Manger sain n’est pas bon pour la planète


Patatras. A ceux qui en rêvaient encore, le meilleur des mondes n’existe pas. Même pas dans votre assiette. Vous croyiez que manger sain était bon aussi pour l’environnement? Qu’en protégeant sa santé, vous agissiez directement pour un monde plus durable?

Et bien non: «l’impact carbone est peu influencé par la qualité nutritionnelle des régimes», tranche une toute nouvelle recherche de l’Inra, l’Institut National de la Recherche Agronomique apportant un démenti cinglant à toutes les allégations inverses.

Et les chercheurs d’enfoncer le clou: Chez les femmes, l’alimentation des mangeuses «inadéquates» –selon la terminologie de l’institut– a même un impact carbone plus faible de celle des mangeuses «adéquates»». Autrement dit, manger sain augmenterait la «facture carbone» de près de 10%!

Nicole Darmon, l’une des auteurs de cette recherche, était la première étonnée. En effet, toutes les  recherches donnaient des signaux clairs: par exemple, l’élevage de la viande –surtout rouge– provoque plus d’émissions de gaz à effet de serre que la culture des fruits et légumes: en moyenne, 100 g de viande «émettent» 10 fois plus d’équivalent carbone que 100 g de fruits et légumes.

Mangeur «adéquat» contre «inadéquat»

Or qu’est-ce qu’un mangeur «adéquat»? C’est celui qui remplit trois conditions:

  1. Avoir une alimentation riche en nutriments essentiels protecteurs (vitamines, minéraux, protéines, etc….).
  2. Avoir des apports faibles ou modérés en nutriments dont il faut limiter consommation (sodium, sucre, acides gras saturés).
  3. Privilégier des aliments à densité énergétique faible, autrement dit, pour faire simple, contenant peu de calories aux 100 grammes. Un élément dont on a visiblement démontré le rôle dans la lutte contre l’obésité.

Pour réunir ces trois conditions, précise l’INRA, «il n’existe pas un seul bon régime alimentaire, mais sans doute de très nombreux». Certains se passent de viande rouge, ou de produits laitiers, d’autres pas.

La santé est dans votre assiette. Le carbone aussi.

Mais à disséquer l’alimentation au jour le jour d’un bon millier de Français, Nicole Darmon et ses collègues ont constaté quelques incontournables. Les mangeurs «adéquats», selon la terminologie Inra, consomment notamment une large proportion de fruits, légumes, légumes secs, céréales complètes, fruits oléagineux, etc. Et limitent en revanche leur ingestion de charcuterie, pâtisseries, acides gras saturés….

Du coup, les individus ayant la meilleure qualité nutritionnelle consomment plus d’aliments végétaux: ceux-ci représentent 2/3 du poids des produits ingérés quotidiennement (hors boissons) contre moins 50% pour les autres. Théoriquement, le bilan carbone de ces «bons» mangeurs devrait donc s’en trouver limité!

Et bien non!

L’impact carbone déterminé par les quantités

«Car ce qui détermine l’impact carbone de l’alimentation, ce sont avant tout les calories et les quantités ingérées», établissent les chercheurs. C’est pour cela, du reste, que les hommes émettent plus en mangeant que les femmes: ils ont tout simplement un meilleur coup de fourchette.

Or l’on ne diminue pas les quantités de viandes consommées sans compensation: après tout, l’alimentation, pour être durable, doit avant tout nous permettre…de vivre!

Résultat: si vous décidez de manger moins, voire plus du tout de viande, vous risquez fort d’augmenter votre consommation d’autres aliments à densité énergétique faible –comme les légumes–, et qu’il faut donc déguster en plus grandes quantités!

Manger moins pour sauver la planète?

Les personnes qui équilibrent le mieux leur alimentation ingurgitent ainsi 1,4 kilo d’aliments par jour (hors boissons) contre moins de 1 kilo pour les autres.

