Débat sur le climat: Claude Allègre s’en mêle… aux Etats-Unis

“Pas besoin de paniquer au sujet du réchauffement planétaire”. Un titre éloquent qui semble tout droit tiré d’un blog de climato-sceptiques. En fait, il s’agit de celui d’un point de vue publié dans la rubrique “Opinion” du Wall Street Journal, dans son édition du 27 janvier 2012. Le texte est signé par pas moins de 16 scientifiques au pedigree respectable, bien que souvent à la retraite, dont l’un au moins n’est pas inconnu des Français… Claude Allègre, ordre alphabétique oblige, se retrouve même en tête de la liste…
Comme son titre l’indique clairement, il s’agit d’un plaidoyer climato-sceptique destiné aux candidats aux élections américaines. Le message est simple et bien connu: pas la peine de dépenser beaucoup d’argent pour lutter contre le réchauffement climatique en réduisant les émissions de CO2 par l’industrie et le transport. Pourquoi ? D’abord parce que l’augmentation de température s’est ralentie au cours des 10 dernières années, dixit les signataires. Et surtout parce que le lien entre ce réchauffement et l’accroissement du taux de CO2 dans l’atmosphère serait loin d’être établi, toujours selon les climato-sceptiques. Rien de nouveau sous le soleil, donc… Ou plutôt si: son absence dans le raisonnement des anti-consensus. Alors que le réchauffement est présenté, par les contestataires comme le géophysicien Vincent Courtillot en France, comme dû à l’augmentation de l’activité solaire au cours des dernières décennies, cet argument n’est plus repris par le texte publié dans le Wall Street Journal. Il faut dire que, toujours selon cette thèse, le soleil entrant dans une phase de moindre activité, le réchauffement doit se ralentir, comme le montrerait le plateau du réchauffement observé au cours des 10 dernières années.

Impact du CO2

Evolution de la concentration en CO2 dans l'atmosphère mesurée au Mauna Loa Observatory, Hawaii. Courbe en rouge: valeurs mensuelles moyennes. Courbe en noir: valeurs corrigées par les variations saisonnières. Source: NOAA

Le point de vue des climato-sceptiques américains se focalise sur le rôle du CO2 dont l’impact sur l’économie est direct.  Les signataires le martèlent: pour eux, l’impact de l’accroissement de la concentration en gaz carbonique dans l’atmosphère sur le réchauffement de la planète n’est pas démontré. Mais le débat sur ce point serait tabou, interdit par la majorité des scientifiques défendant la thèse inverse et réclamant des mesures drastiques pour limiter les rejets de gaz à effet de serre, dont le CO2, dans l’atmosphère. Ce diktat du consensus aurait conduit, selon le texte, Ivar Giaever, prix Nobel de physique en 1973 pour ses découvertes sur l’effet tunnel dans les semi-conducteurs, supporter du président Obama et climato-sceptique connu, à ne pas renouveler son adhésion à l’American Physical Society. Cette dernière a en effet affirmé que ” la preuve du réchauffement climatique est irréfutable” [incontrovertible]. Un mot qui n’est pas passé et sur lequel les signataires du texte du Wall Street Journal s’appuient pour dénoncer une chasse aux sorciers du climat, tels Chris de Freitas, éditeur du journal Climate Research. Ils vont jusqu’à invoquer, à nouveau, l’affaire Lysenko en se comparant aux scientifiques dissidents russes envoyés au goulag parce qu’ils croyaient à la génétique. Voici donc les climato-sceptiques auto-érigés en hérétiques pourchassés par l’inquisition du réchauffement…

Manque de réchauffement

Le plus étonnant, dans l’argumentaire des signataires, concerne leur affirmation que l’on observerait un “manque de réchauffement depuis plus de 10 ans” et que l’augmentation de la température du globe sur les 22 dernières années serait inférieure aux prévisions du GIEC. L’argumentaire se radicalise ainsi en s’attaquant désormais, non seulement au rôle du CO2, mais également à la réalité de la poursuite du réchauffement.
Sur ce dernier point au moins, il semble bien difficile de les suivre, tant ils s’opposent à de nombreux signes de l’augmentation de la température du globe depuis le début du 21ème siècle.

 

La courbe ci-dessus montre à la fois l’évolution des anomalies de température (plus faciles à mesurer que les température moyennes absolues sur la planète) entre 1880 et 2010. La courbe en bleu compare ces anomalies annuelles avec la moyenne du 20ème siècle (1901-2000). On constate que cette dernière atteint une sorte de plateau à partir de 2005. En effet, les années comprises entre 2006, 2007, 2008 et 2009 ont connu des anomalies de température plus faibles. Cela n’a pas été le cas de 2010 qui se situe à un niveau record, égalant le pic de 2005 et dépassant celui de 1998.

