. je vous direz comment, rien quand regardant bien un graphique .Depuis 3 semaines j’ai repéré quelque chose mais je n’ose le dire de peur que celui qui le fait ne change quelque chose . Promis je vous le direz mardi …

    La deuxième c’est une histoire drôle tiré de http://www.destinationsante.com/Grippe-A-H1N1-pic-epidemique-en-vue.html
    je cite :

    “En France, l’activité de l’épidémie de grippe A/H1N1 se maintient à un niveau élevé. D’après le réseau des Groupes régionaux d’Observation de la Grippe (GROG), 851 000 cas ont été recensés la semaine dernière. Autant que la précédente donc, dans la mesure où le chiffre annoncé de 993 000 cas a été « consolidé » à 862 000.”

    Je me marre( gentiment qd même) à voir que le rédacteur ou la rédactrice de l’article suite à la conférence de presse conjointe de Brice Hortefeux et Roselyne Bachelot-Narquin, du 9 décembre 2009 pense que 851 000 = 993 000.
    En effet comme les choux c’est pas des patates vous voyez ce que je veux dire, eh bien les données brutes, ce n’est pas les données consolidées. C’est sûr que pour prendre le virage il faut d’abord freiner. Roselyne ne peut pas qd même pas dire que c’est une diminution, après tout ce qu’elle a dit, mais elle s’y prend mieux que Mme Weber qui aurait dit (formule prudente au cas ou on me menacerait d’ un procès )

    “on ne peut pas encore parler de pic” dans le sens où la décroissance de l’épidémie n’est pas imminente, a dit Françoise Weber, directrice de l’Institut de veille sanitaire (Invs)”
    http://fr.news.yahoo.com/4/20091209/tts-grippe-france-vaccination-ca02f96.html.

    Dîtes pour Noël on leurs offre un abonnement à slate.fr :-)))

  26. C’est la fin de journée 2 bonnes nouvelles pour la nuit

    La première c’est que sur le terrain l’épidémie faiblit. Le nombre de cas diminue. Mon confrère hospitalier régulateur AMU avec lequel j’ai travaillé hier soir trouve aussi que l’activité régresse depuis le milieu de la semaine dernière. Donc on est sur la pente descendante mais ne le dites pas à roselyne elle le découvrira dans 8 jours .Vous pourrez même en avoir confirmation dès mardi. je vous direz comment, rien quand regardant bien un graphique .Depuis 3 semaines j’ai repéré quelque chose mais je n’ose le dire de peur que celui qui le fait ne change quelque chose . Promis je vous le direz mardi …

    La deuxième c’est une histoire drôle tiré de

    http://fr.news.yahoo.com/4/20091209/tts-grippe-france-vaccination-ca02f96.html

    je cite :

    “En France, l’activité de l’épidémie de grippe A/H1N1 se maintient à un niveau élevé. D’après le réseau des Groupes régionaux d’Observation de la Grippe (GROG), 851 000 cas ont été recensés la semaine dernière. Autant que la précédente donc, dans la mesure où le chiffre annoncé de 993 000 cas a été « consolidé » à 862 000.”

    Je me marre( gentiment qd même) à voir que le rédacteur ou la rédactrice de l’article suite à la conférence de presse conjointe de Brice Hortefeux et Roselyne Bachelot-Narquin, du 9 décembre 2009 pense que 851 000 = 993 000.
    En effet comme les choux c’est pas des patates vous voyez ce que je veux dire, eh bien les données brutes, ce n’est pas les données consolidées. C’est sûr que pour prendre le virage il faut d’abord freiner. Roselyne ne peut pas qd même pas dire que c’est une diminution, après tout ce qu’elle a dit, mais elle s’y prend mieux que Mme Weber qui aurait dit (formule prudente au cas ou on me menacerait d’ un procès )

    “on ne peut pas encore parler de pic” dans le sens où la décroissance de l’épidémie n’est pas imminente, a dit Françoise Weber, directrice de l’Institut de veille sanitaire (Invs)”

    http://fr.news.yahoo.com/4/20091209/tts-grippe-france-vaccination-ca02f96.html

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  27. C’est la fin de journée 2 bonnes nouvelles pour la nuit

