Cerveau d’Einstein : pas plus gros mais une organisation particulière

Depuis la mort d’Albert Einstein, le 18 avril 1955 à 76 ans, on sait grâce au journaliste Steven Levy que le cerveau du savant a été extrait par Thomas Harvey. Lors de cette découverte, en 1978, ce médecin déclara n’avoir rien trouvé de particulier dans la structure du cerveau pouvant expliquer les capacités exceptionnelles du savant, comme le note Wikipédia. Déception… Le génie n’affecterait donc pas l’organe de l’intelligence par excellence…

C’est ce que l’on croyait jusqu’à l’étude publiée le 16 novembre 2012 dans la revue Brain par trois chercheurs américains, Sean Falk, Federick Lepore et Adrianne Noe.  Ces derniers ont eu accès à 14 photographies du cerveau d’Einstein récemment découvertes, “la plupart prises sous des angles non conventionnels”, indiquent-ils. Deux des photographies révèlent la forme des sillons sur la surface médiane des hémisphères et une autre l’anatomie du lobe droit. Les chercheurs ont ainsi pu étudier la plupart des sillons présents sur le cerveau d’Einstein afin de les comparer à ceux de 85 cerveaux humains décrits dans la littérature. Ils ont ensuite tenté d’interpréter les différences à la lumière que l’on sait sur l’évolution des processus cognitifs humains.

Un cortex préfrontal exceptionnel

Résultats, le cerveau d’Einstein présente un “extraordinaire cortex préfrontal qui pourrait avoir contribué à ses aptitudes cognitives hors du commun. De même, les cortex somato-sensoriels et moteurs près des régions qui représentent le visage et la langue sont très développées dans l’hémisphère gauche. Les lobes pariétaux d’Einstein sont également inhabituels et pourraient expliquer ses capacités de vison dans l’espace et ses dons en mathématique. Si son cerveau présente les asymétries frontale et occipitale typiques, il montre une extrême asymétrie des lobes pariétaux inférieurs et supérieurs. Enfin, les chercheurs ont constaté que, contrairement à ce que disait la littérature, le cerveau d’Einstein n’est pas sphérique, ne présente pas une absence d’opercule pariétale et dispose de sillons latéral (scissure de Sylvius) et postcentral qui ne se croisent pas.

L’association populaire entre l’intelligence et les “grosses têtes” semble infirmée par le cerveau d’Einstein qui ne présente pas une taille exceptionnelle. En revanche, certaines de ses particularités pourraient donc être associées à ses capacités cognitives exceptionnelles. Ce qui semblerait démontrer que l’évolution de cet organe tend à privilégier certaines parties comme le cortex préfrontal. Reste à déterminer si les caractéristiques de ce cerveau permettent de discerner une évolution qui touchera progressivement tous les cerveaux humains ou bien q’il s’agit là d’une exception due au hasard. Il semblerait que, depuis la mort d’Albert Einstein, l’augmentation du nombre de génies sur Terre ne suive pas celle de la démographie…

Michel Alberganti

14 commentaires pour “Cerveau d’Einstein : pas plus gros mais une organisation particulière”

  1. J’ai lu (sans pouvoir vérifier les sources) que le cortex des enfants stimulés avant l’âge de 4 ans au moyen de livres et de jouets éducatifs était plus mince.
    L’explication serait que le cortex se débarrasserait des connexions inutiles pour ne conserver que celles dont il a besoin.
    En tout état de cause il semble difficile et hasardeux de faire des corrélations entre la seule taille de zones cérébrales et les capacités intellectuelles.
    http://www.sciencepresse.qc.ca/blogue/2012/11/07/question-matiere-grise

  2. Ces caractéristiques cérébrales ne seraient-elles pas à rapprocher de celles des autistes de haut niveau (syndrome d’Asperger) ?

  3. Toujours à la recherche d’indices pour justifier l’idée de l’excellence. Vous ne le trouverez pas car il vient de l’interaction avec autrui. De plus, aujourd’hui Einstein aurait été non seulement un cancre à l’école mais il aurait des perspectives réduites en matière de l’emploi. Tout cela parce qu’une bande de zigotos persiste dans ses idées déterministes :)

  4. Je cite l’article : “Reste à déterminer si les caractéristiques de ce cerveau permettent de discerner une évolution qui touchera progressivement tous les cerveaux humains[…]”

    Ce passage qui me semble être une déformation du début de la partie Discussions de l’article originel ne témoignerait-il pas d’une mauvaise logique évolutionniste ?
    Rappel : il n’y a plus à ce jour, dans les pays développés en tout cas, de sélection naturelle aussi typique que celle qui amena à la formation du genre humain.

    Tout au plus pourrait-on peut-être deviner une tendance à l’acroissement de l’amygdale, très lente, et uniquement sur la base de l’importance des relations sociales dans le potentiel reproducteur. (toutes variables extérieures oubliées)

  5. Einstein était dyslexique d’après beaucoup de site, peut être devrait on comparer son cerveau avec nos jeunes “DYS” afin de comprendre et peut être des aider.
    En effet leurs cerveaux ne réagit pas comme les autres, et eux aussi ont une organisation très particulière qu’il est d’ailleurs toujours difficile à expliquer.

  6. […] des lobes pariétaux inférieurs et supérieurs. Enfin, les chercheurs ont constaté que, (…) Lire la suite sur Slate.fr Share this:TwitterFacebookWordPress:J'aimeSoyez le premier à aimer […]

  7. Einstein était génie,et je pense que les chercheurs doivent savoir que la capacité de réflexion d’Einstein ne demandait pas beaucoup d’effort.il y avait quelque chose d’exceptionnel en lui.

  8. Entouka jusqu’à ces jours, sauf la jeune fille anglaise de 12 ans dont le QI= 162, personne d’autre n’a pu égaler EINSTEIN.
    Ce dernier avait quelquechose d’extraordinaire en lui.

  9. Tout simplement le cerveau d’einstein ne serait-il pas faconné par le travail effectué par cet homme tout au long de sa vie ?

    Ce n’est pas parceque son cerveau a cette forme qu’il est un génie, mais parcequ’il a appris à mettre en oeuvre et a beaucoup utilisé certaines fonctions cognitives que son cerveau a ces particularités …

    Apparemment le cerveau de certains chercheurs n’est pas près d’évoluer !

  10. Et dire qu’il aura fallu attendre la mi-novembre 2012 pour enfin comprendre que le cerveau d’A. Eistein avait certaines particularités révélatrices (non relevées par le médecin Thomas Harvey, en 1978…) de son génie.

  11. Le génie n’est aucunement lié à l’intelligence seulement. On ne manque pas d’intelligents en ce moment de l’histoire, mais on constate qu’il n’existe aucun apport scientifique important. Certes, Einstein est très intelligent comme d’autres, mais il tait venu au monde dans des circonstances très favorables au progrès scientifique.

  12. crois-tu a ceci ??

  13. bon article phare de la semaine ! visiter ausssi le mien
    http://senleweul.wordpress.com/

  14. […] conserver sa mémoire soit de faire de l’exercice, sauf si vous possédez un cerveau type « Einstein », la taille ne compte pas toujours donc…vous avez certainement tous entendu parler du […]

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