La presse féminine ou l’insulte faite aux femmes

 

Des amis qui viennent vous rendre visite et vous laissent comme témoignage de leur venue une pile de magazines achetés pour rendre le voyage en avion un peu moins pénible.

De ces magazines qu’on achète juste avant d’embarquer en espérant qu’ils parviendront à atténuer l’ennui d’un vol transatlantique et qu’on lit machinalement, le cerveau engourdi, dans l’espoir de grappiller quelques minutes à ces heures qui n’en finissent pas d’en finir.

Des revues automobiles pour monsieur, des magazines féminins pour madame.

Qui s’empresse de les refiler, un peu honteuse mais affectant un air enjoué, à sa bonne copine exilée au bout du monde et que son compagnon se dépêche de feuilleter afin de mieux comprendre le mystère de l’éternel féminin.

Et qui à la place découvre, ahuri mais amusé, étonné mais ravi, déconcerté mais jubilant tout de même, l’effroyable crétinerie de ces magasines réservés à la gent féminine.

 

Des micros-articles écrits dans une langue surjouée où des adjectifs hypertrophiés rivalisent d’outrance avec des verbes extatiques, le tout n’excédant pas quelques mots comme pour éviter l’asphyxie du cerveau des lectrices.

Des sujets ineptes, d’une vulgarité invraisemblable, où l’on s’interroge comment pratiquer la fellation sans abîmer sa dentition, comment savoir du premier coup d’œil ” si le mec rencontré sur la plage va assurer grave ou pas au pieu parce que les vacances c’est pas le moment de jouer à la pilote d’essai mais de rentabiliser au max ses jours de liberté.”

D’ailleurs du cul à un peu près toutes les lignes.

Des reportages bidon sur des destinations de rêves, improbables lagunes, atolls exotiques, îlots mirifiques, accompagnés de photos criardes et de légendes d’une mièvrerie consternante.

Des horoscopes pour savoir quel jour se lancer dans la grande aventure de la sodomie.

Des photos d’éphèbes, corps imberbe, pectoraux saillants, regard de velours à qui on attribue des notes pour jauger de son potentiel érotique en y mettant un bémol ” parce que mon coco, avec des mollets atrophiés comme ça, on a quand même du mal à croire que ton jeu de jambes puisse supporter des étreintes à répétition, donc plutôt à éviter ou alors seulement pour tirer un coup vite fait, entre les dunes, pendant que papa joue au château de sable avec la marmaille. ”

 

Des notes un peu partout d’ailleurs.

Des notes sur les jupettes de starlettes lors de leurs bals de promotion.

Des notes sur les robes d’actrices le jour de la présentation de leurs films.

Des notes sur les tatouages de vedettes de la télé réalité prises le jour de leurs remises de diplômes.

Des notes sur les livres, les films, les expos, les pièces de théâtre à voir ” parce que sinon on va encore passer pour la gourde de service lors du dîner chez le patron de son chéri, parce que Ryan Gosling est quand même vachement sexy, parce que c’est pas tous les jours qu’on peut lire un roman qui prend pas le temps de s’essouffler et vous instruit sans vous ennuyer.”

Des sujets de société d’une importance capitale.

Peut-on confier ses enfants à une baby-sitter quand elle est blonde, mince, et bien foutue sachant que monsieur devra la raccompagner chez elle et qu’une voiture, on le sait depuis Madame Bovary, c’est pas fait que pour rouler.

Avec un astérisque au-dessus de la Bovary pour rappeler que c’est Flaubert l’auteur de ce chef d’oeuvvvvvvvvvvvvvvre immortel.

 

Fumer un joint, ça craint ou pas ?

Belle Maman s’incruste pour les vacances : comment je fais pour la supporter ?

Des conseils en pagaille : comment bronzer du dos en restant face au soleil, comment se soulager dans l’océan sans se faire remarquer, comment réussir ses brochettes au barbecue en tongs et en bikini ?

On achève la lecture de Biba, de Cosmo, de Grazzia, de Glamour,  un peu embarrassé par ce déluge d’inepties déclinées à toutes les sauces.

On regarde sa partenaire sous un nouveau jour.

Se pourrait-il que je me sois trompé à ce point-là sur ses capacités mentales ?

Devrais-je vraiment confier l’éducation de mon chat à une écervellée pareille ?

D’un coup, on comprend mieux pourquoi elle a autant de mal à comprendre la subtilité du hors-jeu de position.

 

Et on conclut en se disant que les féministes au lieu de sortir les ongles à chaque fois qu’un mâle mal dégrossi se permet une plaisanterie douteuse, seraient plus inspirées de décréter un embargo total sur ces magazines qui les déshonorent en les rabaissant à tour de page.

 

125 commentaires pour “La presse féminine ou l’insulte faite aux femmes”

  1. Excellent :-)

  2. très juste tout ça
    Un petit conseil ,si je puis me permettre , lisez “Causette” ça vous changera .
    On y trouve une série d’articles sur ce sujet dans le dernier numéro

  3. Bonjour, c’est dommage de gâcher un bon article en concluant par des propos mysogines sur les capacités limitées des femmes et notamment de leur compréhension du foot et en s’en prenant aux féministes. Il est aujourd’hui pourtant facile de se renseigner sur l’etendue des progrès à faire en matière d’égalité. http://www.osezlefeminisme.fr/
    Le travail des féministes n’est pas de gronder les machos sexistes comme vous le laissez penser. ce ne sont pas uniquement les féministes qui se fâchent des propos sexistes, ce sont les femmes et aussi les hommes de progrès. À part ça rien a redire sur la qualité de cette presse ! Bien à vous.

  4. Vraiment bien dit. J’espère que les féministes vous lisent…

  5. Je me dis parfois que le soleil rend les femmes complètement hystériques…

  6. Je me suis bien poilé à vous lire, quand même. je ne préciserai pas que vous feriez un malheur avec un billet sur les motards, mais enfin. Dans un salon, il y avait, pas loin de moi une fine plume de Grazia, dites donc, qui avait commis un ouvrage finement baptisé “Les Morues”, écrit dans le même style que ce genre de presse, comme quoi, hein, faut se méfier de tout.

  7. Enfin un article qui dit la vérité! Vous n’avez pas idée à quel point cela me réjouit! Nana de 35 ans j’ai passé mon adolescence baignée par “jeune et jolie”, ma vingtaine par “20 ans”, “Biba”, “Cosmo”, et ma trentaine à lire “Elle”, “Marie Claire”,”Grazzia” (promis moi je ne les achetais pas mais j’ai eu l’occasion d’en lire un paquet!). Autant dire qu’en 20 ans j’ai pu en lire des conneries. J’ai toujours été consterné par tant de bêtises, de médiocrités, de messages soi-disant féministes (si si ces magasines se disent être féministes!) qui sont contredit à toutes les pages par des articles tout sauf féministes et intelligents et qui rendent les nanas incapables d’être fières d’être une nana: “tiens t’es trop grosse pour cet été, faut que tu fasses un régime pour ressembler à la photo”, “Olala t’es trop ridée pour ton âge, faut te faire un lifting”, “tiens tu te fais pas sodomisé?! Ben ton mec va te tromper, on t’aura prévenu”, “Tes seins n’ont pas cette forme, c’est normal que tu trouves pas de mec”… Je pourrais ne jamais m’arrêter et citer des milliers d’exemples qui viendraient corroborer votre article. C’est consternant, affligeant, et quand je vois le nombre de vente de ces magasines, inquiétant…

    J’aurais aimé écrire cet article! Félicitations.

    En tout cas si les féministes, les vraies tombent dessus, elles devraient le diffuser!

  8. Nous remercions l’auteur de nous expliquer la priorité de nos combats…! Les féministes critiquent depuis longtemps la presse “féminine”! Ce genre de discours (par ailleurs bien écrit dans ce post) a été dit, redit et théorisé depuis des dizaines d’années….

    Par ailleurs,bernard, je n’ai pas lu “les morues” mais l’auteure (qui écrit d’ailleurs pour Slate) n’utilise pas du tout dans son blog ou ses articles la rhétorique de la presse “féminine” et adopte un discours ouvertement féministe…Ca m’étonnerais donc que son ouvrage soit tel que vous le décrivez…

  9. Oui, ce sont des inepties.
    D’un autre côté, pas sûre que FHM, lui non plus, rivalise avec le Monde Diplomatique.

  10. Tellement vrai!

  11. Les féministes n’ont pas attendu un mansplainer pour dénoncer les magazines féminins. Par contre, je suis sûre que votre compagne est ravie que vous la jugiez uniquement sur ses lectures de magazines : en retour, je vous souhaite qu’elle vous juge aussi bête que l’Equipe.

