De la supériorité du chat sur le chien

Le chien est le meilleur ami de l’homme. Et c’est bien normal. Vu le degré d’intelligence affiché par un brave toutou, comment ne pas comprendre combien cela peut être rassurant pour l’homme d’avoir trouvé un compagnon envers lequel il peut pour une fois afficher une indéniable supériorité intellectuelle.

Le chien est bête.

C’est un fait. Et ce n’est pas de sa faute.

A part lever la papate, redresser le museau quand on l’interpelle, ramener la baballe aux pieds de son maître, aboyer comme un dératé au moindre son inconnu de son répertoire linguistique, japper à fissurer les murs quand on le laisse seul, pisser au pied d’un arbre, un chien a l’intelligence d’une carpe farcie.

Sans oublier cette insondable tristesse que dégage son déchirant regard. Cette désespérance transie qui transpire de ses yeux mouillés de chagrin, cette supplication adressée vers son maître de ne point l’abandonner, cette attitude de renoncement, d’abdication, d’asservissement, autant de signes qui prouvent scientifiquement que si la vie ne vaut rien, le chien vaut encore moins.

Le chat lui, étincelle d’intelligence et de malice.

Le chat sait.

Les mystères de l’existence n’ont plus de secret pour lui. Il connaît de toute éternité la veulerie de l’homme, son infinie insignifiance, sa féroce médiocrité. Il nous toise de son regard perçant qui nous met à nu et semble nous dire ” mais comment fais-tu pour être aussi crétin ? Tu as pris des cours du soir ou c’est de naissance ? ”

Le chat ne répond jamais à nos attentes. Ce n’est pas son rôle. Il n’est pas de notre monde. Il lévite à des latitudes si élevées qu’il nous est par essence inaccessible. Il représente le mystère absolu, la quintessence métaphysique de nos errements existentiels, la preuve irréfutable qu’il existe d’autres mondes auquel notre intelligence rapiécée ne peut prétendre accéder.

Et quand il consent à venir nous visiter, c’est plus par commisération envers notre triste sort que par souci de trouver du réconfort. S’il se laisse caresser, c’est pour nous rassurer et nous prouver que nous ne sommes pas complètement des bons à rien. S’il feint de ronronner d’aise, c’est juste pour qu’on puisse s’attendrir sur nous-mêmes et nous dire que l’on est encore capable de dispenser un peu d’amour.

Le chien lui n’a pas de vie intérieure. Entre deux absorptions de pâtés, il se vautre dans un sommeil lourd comme une porte de prison. Et s’il claque parfois de la langue dans sa torpeur endormie c’est juste pour tenter d’attraper sans succès une mouche qui passait par là.

Le chat lui, possède un imaginaire enflammé.

A le regarder se tortiller pendant ses plages de repos, à voir ses moustaches frémir, son museau frissonner, on se doute bien qu’il n’est pas en train de se demander ce qui pourra bien faire plaisir à cette andouille qui se prend pour son maître.

Dans ses rêves toujours tourmentés, le chat redevient ce chasseur qu’il n’a jamais cessé d’être. Un vrai chasseur. Pas un prédateur de balles de tennis comme l’autre corniaud de basset mais un véritable félin usant de mille et unes malices pour s’emparer de sa proie.
Le chat à une vie intérieure si intense qu’il arrive même pleinement réveillé à se persuader que le salon où on l’a condamné à vivre n’est en fait qu’une jungle déguisée hantée de dangereux carnassiers qu’il s’en va pourchasser toutes griffes dehors.

Il suffit de voir un chat piquer un sprint soudain entre la cuisine et la salle de bain, grimper au rideau, prendre d’assaut la commode de l’entrée, se faufiler sous le lit de la chambre à coucher, repartir explorer les catacombes du placard à chaussures, pour comprendre qu’il souffre d’un mal encore plus profond que celui de Raskolnikov.

Le tout sous le regard ahuri du toutou bonnasse qui ne comprend que goutte à ses fulgurances et s’en va vers sa gamelle voir si le miracle de la multiplication des croquettes ne s’est pas opéré.

Dieu a donné aux hommes le chien pour qu’ils se sentent un peu moins seul. Le chat lui, a crée Dieu pour nous consoler de n’être que des hommes.

 

18 commentaires pour “De la supériorité du chat sur le chien”

  1. Il en va de même pour le cheval: bête à manger du foin. Et les Amérindiens, dans leur grande sagesse, le nommait justement «grand chien».