Records de chaleur en 2005 et 2010

En 2010, selon l’agence fédérale américaine National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), tous les records de température ont été battus avec une augmentation de 0,62°C par rapport à la moyenne du 20ème siècle (13,9°C). En 2011, rebelote. L’année égale le niveau de 1997 et se classe en 11ème position dans les années records depuis 1880. La température moyenne du globe se situe 0,51°C au dessus de la moyenne du 20ème siècle. La NOOA note que 2011 est la 35ème année consécutive avec une température supérieure à la moyenne du 21ème siècle. Certes, avec un résultat similaire à 2004, 2011 va conduire à un prolongement du plateau de la courbe bleue du schéma ci-dessus. Une représentation quelque peu trompeuse car elle lisse le phénomène. Néanmoins, il est clair qu’elle affiche une croissance depuis l’an 2000, contrairement à la position des climato-sceptiques qui déclarent, dans le texte du Wall Street Journal, que ” le fait le plus gênant est le manque de réchauffement global pendant bien plus de 10 ans maintenant”.

Affirmation sans source

Une affirmation qui contredit donc la NOAA. Il eut été indispensable de citer une source pour étayer la crédibilité d’une telle assertion. De la même façon, le texte conteste les modèles informatiques qui servent aux climatologues à établir le lien entre réchauffement et concentration en CO2 dans l’atmosphère. Pour les signataires “le manque de réchauffement au cours de la dernière décennie – en fait  le réchauffement le plus inférieur aux prévisions sur les 22 dernières années pendant lesquelles le GIEC a publié des prévisions – suggère que les modèles informatiques ont grandement exagéré le réchauffement que peut engendrer une augmentation du CO2”. Fondée sur une affirmation non démontrée, la contestation se révèle un peu courte.

Perception délicate

La perception du changement climatique à travers la météo est délicate et les climato-sceptiques exploitent largement cette difficulté. Ainsi, alors que l’année 2010 a battu tous les records au niveau mondial, elle est révélée particulrement “fraiche” en France. En revanche, 2011, année tiède dans le classement planétaire, a été la plus chaude en France depuis 1900, selon le bilan de Météo France. Elle surpasse même 2003, année de la fameuse canicule meurtrière.

 

La délicate relation entre météorologie et climatologie devrait conduire le GIEC à un effort pédagogique. Or, ce dernier se contente de publier ses rapports tous les… 7 ans. Après celui de 2007, il faudra attendre 2014 pour un nouvel état des lieux du réchauffement climatique. Les rares documents intermédiaires manquent souvent de conclusions claires. Ainsi, le dernier en date concernant la relation entre les événements climatiques extrêmes et l’augmentation de la température de la Terre liée aux activité humaine brille surtout par son luxe de précautions.

Manque de pédagogie

Lorsque l’on cherche des données sur les mesures annuelles montrant l’évolution de la température su globe, M. Google ne nous aide guère. Il faut fouiller pour dénicher les valeurs publiées par la NOAA… Et le site du GIEC n’est guère utile dans ce domaine. Or, face à des climato-sceptiques qui n’hésitent pas à lancer des affirmations sans sources, il serait hautement souhaitable de disposer d’informations faciles d’accès et présentées de façon pédagogique. Quel site va enfin se décider à publier l’évolution de la température de la planète ? Au risque d’afficher des baisses de cette température pour certaines années. Si les climatologues veulent combattre le climato-scepticisme, ils ne peuvent que gagner à fournir de telles données aux citoyens qui cherchent à étayer leur opinion. D’ailleurs le temps presse. En particuliers aux Etats-Unis où la vogue du scepticisme est telle que la question de la climatologie a rejoint celle du néo-créationnisme (l’intelligent design) en matière d’enseignement dans les écoles.
Dans ce contexte, on ne peut que saluer l’effort de la NASA pour illustrer le réchauffement climatique au cours du temps :

 

Michel Alberganti

34 commentaires pour “Débat sur le climat: Claude Allègre s’en mêle… aux Etats-Unis”