  12. J’étais chez ma coiffeuse il y a peu avec Voici entre les mains. C’est très intéressant, j’ai parfois ri mais la plupart du temps les “réflexions” (Voici n’est pas du journalisme traditionnel) sont affligeantes et m’ont fait penser à Madame Verdurin quand elle se pouffe, le visage entre les mains. De ce que j’en ai lu c’est à la fois un modèle de cynisme et une certaine conception de la femme mais rien de bien spirituel tout est dans le paraitre. Deux choses m’ont marqué, la première est cette réflexion d’une lectrice qui critiquait Rihanna pour sa sur-représentation au niveau médiatique. La réponse de la rédaction consistait à dire que l’époque avait bien changé puisque des modèles types Greta Garbot, tout en discrétion, ne pouvaient plus exister sinon à se retrouver dans le fin fond des limbes de l’oubli. C’est oublier que Sophie Marceau est la troisième personnalité préférée des français, il semble qu’à notre époque la rareté ait encore de la valeur. Il est certains que Marceau n’est pas une très bonne cliente pour Voici. La seconde chose c’est cette réflexion d’une “journaliste” à la photo de Britney Spears qui n’était pas mise en valeur. Un peu bouffie et pas très apprêtée, apparemment le fait qu’un de ses seins dise merde à l’autre posait problème. Personnellement le naturel ne m’horripile pas, bien au contraire. J’en viens à se papier du supplément culturel de Libé http://next.liberation.fr/sexe/2013/08/01/wonderbra-secrets-desseins_922251 qui est ma foi de courte vue et d’un sectarisme certains. La tolérance, je suppose, voudrait que les femmes s’habillent comme elles l’entendent sans subir les commentaires condescendants de “l’intelligentsia”. Il faut de tout pour faire un monde. D’autre part j’aimerais faire remarquer à Bernard que Titiou Lecoq est loin d’être stupide comme il le sous entend, je dirais même que c’est tout le contraire et à Saga que sa conclusion ne mérite même pas qu’on s’y attarde. Condescendance, intelligentsia, sectarisme et courte vue ont apparemment de beaux jours devant eux!
    Bien à vous Messieurs.

  13. Très bon billet, dommage de le massacrer à la fin par une conclusion mal informée et donneuse de leçons. Il y a belle lurette que des féministes girlcottent les mag féminins , et ce n’est pas une raison pour s’abstenir de critiquer les beaufs (“mâles mal dégrossis” dites-vous)

  14. Mouai… Faire un rapprochement entre les féministes et les magazines people dits “féminins” c’est dommage, vous venez de décrédibiliser votre article. Ce genre de magazine n’est pas réellement fait pour aiguiller ou conseiller une femme. Leur but ultime est de divertir et distraire. Votre naïveté est touchante. Je suis déçue par votre article. Je m’attendais à une recherche approfondie sur la presse féminine mais vous ne faites aucun travail d’analyse. C’est dommage.

  15. Heureusement il nous reste le magazine Causette !! Des articles variés intéressants, un côté égalité hmme-femme revendiquué et de l’humour !

  16. Les féministes ne t’ont pas attendu, tu sais…

  17. Excellente analyse de la presse dite “féminine” en effet… c’est désespérant mais mieux vaut en rire qu’en pleurer (quoique, par moment, c’est dur de ne pas poser une larme devant tant d’idioties !).

    Juste 2 petites remarques :

    “D’un coup, on comprend mieux pourquoi elle a autant de mal à comprendre la subtilité du hors-jeu de position.”

    J’aurai plutôt tendance à dire que les (nombreuses) femmes qui comprennent la règle (éminemment) simple du hors-jeu ne lisent pas cette presse dite féminine, qui est une insulte à l’intelligence :-)

    “Et on conclut en se disant que les féministes au lieu de sortir les ongles à chaque fois qu’un mâle mal dégrossi se permet une plaisanterie douteuse, seraient plus inspirées de décréter un embargo total sur ces magazines qui les déshonorent en les rabaissant à tour de page.”

    L’un n’empêche pas l’autre de toute évidence ; et par ailleurs je suis persuadée que les femmes ont assez de discernement pour choisir quels sont à leurs yeux les sujets pour lesquels elles doivent s’indigner :-)
    On peut remettre à sa place un “mâle mal dégrossi” tout en brûlant un Biba. Vive la polyvalence !

    Bonne continuation en tout cas !

  18. Rien n’empêche d’acheter le monde diplo ou philosophie mag plutôt que Choc ou Cosmo. Ou regarder Arte plutôt que TF1.

    Toujours le même débat : le problème n’est-il pas moins dans l’offre que dans la demande ?…

  19. A l’exception de la remarque de la fin sur les féministes – un peu réductrice, vous ne croyez pas ? – j’abonde dans votre sens sur le contenu de cette presse. Le pire, dans tout ça, c’est que tout ce contenu ne fait que valider un fait exaspérant dans nos sociétés occidentales, analysé par nombre de sociologues: les hommes ont le monopole du regard dans l’expression publique.
    Relisez bien toutes ces revues, lisez entre les lignes et analysez : elles ne parlent que d’une chose, de l’obsession des femmes sur le regard des hommes posé sur elles. Une obsession malsaine, à laquelle le système patriarcal nous a bien conditionnées depuis l’enfance. Ces magazines ne sont qu’un mode d’emploi pour se plier au système patriarcal, et la soumission au regard (et aux exigences) masculin qui va avec.
    Vous avez raison de mentionner les féministes car cela fait partie de leur combat. Là où vous vous plantez, c’est en présumant qu’elles ne s’y sont jamais intéressées alors que nombre de féministes le font depuis des années.
    Pour ce qui est des sujets concernant la séduction, si l’on en croit ces revues, nous, les femmes, sommes censées uniquement aimer être “regardées”, mais surtout pas regarder l’homme. On retrouve ce préjugé dans toutes les rubriques psycho ou sexo. D’où le cliché voulant que les femmes soient avant tout sensibles aux mots doux et les hommes à ce qui est visuel, qui sert juste à invalider le regard féminin sur l’homme.
    Vous allez me dire que ces revues valorisent certaines icônes, communément appelées “beaux gosses” (terme que je hais). Mais regardez bien ces beaux gosses : tous des hommes ayant des rides au coin des yeux, un physique d’homme fort et surtout un max de fric. En gros, des hommes symbolisant avant tout la réussite sociale, donc la domination masculine (par l’âge, la force, la situation sociale). En fait, ces magazines féminins valorisent les “beaux gosses” élus et agréés par les hommes. Quid des petits jeunes qui nous font toutes craquer (et que vous autres, messieurs, bande de jaloux, détestez de toutes vos forces). Car quoiqu’on en dise, la jeunesse et la chair fraiche, ça attire tout le monde. Mais que dis-je ? Les femmes attirées par les hommes plus jeunes ne sont-elles pas appelées “cougars”? Un terme lancé par les hommes pour stigmatiser les femmes et allègrement repris par… la presse féminine !

  20. Enfin quelqu’un qui a le courage de dénoncer ces revues ineptes dont la vacuité navrante et la vulgarité me répugnent à un degré tel que les rares fois où j’y ai jeté un coup d’œil, je me suis sentie reléguée au fin fond des latrines ! Ces revues sont en effet une monstrueuse insulte à la gent féminine, et il serait temps que les Chiennes de Garde et autres féministes sévissent afin de faire un peu de nettoyage ! Sans compter que, du, coup, ce serait un geste écologiste ! Songez à ces tonnes de bois et hectares de forêts épargnés suite à la non-publication de ces immondices inqualifiables !
    Amicalement !

  21. Ouhlala ben heureusement que les hommes sont là pour nous faire remarquer que la presse féminine est sexiste, on ne l’aurait jamais remarqué toutes seules, hihihi!

    Sur ce, bonne lecture -> http://www.amazon.fr/Beaut%C3%A9-fatale-nouveaux-ali%C3%A9nation-f%C3%A9minine/dp/2355220395

  22. A savoir que toutes les femmes ne lisent pas ce genre de “presse”, précisément parce que la plupart du temps – ironie – elle nous prend pour des cruches, nous fait passer pour des cruches.

    Et vous Monsieur, ne faites pas exception en basant l’intelligence des femmes sur la lecture de “leurs” magazines.

    Passons à la presse dite “Masculine”, juste pour rigoler :

    – Men’s Health : “votre #@?!& est-il votre meilleur ami ?” Vous n’osez même pas appeler un chat un chat, c’est formidable, seriez-vous prudes ?
    Ou encore sur la même page :
    “Styles : les looks adaptés à votre planning”, donc vous non plus ne savez pas vous habillez sans qu’un magazine s’en mêle et je ne parle même pas des différents styles de pompes, de Rio à Tôkyô.

    – Appolo Nuovo : n’est pas en reste non plus sur les accessoires à la mode cet été, avec une superbe couverture, un mannequin aux yeux d’un bleu presque blanc, bref, la “beauté” que vous ne serez jamais avec vos poignées d’amour non assumées.
    On y retrouve des sujets aussi variés que l’horlogerie, les voitures – comme d’habitude -, beauté, médecine esthétique – et oui, ce n’est pas réservé qu’aux femmes -, et quand même 100 pages juste pour tout ce qui est “Fashion”.

    Et je ne parlerai pas de GQ, Dandy et autres Citizen K où les sujets ne sont guère différents de ceux des magazines féminins, et que cela me fait dire que la presse, du moment qu’on achète, vendra de tout.

    Quant à vous, soi-disant journaliste, je vous conseillerais, au lieu de tenter de ré-inventer le fil à couper le beurre, de vous procurer un Bescherelle, de revoir les articulations de phrases, parce que faire une phrase sans verbe, c’est possible, mais la suivante est tout bonnement une horreur pour les yeux :

    “D’ailleurs du cul à un peu près toutes les lignes.”

    Écrire comme on parle n’est pas une très bonne idée, je vous suggère de remplacer le “un” par un “a” , ce sera déjà plus juste et tant pis pour la pirouette sans verbe.

    Je passerai sur les fautes d’accords et de syntaxe.

    Et voilà que je risque de passer à vos yeux une hystérique de la bienséance orthographique, ce qui ne m’étonnerais qu’à moitié.