    Pour le chat, on peut étendre le constat à tous les félins, mais nos ancêtres n’ont malheureusement pas jugé bon d’essayer d’apprivoiser le tigre.

    Je me demande parfois si les gens qui choisissent des énormes chiens prendraient un tigre à la place s’ils le pouvaient. Puis je me rappelle que les gens sont stupides et que la viande est munie d’antivols désormais.

  2. et rappelons que le roi des animaux est le Lion, un félin donc qui passe ses journée à dormir, copuller et manger ce que les femelles raportent, l’a tout compris quoi.

  3. …et dieu créa la femme !

  4. http://www.linternaute.com/sortir/magazine/photo/les-50-ans-de-gaston-lagaffe/image/chat-dingue-233807.jpg

    Joli post, Laurent. :)

  5. et bubulle, belle Sophie?

  6. Bon. Honnêtement, avec cette histoire de mariage gay, Hollande devrait pouvoir tenir encore quelques mois, je crois. Après, ça serait bien de parler du droit de vote des étrangers. De quoi tenir un an minimum à mon humble avis. Restera trois ans à combler. Comment ? Les arabes ? Déjà fait. Les roms ? Fait aussi. Les pains au chocolat ? Trop tard.

    Reste les juifs…

  7. cher docteur trente millions d’amis,

    vaut-il mieux une bonne chienne à une belle chatte ?

  8. @Vinnie : Ca me va droit au coeur.

    Vous seriez content au Caire. Après avoir méthodiquement déchiré tous les sacs poubelles à leur portée dans un soucis unique de dégradation de l’espace public, ils ajoutent à la frustration générale en s’accouplant bruyamment à la vue de tous, activité précédée par de tout aussi bruyantes expressions de leur désir de sexe. De bons exemples de la traduction chez l’Homme de ces comportements déplorables s’observent tôt le matin dans et autour des boites de nuit de province.
    Les chiens, eux, vont de coups de pieds en coups de baton le regard bas, promenant leur dépression de rue en rue, leur paranoia justifiée les empechant de recevoir les rares marques d’affection qui pourraient leur être prodiguées.
    Dans leur fuite d’Asie où on a compris depuis longtemps leur vraie valeur, proche de celle du lapin, les chats ont créé les souris pour justifier leur existence, puis ils ont ont créé Pharaon pour divertir les hommes de l’amour des chiens.

  9. couard, glouton,sale, obsédé,
    mon chien me fait tellement penser à un homme….
    et vous petit basset belgo-canadien, vous ressemblez tant à mon caniche.

  10. @Julie : vous êtes sûrement très intelligente est cultivée, mais en chien vous touchez pas une bille, un basset fût il belgo-canadien n’a rien de comparable avec un caniche qui est comme vous l’avez décrit et j’ajouterai, le plus con de tous les chiens ! Votre choix n’est sûrement pas un hasard car quand vous le regardez vous ne pouvez être que submergée de reconnaissance envers vos parent qui vous ont équipée d’un cerveau.

  11. Bubulle, ô Rackam ? Was ist ? :-)

    Vince : on en est déjà à 5 mois de “mariage gay”. Ça devient un pensum absolu c’t'histoire. Je rêve d’armées de Quasimodo perchés sur les flèches des églises, lançant des bombes à encre de Chine sur tous les mariés, gays ou pas, et sur leurs accompagnateurs aussi bavards que ceux de l’Art Contemporain.

  12. @ Sophie K. : ah mais je n’ai rien contre le mariage ! J’ai d’ailleurs déjà fait ma demande auprès de Scarlett Johansson et suis actuellement dans l’attente d’une réponse que j’espère positive, sinon évasive.
    @ Julie : j’ai remarqué que les détenteurs de caniches peuvent se ranger dans deux catégories : les petites vieilles et les Britney Spears. Pour vous, j’avoue, j’ai un petit doute.

  13. Le caniche n’est pas un chien idiot, c’est juste un chien d’idiot, très mal dressé par des memeres et des pouffes.
    Mais un caniche est beaucoup plus intelligent qu’un pittbull ce qui est normal vu qu’un pittbull c’est un chien trysomique pour maître idiot.

    Il faut aussi savoir que le chien, animal obséquieux, est un loup attardé et que chaque nouvelle génération contribue à l’abrutissement de l’espece

    Pour ce qui est des chats, je crois qu’un idiot s’est lancé dans une dissertation lamentable sur son rôle en Asie. Visiblement cet infirme de la pensée ne sait pas de quoi il parle, le chat est au moins aussi sacré au Japon qu’en l’Egypte des Pharaons.