  1. Merci pour nous informer de cette publication et pour votre commentaire.
    Il est indéniable que la température globale s’est stabilisée depuis 1999-2000 est les modèles présentés par le GIEC n’arrive pas à expliquer ce phénomène (la concentration en CO2 a continué à croître et s’est même accélérée).
    Est-ce dû aux aérosols, à la baisse de l’humidité, aux oscillations océaniques, au carbone-suie, au ralentissement de l’activité solaire via la formation des nuages comme actuellement étudié par le CERN avec le projet CLOUD ?
    Les signataires ont raison de relever que le débat scientifique existe sur l’origine du réchauffement observé contrairement à ce qu’à laissé entendre le GIEC en 2007 (“the science is settled”).
    Il est vrai également que le climat se réchauffe mais d’une ampleur qui ne sort pas des variabilités naturelles observées ces derniers millénaires.
    Je ne peux que vous inviter à prendre connaissance du site en français de Jacques Duran, ancien directeur de recherche du CNRS à la retraite, dénommé “pensée unique”. Il commente les nombreuses publications scientifiques mettant en évidence les éléments du débat.
    Mais toutes ces considérations ne doivent pas nous empêcher de diminuer de manière importante nos rejets de CO2 anthropique, ceux-ci provenant essentiellement du gaspillage de nos ressources fossiles.
    Oui pour les économies d’énergies, les énergies renouvelables.
    Non à l’alarmisme.
    P.S. intéressez-vous au travaux du CERN et son projet CLOUD. Ils mettent en évidence à travers l’étude de la formation des nuages que les modèles actuels ne sont pas suffisamment fiables pour prévoir le climat.

  2. Que d’acrobaties sémantiques pour nous faire croire que T augmente, en disant que toute température depuis 1999 est supérieure à toutes celles mesurées depuis 1850. Certes, c’est exact, car T est monté de 0,7°C depuis 1880, mais de manière non linéaire et rarement en phase avec le taux de CO2, sauf sur la courte période 1980-1998, et,depuis 1999, T est stable (mesures UAH, RSS, Gistemp et Hadcrut – voir les courbes sur :
    http://www.woodfortrees.org/plot/hadcrut3vgl/from:1998/offset:-0.15/plot/gistemp/from:1998/offset:-0.24/plot/uah/from:1998/plot/rss/from:1998

    (J’ai mis 1998, car ce fut un pic avec un El Nino très intense, mais dès 1999 T est redesendue et est stable depuis lors).

    Il est exact que les travaux du GIEC reposent sur des hypothèses jamais validées : le rôle pivot du CO2 et les rétroactions positives. C’est bien fragile pour enclencher toute une armada de réglementations, de normes, des taxes, des bourses d’échange carbone, ….

    Voici, pour votre information, un texte plein de sagesse du physicien et enseignant-chercheur à Polytechnique, Serge Galam, sur le renversement de la preuve.
    “Il est plutôt surprenant que celui qui affirme détenir « la » vérité voit ses paroles prises pour argent comptant quand celui qui réclame une preuve de cette affirmation non démontrée scientifiquement doit, pour être écouté, apporter la preuve que la vérité défendue sans preuve est fausse. Les techniques, la méthodologie, toute notre approche expérimentale et nos constructions théoriques ont été inventées pour prouver l’existence de ce qui existe. En revanche, il est impossible de prouver l’inexistence de ce qui n’existe pas… La preuve ne peut porter que sur quelque chose d’existant. Dans le débat sur le climat, j’insiste sur le fait que je parle bien d’absence de preuve, et non de doute, à propos de la responsabilité humaine en matière de réchauffement. De même, à propos de la question de savoir si nous sommes dans une phase longue de réchauffement ou de refroidissement. Le doute implique une croyance. Or en termes scientifiques soit j’ai la preuve, soit je ne l’ai pas. Il n’y a pas de place pour la subjectivité dans la validité d’un résultat scientifique. Il est urgent de savoir dire : « scientifiquement, on ne sait pas ». Aujourd’hui je ne dis pas que je doute de la responsabilité humaine, je dis qu’il n’y a pas de preuve de cette responsabilité. C’est un fait, pas une opinion ».

  3. @jipebe29
    Acrobatie sémantique? Que dire du début de votre message? On voudrait nous faire croire à l’augmentation d’une température qui augmente ! C’est bien plus fort que de l’acrobatie.
    Plus sérieusement: je ne suis pas climatologue, ni adepte du GIEC. En tant que journaliste, je respecte les argumentations qui contestent les causes du réchauffement climatique comme celle de Vincent Courtillot. Après de nombreux entretiens et des émissions de radio sur le sujet avec Vincent Courtillot, Serge Galam ou Benoit Rittaud, je pense que le fonctionnement du GIEC est critiquable. Comme celui de nombreux organismes internationnaux complexes. Pour autant, je ne trouve pas acceptable ni respectable que des scientifiques de renom lancent des affirmations sans sources sur des sujets qui ne sont pas les leurs. Surtout quand des sources multiples publient des résultats de mesures (et non de simulations informatiques basées sur des modèles) qui font état d’un réchauffement climatique et d’une augmentation du CO2 dans l’atmosphère. Prouver que les deux phénomènes sont liés est l’affaire des climatologues. Il se trouve que ni Serge Galam, ni Benoît Rittaud, ni Vincent Courtillot, ni Claude Allègre, ni Donna Laframboise, ni Jacques Duran ne sont climatologues. Et vous-même ?…