  23. A savoir que toutes les femmes ne lisent pas ce genre de “presse”, précisément parce que la plupart du temps – ironie – elle nous prend pour des cruches, nous fait passer pour des cruches.

    Et vous Monsieur, ne faites pas exception en basant l’intelligence des femmes sur la lecture de “leurs” magazines.

    Passons à la presse dite “Masculine”, juste pour rigoler :

    – Men’s Health : “votre #@?!& est-il votre meilleur ami ?” Vous n’osez même pas appeler un chat un chat, c’est formidable, seriez-vous prudes ?
    Ou encore sur la même page :
    “Styles : les looks adaptés à votre planning”, donc vous non plus ne savez pas vous habiller sans qu’un magazine s’en mêle et je ne parle même pas des différents styles de pompes, de Rio à Tôkyô.

    – Appolo Nuovo : n’est pas en reste non plus sur les accessoires à la mode cet été, avec une superbe couverture, un mannequin aux yeux d’un bleu presque blanc, bref, la “beauté” que vous ne serez jamais avec vos poignées d’amour non assumées.
    On y retrouve des sujets aussi variés que l’horlogerie, les voitures – comme d’habitude -, beauté, médecine esthétique – et oui, ce n’est pas réservé qu’aux femmes -, et quand même 100 pages juste pour tout ce qui est “Fashion”.

    Et je ne parlerai pas de GQ, Dandy et autres Citizen K où les sujets ne sont guère différents de ceux des magazines féminins, et que cela me fait dire que la presse, du moment qu’on achète, vendra de tout.

    Quant à vous, soi-disant journaliste, je vous conseillerais, au lieu de tenter de ré-inventer le fil à couper le beurre, de vous procurer un Bescherelle, de revoir les articulations de phrases, parce que faire une phrase sans verbe, c’est possible, mais la suivante est tout bonnement une horreur pour les yeux :

    “D’ailleurs du cul à un peu près toutes les lignes.”

    Écrire comme on parle n’est pas une très bonne idée, je vous suggère de remplacer le “un” par un “a” , ce sera déjà plus juste et tant pis pour la pirouette sans verbe.

    Je passerai sur les fautes d’accords et de syntaxe.

    Et voilà que je risque de passer à vos yeux une hystérique de la bienséance orthographique, ce qui ne m’étonnerais qu’à moitié.

    (celui-ci c’est le bon)

  24. Tout à fait d’accord avec ce billet mais pas avec le choix d’une des illustrations : pourquoi avoir choisi la couverture (tronquée) du Causette d’avril 2013 ?
    En effet, Causette estun magazine de presse générale à vocation féministe : des articles plutôt longs, sur des sujets d’actualité, pas de publicité, pas de tests-quizz, pas d’évaluation et un horoscope qui n’en a que le nom en clin d’oeil à ceux que l’on retrouve usuellement dans la “presse féminine”.

  25. agréé MDH!!

  26. Oui à tout sauf à la conclusion car les plaisanteries douteuses des mâles mal dégrossis sont aussi bien reloues dans leur genre – pour en juger, je vous laisse jeter un oeil à http://payetashnek.tumblr.com/post/29438275112/hey-mademoiselle-vas-y-mais-paye-ta-chatte

    Et longue vie à Titou Lecoq dont les articles n’ont rien à voir avec ceux décrits plus haut!

  27. Messieurs, [car vous aurez remarqué que seuls des hommes ont rédigé et commenté ce billet, ça veut tout dire…pas grave, je me dévoue au nom des femmes pour vous répondre!]

    Messieurs, donc,

    Vous apprendrez que les femmes [françaises] ont depuis peu déjà accès à l’éducation. Nous les femmes, avons comme vous, les hommes, appris à discerner l’humour (même gras) et à nous faire notre propre opinion. En clair, si l’habit ne fait pas le moine, le livre ne fait pas l’intellectuel.

    Mais forcément, comme des millions de revues de ce type se vendent, cela signifie que nous sommes des millions d’écervelées. Nous “gobons” tout ce qui passe…si ces revues traitaient de chimie nucléaire, nous serions alors toutes aussi savantes que Marie Curie…classe!

    Heureusement, ce n’est pas si simple. Mais comme souvent il ne faut pas se contenter du premier niveau de lecture. Pensez-vous que les femmes que vous fréquentez correspondent aux stéréotypes décrits dans ces magazines? Certainement pas!

    Alors, demandez-vous.

    Est-ce que ces femmes ne viennent pas chercher autre chose que ce délabrement spirituel que vous décrivez?

    Est-ce que ces femmes, en fin de journée, lorsqu’elles ont deux minutes pour elles, ne cherchent pas le dépaysement? – Non, les femmes sont vénales, elles veulent des vacances à l’année dans des lieux paradisiaques!

    Est-ce que ces femmes ne cherchent pas une façon décontractée de voir leur couple, parfois en difficulté, et de se décomplexer?
    – Non ce sont de grosses s… pardon des dominatrices qui cherchent à manipuler leur conjoint par le sexe (au passage leur seul argument).

    Est-ce que ces femmes ne cherchent pas à se valoriser en portant des vêtements dans lesquelles elles se sentiront belles?
    – Non ce sont des êtres incapables d’associer des vêtements en tenues, qui en sont réduites à rêver sur des photos notées de starlettes habillées de vêtements qu’elles ne pourront sans doute jamais s’offrir.

    Alors, messieurs, franchement quand je vous lis, je me demande si vous avez déjà fréquenté des femmes, des vraies, pour les prendre à ce point pour des andouilles.

    Ne vous étonnez-vous pas des quantités de magazines féminins vendus, alors que les femmes sont tout à fait capables de soutenir la comparaison intellectuelle avec les hommes?

    Il semblerait que les femmes savent faire la part des choses, analyser, prendre du recul… et vous non!

    Peut-être qu’en lisant davantage ce type d’écrits vous finirez par acquérir un certain esprit critique!

    Bonne réflexion. Et bonne journée!

  28. Le féminisme, c’est déjà l’embargo total sur ces magazines… :)
    Même, miracle, la réflexion et la créativité, voir le très bon magazine Causette (“plus féminine du cerveau que du capiton”)!

    Nous ne sommes pas toutes des bimbos écervelées… ni des harpies hystériques aux ongles crochus et aux combats mal placés! :)

  29. J’ai un doute : qu’est-ce qui est le plus insultant ? Biba ou cet article ?

    Je ne suis pas fan du tout de ce genre de presse féminine, parce que j’ai assez de recul (je pense) pour me dire que le dernier jean slim de Nabilla, je m’en cogne.

    Toutefois, parler d’écervelée pour désigner une femme qui lit ce genre de journal, c’est un peu fort. C’est un peu la phase facile de “rien ne va plus ma bonne dame”. La même phase que celle qui parle d’articles sur la télé-réalité, sur la chanson française à deux balles, en disant “c’est plus c’que c’était”. Sauf que les magazines féminins, c’est pas encore essoufflé, comme sujet.

    Les revues automobiles ne sont rien d’autres que les magazines masculins : du consumérisme. Tandis que madame rêve de la robe H&M, monsieur bave devant la dernière classe A. Ni plus ni moins.

    Ce regard rempli de mépris dans l’écriture de cet article tend à me faire vomir. “Non, je ne cautionne pas tes lectures” n’équivaut pas à dire “putain, t’es vraiment qu’une teubé”.

    Merci pour ce brillant article, plein de neutralité journalistique. Ça conforte un peu mon idée selon laquelle le journalisme devient finalement le simple fait de taper sur la gueule des autres journalistes pour dire “c’est moi le plus brillant, le plus lucide, le plus merveilleux, tout le reste, c’est de la merde”.

    N.B. : “un peu près” (§8), j’ai vomis, à peu près autant que pour l’accord des “leur(s)” (§13, 14 et 15). Visiblement, y’a pas que les lectrices de magazines qui sont écervelées.

  30. Cher Laurent,

    Avant d’expliquer au femmes ce qu’elles doivent faire dans cette superbe conclusion qui mérite d’être prise en exemple par toutes les féministes pour expliquer le ton patriarcale, peut être serait il plus constructif de ce demander ce que vous pouvez faire en tant que mâle pour l’égalité des sexes, la fin de la domination masculine ….

    Et laissez les femmes choisir le combat qu’elles souhaitent mener.

  31. Cette presse me dégoûte et me révolte.
    Elle fait beaucoup de mal, dessert la cause féministe et ne cherche qu’à conformer les femmes aux idéaux des publicitaires.
    Merci pour votre article.

  32. On n’en a rien foutre que tout le monde nous déteste, mais par contre, on modère les commentaires qui sont pas d’accords, passque faut pas déconner, hein, quand même. Par contre on laisse passer “le soleil rend les femmes complètement hystériques”. L’honneur est sauf. On a des gros-boeufs machos qui sont d’accords, et la première qui se plaint (hop hop hop, c’est moi, m’sieur !) de “la plaisanterie douteuse d’un mâle mal dégrossi”, c’est rien qu’une conne qui n’a rien compris au vrai combat. Ou peut-être justement que si, on a un parfait exemple du vrai combat, ici.

    L’important, quand on fait un article pour sauver les femmes de la connerie, c’est d’empêcher les premières concernées de s’exprimer en retour. Manqueraient plus que ces dégénérées du cerveau osent avoir un avis sur la question de LEUR intellect, et oh mon dieu ! de LEUR féminisme. Parce que, comme chacun le sait, les femmes ne savent pas être féministes correctement, il faut donc les protéger d’elles-mêmes, en les empêchant d’ouvrir leur gueule.