  14. Je ne comprends plus rien aux com des Internautes en 2013
    L’ âge sans doute. Je crois que je vais aller sur un blog de la Scientologie, ça sera plus clair.

  15. Les souris ne se laisseront pas faire !
    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=-E35OMfL4A4

  16. Finalement, Hollande aura quand même réussi à ce qu’au moins une fois dans leur triste vie, les journalistes de Rue89 soient d’accord avec les chiffres de la police.

  17. http://www.youtube.com/watch?v=GbycvPwr1Wg

  18. «Le chien pense: ils me nourrissent, ils me protègent, ils m’aiment, ils doivent être des dieux. Le chat pense: ils me nourrissent, ils me protègent, ils m’aiment, je dois être un dieu.»
    (Ira Lewis)

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YOU WILL NEVER HATE ALONE

Avant tout, une mise au point. A priori, je ne vous aime pas et je me contrefous de savoir si vous m’aimez ou si vous allez apprécier ou pas ce que je vais pouvoir radoter à longueur d’article. Ce n’est en aucun cas mon problème, c’est le vôtre. Je rajoute que je suis d’une mauvaise foi crasse, que je n’ai d’avis arrêté sur aucun sujet, que je prends un grand plaisir à manier l’art du contre-pied, que je n’aurai cesse de vous provoquer et de vous titiller afin que vous vous sentiez offusqué au point d’aller pondre un commentaire rageur et furieux auquel je prendrais un malin plaisir à répondre. Toujours.  

Ceci posé, la plupart du temps, mes articles seront à prendre au deuxième ou au troisième degré. De grâce, nul besoin d’aller embêter la standardiste de la Licra, de menacer de convoquer le conseil d’administration de la Mrap, de m’admonester de présenter des excuses sur le champ, sans quoi, vous irez tout rapporter au commissaire général de S.O.S racisme, à l’inspecteur en chef de la SPA, au rapporteur de la Ligue des Droits de l’Homme. Je ne suis pas sérieux. Je suis un bouffon. Un pitre. Un petit con hargneux. Un individu sans intérêt qui aime jouer à l’intéressant.  
Surtout par pitié, ne me taxez jamais d’antisémitisme. J’ai eu le bonheur ou le malheur d’être né de parents tout à la fois ashkénaze et sépharade donc pas de jaloux non plus de ce coté-là. Chacun en prendra pour son grade et aura sa pâtée de critiques bien senties.   J’oubliais : bien que je sois né en France, bien que je possède un passeport français, que j’ai trop longtemps vécu dans ce beau pays, je n’éprouve envers lui aucune tendresse particulière et n’aurait cesse de démonter et démontrer à longueurs d’articles ses travers et ses absurdités.

Je n’ai jamais pardonné la rafle du Vel d’hiv et ne la pardonnerais jamais. Par principe et par instinct, je n’ai aucune sympathie pour l’Allemagne ou pour la Pologne. C’est ainsi. Vous pourrez toujours me parler de la réconciliation nécessaire entre les peuples, de la nécessité du pardon, de l’exigence de tourner la page, je suis sourd à jamais à tous ces raisonnements frappés du bon sens.  
La notion de patriotisme m’est complètement étrangère, celle de nationalisme me donne la nausée. Si l’équipe de France de Football devait disputer une rencontre capitale contre la Hollande ou l’Italie, je supporterais toujours ces dernières.   Si le PSG ou l’OM ou Lyon, surtout Lyon, était amené à rencontrer Manchester United, le Milan AC ou Barcelone, je serais toujours du côté des équipes qui considèrent le football comme un des beaux arts et ne supporterais jamais une bande de tacherons au simple motif qu’ils sont français. Sauf Saint-Etienne. L’amour est aveugle et j’ai pour les verts des yeux de Chimène.

  Ne venez pas m’emmerder sur ce sujet en me disant que depuis trente ans ils n’ont rien gagné, qu’ils vivent sur leur passé, que la roue a tourné. Je saurais vous répondre avec le cinglant approprié à vos sottes remarques.
 
Mais de tout cela vous en vous en rendrez compte très vite. A bientôt donc mon idiot de semblable, mon crétin de frère, mon stupide cousin. Sois donc soulagé: désormais, dans le désert de ta connerie qui est infinie, tu ne seras plus jamais seul.

Laurent Sagalovitsch

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