    La première c’est que sur le terrain l’épidémie faiblit. Le nombre de cas diminue. Mon confrère hospitalier régulateur AMU avec lequel j’ai travaillé hier soir trouve aussi que l’activité régresse depuis le milieu de la semaine dernière. Donc on est sur la pente descendante mais ne le dites pas à roselyne elle le découvrira dans 8 jours .Vous pourrez même en avoir confirmation dès mardi. je vous direz comment, rien quand regardant bien un graphique .Depuis 3 semaines j’ai repéré quelque chose mais je n’ose le dire de peur que celui qui le fait ne change quelque chose . Promis je vous le direz mardi …

    La deuxième c’est une histoire drôle tiré de ….

    je cite :

    “En France, l’activité de l’épidémie de grippe A/H1N1 se maintient à un niveau élevé. D’après le réseau des Groupes régionaux d’Observation de la Grippe (GROG), 851 000 cas ont été recensés la semaine dernière. Autant que la précédente donc, dans la mesure où le chiffre annoncé de 993 000 cas a été « consolidé » à 862 000.”

    Je me marre( gentiment qd même) à voir que le rédacteur ou la rédactrice de l’article suite à la conférence de presse conjointe de Brice Hortefeux et Roselyne Bachelot-Narquin, du 9 décembre 2009 pense que 851 000 = 993 000.
    En effet comme les choux c’est pas des patates vous voyez ce que je veux dire, eh bien les données brutes, ce n’est pas les données consolidées. C’est sûr que pour prendre le virage il faut d’abord freiner. Roselyne ne peut pas qd même pas dire que c’est une diminution, après tout ce qu’elle a dit, mais elle s’y prend mieux que Mme Weber qui aurait dit (formule prudente au cas ou on me menacerait d’ un procès )

    “on ne peut pas encore parler de pic” dans le sens où la décroissance de l’épidémie n’est pas imminente, a dit Françoise Weber, directrice de l’Institut de veille sanitaire (Invs)”

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  28. Merci Babaorum et Kp pour vos réponses.

    Le modèle, bien que simple, est intéressant car il est souple vu la latitude sur les hypothèses.
    J’ai pris un exemple (ai = Taux d’attaque =10% et di = pas d’effet du vaccin =20%) pour fixer les idées et lancer peut-être un débat, qui dépasse le cadre de la dangerosité du vaccin, que je considère quasiment nul dans le modèle .
    Dire il faut vacciner en masse ou son contraire, sans arguments scientifiques n’a pas de sens, à mon avis. Et comparer uniquement le risque direct de la vaccination au risque du virus est réducteur.

    Depuis le début je sens bien que dans le domaine de la « santé » les modèles, ne seront efficaces que si l’on sait bien mesurer leur adéquation avec le réel, mais que cela nécessite une bonne connaissance du réel, qui si elle était atteinte, permettrait bien souvent de se passer du modèle. La médecine est une discipline beaucoup plus complexe que les autres, parce qu’il s’agit directement de nous !

    A vous lire et en ce qui concerne l’adéquation de mon modèle j’en déduis :

    a) que le vaccin peut avoir une efficacité « intéressante » plus d’un an, à ce sens qu’il peut encore à moyen terme, assurer, au moins, une immunité suffisante pour être « un peu moins gravement malade » et ceux sur m années, ce qui pour i = 1, 2 …m, induirait , pour une personne vaccinée, des bi = (probabilité de mourir du H1N l’année i), ayant une valeur plus faible que pour les non vaccinés, et non pas seulement pour i =1.

    b) que le virus, s’il subit de légères « modifications » ce sera : aller vers une « non destruction » de son hôte. Ce qui devrait se traduire par une diminution dans le temps de la valeur de bi.

    c) que du fait de la durée d’une certaine efficacité du vaccin les ai = (probabilité d’une contamination l’année i) iraient plutôt en diminuant, les nouveaux immunisés naturellement, venant compenser la perte d’effet du vaccin, même sous l’hypothèse que l’on ne revaccine pas chaque année, et ce d’autant plus, si l’on revaccine même qu’une quantité moindre de patients. Donc une influence directe et non négligeable sur le taux de malades des deux à quatre années suivantes, même sans revaccination.