    La vache, se pourrait-il que je fasse le lien entre tout ceci et le fait que ces magazines débiles dénoncés plus haut soient possédés… par des hommes… ? Qui feraient en sorte que le seul discours qu’on livre aux femmes soit un discours formaté par les hommes pour les femmes, pour qu’elles restent à la place que les gros machos leur assignent ? Bouclons la boucle : parce que les hommes savent mieux que les femmes ce qui est bons ou mauvais pour elle ?

    Si ça vous intéresse de faire enfin les recherches basiques (oh mon dieu ! un moteur de recherche !), Mona Chollet (oh mon dieu ! une féministe) est une des nombreuses femmes qui a dénoncé en long en large et en travers les magazines féminins.

  33. YOU. FUCKIN’. MADE. MY. DAY !
    Merci pour ceci, j’ai envie d’en parler depuis longtemps mais mon blog n’est pas tellement propice pour ce type de sujets.

  34. “Et on conclut en se disant que les féministes au lieu de sortir les ongles à chaque fois qu’un mâle mal dégrossi se permet une plaisanterie douteuse, seraient plus inspirées de décréter un embargo total sur ces magazines qui les déshonorent en les rabaissant à tour de page.”

    Je pense que c’est déja le cas, elles ont même créé au moins une offre alternative : http://www.causette.fr/

  35. Très bon article sur le sexisme.
    Et puis bam, la conclusion.

    On tape sur les féministes sans raison, avec le gros sous entendu qu’on mène des sous-combats. Nos revendications ne consistent qu’à répondre aux machos? C’est tout?
    Vraiment?
    On n’est pas en train de mener d’autres combats? Pourquoi nous faire passer, encore une fois, pour des hystériques qui ne supportons pas l’humour de ces messieurs?
    Et ce ton pour dire “je sais mieux que vous comment vous devez faire”….

    La presse féminine est rabaissante, mais cette conclusion l’est aussi.
    Déçue.

  36. J’ai toujours détesté les magazines féminins, donc je n’ai jamais lu de magazines. Ne voyant pas l’intérêt pour ma santé mentale ou ma culture générale d’apprendre la dernière conquête de Miss Machin, comment perdre 3kg avant de me mettre en maillot ou comment accorder mon vernis à ongle avec mon sac à main, j’ai toujours préféré les livres, ces petites choses passionnantes sans images et surtout sans pub.
    Jusqu’à ce que je découvre Causette. “Plus féminine du cerveau que du capiton” est son sous-titre et ” on nous prend pour des quiches” sa devise.
    Sans y être abonnée, c’est le seul magazine que je prend plaisir à lire quand je le trouve chez mon dentiste, ma sage femme ou autre salon d’attente.
    Je vous le conseille, Monsieur, cela vous réconciliera peut-être avec la presse féminine. Pour ma part c’est bien la seule chose qui y a réussi.
    Au plaisir de vous lire, j’ai bcp apprécié votre article dont je partage tout à fait les vues !

  37. Et sinon, pourquoi vous ne tapez pas sur la presse masculine du même genre …

  38. “Son compagnon se dépêche de feuilleter afin de mieux comprendre le mystère de l’éternel féminin”, tout à fait vrai. J’aime particulièrement le “Cher Cosmo/Biba/20 ans” ou des vraies gens (?) décortiquent leurs petits soucis imaginaire.

    Oubli cela dit dans la liste de l’article: les pubs. C’est admirable comment ces magazines débiles réussissent quand même à longueur d’année à faire acheter de la pub à leurs clients. Je me suis amusé à compter la dernière fois, on est aux alentours de 75% des pages couvertes de pub (sous couvert de conseils vestimentaires par exemple).

    Jamais lu de magazine masculin par contre, à part des filles à moitié nues sur des grosses… cylindrées il y a quoi dedans?

  39. Lol, c’est mignon. Les féministes passent déjà leur temps à gueuler sur la merde qu’on trouve dans les magasines féminins.
    C’est vrai que c’est de la merde. C’est vrai que j’en achète pas, c’est vrai que ça me débecte. Mais ce n’est pas parce qu’une poignée de connasses publient de la grosse merde misogyne que je vais laisser une poignée de gros cons en rajouter une couche 😉
    Ah, et au lieu de dire aux féministes quel boulot elles doivent accomplir, viens le faire, sois efficace et sans les descendre au passage… Ton article aurait été parfait si tu n’avais pas terminé sur une note stupide de “mec-qui-connaît-les-féministes-à-travers-les-médias-kikoo-salut”.

  40. C’est moi où les commentaires qui ne vont pas dans le bon sens ne sont pas publiés…
    Ah, ces hommes qui ne supportent pas la critique !
    C’est beau, c’est frais, c’est misogyne.

  41. Excellent article. Il me semblait avoir lu que les pseudos des journalistes des articles féminins cachaient souvent des auteurs masculins.
    Je n’ai jamais eu d’amies citant explicitement les magazines féminins. La plupart des femmes que j’apprécie ne lisent guère ce genre de choses, c’est d’ailleurs peut-être pour ça que je les affectionne : en effet, j’ai cru remarquer une belle corrélation entre la lecture de ces magazines et une certaine stupidité cruche. Je pense vraiment qu’il n’y a pas qu’une corrélation mais aussi une causalité. Je suis parfois effaré de voir que des femmes sont persuadées de comprendre la psychologie masculine en se basant sur des magazines tels que ceux-ci.
    Sinon, j’étais tombé sur les deux premiers numéros de Causette. Ce magazine m’avait semblé bien plus intelligent et marrant, avec une dose de cynisme réaliste et des articles pas mal écrits, que ses collègues de papier glacé.

  42. Heu… si je puis me permettre : si vous avez VRAIMENT lu TOUS ces magasines, vous ne mélangeriez pas “Causette” avec des torchons comme Biba, Cosmo, etc (je pense à votre première illustration)…
    Les lectrices de Causette sont justement ces femmes (féministes ou pas) qui ” sont plus inspirées de décréter un embargo total sur ces magazines au lieu de sortir les ongles à chaque fois qu’un mâle mal dégrossi se permet une plaisanterie douteuse”…

  43. Jolie, cette tentative (si second degré) de “mâle mal dégrossi” expliquant de façon “mal dégrossie”, à d’autres mâles tout aussi “mal dégrossis” les fondements et les aboutissants de la presse féminine…
    Je lis dans votre présentation : “dans le désert de ta connerie qui est infinie, tu ne seras plus jamais seul”. Au vu d’une partie des commentaires (si premier degré) ci-dessus, il semble bien.
    Bien cordialement

  44. Longtemps, je me suis demandée pourquoi je ne parvenais pas à lire ces magazines. Sans doute avais-je du louper quelque chose, un code, une clef secrète que se passent les femmes de génération en génération…
    Régulièrement j’y revenais, mais rien n’y faisait. Pire, je me faisais bêtement monter la pression, toute seule devant ma feuille de chou.
    Alors j’ai fait comme pour la TV : vu que râler toute seule devant les pubs de TF1 n’est pas bien constructif, j’ai choisi de ne plus y revenir.
    Jusqu’au jour où ma belle sœur, qui est une fine mouche et qui m’avait bien cernée m’abonne à ce magazine féminin : http://www.causette.fr/

    Et si ce n’est sans doute pas la perfection faite presse, il me permet tout du moins de me sentir moins seule et fait considérablement baisser ma tension.

    Voilà
    A bon entendeur(euse)

  45. C’est quand même dommage que l’auteur de l’article ai choisi pour illustrer son propos une image d’une des couvertures de Causette ! C’est quand même bien le seul magazine féminin qui abonde dans le sens de l’article et qui justement n’abrutit pas ses lectrices à coup de mini brèves débiles sur les stars ou le maquillage… (cf le numéro de juillet qui consacre un article sur le même sujet …)

  46. Causette, journal féministe dont vous utilisez une image sans le citera en début d’article dû être ravi d’être assimilé à la presse girly!

  47. Juste comme ça , je me doute que vous vous êtes penché avec plus d’intérêt sur les magazine” féminins” que votre copine lit dans l’avion que sur ses éventuelles lectures féministes … mais, les féministes dénoncent ce type de littérature et de lavage de cerveau depuis une grand moment maintenant, c’est même l’objet de livres majeurs de la littérature féministe actuelle . Ces magazines sont considérés comme l’expression d’un sexisme infantilisant et normatif d’une extrême violence sur les injonctions corporelles et sexuelles . Puisque le sujet à l’air de vous intéresser et qu’une sorte de réalité féminine que vous nommez “l’éternel féminin” vous intrigue , je vous conseille justement un petit détour du côté de certains écrits de ces féministes qui ne passent pas leur temps à “gueuler” sur n’importe quoi. ce sera éclairant .

  48. L’Homme est un animal doué de raison, non ? N’en achète pas, problem solved, ça disparaîtra de soi

  49. C’est bien vrai, et ça me désespère quand je regarde les kiosques… mais il ne faut pas perdre de vue non plus que des fois on achète volontairement des magazines un peu débiles, tout comme d’autres personnes peuvent rester devant un programme télé d’un niveau plus que moyen.
    C’est clair qu’on pourrait écrire des magazines parlant de mode et autres sujets légers, sans que le contenu des articles soient aussi crétin et simpliste ! Ca vaut pour les magazines masculins aussi.

