Iris van Herpen

 

Et la lumière fut, la fée électricité s’est penchée sur la collection d’Iris van Herpen. Toujours étonnante, la créatrice mérite sans conteste une place de membre invité dans le calendrier de la couture. Son travail est techniquement remarquable et propulse la couture dans une sphère avant-gardiste (elle collabore pour la 3D avec des artistes, architectes : Julia Koerner, Neri Oxman…).

Dans la pénombre de la salle (lambris dorés de l’Hôtel Intercontinental), une silhouette est traversée de courants électriques, des stimuli lumineux animent le corps arborescent traversé d’éclairs. Le corps irradie et le son grésille. Une performance de Carlos van Camp. Voltage !

Si les premiers modèles donnent l’impression d’une silhouette un peu plus classique ; dans le travail minutieux se retrouve la patte d’Iris van Herpen, dans les découpes du cuir blanc.

Des formes en volumes, jeux d’origami dans des matériaux techniques, métal, plastique… Des silhouettes spectaculaires aux allures de hérisson, de coquillage, d’oursin… aux protubérances multiples, volutes, excroissances, formes organiques, pour alien d’un autre monde, mais créatures couture.

Un impressionnant travail pour des pièces spectaculaires, entre art et couture. Une vraie vision de la mode,  une nouvelle voie, à suivre, absolument.

Magistral et poétique.

 

 

 

 

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