Aliments très émetteurs mais consommés en plus petites quantités d’un côté, aliments peu émetteurs mais consommés en grandes quantités de l’autre: au final, votre bilan carbone sera, au mieux, inchangé, au pire, légèrement détérioré…

En d’autres termes, pour préserver l’environnement, manger sain ne suffit pas. Si l’on écoutait les chercheurs, il faudrait tout simplement… manger moins!

Catherine Bernard

34 commentaires pour “Manger sain n’est pas bon pour la planète”

  1. euh… c’est à dire que…
    http://vegebon.files.wordpress.com/2010/06/eau-aliments.png

    l’important c’est surtout de consommer local et de saison, non ?

    ce serait intéressant de savoir qui a commandité cette étude…

    ps : bravo le veau…

  2. Au secours Eva et Cécile, que va-t-on devenir ? au moins inventez nous un bouchon anti-pets sinon la terre va disparaitre sous un nuage nauséabond.
    Il serait temps que Greenpeace interviennne !

  3. Évitons de faire l’amalgame (de plus en plus fréquent) et de résumer “bon pour la planète” à “réduire les émissions de CO2″…

  4. Je vais lire le rapport de l’INRA à tête reposée mais deux questions comme ca au débotté.

    1)l’INRA ce n’est pas la chambre d’expérimentation et de tampon scientifique au lobby agroalimentaire en tout genre. Comme le Soja, l’élevage intensif et autres pesticides Régent et Gaucho. C’est pas aussi eux qui ont mis eu point la pêche plate pour mieux la transporter.
    Peut être ne pas oublier d’où parle le camarade

    car
    2) ca sent le retour de baton des lobbies de la bidoche. Car moi qui ne suis ni chercheur, ni journaliste je sais modestement qu’il faut entre 5 et 8 kg de surfaces cultivés pour produire 1kg de viandes. vous précisez dans votre article que l’élevage de viandes rouges -mais pas qu’eux émettent beaucoup de GEF -18% de ce que nous produisons.
    Et vous croyez que manger 3, 4 voire 7 fois plus de patates, de lentilles, de fruits compensent cela.
    Même en intensif c’est un peu facile.

    Bref bouger mal c’est sain pour tout le monde. L’INRA le dit. Donc continuons

  5. […] de …Actualités News EnvironnementCes fruits et légumes qui polluent notre espace vitalYecaManger sain n'est pas bon pour la planèteSlate.fr (Blog)AFP -20minutes.fr56 autres articles » […]

  6. […] Slate.fr (Blog) […]

  7. Pas besoin d’être un grand mathématicien pour comprendre à quel point cet article relève de la démagogie.

    Produire 100g de viande émet 10x plus de carbone que produire 100g de fruits/légumes

    Les mangeurs “adéquat” mange 1,4 fois plus en quantité que les autres personnes.

    Ok

    Prenons une unité arbitraire UA et admettons que produire 1 kg de fruits/légumes émet 1 UA (donc 1kg de viande émet 10 UA)

    Faisons le bilan pour un mangeur de fruits:légumes : 1,4*1 UA = 1,4 UA

    et pour un mangeur de viande : 1*10 = 10 UA

    Oui c’est bien ça, le mangeur de viande émet bien 7 fois plus de carbone que le mangeur de fruits.

    Incroyable qu’on puisse prendre les gens pour des imbéciles de la sorte, merci le lobby agroalimentaire

  8. @grandmulet: la pêche plate vient de Chine… Franchement avant de faire un procès d’intention à l’Inra éviter de sortir des conneries que prennent 5 sec à être vérifié.

    “5 et 8 kg de cultivés pour produire 1kg de viandes” Totalement faux, un cochon ou une volaille convertisse à 2 à 3 pour un. Un humain qui mangent des protéines végétales doit surconsommer pour compenser leur faible qualité nutritionnel, avec du blé c’est un facteur 2. Entre une dose de protéine de poulet et une dose protéines de blé le bilan n’est pas forcément en faveur des céréales.

    “viandes rouges -émettent beaucoup de GEF” Les terres à bovin ne peuvent pas forcément produire autre chose. Vous avez déjà vu un élevage? ça vous ferrez du bien.