    Mais il y a de l’espoir parce que
    1) tous les magazines féminins “classiques” ne se valent pas. Je suis vraiment atterrée par les Grazia, Biba, et compagnie. Mais j’ai été agréablement surprise en feuilletant les deux derniers Marie-Claire. En effet de “vrais” reporters et journalistes y contribuent, et on peut aussi y lire des articles sérieux
    2) Une nouvelle presse féminine est en marche : le fameux Causette notamment, mais qui est pour le coup un magazine vraiment “sérieux”, classé magazine d’information générale. Mais aussi Biomood par exemple, et d’autres…avec beaucoup moins de pubs au passage

  50. La petite question à poser aux lectrices de ces magazines est : “est-ce que vous prenez tout ce qui est écrit dans vos revues au sérieux ?” Un peu comme avec les lecteurs de “L’équipe” : si la réponse est oui, alors on peut se faire du souci pour l’état mental du lecteur. Si la réponse est non, on a bien le droit de passer son temps comme on peut… Inutile de poser la question du sérieux pour les lecteurs de revues de football : c’est hélas “oui”. Mais là, personnellement, j’avoue ne trouver aucune subtilité au hors-jeu de position, ni même à aucune règle de football, tant ce jeu est d’un ennui sans égal. Mais peut-être L. Sagalovitch parlait rugby….

  51. Merci pour cet article,
    en effet la presse féminine que vous décrivez est une véritable insulte! mais personne n’est obligé de “lire” ce vide sidéral, il y a aussi d’excellents magazines comme Causette qui vaut vraiment le détour…

    @Bernard : vous devriez savoir qu’on ne juge pas un livre à sa couverture, ni un écrivain à sa jeunesse ou à son sexe. “Les Morues” est un excellent roman écrit par la très talentueuse Titiou Lecoq, je vous le conseille.

  52. Utiliser la couverture du magazine “Causette” pour illustrer votre article est complètement inapproprié!
    C’est justement LE magazine féminin qui dénonce depuis bien trois ans ce que vous venez d’écrire dans votre billet.
    Vous devriez le lire.

  53. Superbe article qui a le mérite de poser les vrais questions. J’ai notamment noté celle là:

    Devrais-je vraiment confier l’éducation de mon chat à une décervelée pareille ?

    Possédant un exemplaire femelle (d’occasion, donc sans espoir de rééducation) de ce félin, ça me pose un vrai problème: ma chatte est d’une stupidité navrante, une interaction avec une femme “presse féminine” peut elle la rendre encore plus bête l’animal et la femelle humaine?

  54. La mention sur la remise de prix des décérébrés m’a convaincu que Saga était revenu en pleine forme.

    En avion ou en train on peux aussi lire des livres sans images et même faire un mix entre deux styles totalement différents: M.Serres et Jonny Wilkinson sont compatibles.

  55. Titulaire d’un bac +5, thésarde, je me considère comme quelqu’un d’instruit et de pas trop bête. Je suis également consciente de l’existence du féminisme que je défend et pourtant je me laisse parfois tenté par la lecture de ces magazines comme beaucoup de mes amies pourtant toutes aussi instruites et indépendantes que moi. Pourquoi ? pour un peu de légèreté. Parce que oui lire le point, le figaro et le monde des livres c’est sympa, mais sur la plage, dans le train ou en attendant que son vernis sèche c’est pas l’idéal (parce que oui l’instruction et l’intelligence n’interdisent pas d’aimer prendre soin de soi). Alors même si je m’offusque parfois devant certains clichés véhiculés par ces magazines (où les femmes sont toutes hétéros soit dit en passant), je m’amuse, avec beaucoup de second degré, des articles sexe ou épilation. Parce que ces quelques pages sont faites pour ça de la détente. Et lire Biba ou cosmopolitan n’a jamais empêcher de savoir apprécier à d’autres moments les livres de Zola ou de Simone de Beauvoir. Et je ne vois pas pourquoi les journalistes devraient s’interdire de parler de cul pour reprendre votre expression, alors qu’on retrouve des scènes sexuées au possible dans des pubs pour du gel douche.
    Une dernière réflexion concernant les voyages, en ce qui me concerne je préfère voir des photos de bali et rêver à un voyage de luxe que de connaître tous les bons plans pour de futures vacances à Palavas les Flots (surtout qu’il suffit de regarder TF1 le midi pour les connaitre…).

  56. Il ne faut pas oublier que le but principal de cette “presse” est la PUBLICITÉ. Plus que le k, ce qui est omniprésent sur ces magazines est l’incitation à la consommation. À chaque page des “It bags”, des “on le veut toutes”, des “jamais sans mon…”, des articles pour imiter le look des stars avec du H&M, des mentions sur les marques et les magasins où on peut trouver tel ou tel article, les reportages mode, la session beauté (lire catalogue de produits), des recettes de cuisine où c’est spécifié “fromage Président”, “cassonade Saint Louis”, etc, les articles déco (autant prendre le catalogue Ikea, au moins il est gratuit)… Et après on s’étonne que ça coûte “un euro seulement !”. Bien sûr, la grosse recette est déjà faite avec la publicité.
    Comme le dit bien Noleb, la presse masculine n’est pas plus intellectuelle (c’est bien ce qu’ils voudraient croire, les messieurs !). Remplacez les it-bags par des grosses voitures et les “éphèbes, corps imberbe, pectoraux saillants” par des blondes en bikini et le tour est joué. La connerie n’a pas de sexe.

  57. Merci Laurent, parce que vraiment ces trucs ( et Yahoo pour Elle tiens !) sont une source d’angoisse infinie.
    Faut être belle, ça va sans dire, avec tous les conseils qu’on vous donne plus les efforts de l’industrie, faut vraiment le vouloir pour être un thon.
    Faut être experte au lit et à la cuisine. Là aussi, suffit d’appliquer les recettes que les rédactrices, ces bonnes copines vous donnent à longueur de page.
    Faut être drôle et intelligente. Suffit d’imiter l’humour original, la vaste curiosité d’esprit et la liberté de ton desdites rédactrice
    Faut aimer la mode ( justement parce qu’on est drôle et intelligente et que la mode n’est-ce pas c’est la liberté, la création, l’élégance etc etc) et par conséquent il est préférable de n’être pas pauvre non plus.
    Bref. L’essentiel est que la lectrice se sente à la fois valorisée et frustrée.

    (Bon, gardons à l’esprit que seulement 10 à 20% du contenu rédactionnel d’un magazine féminin est écrit par un “vrai” journaliste. Le reste est pompé directement sur les dossiers de presse et n’est donc qu’une forme de pub.)

  58. L’article est marrant, je pense qu’il ne faut pas le prendre au premier degré bien sûr. J’avoue me retrouver dans le commentaire d’Aurore, bac+5 tout comme moi, et qui assumons, lorsqu’on doit passer 5 heures dans un TGV, préférer “lire” (feuilleter) un magazine féminin. Bizarrement, l’auteur de l’article ne critiquera pas le lecteur masculin qui achètera un roman de gare pour se détendre pendant son voyage…
    C’est très réducteur de mettre TOUTES les lectrices de la presse féminine dans le même panier: je ne suis pas généralement une adepte de cette presse, mais quand je me retrouve dans la salle d’attente de mon médecin, et bien oui, je vais jeter un coup d’oeil sur Madame Figaro (et ça me confirme que c’est un truc de bourgeoise de droite conservatrice bobonne à la maison), histoire surtout de piquer les fiches recettes.

  59. Ce n’est pas parce qu’on est féministe et éduquée qu’on n’a pas envie de connaître les dernières techniques d’épilation ou les couleurs à la mode cet automne. Les féministes poilues des jambes qui brûlent leur soutien-gorge, ça fait longtemps que c’est fini. Ça n’empêche pas de se rendre compte que ce genre de presse n’est pas franchement de la grande littérature et qu’il faut lire tout ça avec un minimum de distance.
    Vous avez beau jeu de donner des conseils aux féministes tout en affirmant que toute femme qui lit Grazia est une débile profonde. Vous tombez en plein dans les clichés que vous dénoncez vous-mêmes…

  60. Hé oh on se calme les gonzesses :)

  61. Le smiley vous va à ravir, ça vous fait une belle tête de vainqueur.

  62. Bravo, vous venez de découvrir (et toute une horde de commentateurs dans votre sillage qui applaudissent à la bonne trouvaille) que le magazines féminins, c’est de la merde. Vous gagnez une médaille ! Cela étant, les féministes ne vous ont pas attendu pour le penser et pour le dire. Et ouais. C’est ballot, hein?
    Et quand vous aurez compris que remettre à sa place un gros lourd qui fait des blagues misogynes et dénoncer un magazine féminin qui prend les femmes pour des décérébrées participe du même combat, vous aurez fait un grand pas.

  63. Le problème principal ce n’est pas ce qui est décrit par Saga (très bien d’ailleurs) : chacun à le droit de lire la daube qu’il veut. Le problème c’est que cette presse se prétend féministe justement ! Et qu’elle considère défendre la cause des femmes, sous prétexte qu’il y a toujours un “article de fonds” sur les femmes afganes.

    C’est de l’afgane contre de l’anorexique.

    Je ne crois pas qu’il existe d’autres exemples aussi frappants de décalage, de contradiction, entre “la ligne éditoriale” et le contenu réel du magazine.

    Comme si Autoplus se mettait à défendre la réduction de la limitation de vitesse sur le périph !