  4. @Pollux
    Il est vrai que nos médias font une propagande éhontée en faveur du dogme du Réchauffement Climatique Anthropique, et ne parlent jamais des publications et expérimentations “GIECquement incorrectes”, comme par exemple le modèle AMP de Marcel Leroux, ou le projet CLOUD au CERN.

    C’est pour cette raison que nous avons un peu le sentiment d’un certain lyssenkisme ambiant, et que la critique positive n’est jamais acceptée.

    Kenavo

  5. Voici 2 liens qui font une petite synthèse sur le GIEC et les données d’observation.

    http://www.lepost.fr/article/2010/12/16/2342051_petite-synthese-sur-la-problematique-climatique-a-usage-general.html

    http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2012/01/12/pourquoi-le-giec-n%e2%80%99est-pas-credible/#more-6171

    Et le lien pour acheter (pour quelques euros) la version PDF de l’ouvrage de Donna Laframboise, journaliste d’investigation canadienne : “The Deliquent Teenager Who Was Mistake For The World’s Top Climate Expert”
    Il s’agit d’une enquête sur le fonctionnement du :GIEC, qui révèle de graves dysfonctionnements et un manque d’éthique scientifique, la politique ayant pris le pas sur la science. Décapant!….

  6. Oups : voici le lien qui m’a échappé “à l’insu de mon plein gré”….

    https://www.aplusdownload.com/cgi-bin/apluspro/scripts/apluspro.cgi?action=4&item_number=iap0001&iap0001_qty=1&cd=iocmvjwgc

  7. […] blog.slate.fr – Today, 8:19 AM […]

  8. Par rébellion face a une société qu’ils ne comprennent plus (l’ont ils un jour comprise ? :s), ils “sentent” les mensonges de peur d’être largué (ils le sont déja hélas).

    Leur odorat peut être une bonne chose pour ce qui est de la politique, du social et de leur professionnel, mais pas pour les sciences.

    Les faits ne peuvent être sentis ou jaugés, ce sont des faits, c’est bien pour ca que l’on a inventé les science avec des méthodologies drastiques.

    Du coup, on se retrouve avec de joyeux lurons, nous expliquant qu’ils savent mieux que tout le monde scientifique ce qui se passe…

    Ils confondent constations et pronostiques ; alors que les scientifiques constatent des phénomènes et s’essaient a des prédictions, n’ayant pas eux mêmes appris une démarche scientifique et sous couvert de critiquer les pronostiques, ils en arrivent a critiquer les observations…

    Ces sciences physiques et cette chimie ne sont pourtant pas compliquées : je prends une casserolle d’eau dans ma cuisine fermée, je la fait bouillir jusqu’a évaporation totale, l’air de ma pièce a changé : elle s’est humidifiée. Je transpose a l’echelle planétaire avec pétrole et charbon (oui, solide au lieu de liquide) depuis 200 ans je me doute bien que l’air de ma planète change…

    Manipulés par des groupes qui ont tout intérêt a cacher leurs impacts sur l’environnement, ils foncent dans des critiques sociétales ou des propositions ubuesques en dénigrant tout rapport alarmant ou non…

    Je pourrai faire la même critique sur des écolos beas, qui par peur eux aussi, tombent dans l’exces inverse, a savoir vivre comme australopitheque afin de nous sauver…

    Le résultat est que le cris d’alarme des scientifiques, qui n’est pas la pour leur faire peur, est incompris…

    Le gros problèmes est que leur inconscience freine toute médiation avec des groupes implantés qui ne veulent en rien changer leur vente de produits polluants, ou leurs productions aux impactes destructeurs.

    On se retrouve avec une population connectée au web, qui sont persuadés du non impact de l’activité humaine sur son environnement dès que cela touche a l’air et qui pourtant vivent dans des villes archi polluées…

    Pourtant ces personnes ne croient pas (toutes) que la terre est plate, sont persuadées que l’homme ne descend pas d’adam et eve et qu’il y a bien eu une evolution, bref pour une fois, ils s’appuient sur les sciences et leurs faits (pendant combien de temps… mystère…)…

    Alors sûr de leurs bêtises et effrayés par des taxes sur leurs bagnoles ou leurs poubelles (ou là leur odorat reste pour une fois insensible), ils oublient que les observations ne sont pas critiquables car issues d’une démarche draconnienne (qu’ils ne comprennent pas non plus…).

