La NASA teste son bouclier gonflable en forme de soucoupe volante

Que vous vouliez atterrir sur la Terre, Mars, Vénus, Titan ou même sur les géantes gazeuses comme Jupiter, Saturne, Uranus ou Neptune, voilà ce qu’il vous faut ! Ce bouclier gonflable de 3 mètres de diamètre ralentira et protégera votre vaisseau lors de son entrée dans n’importe quelle atmosphère ! Léger et peu encombrant, c’est la protection idéale ! Telle pourrait être l’argument publicitaire pour l’IRVE-3 (Inflatable Reentry Vehicle Experiment) si… ce nouveau produit pouvait concerner de nombreux acheteurs. Mais ce n’est pas vraiment le cas, surtout en ces temps de restrictions budgétaires pour l’exploration spatiale. Le nouveau bouclier de la Nasa en forme de soucoupe volante pourrait servir plus souvent à revenir sur Terre qu’à accompagner des missions lointaines.

Cela n’a pas empêché l’agence spatiale américaine de tester son nouveau matériel le 23 juillet 2012 avec un vol de 20 minutes dans l’atmosphère terrestre à la vitesse hypersonique de 12 230 km/h. Il aura fallu, tout de même, une fusée à trois étages Black Brant pour réalisé cet essai qui a permis, après 6 minutes de vol, de faire déployer le bouclier de 310 kg à environ 462 km d’altitude au dessus de l’océan Atlantique.

Le système de gonflage a injecté de l’azote dans l’IRVE-3 pour qu’il se déploie tel un champignon. Ensuite, le bouclier est sa charge utile ont plongé vers la Terre et ont traversé la couche d’atmosphère d’environ 120 km d’épaisseur. Les ingénieurs du centre de Wallops ont suivi les opérations grâce à 4 caméras embarquées pour vérifier le bon déploiement du champignon et le maintien de sa forme malgré la pression de l’air et la température élevée provoquée par le frottement de l’air.

L’IRVE-3 est ensuite tombé dans l’océan au large des côtes de la Caroline du Nord où un navire de l’US Navy devait le récupérer. La NASA a consacré trois années aux développement de ce premier bouclier gonflable et prévoit d’en fabriquer d’autres, de plus grande taille. Notons qu’elle indique que les matériaux utilisés se trouvent dans le commerce. Un gage d’économie même si le kevlar est largement mis à contribution. Les boucliers gonflables pourraient être utilisé par les vaisseaux qui font la navette entre la Terre et la station spatiale internationale (ISS), faute, pour l’instant, d’atterrissage sur des planètes plus lointaines. A terme, ils devraient permettre à de plus gros engins spatiaux de traverser l’atmosphère. D’ici là, gageons que leur forme va occuper les chasseurs d’OVNI…

Michel Alberganti

3 commentaires pour “La NASA teste son bouclier gonflable en forme de soucoupe volante”

  1. Oh mon Dieu, c’est vraiment génial ce bouclier gonflable ! Espérons qu’il ne se retrouve pas au fond de l’océan. Sinon respect à tous ces génies qui réfléchissent pour notre planète.

  2. Ils sont gonflés ces américains ! :)

  3. […] Mary Ann Meador indique que l’aérogel flexible possède un pouvoir isolant 5 à 10 fois supérieur aux meilleurs matériaux actuels dans ce domaine. Ainsi, avec un peu plus de 5 mm d’épaisseur, il offre la même isolation que 75 mm de fibre de verre. Une sorte d’amiante de demain, la toxicité en moins. On imagine son intérêt pour les tentes ou les sacs de couchage. Mais la Nasa envisage aussi de l’utiliser pour ses systèmes de rentrée des vaisseaux spatiaux dans l’atmosphère dont une version gonflable a été testée récemment. […]

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