    Et puis pour fertiliser, vous comptez uniquement sur l’engrais chimique?

  9. @Nina: pas besoin d’être mathématicien pour comprendre que vous n’avez pas lu le document de l’Inra. Ca sert à rien de répéter une idée reçu en refusant de consulter les travaux des scientifiques qui le mettent en doute. Revenez avec des arguments techniques crédibles et on en reparle.

  10. @Nina :
    Votre raisonnement ne tient pas la route : vous supposez que les mangeurs de viande ne manque QUE de la viande, et que les mangeurs de fruits ne mangent QUE des fruits !

    Or, il est bien précisé dans l’article que les mangeurs “adéquats” consomment 2/3 de légumes, contre 50% pour les autres. Il est donc en effet possible que les mangeurs “adéquats” produisent plus de CO2, puisqu’ils consomment 0.4 Kg d’aliments supplémentaires.

    Finalement, il serait intéressant de comparer l’émission de CO2 par calorie (et non pas par Kg) pour savoir quels aliments sont le plus “écologiques” (même si, comme le remarque Roger, c’est une erreur de se focaliser uniquement sur le CO2..).

  11. On dirait que l’étude oublie que l’industrie agro-alimentaire marche sur la tête. Quid des tomates élevées en serres chauffées au fioul pour être transportées sur des milliers de kilomètres ? Quid du maintien sous perfusion de subventions de la production de lait, dont une bonne partie sera jetée et gaspillée ? Tandis que lesdits bovins seront transformés en nourriture pour bovins ?

    Merci l’INRA pour cette tranche de rire.

  12. @Karg

    Non je n’ai pas lu le rapport je n’ai fait que reprendre les faits qui sont dans l’article, et c’est pourquoi j’ai écrit noir sur blanc “cet article relève de la démagogie” et non pas “ce rapport relève de la démagogie”.

    Maintenant 2 possibilités :
    -soit l’auteur a délibérément modifié les données du document de l’INRA à sa sauce et dans ce cas ma critique se limite à l’article même
    -soit l’auteur a bien retranscrit ce que disait le document, et dans ce cas les conclusions de l’INRA sont aberrantes.
    Si vous n’êtes pas d’accord avec ce que j’ai écrit, prouvez moi que mon raisonnement est faux, apportez moi donc ces “arguments techniques crédibles” que j’aimerais sincèrement connaitre.

  13. Allez, tous au macdo pour sauver la planète ! >_<

    Si nous n'importions pas tant d'aliments, peut être que le bilan carbone serait meilleur !

  14. godecowin dans 10.9.8…

  15. @Karg

    Votre énervement ferait penser que vous êtes un salarié d’un de ces lobbies.
    Désolé pour les pêches plates. j’ai du confondre avec un autre fruit. Je vais retourner à mes archives. Je n’enlève rien sur l’INRA.

    Le reste de votre commentaire est du reste incompréhensible. Je parlais de surface agricole utile entre la culture et l’élévage. j’ai été gentil de tabler sur une moyenne entre 5 et 8kg. Pour les bovins ca fait beaucoup plus.
    Mais si on parle que GES, l’élevage francais c’est du soja -transgénique- dans leur assiette matin, midi et soir -en attendant les farines animales. Le soja il vient du Brésil. pour cela on déforeste la foret amazonienne.
    Donc pour l’INRA cultivé du blé est plus producteur de GES que d’abattre le poumon de la terre, et transporter le soja obtenu vers l’Europe.
    Y’a pas à dire c’est des cadors.

    Pour les proteines végétales y a truc qui existe, hein, c’est céréales plus légumineux. Oh les légumineux sont capteur de Co2. L’élevage intensif c’est des nitrates.
    Ah oui, il semble qu’un régime végétalien -j’ai bien dit végétalien- nécessite 1,3ha par habitant et par an. je peux retrouver les chiffres.
    Mais Karg vous êtes carnivores de chez carnivores -et décomplexé garce à l’INRA- et je suis sur que vous manger de la mangue, de l’ananas et des fraises en hiver. Comme ca vous additionnez les stats sur les GES. Chacun ses performances.