    Leur rébellion va jusqu’a critiquer les sciences climatiques, inventées avant les constations environementales actuelles, je le rappel, les confondants avec les actions politiques qu’ils faudraient entreprendre afin de diminuer nos impacts…

    C’est vraiment triste et dommageable, car si ces critiques energiquement vaines (dommage que l’on ne puisse les capter celles-là) etaient orientées vers l’instropection nécéssaire a notre société, on aurait déjà presque réglé le problème…

    Du coup on rajoute des problèmes, là ou il y en a deja trop, et de nouveaux courants passéistes se créent ou l’on voit des illuminés de toujours, abreuvés de déités souvent monothéistes et intégristes d’ailleurs, main dans la main avec des personnes sensées et progressistes, sur plein de sujets, se retrouver et railler toutes démarches salvatrices pour sauver ce qui peut l’être…
    Le tout bien evidemment appuyé par des entreprises heureuses de trouver un appui inattendu…

    Je pense que ces personnes ont un ras le bol de la société qui les entoure (a raison ?), et que crise de conscience ou de foi en leurs vies ou en la société actuelle, se défoulent sur ce qu’ils maitrisent le moins et comprennent le moins (genre c’est la cerise sur le gateau pour ma petite vie…) avec honneteté.

    Il est vrai que ca va vraiment mal dans beaucoup de domaine de nos sociétés et que, pour beaucoup la coupe est pleine, mais de grace ne critiquer pas l’incritiquable, a savoir les faits scientifiques issues de démarches rigoureuses (aussi rigoureuses que vous a vos boulots respectifs)…

    Surtout que des pratiques ou des courants a critiquer il y en a plein d’autre… Merci!

  9. @ michelalberganti : Jacques Duran présente des articles scientifiques publiés dans des revues à comité de lecture de haut niveau rédigés par des scientifiques actifs dans le domaine très vaste de la climatologie. Ses compétences scientifiques et sa connaissance du dossier GIEC lui permettent de nous expliquer et de diffuser en français une information essentielle. Il joue un rôle d’intermédiaire là où les journalistes et journalistes scientifiques ont peine à saisir les enjeux de ce débat scientifique très politisé.
    D’autre part, mettre Vincent Courtillot avec les autres personnes susmentionnées est incompréhensible de votre part lui qui publie des articles scientifiques dans les meilleurs revues professionnelles sur le sujet !
    Enfin, vous confondez les sciences de base et les domaines scientifiques (bien plus vastes) ou spécialisations. La climatologie (science jeune) fait appel à un large panel de compétences scientifiques. Un physicien ou un chimiste peut être qualifié de climatologue de votre point de vue si ces travaux ont pour objet l’étude d’un des domaines de la climatologie.

  10. @Pollux : Je sais gré à Jacques Duran de pallier les carences des journalistes… Je respecte Vincent Courtillot et ses travaux. Les compétences de chacun sont précieuses pour éclairer une question délicate. Cela n’autorise néanmoins personne à publier des affirmations non étayées et non sourcées. C’est le moindre des respects pour les lecteurs, me semble-t-il. Critiquer le GIEC ne peut être constructif si l’on utilise des méthodes beaucoup plus contestables que les siennes.

  11. Traduction en français du texte du Wall Street Journal

    http://www.contrepoints.org/2012/01/30/66842-pas-besoin-de-paniquer-sur-le-rechauffement-climatique

  12. Aucun argument valable, du vent, bref de la politique…

    ps : Duran fait passer ses interprétations personnelles sous couvert d’explication de texte. Faut être aveugle pour pas le voir. Il sélectionne ce qu’il veut, malgré tout sa compil n’arrive pas à la cheville de celle du Giec.

    @michel : jipebe n’est pas un scientifique mais un bonimenteur du web… Pas la peine de lui répondre s’il était convaincu de 2+2 font 5 aucun argument que vous lui sortiriez ne pourrait lui faire changer d’avis. Il a écrit une demi-douzaine d’arguments qu’il recopie ad nauseam sur tous les sites qui parlent de climat.
    Par ex sur les AMP ou sur Cloud, l’une n’apporte rien au smilblick (sauf que Leroux avait un peu de mal avec ses compères météorologues), et l’autre n’a rien démontré du tout (aucune publi à l’heure actuelle ne remet en cause le RCA).
    Bref du vent, du vent, du vent.
    D’ailleurs Allègre ne fait plus de science depuis longtemps, mais de la politique !