    Donc en supposant que l’on a affaire au même virus, un certain temps, le modèle suggèrerait plusieurs stratégies :

    1) On a affaire à un virus dangereux (SDRA) par exemple pour les « non à risque » avec un risque de décès de 1 sur 10000 (Pr Flahault) : il est évident que la vaccination de masse est LA SOLUTION qui correspond le mieux au PRINCIPE DE PRECAUTION, la première année, et ensuite voir éventuellement pour chaque année, en attendant le nouveau virus.

    2) Pour un virus dont la dangerosité est plus faible, ce scénario se justifie encore. On doit (ou on peut ?) le discuter, par contre, en fonction des di qui caractérisent l’efficacité du vaccin, et opter, EVENTUELLEMENT, pour une non vaccination de masse.

    En fait, dans le modèle, les deux facteurs les plus importants pour évaluer le rapport risque/avantage de la vaccination sur n années sont , « formellement », les paramètres ai et di que l’on ne peut évaluer qu’en cours de pandémie, sauf si c’est un vaccin ancien.
    L’évaluation se fait par comparaison de « risque » et « avantage », sans pour autant les calculer .
    On cherche le moment où (q1 – q2) devient négatif avec
    q1 = probabilité de mort pour un non vacciné et q2 = prob. mort pour un vacciné.

    Mais s’il ne devient négatif (dans le modèle) qu’au delà de cinq ans quel en est l’intérêt, la situation de terrain aura tellement évolué.

    Par contre si les bi sont du type : b1 très grand et ensuite les bi décroisent, on comprend bien que les premières années ont un poids plus important et que cela va, incontestablement, en faveur de la vaccination.

    Alors si j’ai bien compris vos explications et un peu amélioré, à partir de cela, l’adéquation de mon modèle, j’en déduis que

    a) lors du début de la (supposée) pandémie, à la vue des premiers résultats de l’hémisphère sud, on pouvait s’attendre à un risque de 1 sur 10000, donc il FALLAIT ABSOLUMENT envisager une vaccination de masse, ce qu’a fait Dame Bachelot.
    b) lors de l’apparition d’informations plus importantes (si pas sujettes à caution) il pouvait y avoir un questionnement sur l’intérêt de continuer avec cette stratégie. Je dis bien « il pouvait y avoir », car le modèle laisse le choix, vu l’aléa lié aux hypothèses de validité du modèle. Dame Bachelot garde son cap, pourquoi pas ?
    c) que pour les personnes à risque c’est d’autant plus vrai. Donc bien vu la vaccination prioritaire.
    d) que pour les plus de 65 ans, chez qui le vaccin a un faible effet, il fallait commencer plus tôt car deux injections semblent indispensables. Et là, zéro pointé !

    En fait le modèle est « pour la vaccination » !!!! Moi, instinctivement, non, en tout cas pas avec le plan prévu.

    On peut avec des choix particuliers des paramètres arriver à la conclusion contraire, mais ce n’est pas très réaliste. Si on considère que la vaccination n’est efficace qu’à 20%…(vaccinons deux fois les vieux…) alors…Mais l’on peut toujours construire un exemple ou (q1 – q2) changera de signe très vite. Qui veut tuer son chien…

    Bien sûr, si l’on met en jeu les intérêts économiques et le profit à tirer, pour l’avenir, d’une telle expérience, il est difficile de dire que c’est une grave erreur en France.

    Et ce, bien que je sois convaincu (subjectif ? refus, de ma part, d’accepter ce que dit mon modèle ?) que les belges ont eu un comportement plus adapté à la réalité que nous en démarrant par la vaccination des personnes à risque et en arrêtant cette vaccination dès que l’épidémie a régressé chez eux.
    On sait maintenant que nos surplus en vaccins iront dans les pays en voie de développement alors que nous aurons, dans les pays riches , une nouvelle Ferrari de la vaccination : un vaccin contre le H1N1 plus les autres…car on aura compris que c’est avant tout un virus grippal.