  16. @Nina

    votre calcul est faux, car il suppose que la première personne ne mange que de la viande et l’autre que des fruits/legumes.

    L’etude est très longue, et je n’ai pas le temps de la lire en entier, mais une rapide recherche sur Google me donne que la consommation moyenne de viande en France est de environ 50g/jours/personne
    (http://www.civ-viande.org/4-139-nutrition-niveau-de-consommation-de-viande-en-france.html )

    En reprenant l’idée de votre calcul et en gardant vos unités arbitraires pour la simplification
    “Prenons une unité arbitraire UA et admettons que produire 1 kg de fruits/légumes émet 1 UA (donc 1kg de viande émet 10 UA)”

    une personne mangeant de la viande(et aussi des legumes/fruits) va donc manger chaque jour 50g de viande et 950g de fruit/legumes
    soit en UA: 0.05*10+0.950*1 = 1 UA

    Une personne ne mangeant pas de viande mangera elle:
    1.4 * 1 = 1.4 UA.

    C’est du calcul extremement rudimentaire, c’est sur, mais c’est deja une idée du truc.Apres, le mieux resterait de lire l’étude en entier, mais pour ca je manque de temps.

  17. @Nina: lisez le document

    @Grandmulet: Les surfaces d’élevages? Vous comptez planter des céréales dans les zones à bovins et ovins? Vous pouvez m’expliquer comment planter du blé dans les pentes et les terrains inondés 3 mois par an? Ces zones sont traditionnellement utilisés pour l’élevage, ça n’est pas sans raison.
    Le Soja OGM ça déforeste l’amazonie? Totalement faux, vous ne connaissez absolument pas les conditions de développement de l’agriculture au Brésil . Elles sont bien plus draconienne que celle qui a ont accompagné la destruction totale de la forêt primaire en France. On pourrait très bien produire nos protéine d’élevage ici, ce n’est qu’une question de cout, autorisé le soja RR et les importation s’arrêteront.
    Vous n’arrivez pas à comprendre la réflexion de l’Inra ou vous n’avez pas lu le document?
    Vous confondez théorie d’écologiste de salon et pratique agricole.

  18. et je me relis, et je vois que je ne sais plus compter….

    une personne mangeant de la viande(et aussi des legumes/fruits) va donc manger chaque jour 50g de viande et 950g de fruit/legumes
    soit en UA: 0.05*10+0.950*1 = 1.45 UA

    Une personne ne mangeant pas de viande mangera elle:
    1.4 * 1 = 1.4 UA.

    Voila, comme ca c’est mieux….
    En gros, on en arrive a une consommation quasi equivalente.

  19. @Karg

    Plus de la moitié de la surface agricole en Europe sert de prés ou de loin à l’élevage. Alors pour les collines de l’Ardeche, du CAntal et les pentes inondées pendant 3 mois, je crois qu’on trouvera.

    Quand au reste cher Karg soit vous êtes ignorant, soit malhonnête, soit bien payé mais le soja français pour l’élevage vient du Bresil. Et la culture du soja au brésil a pris sur la surface de la foret amazonienne. Si pour vous l’agriculture au Brésil est réglo, alors.

    Pour le reste, sans avoir lu le rapport (qui est un chapitre dans le rapport) l’INA a trés intelligemment fait les calculs de l’article sans se poser la question de l’impact en GES entre 1UA de blé local, 1UA de cochon intensif breton ou 1UA d’ananas importée.
    lls ont fait des règles de trois. ouais!!! Et on ne parle pas d’autres imapct (consommation d’eau, pollution des sols etc)

    je le redis, ca pue l’enfumage lobbyings, car quand on mélange des patates avec des carottes on peut parler du sexe des anges indéfiniment.

    ps: cher Karg au prochain rapport sur les biocarburants vous nous direz que c’est formidable et que vraiment vraiment cela n’empiete pas su tout, du tout sur les surface agricoles

  20. Bon, moi je dis que manger sain c’est surtout pour être en bonne santé et ne pas faire son cancer à 50 ans, pas pour compter les calories et les grammes de carbone.