    @pollux : ” Ils mettent en évidence à travers l’étude de la formation des nuages que les modèles actuels ne sont pas suffisamment fiables pour prévoir le climat.”
    Tout ça c’est de la formulation sémantique. CLOUD n’a rien apporter aux modèles, et la fiabilité des modèles prédectifs n’a rien à voir avec les effets d’un dégazage massif de GES sur le long terme.

    Encore de l’enfumage

  13. Pour ce qui est de CLOUD, l’expérience du CERN, il semble que les résultats se fassent attendre: 3 publications scientifiques en 6 ans…
    http://cloud.web.cern.ch/cloud/People/Publications.html

  14. Ah ce bon vieux contrepoint, le site scientifique par excellence !
    Voilà le niveau des sources de nos chers dénégateurs (à ce niveau ce ne sont plus des sceptiques mais des dogmatiques).

  15. Sinon très bon article

  16. @ jkljkjkmjm
    +1 !
    D’ailleurs la majorité des dénégateurs du web qui restent encore sont des anciens ingénieurs à la retraite qui bossaient dans le pétrole ou la chimie et partis dans une croisade anti-écolo qui sied bien à leur idéologie libérale.

  17. @ michelalberganti : “Méthodes contestables” face au fonctionnement reconnu officiellement comme trouble (nominations des experts, etc.) du GIEC ? Et la liberté d’expression, bo… ! 😉
    http://www.pensee-unique.fr/ présente justement les sources de ces affirmations. Pourquoi ne pas aller interviewer Duran ?
    Si vous, journalistes, refusez d’interviewer des citoyens compétents sous prétexte qu’il ne sont pas du sérail, quid de la démocratie ?
    Cordialement
    un ingénieur-écolo suisse

  18. @ Pollux : Les journalistes sont régulièrement accusés de trop donner la parole aux climato-sceptiques. Vous nous accusez du contraire. Parfait! Nous sommes donc bien à notre place.

  19. Si on entend plus Courtillot c’est qu’il s’est fait remonter les bretelles à l’académie des science, incapable qu’il fut d’apporter le moindre début de commencement d’argument sur ses valeurs fantaisistes du forçage solaire.

  20. Mea culpa pour contrepoint, ce n’est qu’une traduction, sur le coup j’ai cru que c’était un article de jipebe :)

  21. @ michelalberganti : oui, ce n’est que le début (étude jamais entreprise à ce niveau). CLOUD prolonge les travaux de Henrik Svensmark(*). Un très bon article sur CLOUD est paru dans le Temps le 25 août 2011.
    @ chria : dire que Duran interprête… risible ! il traduit les abstract et certaines figures, commente les articles et met en perspective. Quand aux travaux de CERN, le GIEC admet lui-même qu’on ne comprend pas la physique des aérosols, pourtant si importante pour le climat (et ses modèles). De plus :

    “(…) Jasper Kirkby (ndlr: responsable du projet CLOUD), lui, va plus loin: «Sur la base de ces résultats, il faut substantiellement revoir le traitement des aérosols dans les modèles de simulation climatiques développés empiriquement.» (…) «on ne peut exclure qu’on soit en présence d’un nouveau forçage radiatif», soit un mécanisme contribuant au réchauffement de la Terre, qui n’est pour l’instant pas pris en compte dans le fameux rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).” Le Temps 25/8/11

    (*) http://www.dailymotion.com/video/xcteyl_1-5-le-secret-des-nuages_news

  22. @ michelalberganti : ne vous laissez pas impressionner. Dans les médias anglophones, les articles rendant compte des résultats scientifiques contredisant le dogme du GIEC sont bcp plus courants que dans les médias francophones. (un reliquat du watergate ?)
    Reste que je concède que le sujet est “chaud” et qu’il faut être prudent. Mais Kirkby (CERN) n’est pas un “climato-sceptique” et Genève n’est pas au bout du monde ? En plus, c’est la saison de la fondue au fromage (rien à voir avec la fondue savoyarde…). Avec un p’tit blanc genevois en +, ça délie les langues ! 😉

    @ chria : Courtillot travaille, publie et cherche le calme, mais on trouve de temps en temps une interview. A lire, ce personnage est un scientifique honnête et compétent. http://agentsdentretiens.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=172:entretien-avec-vincent-courtillot-geophysicien&catid=46&Itemid=70

  23. @michelalberganti
    Acrobatie sémantique : oui, car la manière dont T est présentée laisse croire que T continue à augmenter, ce qui est évidemment faux. Personne, dans nos médias, n’a l’honnêteté de présenter la réalité des faits, et ce qui nous est présenté va toujours dans le sens du catastrophisme climatique. Je n’ai pas pour objet de défendre Allègre, qui ne fait pas dans la dentelle, mais qui a quand même alerté l’opinion publique sur le fait que rien n’est certain, que les travaux du GIEC reposent uniquement sur des hypothèses jamais validées, et que le delirium carbonum qui s’ensuit entraîne des dépenses aussi pharaoniques qu’inutiles, des taxes, des normes et des règlements contraignants, qui, in fine, diminuent le pouvoir d’achat des citoyens.