    Attention c’est un paradoxe classique qui nous guette TOUS et dans TOUTES les disciplines : « construire un modèle de réflexion, et ne pas accepter vraiment les conclusions auquel il conduit ». Si c’est une remise en question sur ses conditions d’application…

    Ce que je trouve inacceptable, mais rien à voir avec le modèle, c’est qu’à partir du moment où l’on a compris que l’on n’avait pas, en France, le risque pandémique annoncé, taux d’attaque pas très élevé, risque de mortalité, pour les pas à risque, pas très élevé (j’insiste), « ON » n’ait pas eu le réflexe de modifier le plan de vaccination.

    Tous les chiffres confirment bien que ce sont les jeunes (enfants) qui sont les plus touchés par le virus, vu leur « mode » de vie, mais que ce sont eux qui en meurent le moins et de très loin.
    En France pour la tranche 1-14 ans trois fois moins que pour les plus de 65 ans.
    Alors considérer qu’un gamin vaut trois retraités économiquement inutiles…certains proches d’Hitler y avaient pensé, parait-il.
    Avec un H5N1 ? Peut-être, il faut sauver l’humanité… Avec un H1N1 qui, alors qu’on est bien au pic, n’a fait que peu de dégâts, pourquoi refuser de voir qu’il y a une cible où le H1N1 n’est pas encore allé : les maisons de retraite ou autres mouroirs bien français.

    Et pendant que les enfants seront en vacances, il ira faire un tour en ces lieux . C’est les pompes funèbres qui auront du travail pour les mois qui viennent, comme chaque année, mais peut-être plus que les autres années, pour cette tranche d’âge.
    En parlant des vieux on disait, avant, c’est un PPH (passera pas l’hiver). J’ai bien peur que le H1N1, que « ON » dit très dangereux, diminue significativement le nombre de PPH…espérons un peu moins que le « virus canicule » qui aurait dû être appelé « virus pollution atmosphérique intense ».
    Mais c’est bien connu, aux vieux on n’applique pas le principe de précaution, c’est pas de leur époque… et PPH sans effet direct sur le PIB.
    Imaginez que le VIH ait un effet direct sur le PIB… il serait en voie d’éradication ! Mais ne serait-ce pas après la grippe espagnole, la plus meurtrière pandémie du XXème siècle ?

  29. D’ après le bulletin 2009/74 de INVS on a:

    Pour le réseau Sentinelles de l’Inserm, l’incidence des consultations pour grippe clinique, 852 cas pour 100 000 habitants, a augmenté par rapport à la semaine précédente (747/100 000, donnée consolidée au 8 décembre 2009) (figure 1). Elle se situe au-dessus du seuil épidémique (164 cas pour 100 000 habitants). Le nombre de consultations attribuables à la grippe A (H1N1) 2009 parmi les consultations pour grippe clinique (n=477 000) est en augmentation par rapport à la semaine précédente (n=414 000, donnée consolidée au 8 décembre 2009). Le taux d’hospitalisation est inférieur à 1 %.

    En semaine 48 (du 23 au 29 novembre 2009), 8 752 prélèvements ont été reçus par les Centres nationaux de référence. Parmi eux, 3 746 sont positifs pour la grippe :
    – 3 554 virus grippaux A (H1N1) 2009 ; – 192 virus grippaux A non typés

    Je m’excuse de revenir sur ses chiffres mais quelqu’un de plus compétent que moi peut il corriger mon raisonnement .

    Lisant ce que je lis dans les paragraphes sus cités à savoir une incidence de 852 pour 100 000 habitants de grippe clinique cela donne pour les 62 millions de Français métropolitains 528 240 syndromes grippaux. Or les prélèvements virologiques donne une positivité à la grippe A nouveau variant de 40 % . On a donc 211 296 cas de grippe A par extrapolation soit une incidence de 340 pour 100 000.

    Mais alors dites moi vous ce vous comprenez dans la phrase de INVS:” Le nombre de consultations attribuables à la grippe A (H1N1) 2009 parmi les consultations pour grippe clinique (n=477 000) ”
    Les 477 000 ce sont des grippés type A ou des syndromes cliniques grippaux ? Dans le premier cas l’incidence de la grippe A est de 769 / 100 000 habitant.

    Or près de chez nous en Suisse** on a pour la semaine 49 une incidence grippe A nv estimée à 445 / 100 000 habitants, en tout cas plus proche des 340 /100000 que j’avance que des 759 de invs .

