La sélection du Globule #19

ISS

– Cela fait dix ans que des hommes vivent dans la Station spatiale internationale. C’est parfait pour maintenir à flot le spatial russe et américain mais côté scientifique, les résultats sont maigres ou inexistants.

Pendant ce temps, en toute discrétion, la Chine battait son record de lancements spatiaux dans une même année, avec 12 tirs pour 2010. Quand je vous disais que Pékin, doucement mais sûrement, maîtrisait de mieux en mieux les subtilités de l’espace

– Le LHC va passer aux choses sérieuses avec les premiers pas d’Alice (A Large Ion Collider Experiment), une expérimentation où ce ne sont plus des protons qu’on enverra se percuter à une vitesse proche de celle de la lumière, mais des noyaux d’atomes de plomb, bien plus lourds. Ce qui permettra d’analyser une matière très dense et très chaude, comme l’était la matière juste après le big bang.

– On a identifié les petites variations génétiques qui permettent à de très rares séropositifs de ne pas développer de sida et de rester perpétuellement des porteurs sains. L’idée de copier ces “contrôleurs du sida” est déjà étudiée.

– Nigel Leck, développeur de logiciels de son état, en avait assez que Twitter devienne le champ d’action incontrôlé des climato-sceptiques. Il a donc créé un robot informatique qui scanne ce qui se dit sur le réseau et balance automatiquement les arguments scientifiques répondant aux sceptiques…

– Comment être sûr, au restaurant, que le poisson que l’on vous sert n’est pas une espèce protégée, ou que la fricassée du patron n’est pas préparée avec de la viande de rat ? Testez l’ADN de la bête

Cela n’arrive pas si souvent sur le Web francophone : je tiens à signaler la naissance d’OwniSciences, un nouveau site consacré aux découvertes et à la culture scientifiques. Longue vie à lui !

Pour terminer, une étude qui raconte qu’une stimulation électrique (et bien dosée) du cerveau permet d’améliorer ses capacités en mathématiques. Qui est volontaire ?

Pierre Barthélémy

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Ma sélection #4

J’ai souvent remarqué que bon nombre de nos congénères, inconsciemment ou non, estimaient que l’homme, en tant qu’espèce, était en train d’échapper au pouvoir de la sélection naturelle puisque, justement, il maîtrisait la Nature et que la pression de l’environnement devenait par conséquent très faible voire nulle. Une manière subtile de dire que l’évolution darwinienne était arrivée à son terme (ou son optimum) avec Homo sapiens. Un article du New York Times nous apprend qu’il n’en est rien et que les mutations génétiques les plus récentes dans certaines populations n’ont que quelques milliers d’années. Rien n’indique en réalité que le rythme de la sélection ralentisse chez nous.

Nos amis japonais ont une prédilection pour les robots et, de plus en plus, pour ceux qui ont figure humaine. Vous avez peut-être déjà vu le double que s’est créé le chercheur Hiroshi Ishiguro, professeur à l’université d’Osaka. Le voici, avec son créateur (je vous laisse le soin de les départager…) :

Geminoid

Face au déferlement programmé des androïdes notamment dans le secteur de l’aide à la personne, des chercheurs en neurosciences se sont demandé comment nous réagissons vis-à-vis de ces “êtres” de latex, de silicium et d’acier, dont les visages expriment, tout comme les nôtres, des émotions. La réponse est donnée dans le blog NeuroKüz : à quelques nuances près, notre cerveau “s’allume” de manière semblable lorsque nous avons affaire à un humain ou à un humanoïde…

Le LHC, le plus puissant accélérateur de particules du monde, commence à peine à livrer des résultats que les physiciens réfléchissent déjà à son successeur

– Il s’appelle Curiosity et, après Spirit et Opportunity, ce sera le prochain héros des aventures martiennes de la NASA. Ce nouveau rover, censé partir pour la planète Rouge à l’automne 2011 pour déterminer si elle a été (et si elle est encore) un lieu propice à la vie, a effectué ses premiers tours de roue vendredi 23 juillet. A regarder par curiosité…

Pierre Barthélémy

 

 

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