    Personne ne conteste que le taux de CO2 augmente, mais la part anthropique n’est pas connue. Personne ne devrait contester le plateau de T depuis 13 ans, car il est prouvé par les mesures UAH, RSS, Gistemp et Hadcrut. Si vous contestez ce plateau, alors vous êtes de mauvaise foi. Ce qui est avéré, c’est que le lien causal CO2-T n’est pas prouvé : pourquoi, depuis 1999, T est constante alors que le CO2 continue à augmenter ? Pourquoi l’augmentation de T entre 1910 et 1940 s’est-elle faite à taux de CO2 à peu près constant, et avec la même pente que pour 1980-1998, seule période connue de co-variation CO2-T ?

    « Il se trouve que ni Serge Galam, ni Benoît Rittaud, ni Vincent Courtillot, ni Claude Allègre, ni Donna Laframboise, ni Jacques Duran ne sont climatologues. Et vous-même ?… »
    Donna Laframboise a investigué uniquement sur le fonctionnement du GIEC, donc le fait qu’elle ne soit pas climatologue importe peu. Benoît Rittaud a utilisé ses compétences de mathématicien expert en traitement statistique pour montrer que la crosse de hockey de Mann est fausse. Vincent Courtillot est ingénieur des Mines et géophysicien, et donc il a les compétences pour travailler sur le climat : il sait analyser des données d’observation et les comparer aux prévisions des modèles. Serge Galam est physicien et il connaît la méthodologie scientifique : son propos en rappelle les bases que le GIEC n’a pas respectées. Jacques Duran cite et commente, avec les liens sur les sources primaires, diverses publications dans des revues à comité de lecture dont les médias ne parlent jamais. Il fournit les liens sur les meilleures sources pour les données d’observation (dont le site de Mona Loa). Il suit régulièrement les travaux de Svnsmark et le projet CLOUD, dont aucun média ne parle. Comme il est physicien, il sait expliquer la publication de Gerlich et Tscheuschner (oubliée par nos braves médias…), tout comme celle de Miskolczi, entre autres.
    Quant à moi, j’ai une formation d’ingénieur, je dispose de vaillantes petites cellules grises et je suis capable de me documenter, de réfléchir, et de tirer mes propres conclusions, sans qu’il ne soit besoin de me dire ce que je dois penser. Et vous ? Qui êtes-vous pour suggérer que je n’y connais rien et que je n’ai aucune compétence en climatologie ?

    A propos, c’est quoi un climatologue ? Jouzel s’est auto-proclamé climatologue, alors qu’il est un bon glaciologue, sans plus. Je connais de vrais climatologues, comme Lindzen ou Leroux. Lisez-donc ce qu’écrivait Marcel Leroux, et ne me dites pas qu’il est, lui aussi, incompétent sous prétexte qu’il est très critique vis-à-vis du GIEC.

    http://www.biokurs.de/treibhaus/180CO2/Echanges-meridiens-Chang-clim.pdf

  24. @chria
    Je constate que vous restez égal à vous-même : arrogant, insultant, sans aucune capacité à apporter des éléments positifs, et des arguments qui ne sont que du vent… Mais, bien sûr, vous êtes un ardent défenseur du dogme du RCA, et la réalité des faits et des graves errances du GIEC vous importent peu….

    Il n’y a aucun intérêt à discuter avec vous.

  25. @chria
    “Mea culpa pour contrepoint, ce n’est qu’une traduction, sur le coup j’ai cru que c’était un article de jipebe”

    Vous avez eu chaud, et vous avez failli nous sortir la grosse artillerie (Die Grosse Bertha) carbocentriste….pour me tirer dessus, comme vous en avez pris la fâcheuse habitude….