    Dans le cas ou les 477000 seraient des personnes grippées alors la formulation est tendancieuse et tend à faire croire qu’il y a beaucoup plus de grippe A que réellement.

    PS je n’ai pas de réponse de la part de INVS sur le nombre de mort confirmée grippe A en France depuis le début de l’épidémie. Mais quand je vois qu’en Suisse ils ont 8 décès pour 7,5 millions d’habitants soit 1,1 par millions je devrais avoir en France métropolitaine 64 décès grippe A confirmés soit 50 % de moins; ce que j’avais avancé lors d’un précédent post.
    Tout cela pourquoi ? Parce que les fameux vaccins ils protègent uniquement pour la grippe A nv et que les 64 personnes décédées ( si tant est qu’il n’ai pas été confirmés grippe A nv) n’auraient pas été protégées .

    Alors soit Gaëtan y sait ni lire ni compter ni réfléchir (çà fait beaucoup ) soit on se fou de lui et des autres ……

    ** consultations médicales dues à une affection grippale pour 100’000 habitants pour la semaine
    49: 445∗ (Extrapolé à l’ensemble de la population suisse, ce chiffre correspond à environ
    33’000 consultations médicales).
    Nombre total de consultations dues à une affection grippale depuis la première détection de la
    grippe pandémique (H1N1) 2009: env. 164’000∗.
    • cas confirmés pendant la semaine 49: 1’730∗; total 10’580∗.
    • hospitalisations pendant la semaine 49: 19∗; total 250∗ hospitalisations, dont 53∗ en soins
    intensifs.
    • 8 décès au total.
    Département fédéral de l’Intérieur DFI
    Office fédéral de la santé publique OFSP
    Direction santé publique
    Grippe pandémique (H1N1) 2009: rapport de situation hebdomadaire de l’OFSP Semaine 49 (30 novembre – 06 décembre 2009) Etat au: mercredi, 09 décembre 2009, 17h00

    .

  30. Petit tour en Belgique* , c’est formidable internet quand même:
    Chez eux l’épidémie , du moins cette vague, est en voie de passer sous la barre du seuil épidémique. Pour 10,5 millions d’habitants ils ont 14 décès soit 1,3 par millions d’habitants c’est à dire comme nos amis suisses. Ma foi il est dangereux d’être Français ….
    Chose intéressante on trouve une définition claire de ce qu’est une IRA :

    INFECTIONS RESPIRATOIRES AIGUES (I.R.A.) LES I.R.A. comprennent : le rhume banal, la rhinite, la (rhino-)pharyngite, l’angine, la sinusite, l’otite moyenne aiguë, la laryngite, la (laryngo-) trachéite, la bronchite, la bronchiolite et la (broncho-)pneumonie
    SYNDROMES GRIPPAUX Un syndrome grippal est une affection fébrile d’ accès soudain, avec des symptômes respiratoires et des symptômes généraux

    Bon en cherchant bien j’ai trouvé aussi cela sur le réseau GROG:

    Les viroses respiratoires aiguës en pratique :
    le point de vue du médecin vigie GROG
    Hervé BERCHE Médecin généraliste, Secrétaire Général du réseau des GROG, [email protected]
    La pratique des soins en matière de virose respiratoire aiguë entraîne une série de questions dont toutes les réponses ne sont pas encore connues. Qu’est-ce qu’une virose respiratoire aiguë en pratique ? C’est une affection qui fatigue, bouche le nez, donne de la fièvre, congestionne la face, fait tousser, et fait éternuer… et se transmet à la famille, aux collègues de travail, aux voisins, surtout si aucune “mesure barrière” n’est mise en place. Elle est le plus souvent bénigne, mais parfois grave, nécessitant une hospitalisation en urgence; elle peut se compliquer et devenir mortelle. Cela va du banal rhume traité par le mépris à la grippe grave qui tue, particulièrement aux âges extrêmes de la vie. Alors, comment se repérer?