  64. okay, il y aurait à redire sur tous ces magazines dits féminins , mais voilà moi je les aime quand même, tout comme j’aime les nounours en guimauve ( et pourtant je sais ce qu’il y a dedans !)
    votre article est un peu bobo, un peu snob, un peu méprisant, vous ” sonnez” comme un amateur de Télérama ! ceci dit , vous aimez manier les mots, et vous avez des lecteurs, alors pourquoi vous arrêter en si bon chemin ? ! les gens s’intéressent à vous et cela légitime votre existence ! c’est très masculin, assez attendrissant au fond. Je n’ai rien contre, je n’ai rien pour ! c’est assez divertissant, c’est bien ficelé ! bonne continuation ! je repars dévorer mon BIBA ….. See U

  65. Mais qui a dit que j’allais m’arrêter ? Pour info, ce billet était le 242eme billet de ce blog à la con !

  66. Je boycotte tous les magazines féminins, mais aussi QG, brain, et puis presque tous les sites en ligne qui, un peu trop connus, in-“animés” par des journalistes qui ne font que se renvoyer l’ascenseur sur twitter, ne font à peu près que se targuer d’être supérieurs à des clichés qu’ils feignent de critiquer mais dont ils n’ont de cesse de se nourrir, de se gaver, de nous gaver.
    Un peu de tutoiement, beaucoup de faux cool, beaucoup de faux cul (dans le sens où parler de sexe n’est pas parler de sexualité), un air entendu, la suffisance de partager la même idée, le même groupe social, les mêmes obsessions, et ne presque jamais débattre de ce qui devrait compter.
    Donc natalie, pardonnez-moi, je préfère encore télérama (où un certain nombre de femmes écrivent savez-vous), et laurent, l’objet de votre article en dit long sur votre longueur de vue.

  67. ne vous prenez pas au sérieux, ne me prenez pas au sérieux ! tout n’est que second degré, entre des gens qui n’ont que cela à faire d’écrire et de s’écouter écrire …. regrets éternels ! nous n’avons pas faim , arrêtons ici ! je suis ( devenue ?! ) futile parce que je ne suis pas morte ! et ma vue est plus longue que vous ne le pensez ! sans rancune

  68. NB : je ne méprise personne, évidemment pas les féministes ou les révoltés et certainement pas non plus les femmes qui aiment les magazines creux et colorés !

  69. Laurent you said you would never hate alone ! that’s right, that’s a smart statement but I’m not gonna hate along with you ! lol

  70. Saga vous ne prenez pas de vacances cette année? J’pourrais vous confier mon chat vous avez l’air d’être l’homme de la situation. :) Et puis il en a bien besoin il prend mes chiottes pour une piscine.

  71. @Nico : vous avez pas de battant dans vos toilettes ou votre chat parvient à l’ouvrir avec ses griffes ultra puissantes ?
    @ Daria : Disons alors qu’elles le font fort mal…

  72. Mignon de dire aux féministes qu’elle ferait bien de dénoncer ces magazines de caniveau… Si vous vous intéressiez un minimum à ce qui se passe en matière de lutte pour l’égalité des sexes, vous sauriez que ça fait bien 40 ans qu’elles le font.

  73. Avec la foison de renseignements sur la presse féminine qu’il y a dans les commentaires vous allez pouvoir réécrire un article :))) mais n’oubliez pas Causette !

  74. J’aime bien le mot : h i s t r i o n

  75. “Le patient hystérique suppose alors en l’autre une réponse à quelque chose de lui qui n’existe en réalité nulle part ailleurs qu’en lui-même.”

    Intéressant… J’essaierai d’en parler à Roger. C’est ici : http://www.inventionpsychanalyse.com/hysterie.php

  76. Bravo Laurent c’est hallucinant le wagon de gonzesses que vous avez amené sur votre blog. Votre Rédac’ chef va être content !

  77. Bonjour,
    Je n’ai jugé utile de lire tous le répertoire des « trucs » mis en cause puisque qu’il n’est que l’arbre qui cache la forêt !

    Et il vous sera difficile de dire le contraire !

    Les femmes ont, elles, au moins une excuse ! Celle d’avoir été obligées de vivre, surtout dans les siècles et millénaires précédents, sous la domination de l’homme ou du mâle !
    Elles ont dû essayer de plaire, de séduire, artificiellement, par tous les moyens possibles, en tenant compte des fantasmes masculins !

    Les dits hommes sont donc responsables des comportements féminins qui ne sont que des adaptations de survie (V. Darwin !)

    Ce point de vue n’est-il pas encore plus irréfutable depuis 2005, l’année où l’étude comparative de notre génome et de celui du chimpanzé a révélé ou confirmé une différence voisine de 1 % ? !

    D’ailleurs, les homos sapiens, en enterrant de suite ce résultat, n’ont-ils pas prouvé qu’ils étaient incapables d’accepter cette réalité, c. à d. de prendre conscience de leur état réel, de remettre les horloges à l’heure, de faire le point avant d’évoluer enfin ? !

    N’ont-ils pas laissé apparaître qu’ils étaient « fractals », c. à d. à tendance répétitive en l’absence d’évolution mentale, … ? !

    Si vous étiez curieux, une hypothèse se trouve en tant que conclusion d’une enquête sur l’évolution à travers les âges de la Terre sur Internet ou dans l’ouvrage « Les arbres de l’évolution » des scientifiques : L. Nottale, J. Chaline, P. Grou (Hachette 2000). Cette donnée reposait sur une éventualité, à l’époque encore aléatoire, celle que nous soyons « fractals » !

    Amen !

  78. Ce qui est quand même intéressant, c’est que ce couple d’amis qui s’est pointé chez vous, eh bien je crois avoir lu au début de l’article que monsieur avait des journaux de bagnoles sous le bras. Et ça, ça ne vous a pas fait réagir.

  79. Fais ceci, ne fais pas cela… Ah, l’autorité ! Ben moi j’fais c’que j’veux, et na ! :)

  80. Bien vu la petite reference à Monique, ce chef d’oeuvre joué par Dupontel. A voir par toute la famille.
    Vince et saga c’est la meme personne, j’en suis sur maintenant. Tu t’es invente un alter ego marrant, t’es trop fort saga!

  81. N’est pas une insulte faites au femmes que de considérer qu’elles prennent forcément ces articles au sérieux ?
    Facile de critiquer l’ineptie de la presse féminine alors qu’elle est conçue pour être superficielle.

  82. Bien dit, Laurent. Bon, pour ma part, je ne lis plus la presse fascist… heu… féminignagnah ou pipole crétins depuis… ben, ma naissance, j’crois. Même en avion. Même chez le dentiste ou le coiffeur. Mais j’ai pas de mérite, toutes ces feuilles de chou m’emm… autant que de lire un mode d’emploi de machine à laver, avec de la pub débile et des photos nazes en plus.
    Chus pas maso.

  83. (PS : Mais j’avoue que moi, pour me détendre, je préfère une BD, une partie de “Skyrim” ou un film de sabre japonais ou un bon bouquin. Je suis donc irrécupérable, d’autant que j’ai horreur du vernis à ongles, que séduire des cons binaires qui épousent leur mère et la trompent avec leur secrétaire me casse les c…, et que les couleurs “tendance” nous sont de toute façon imposées par les magasins. Donc bon. Quant à la vie sexuelle de Justin Bieber ou à la dernière naissance royale, je m’en tape à un point stratosphérique, donc bon itou.)

  84. Je suis d’accord avec le commentaire de Ye : les féministes critiquent ce genre de presse depuis longtemps. J’ai d’ailleurs un très bon livre à ce sujet : La presse “féminine” d’Anne-Marie Dardigna, publié dans les années 1970 par les éditions François Maspéro.
    Je partage par ailleurs votre consternation, et je trouve intéressant qu’un homme (qui n’est donc pas la cible de choix de cette presse) le constate et s’en fasse l’écho.

  85. Article d’un rageux non?! C’est vrai que les magazines de motos et de voitures sont tellement mieux….

  86. le post idéal pour l’été mon bon Laurent, en plus avec tout ces smartphones qu’on enmenent à la plage, il devrait y avoir pas mal de commentaires hystériques :)

  87. Et un article, qui sous couvert de bons sentiments pro-féministes, est en fait un condensé de condescendance, de mépris pour les femmes et de mansplaining. Oh mais attendez, qu’est-ce donc que ce gros mot ?!
    http://www.madmoizelle.com/mansplaining-explications-169296

    Parce qu’avant tout, le féminisme, c’est pas de cracher sur les nanas qui vont lire ce genre de presse, mais plutôt sur ceux qui la font..Merci de ne pas nous prendre pour des décérébréEs. Sinon on peut mettre ces messieurs qui lisent l’Equipe, GQ ou encore FHM dans le même sac.

    Ah ouais, et sinon, je suis féministe, je n’achète pas la presse féminine, mais ça m’empêche pas de rien comprendre à un hors-jeu (parce que je trouve ça pas très stimulant comme sport le foot), de suivre les dernières tendances en matière de mode, et de rêver sur des brochures de destinations lointaines…Et pourtant j’ai été abonnée au Courrier International pendant plusieurs années, je travaille dans la culture, je suis passionnée de géopolitique…Ha mais pardon j’avais oublié. Soit on est mignonne et écervelée, soit on est un gros thon avec un cerveau.

    Et un gros big up pour avoir osé illustrer l’article avec une couverture de Causette, en tronquant son titre. Bravo bravo !

  88. @zoora : le pb ne vient pas des femmes qui lisent (encore qu’il y a des intégristes de Elle qui se jettent dessus comme la misère sur le monde, comme une action militante, celles là m’inquiètent toujours) mais de la contradiction entre la ligne éditoriale et le contenu réel du journal.