  26. […] blog.slate.fr – Today, 8:37 PM […]

  27. Article de mauvaise foi ou simplement manque d’informations ?
    Combien de personnes savent que la courbe de T ainsi que le film de la Nasa reposent sur des mesures incomplètes et parcellaires ? Combien savent qu’avant 1950, il n’y avait pas de stations de mesures en Antarctique, une ou deux en Arctique ?
    Combien savent qu’en Afrique, il y avait moins d’une dizaine de stations opérationnelles en 1930, ainsi qu’en Amérique du sud, et dans une grande partie de l’Asie.
    Combien savent que sur les sept dixième du globe, c’est à dire les océans, les rares mesures avant 1950 étaient celles effectuées sur les routes commerciales maritimes qui sont loin d’être représentatives de l’ensemble de la surface marine mondiale ?
    Combien savent que les organismes qui fournissent ces données les trafiquent à mort sous prétexte d’homogénéité ? Homogénéité qui va toujours dans le sens de la baisse plus on remonte dans le passé (où les mesures sont les moins nombreuses et les plus pourries).
    Alors saluer l’effort de l’escroc international Hansen qui dirige ce bureau de la Nasa ? Non merci.
    Heureusement que ce ne sont pas les mêmes scientifiques qui ont envoyé des hommes dans l’espace et sur la lune, sinon les fusées auraient pu se comparer aux chaises électriques et autres chambres à gaz…

  28. Ah oui, j’oubliais. Le film burlesque de la Nasa a été fait de 1880 à 1979 sur un panel de 1000 stations terrestres (rien sur l’eau qui ne représente, c’est vrai, que 7/10 du globe).
    Mais bon, un millième de la surface du globe c’est exactement la superficie de la France. Par conséquent, c’est comme si on prenait la température de Clermont-Ferrand pour représenter tout le pays… et un autre thermomètre pour l’ensemble Allemagne + Suisse + Autriche… j’espère qu’il était au milieu.

  29. @ Abitbol : vous ignorez visiblement qu’il existe des techniques scientifiques qui permettent de connaître avec une bonne précision la température en un lieu donné sur plusieurs millénaires voir dans certains cas sur des centaines de milliers d’années. On appelle ces indicateurs des “proxys”, il s’agit p.ex. des cernes d’arbres ou des gaz enfermés dans la glace. Les résultats montrent une cohérence dans la mise en évidence d’épisodes particuliers (optimum médiéval, petit âge glacière, etc.) dans des lieux forts éloignés. Le réchauffement global observé depuis ~1850 est avéré et n’est pas scientifiquement contestable. Ses causes, par contre, objet d’intenses recherches, sont multiples et encore mal comprises.

  30. @jipebe et abotibol : publiez vos grandes découvertes et alors la vérité vaincra contre le complot carbocentriste.

    Et c’est vrai, le Giec je m’en fous, je ne regarde que les éléments et les faits. Or ceux-ci vont quasiment tous dans le même sens.
    Et ce quasiment ne prouve pas que le sens est faux. Sauf que c’est que toi et ton évêché veulent faire croire aux lecteurs de blog.

    @abitbol : si tu le prends la tendance des températures à Lyon depuis plus d’un siècle tu as celles de pratiquement toute l’Europe central… Mais je pense que tu vas dire que je ne suis qu’un escroc de réchauffiste à la solde des écolos.

  31. @pollux : “dire que Duran interprête… risible ! il traduit les abstract et certaines figures, commente les articles et met en perspective”
    Distinguons une vulgarisation objective d’un article scientifique et les commentaires constamment gavés de remarques orientées. Sans parler du champs lexical propre aux climato-sceptiques qui teinte constamment l’ensemble des conclusions de Duran.
    Je lis souvent pensée unique pour y dénicher quelques informations sur des articles. C’est bizarre, mais la grande majorité du temps, là où il voit la réfutation complète de la science climatique, je n’y vois qu’une information de plus qui vient s’ajouter à l’énorme complexité du sujet.
    Pensée-unique c’est le site qui regroupe tous les articles qui pourraient éventuellement par chance et encore apporter si c’est bien tourner et si on surinterprète quelques doutes à vite transformer en certitude sur la non-réalité de la possibilité d’un impact des GES sur l’atmo.
    De la brise, même pas du vent.

  32. Un bon résumé sur l’imposture Duran :

    http://info-resistance.org/ecologie/rechauffement-climatique/jacques-duran-fake/

  33. […] réponse des climatologues à la tribune publiée par 16 scientifiques, dont Claude Allègre, dans le Wall Street Journal du 27 janvier 2012 ne s’est pas fait […]

  34. […] Un mot qui n’est pas passé et sur lequel les signataires du texte du Wall Street Journal s’appuie pour dénoncer une chasse aux sorciers du climat, tels Chris de Freitas, éditeur du journal Climate Research. Globule et télescope » Débat sur le climat: Claude Allègre s’en mêle… aux Etats-Unis […]

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