    J’ai fait tout ce travail pour donner à chacun la possibilité de bien comprendre de quoi on parlait en respectant les définitions des intervenants. Il en ressort qu’une IRA n’est pas un syndrome grippal clinique ce que vous saviez avant, mais cette fois pas de doute :-)

    Enfin l’incidence des syndromes grippaux en Belgique en semaine 44 c’est à dire au pic était de 800 pour 100 000 habitants avec environ 55% du à la grippe A nv soit assez proche des 852 du réseau sentinelle Français en semaine 49.
    Tout porte à croire que les chiffres Français sont surestimés par le petit tour de passe passe qui consiste à appliquer un pourcentage de positivité à la grippe Anv , à la mauvaise population.
    Les exemples Belge et Suisse sont édifiants vous ne trouvez pas ?

    * Médecins Vigies Ministère de la Communauté française – Direction générale de la Santé
    Vlaams Ministerie van Welzijn,Volksgezondheid en Gezin – Agentschap Zorg en Gezondheid
    Institut Scientifique de Santé Publique Section d’Epidémiologie – Dr V. VAN CASTEREN – Tél. 02/642.50.30 Rue J. Wytsman, 14 – 1050 Bruxelles – Fax 02/706.58.84 http://www.iph.fgov.be/epidemio/medv

  31. Petit tour en Belgique* , c’est formidable internet quand même:
    Chez eux l’épidémie , du moins cette vague, est en voie de passer sous la barre du seuil épidémique. Pour 10,5 millions d’habitants ils ont 14 décès soit 1,3 par millions d’habitants c’est à dire comme nos amis suisses. Ma foi il est dangereux d’être Français ….
    Chose intéressante on trouve une définition claire de ce qu’est une IRA :

    INFECTIONS RESPIRATOIRES AIGUES (I.R.A.) LES I.R.A. comprennent : le rhume banal, la rhinite, la (rhino-)pharyngite, l’angine, la sinusite, l’otite moyenne aiguë, la laryngite, la (laryngo-) trachéite, la bronchite, la bronchiolite et la (broncho-)pneumonie
    SYNDROMES GRIPPAUX Un syndrome grippal est une affection fébrile d’ accès soudain, avec des symptômes respiratoires et des symptômes généraux

    Bon en cherchant bien j’ai trouvé aussi cela sur le réseau GROG:

    Les viroses respiratoires aiguës en pratique :
    le point de vue du médecin vigie GROG
    Hervé BERCHE Médecin généraliste, Secrétaire Général du réseau des GROG, [email protected]
    La pratique des soins en matière de virose respiratoire aiguë entraîne une série de questions dont toutes les réponses ne sont pas encore connues. Qu’est-ce qu’une virose respiratoire aiguë en pratique ? C’est une affection qui fatigue, bouche le nez, donne de la fièvre, congestionne la face, fait tousser, et fait éternuer… et se transmet à la famille, aux collègues de travail, aux voisins, surtout si aucune “mesure barrière” n’est mise en place. Elle est le plus souvent bénigne, mais parfois grave, nécessitant une hospitalisation en urgence; elle peut se compliquer et devenir mortelle. Cela va du banal rhume traité par le mépris à la grippe grave qui tue, particulièrement aux âges extrêmes de la vie. Alors, comment se repérer?

    J’ai fait tout ce travail pour donner à chacun la possibilité de bien comprendre de quoi on parlait en respectant les définitions des intervenants. Il en ressort qu’une IRA n’est pas un syndrome grippal clinique ce que vous saviez avant, mais cette fois pas de doute :-)

    Enfin l’incidence des syndromes grippaux en Belgique en semaine 44 c’est à dire au pic était de 800 pour 100 000 habitants avec environ 55% du à la grippe A nv soit assez proche des 852 du réseau sentinelle Français en semaine 49.
    Tout porte à croire que les chiffres Français sont surestimés par le petit tour de passe passe qui consiste à appliquer un pourcentage de positivité à la grippe Anv , à la mauvaise population.
    Les exemples Belge et Suisse sont édifiants vous ne trouvez pas ?

    * Médecins Vigies Ministère de la Communauté française – Direction générale de la Santé
    Vlaams Ministerie van Welzijn,Volksgezondheid en Gezin – Agentschap Zorg en Gezondheid
    Institut Scientifique de Santé Publique Section d’Epidémiologie – Dr V. VAN CASTEREN – Tél. 02/642.50.30 Rue J. Wytsman, 14 – 1050 Bruxelles – Fax 02/706.58.84

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