Pleats Please joue la rayure

 

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Balayage de traits de lumière sur la peau. Les photos de Francis Giacobetti magnifient les corps juste habillés de zébrures. Symbolique curieuse de prison (barreaux), d’hygiène (la toile à matelas), de marin (bleu-blanc ), voire encore de domestique (gilet du majordome), la rayure est protéiforme. En noir et blanc surgit l’animalité fière du zèbre. Dans la collection Pleats Please où les art series avaient déjà vu le travail d’Araki mis en plis, la ligne Shadows rend aujourd’hui hommage aux nus « Zebras » de Francis Giacobetti.

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Tops, pantalons, short et robe en mouvement jouent sur l’opposition entre noir et blanc, orchestrée en rayures. Proche du travail d’Issey Miyake, le photographe a réalisé de nombreux visuels de campagnes pour Pleats Please depuis 1999.

Une collection à découvrir en parallèle à la réouverture de la boutique de Saint-Germain-des-Prés relookée avec le même concept que la boutique tokyoïte de Roppongi par l’Agence Moment Inc. Blanc et métal dominent tandis que la tôle blanche ondule, en écho au plissement du tissu. Place à la lumière.

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Et pour se plonger dans l’histoire des rayures, relire L’étoffe du diable de Michel Pastoureau et se poser une question fondamentale :  « Le zèbre est-il un animal blanc à rayures noires, comme l’ont longtemps affirmé les Européens, ou bien un animal noir à rayures blanches, comme l’ont toujours reconnu les Africains ».

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