    Chacun lit la daube qu’il veut, mais il ne faut simplement pas faire croire ce qu’on n’est pas.

  89. @Sophie K : vous avez une vision un peu réductrice de la séduction et de son intérêt, sans oublier qu’on peut vouloir “bien présenter” d’abord pour soi.

  90. C’est cool d’écrire un article pour répéter ce que les féministes disent déjà depuis environ 40 ans et de conclure en leur reprochant de ne pas le faire. Faut peut-être se renseigner avant de l’ouvrir.

  91. Elle a raison sophie, la plupart des hommes épousent leur mère et la trompent avec cette salope de secretaire ou la fantasment. Parce que maman et mémé c’est pas des salopes, quoique mémé….

  92. Ben moi j’aime bien me peindre les pieds, et dans Elle ils m’expliquent comment bien le faire, alors que dans Causette ils me disent qu’en fait j’aime pas ça mais que je suis à ce point aliénée que je crois que j’ai envie de me peindre les pieds ! C’est super complexe, ça m’angoisse ! J’en conclue que je suis une femme Elle et pas une Pauvrette… et pour la causerie y a Causeur (www.causeur.fr), réalisé par une femme, qui est belle, drôle et intelligente. C’est chouette non ?

  93. Ah oui, et je voulais dire aussi : les féministes sont débiles.

  94. Vrai. Bien écrit.
    Mais en effet : quel dommage de finir par une généralité totalement erronée : “Ce type de presse féminine est stupide, donc les femmes (ou les féministes) sont stupides” = FAUX !
    Si on va part là, en regardant certains articles de Vice ou le clip “Blurred lines”, on peut se dire que tous les mecs sont des gros vicelards misogynes…

  95. L’effroyable vérité est donc enfin révélée : oui, les femmes sont vraiment des connes. Ou alors les magazines féminins sont écrits (et/ou dirigés) par des hommes, car, on l’aura remarqué, fellation, sodomie et ne penser qu’à se faire sauter, ça n’est rien d’autre que l’idéal de la femme pornographique.

  96. @ achtungbabe : nan nan, je proteste, j’ai une vision totalement lucide de la séduction et de son intérêt, plutôt. (Et entre nous, les mecs se foutent comme d’une guigne qu’on ait les ongles roses ou verts. Vous avez déjà vu un gars s’apercevoir que vous avez changé de coiffure ou de couleur de fard à paupières, vous ?)
    Non, le plus drôle dans tout ça, c’est que si vous êtes une fille et que vous aimez VRAIMENT le foot et les bagnoles, vos soupirants se barrent en courant tellement ça leur fout les chocottes. Donc si vous aimez VRAIMENT le foot et les bagnoles, ben faut SURTOUT la boucler si vous voulez séduire…
    😀

  97. Et pis faut arrêter d’embêter Laurent avec cette couv’ de Causette, à la fin. Déjà, vous avez envie d’acheter un journal qui s’appelle “Causette”, vous ? Entre le clin d’oeil à la pôoooov’ petiote de Jean Valjean et le plan “nous on vous parle de trucs intellos, voyez, les filles”, tout en titrant, tiens donc, sur la longueur du pénis (bien racoleur, quand même, ça, nan ?) ou sur Audrey Pulvar (Audrey Pulvar !!!! Moi, ça m’intéresse pas du tout, la vie d’Audrey Pulvar, bon sang de bois !), ben merde, faut le mettre en rouge sur fond jaune, que c’est de la presse “féministe” !

  98. Je regarde la télé, et je constate toujours avec effroi que les publicités les plus connes s’adressent toujours aux femmes. et ce sont toujours les mêmes qui perdurent… J’ose à peine le dire : Croyez-vous que sans retombées économiques, certaines marques continueraient ainsi à balancer leurs messages crétinisants ?…

  99. Ça faisait longtemps que je n’avais pas vécu avec un chat. Un chat est un chat et le mien se passionne pour la spéléologie, ce n’est pas un vulgaire battant qui va l’arrêter, j’avais oublié. Je dois bien avouer que votre conclusion m’exaspère au plus haut point, laisser penser que vous venez de découvrir que votre compagne est débile est des plus sournois. Comme on pouvait s’y attendre elle a fait son petit effet mais le plus pathétique ce sont sans nul doute les commentaires qui se passionnent pour “l’hystérie féminine” sans subtilité aucune comme si incarner le rôle du “mâle mal dégrossi” était faire preuve d’une rare finesse et non pas s’enchâsser dans la stupidité la plus totale. “Suffit-il d’être intelligent pour ne pas être stupide?” http://www.slate.fr/lien/70161/intelligence-stupidite That is the question. Dans ce papier http://www.slate.fr/story/75187/hysterie-depression-sante-mentale-hommes-femmes l’auteure se promène à travers l’histoire de l’hystérie, de la genèse à nos jours, du grand voyage de l’utérus d’Hyppocrate à l’esclavage neuroleptique. On y apprend qu’elle a toujours été un moyen de “contrôle social” sur la femme. C’est drôle non? Il me semblait que la presse féminine était diverse et que tous les magasines n’ont pas tout à fait la même ligne éditorial mais je ne suis pas un spécialiste, cependant votre pot pourri reflète bien l’idée qu’on s’en fait en général, sans l’avoir lu, les femmes ne peuvent lire que des trucs futiles, sont incapables de comprendre le second degrés, de toute forme d’humour ou encore de prendre du recule, normal ce sont des femmes. Qu’elles aient envie de parler de la taille de leurs étrons, de leur trou de balle ou de la dernière couleur à la mode ne me pose pas de problème en particulier, elles aiment le sexe et être belle qui n’aime pas ça? Le truc c’est qu’il n’y a pas qu’une seule façon de baiser ou de s’habiller… et le problème c’est quand on te certifie qu’il faut que tu pèses 35 kilos etc sinon tu ne mérites pas d’exister, on crée de toute pièce des conventions sociales (et pas que pour les femmes…) débilitantes et parfois dangereuses pour la santé. Causette que j’ai dû consulter une fois ou deux propose une sorte d’alternative, dans mon souvenir les femmes y parlent de leurs bitures, ça change, c’est une autre façon d’être mais ça ne m’a pas laissé le sentiment que c’était d’un niveau intellectuel supérieur, peut être faudrait il que je le relise?

  100. @Sophie K. : je vous rejoins, Audrey Pulvard, c’est une imposture.

  101. Ben moi c’est Libération tous les jours (sur le web), Télérama (abonnée), Charlie Hebdo (abonnement de Clopin), de temps en temps le magazine littéraire voire parfois le Monde ou le Monde diplomatique. Plus des visites fort fréquentes sur Osez le féminisme et Olympe ou le plafond de verre…

    C’est tout.

    Et j’emporte des bouquins dans les salles d’attente.

    Du coup, je m’inquiète un peu : suis-je VRAIMENT une femme ???

  102. @belle sophie, je suis d’accord les femmes qui disent aimer le Foot, c’est des mythos et faut partir en courant!!

  103. Depuis quand le hors jeu de position est subtil ?
    Tous les hommes n’aime pas le foot.
    Relisez Pierre Desproges.

  104. c’est vrai que tout de suite on monte à au moins 50%…..

  105. Je suis un peu surprise… Pourquoi faudrait-il que les féministes s’en mêlent ?
    Les femmes (malgré mon prénom j’en suis une) ne sont-elles pas capables de décider un boycott si ces journaux sont insultants, mal faits, mal écrits etc… si l’on accepte votre avis…
    Avez-vous remarqué que les plumes qui signaient ces articles étaient “féminines”.
    Journaliste et femme, je pense que le nerfs de la guerre c’est le business si personne ne lit ces journaux, ils ne seront plus de bons support de pubs et disparaitront.
    Une femme ne peut-elle être un paradoxe… intelligence avec des 1/4 heures futiles, tous les clichés sont forcément stupides…

  106. @babas : c’est qui “Tous les hommes” ?

  107. @ Achtung : :)

    @ rackam : 😀

    @ Clopine : hello, Clopine ! :)

  108. Mais le pire, ça reste le maquillage hein : http://unoeil.wordpress.com/2010/07/14/la-plus-grande-insulte-faite-aux-femmes/

  109. L’insulte faite aux femmes c’est de s’imaginer qu’elles n’aiment pas se maquiller mais qu’elles le font uniquement pour plaire aux hommes, et de les défendre comme si c’était des petites chose fragiles. Celles qui n’aiment pas se maquiller ne le font pas et elles on bien raison. Les autres le font et ont tout à fait le droit aussi. Les seules à plaindre sont celles qui maquillent des yeux battus, et tout le monde est d’accord pour les défendre je pense. Les autres n’ont rien demandé. C’est condescendant et plein d’un complexe de supériorité mal placé que de les prendre pour autre chose que ce qu’elles disent être. Pas besoin de nous plaindre, merci, on se défend toutes seules comme des grandes : que les mecs regardent le foot et nous laissent nous mâcher nos chewing-gum à la fraise tranquillement. Y a pas de problème jusqu’à nouvel ordre. Na !

  110. et encore les bouquins cités sont sensés être intelligents, mais que dire de France-Dimanche – nous deux – les journaux qui font divorcer toutes les vedettes …..