    Et que si on commence à compter le carbone, on ferait mieux de s’occuper de produire des voitures plus économiques, de développer réellement le train et encore mieux le télétravail (pour ceux qui le peuvent évidemment mais ça ferait déjà de sacrées économies), ou d’isoler réellement les bâtiments…

    Il y aurait là à mon avis des études bien plus pertinentes à faire.

  21. @Grand Mulet: chiffrez les surfaces disponibles en cas de suppression de la consommation de viande. N’oubliez pas de compenser la plus faible valeur nutritionnel. Ensuite proposé une solution social et économique pour les éleveurs. Enfin décrivez les processus politiques pour interdire la production de viande.

    “Et la culture du soja au brésil a pris sur la surface de la foret amazonienne” Vous ne connaissez pas le sujet, le soja est surtout cultivé dans les états du nord, plutôt des savanes tropicale. Et puis au nom de quoi allez vous interdire aux Brésiliens d’exploiter leur forêt? Vous connaissez les contraintes qui reposent sur les agriculteurs brésiliens? Aucun agriculteur européen ne les accepteraient.

  22. et j’ai oublié un autre détail: calculer le manque de rendement du à l’absence d’engrais issus des élevages et utiliser ce chiffre pour redresser la véritable surface disponible.

    “cher Karg au prochain rapport sur les biocarburants vous nous direz que c’est formidable et que vraiment vraiment cela n’empiete pas su tout, du tout sur les surface agricoles” Qui meurent de faim? les pauvres au USA? Au Brésil où la malnutrition a spectaculairement chuté parallèlement au développement des biocarburants? non ce sont les pauvre en Somalie ou au Kenya. Il y a t-il de grande surface d’agrocarburant sans ces pays? Pourquoi le Malawi est passé de la famine à l’exportation en 5 ans?

  23. @Karg

    vos raisonnements sentent mauvais. dsl

  24. @Karg: je trouve intéressant qu’il soit considéré que les colons brésiliens ont le droit d’exploiter “leur” forêt sous prétexte qu’un traité âgé de plusieurs siècles entre un pape et des rois européens a accordé cet immense territoire à la couronne portugaise, au détriment des populations locales.

    L’étude de l’INRA ne mentionne PAS UNE SEULE fois le mot “déforestation”. A mon sens, c’est un biais suffisamment inquiétant pour disqualifier une bonne partie de ses conclusions.

    En effet, la déforestation est imputable en grande partie à la production de viande, même si le soja n’est pas cultivé directement sur les terres fraichement défrichées: il y a des effets économiques qui repoussent sans cesse les limites cultivées et le soja y participe à plein pot, aux côtés de l’huile de palme, de la canne à sucre (bioéthanol) et d’autres cultures.

  25. je vais donc de ce pas commencer à manger les pneus usagés de ma voiture pour être vraiment sûr d’aider la planete / consommer c’est ce que chaque personne souhaite dans la joie et bonne humeur (c’est très important) sinon des produits de sa propre récolte c’est encore mieux et peut être de sa propre basse cour ou encore de boire de l’eau au robinet pour éviter d’enrichir trop gourmandes de profits enfin vivre heureux pour être sain c’est peut-être un principe non ????

  26. @Levinche: notre pays est peuplé de Franc qui ont bouté les celtes, doit on leur restituer notre territoire?

    L’Inra ne parle pas de déforestation à juste titre.
    1- En France la forêt est stable et a atteins un niveau historique. L’étude concerne bien la France.
    2- Au Brésil la déforestation a été divisé par 47 depuis 2004. Ensuite les agriculteurs sont contraint de garder des forêts galeries le long des cours d’eau et une part de forêt de 25 à 80% de la surface totale de leur ferme. La forêt est certes réduite en surface mais reste plus fonctionnel que ce qu’on observe en Europe dans des paysans de champs ouvert sans haie reliant de rare bosquets.
    3- Il serait possible de se passer d’import de soja, supplément en autorisant le soja OGM ici.

