Christian Lacroix /Patou / Drouot

 

 

Associé à jamais à la haute couture, le nom de Christian Lacroix l’est aussi aux plus belles (et dernières) heures de la maison Patou. L’experte Pénélope Blanckaert proposait à Drouot une de ces merveilleuses collections, automne-hiver 1984-1985. Si la vente mettait aussi en scène des modèles de Balmain, Cardin, Dior, Hermès… et des noms plus contemporains : Prada, Yohji Yamamoto, le clou en était ces tenues incroyables dont figuraient aussi les photos du défilé pour resituer dans le temps. Les pièces les plus spectaculaires (dentelles, broderies et coupes) firent parfois flamber les enchères, mais d’autres se révélèrent accessibles.

Le musée de la mode (Arts décoratifs) usa de son droit de préemption en sélectionnant trois très belles tenues.

Lido Buto, fourreau en dentelle de Chantilly noir et jupe « pagne » drapée… adjugée 1300€

– Incredible Un spencer satin duchesse col « Danton »  sur jupe à rayures et plastron. Avec accents révolutionnaires ! 1800€

 

1000 (aussi le nom d’un parfum Patou). Un fourreau en soie et cuirasse en satin duchesse corail…  4000€

 

A noter aussi Lipstick un fourreau en faille de soie corail.. 2400€. Et un magnifique manteau Diaghilev.

Sans oublier la robe de mariée. Salut l’artiste, Christian Lacroix.

 

Dans la salle figurent toujours des professionnels (boutiques vintage notamment) dont un monsieur venu des Etats-Unis pour jeter son dévolu essentiellement sur les bijoux de défilés, magnifiques créations baroques et fantaisistes.

Et toujours des « touristes »  qui ne viennent pas pour acheter mais voient Drouot comme un passe-temps, un spectacle et n’hésitent pas à renchérir en commentaires. Le manteau en mouton YSL : «  C’est pas cher, ça vaut le coup, mais je n’ai rien essayé. » La robe noire aussi signée YSL : « Mais, c’est quelle taille ?”  Quand passent les sacs Hermès : « C’est indémodable. » Pour d’autres choses, les commentaires sont moins amènes : « C’est moche… Tu trouves ça beau toi ? » Un grand nom de la mode est passé. « Tout est trop petit. Je ne rentre pas dedans, c’est dommage. Tout est trop petit” (ndlr : et si c’était l’inverse ?).

 

 

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