  111. Ce qui m’horrifie le plus c’est que les revues féminines sont crées par un staff composé principalement de femmes, ce qui me laisse supposer que ces femmes savent très bien ce que veulent les autres femmes… et la ça craint vraiment…

    Par ailleurs n’oublions pas qu’il y a aussi pas mal de revues pour hommes qui ne valent pas mieux

  112. Juste pour ceux et celles qui demandent de parler des magazines masculins pour comparer. Il faudrait quand même pas oublier la grosse différence de nombre de magazines vendus :
    Femme actuelle (933 000 ex.), Prima (480 000), Maxi (469 000), Avantages (440 000), Marie Claire (431 000), Madame Figaro (427 000), Cosmopolitan (379 000), Elle (379 000), Modes et travaux (375 000), Glamour (362 000), ainsi que Version Femina (supplément de la presse quotidienne régionale, 3 585 000). (Source La Croix)
    Biba (520 179)
    Pour la presse masculine difficile de trouver des chiffres mais mon ptit doigt me dit que les chiffres sont bien inférieurs …
    Les hommes s’intéressent à un sujet particulier (sport, voitures, etc ..) et se tournent vers la presse spécialisées.
    Je vous laisse la conclusion

  113. Cher Monsieur,rester intraitable sur l’antisémitisme,je fais cela.Ne pas,décidémént aimer l’Allemagne,je fais cela-ne pas supporter que Wolkswagen,littéralement: “les voitures-du- peuple-du führer”,(consubstantiels dans la langue nazie),envahissent la Planète,ni Mercédes,ni Porsche(ingénieur personnel de Hitler),ni Hugo Boss(qui dessina et réalisa TOUS les uniformes de la S.S.et de la Wermacht,et fit de la couleur noire le must de l’habillage,constant aujourd’hui chez les hommes en costard),je fais cela,et en bien d’autres domaines de cette industrie reconstruite avec des nazis,je m’y sens justifié.Parce que beaucoup dans ma famille ont payé très cher leur opposition à l’hitlérisme,jusqu’à crever comme esclave,dans des conditions monstrueuses.Donc,c’est mon éthique.Pour le reste,j’apprécie votre caboche têtue et râleuse:cela manque beaucoup dans cet univers de tisane(c’est de Gianni Esposito)!Quant aux femmes,elles m’ont élevé,protégé,aimé,en l’absence d’hommes:veuves,à cause de l’hitlérisme.Ma mère lisait Elle,parce que c’était l’image de la parisienne qu’elle était:moderne,élégante,fine.Donc,je lisais Elle,tout gamin.Les femmes de ma jeunesse ont toutes été des modèles de vertu,de courage immense,dans une totale solitude:j’ai vécu,vu cela,de très près,moi petit homme .Il m’en est resté une admiration sans borne pour elles,et un regard éclairé sur la condition féminine.C’est ainsi que j’applaudis sans restriction Femen!Quant à la débilité d’une certaine presse,bien sûr,elle est consternante;c’est aux femmes d’en décider,pas à moi.Je termine en vous révélant que mon fils et son épouse ont prénommé ma petite-fille:”Olympe”,en hommage à Olympe de Gouges,féministe assassinée par la Révolution française!J’en ai comme une fierté,en tant que géniteur d’un homme de ce temps nouveau qui vient,et qui rendra justice aux femmes!Bien à vous!

  114. Le plus fatigant, c’est le nombre de posts expliquant que “les féministes” ceci, ou cela.
    Une féministe n’est pas la version citadine du Dahu . c’est vous et moi, les filles, du moment qu’on ne se laisse pas faire. Merdre à la fin, ce n’est pas si dur d’assumer un peu!

    On m’ a abonnée à Causette, parfois je m’y barbe un peu. Je fais du nomadisme de presse, comme tout le monde. Les mag’ “féminins” sont bien pratiques pour ricaner. Ca détend si on a 98 secondes à perdre en salle d’attente. Mais malgré tout, je les bazookerais volontiers tous , si nécessaire, pour sauver la jeune génération.
    Mais mes deux filles ne lisent pas ces machins-là, leurs ami-e-s non plus.
    Du coup, je leur refile tous mes “Néon”. Je les abandonne avec mes “Causette “chez mon garagiste qui n’a que des revues d’auto et un Nouvel Obs de 2006. lLe prosélytisme, n’ya qu’ça de vrai.

  115. …moi, je lis plutòt “La vraie recette du croque-monsieur”!

  116. C’est vrai que les journalistes de l’Equipe ont tous reçu le prix Pulitzer, c’est bien connu.
    Sans déconner, l’insulte faite aux femmes c’est votre article, pour votre vision réductrice et vos amalgames.
    Dommage, malgré la dérision, ça partait d’un bon sentiment.
    Mais bon, je ne suis qu’une écervelée qui lis la presse féminine, que puis-je y comprendre?!

  117. Quelle banalité de rappeler combien les magasines féminins sont vains…votre prochain article fera-t-il la critique des hebdos qui tournent en boucle sur la crise de l’immobilier/ les dangers de l’islam/les francs-maçons?
    Je n’ai rien contre les misanthropes mais à tout le moins, détestez avec originalité…

  118. L’article était bien, jusqu’à sa conclusion débile sur les féministes.
    Un paquet de féministes critiquent la presse féminine – en tout cas toutes celles que je fréquente. D’ailleurs réagir à une “plaisanterie douteuse d’un mâle” n’empêche pas, en parallèle, de pointer du doigt les mags féminins. Au contraire les deux choses sont complémentaires, et je ne vois pas au nom de quoi on irait décréter que la priorité est de tacler la presse féminine plutôt que de dénoncer les remarques sexistes rencontrées quotidiennement.
    C’est quand même assez dingue de tenir un propos en faveur de l’égalité (donc féministe) tout en crachant justement sur les féministes. Encore quelqu’un qui parle “des féministes” en généralisant à partir d’un cas – ou, pire, qui se base sur l’image qu’il a “des féministes” sans en avoir jamais connu une seule.

  119. ouh ouh on est passé à autre chose, c’est un blog pas une bible gravée dans le marbre.

  120. Excellent article, bien vu :)

  121. Je n’ai jamais lu de magazine féminin (excepté chez les médecins, dentistes et autres gynéco)
    jusqu’à ce que je découvre Causette : http://www.causette.fr/
    Pas de photo de mannequins anorexiques pour nous prescrire la mode de la saison prochaine, ou nous imposer LA coiffure à arborer, mais des articles féministe et rigolo, faussement légers sur tous les sujets … à mettre dans toutes les mains, féminines ou masculines

  122. Je n’ai jamais lu de magazine féminin (excepté chez les médecins, dentistes et autres gynéco)
    jusqu’à ce que je découvre Causette : http://www.causette.fr/
    Pas de photo de mannequins anorexiques pour nous prescrire la mode de la saison prochaine, ou nous imposer LA coiffure à arborer, mais des articles féministes et rigolos, faussement légers sur tous les sujets … à mettre dans toutes les mains, féminines ou masculines

  123. j’ai lu , jusqu’au bout !!! votre article. Bon bon , je n’en rajoute pas sur le contenu , il y a plus de 140 réponses à ce sujet avant moi….une petite pensée me traverse cependant . je suis une femme d’un âge certain et l’expérience m’a montré que les hommes , toujours, sans exeption , se retournent , avec le visage de l’envie, sur toutes les “femmes” des magazines. même en notre compagnie , leur effort , parfois, pour que cela passe inaperçu , est touchant. c’est intuitif et toutes les femmes le savent , le ressentent. Après elles l’analyse selon leurs cultures ou leurs objectifs. Mais elle le vivent au quotidien et s’en imprègnent inconsciemment ou pas. Et on aura beau tourner autours du puits philosophique, social , anthroplogique …. Si cela distrait certain …Mais les femmes veulent plaire aux hommes et vice versa dans un but que nous connaissons tous; mais bref, c’est certainement pour vous plaire , entre autres , que les femmes lisent ces magazines , stupides, surement , comme le sont les magazines masculins, évidement, mais est ce bien le problème ? n’êtes vous pas un peu coupable de préférer la jeune fille à celle plus mure, la plus jolie à celle qui à moins d’atout, la plus gracieuse à celle plus introvertie ? Peut être vous ne l’êtes pas mais nous devrions êtres plus tolérant envers tous ces hommes et ces femmes , nous en sommes , qui cherchons par des moyens stupides, souvent , à nous plaire, parce que c’est un petit outil, bien stupide soit , mais parfois utile dans cet immense mensonge social de la séduction. enfin bon , comme vous dites, moi aussi, vous, je ne vous aime pas… Peut être…..

  124. Fantastique article. Je découvre votre verbe, votre bon sens et votre site, tout en même temps. Ca me fait tourner la tête !
    Peut-être voudrez-vous jeter un coup d’oeil à un ptit blog qui démarre et qui voudrait non seulement faire sortir les femmes des âneries susdites, mais aussi proposer aux hommes un nouvel angle d’édition. http://hommesimple.fr

    Cordialement. Gregory.

  125. Mince alors ! j’étais abonné à vos feuilles sur Facebook pas tjrs d’un goût exquis,mais elles étaient pratiques et légères , un peu comme la 4ème de couverture d’ un magazine féminin , eh puis … zip ! , plus rien ! Voilà vous vous êtes définitivement envolé de mon champ visuel dominical, et me voici orphelin .
    Et si j’ éprouvais un plaisir indicible à vous tacler de temps à autres c’est parce qu’au fond je vous aimais bien ..Ceci dit il est également possible que ce soit moi qui ai zapé sur un mauvais bouton, le problème c’est que je ne sais plus comment faire pour revenir en arrière , quand on né con , on est con ^^.

Laissez un commentaire

« »