  27. Il me semble utile que l’auteure de l’article “Slate” éclaire les vaillants débatteurs en “vulgarisant” un peu les calculs du rapport (avec l’aide de l’INRA) car l’étude dans le texte est particulièrement indigeste, si je puis me permettre.

  28. Karg : “L’étude concerne bien la France”

    L’impact environnemental de notre consommation s’arrête comme le nuage de tchernobil à la frontière française ?

  29. @Karl: je ne dis pas que les Brésiliens doivent retourner en Europe ou ailleurs, je dis que les forêts amazoniennes ne sont pas légitimement possédées par les Brésiliens des côtes. Ce qui est fait est fait, mais ce n’est pas une raison pour continuer à envahir des territoires et à les détruire. Le Brésil peut très bien se développer sur son territoire déjà défriché, sans continuer la déforestation.

    Je reprends vos forts pratiques numéros:
    1- La France nourrit ses bêtes (et ses habitants) notamment grâce aux importations. L’étude regarde la situation actuelle, pas une situation théorique.
    2- Bonne nouvelles du côté du Brésil, admettons (bien que le taux de déforestation amazonien soit extrêmement volatile, en raison des problèmes de comptage, ce qui explique ce rapport 47 proche de l’aberration) (et malgré les difficultés d’application de ces règles). Je note qd-mm que le soja qui nourrit nos bêtes aujourd’hui a peut-être été cultivé sur un terrain défriché en 2004. Et qu’en est-il de la Malaisie et de l’Indonésie?
    3- Pure théorie

    J’ajoute que l’étude ne tient pas compte non plus des effets d’échelle: si je fais cuire 300 g de carottes au lieu de 200 g, est-ce que je multiplie réellement par 1.5 l’eau et l’énergie pour la cuisson? et l’emballage? et mes trajets pour faire les courses? et ma vaisselle? Cette étude a tout linéarisé et donc prétend que oui. J’ai de la peine à le croire.

  30. 1- La France exporte un volume énorme de céréale (15 millions de tonne), on a la place pour produire des légumineuses à la place, même si le rendement est plus faible produire 5 millions de tonne de soja est possible, et ça ferait pas de mal dans les rotation
    2- Les terres seront défriché, que ce soit pour le soja importé, l’or et d’autres ressources minières, l’élevage, les plantations de bois à papier ou à charbon pour la sidérurgie. Croire que les brésiliens vont se développer sans utiliser leur espace est incroyablement naïf. En Indonésie c’est effectivement le bordel, Malaisie j’ai pas d’info fiable.
    3- Le soja produit à environ 25 quintaux en France, 2 millions d’hectare pris sur les céréales permettrait de se rendre auto-suffisant. Sauf que ça rapporte plus d’acheter du soja et de produire du blé exportable pour le Moyen Orient.
    4- C’est pas seulement votre trajet pour faire les courses mais aussi et surtout les moyens pour )produire et apporter le produit dans votre magasin. De façon général les végétariens mangent plus, que ce soit en légume, fruit et protéine végétale. C’est normal ils doivent compenser la plus faible digestibilité des végétaux et le profil d’acide aminé des protéine végétale est déséquilibré. Si on raisonne en terme d’agrosystème l’avantage du végétarisme devient encore moins évident.

  31. Si la viande produit 10 fois plus de CO2 que les végétaux, on rejette moins de CO2 si on consomme des légumineuses à la place (fer, protéines, graisses insaturées…) puisqu’on en consomme pas 10 fois plus ‘pour compenser’ !

    De plus, pour nourrir un bœuf, on utilise souvent du soja… si on mange directement le soja, on en consomme (environ) 26 fois moins (vérifié) ! L’avantage est encore une fois aux végétaux.
    Il faudrait rectifier l’article.

  32. Que se passe-t-il en ce moment ? Cela fait plusieurs articles du genre sur slate…
    Le végétarisme est-il en train de faire décroitre la consommation de bidoche? A quand un article recommandant de se goinfrer de foie gras pour etre en bonne santé et sauver le planète???
    Encore un article du style et je raye slate de mes favoris…

  33. Bonjour à tous et merci pour vos contributions.
    Cet article -comme, je crois, les recherches de l’Inra qui en constituent la source- ne vise pas à promouvoir la malbouffe ! Bien au contraire.
    Ce n’est pas parce que manger “adéquat” n’est pas forcément meilleur pour limiter les émissions de gaz à effet de serre que manger “inadéquat”, qu’il faut pour autant manger gras, sucré, salé, sans fruits et légumes, etc… .
    LA durabilité ne concerne pas que l’environnement, elle concerne aussi l’espèce humaine et donc sa santé !
    D’autant que la différence en termes d’émissions de GES n’est statistiquement vérifiée que pour les femmes et n’est que d’environ 10%.
    Ce que nous apprend cette étude, c’est juste qu’il ne faut pas espérer limiter son impact en termes de GES – et Roger la moule a raison de le préciser, on ne parle que de GES, pas d’impact environnemental au sens large, incluant eau, biodiversité, déversement de produits chimiques, etc…- en mangeant “sain” selon la définition de l’INRA.
    Du moins en France et du moins avec le système alimentaire tel qu’il existe aujourd’hui.
    A chacun ensuite de décider, s’il veut à la fois manger “adéquat” et limiter son impact carbone, comment faire : ce n’est pas parce que l’INRA décrit une réalité moyenne que cela vaut pour chaque cas particulier.
    Si vous mangez des fruits et légumes de votre jardin – ou de celui de votre voisin- et non transportés par camions ou voiture individuelle, votre bilan carbone s’en trouvera beaucoup amélioré.
    Et si vous réduisez de quelques pourcents les quantités ingérées – cela dépend bien entendu de quel niveau vous partez et quel est votre état de santé,il est bien sûr hors de question de tenir de tels discours aux anorexiques, ou aux personnes malades ou sous alimentées- , sans doute amélioreriez-vous aussi votre bilan carbone sans mettre en cause votre santé.

    Cette étude a simplement montré que tout n’est pas ni noir ni blanc, et le débat n’est pas simple et les choix toujours difficiles.
    De la même façon, une autre étude du même ouvrage de l’inra montre que produire local n’a pas forcément toujours un impact favorable sur les émissions de GEs :cela dépend de ce qu’on cultive localement – faut il ou non de l’énergie par exemple pour chauffer les serres ? Ou pour conserver les pommes et pommes de terre pendant toute une saison ? etc..- .
    Et il ne faut pas oublier que le plus gros impact GES vient des derniers kilomètres qui polluent souvent bien plus que les milliers de kilomètres en bateau : car ces derniers kilomètres sont en général réalisés en camions ou voiture individuelle (lorsque les consommateurs s’approvisionnent en périphérie des villes dans les centres commerciaux) .
    Bref : cette étude signifie que pour améliorer santé et environnement, il faut vraiment mettre à plat le système agricole et surtout de distribution agro alimentaire.

  34. @Tal: vos chiffres sont doublement faux, d’abord les ratio que vous indiquez sont délirants, ensuite vous sous estimez la part de l’énergie grise. Transporter un kg de légume pollue autant que transporter un kg de viande. Lisez le document de l’Inra au lieu de répétez les âneries qu’ils ont justement mis en défaut.

    @Laurent: vous n’aimez pas lire les choses avec lequel vous n’êtes pas du même avis? c’est idiot d’aller sur Slate, ce site n’a pas vocation à relayer la pensée unique biobio. D’autre part admettez la réalité des chiffres, la consommation de viande n’est pas forcément beaucoup plus impactante que la consommation de végétaux. Si en plus vous réfléchissez en terme d’agrosystème réduire voir supprimer la viande est tout sauf une solution miracle.

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