Dujardin ou la France comme on l’aime

La nouvelle voix de la France à l’étranger se nomme donc Jean Dujardin. C’est comme ça. On est content pour lui. Pour la France aussi. Ça nous change de la beauté désespérée de Gérard Philipe. Ou de l’arrogance souriante de Delon. Ou de la lourdeur paysanne de Depardieu. Ou de la grâce affectée de Juliette Binoche. Avec Dujardin, au moins, on se marre. Pas une photo où il ne fasse le pitre de service au risque parfois d’en faire des tonnes. Sourire truqué, clin d’œil appuyé, grimace compassée. Ce n’est plus un acteur, c’est une marionnette atteinte de troubles du comportement. En même temps on le comprend. C’est son mécanisme de défense. Moi-même quand on me contraint à frayer avec des gens qui ne me ressemblent pas, j’ai aussi cette tendance à sourire bêtement et niaisement tout en me demandant ce que je fous là au juste.

C’est établi. Jean Dujardin est sympathique. Et il ne se prend pas au sérieux. Et il kiffe ce qui lui arrive. Et il aime sa femme. Et il aime la vie. Et il nous aime. Et il aime le public. Et il aime les gens. Et c’est un type normal. Comme vous et moi. Enfin surtout vous. Et il ne se prend pas pour une star. Et il a les pieds sur terre. Et il met son argent à la caisse d’épargne. Et il a offert à sa grande tante une villa à Mougins. Et il aime les vieux parce qu’un jour on sera à leur place. Et il aime les jeunes parce qu’ils sont le futur. Et il respecte la planète. Et il ne supporte pas qu’on pourchasse les baleines bleues. Et il ne trompe pas sa femme. Et il ne se drogue pas. Et il aime bien la bonne bouffe. Et il ne se prend pas pour Dieu le Père. Et il trouve que la droite et la gauche, c’est pareil. Et il aime les gens, les vrais, son charcutier, son boucher, son horticulteur. Et il pense que les gens qui votent pour le front national sont juste malheureux et qu’il faut écouter leur souffrance. Et il ne supporte pas la pauvreté. Ni l’injustice. Ni la méchanceté gratuite. Et il trouve ahurissant qu’au vingt-et-unième siècle, t’as des gens qui meurent encore de faim. Et il trouve qu’en Occident on a tendance à trop se plaindre surtout quand on voit ce qui passe ailleurs dans le monde. Et il respecte toutes les religions même si personnellement il ne croit pas trop en Dieu vu comment les hommes se font encore la guerre. Et il croit que ce qui ne te tue pas te rend plus fort.



Et que pour être un bon acteur il faut toujours continuer à travailler. Et que ses vrais amis ne bossent pas dans le cinéma ce qu’il lui permet de garder les pieds sur terre. Et qu’il est toujours ému quand on lui demande un autographe. Et qu’il aime bien déconner de temps en temps. Et que pour lui, jouer avec ses enfants représente la chose la plus importante au monde. Et que c’est dur parfois de partir pour 3 semaines de tournage. Et qu’il ne comprend pas pourquoi les gens l’aiment tant. Et qu’il se trouve horriblement banal. Et qu’il aurait rêvé tourner avec Bourvil ou avec Dean Martin. Et qu’il trouve normal de payer ses impôts parce ça veut dire que tu gagnes assez d’argent pour vivre dans le confort. Et que lorsqu’il se voit à l’écran il se trouve toujours nul. Et qu’il collectionne les grands vins de Bordeaux juste pour le fun de déboucher de temps en temps une bonne bouteille millésimée. Et qu’un jour il aimerait bien pousser la chansonnette. Et qu’il aimerait bien que Saga lui foute la paix vu qu’il n’a jamais vu aucun de ses films.

36 commentaires pour “Dujardin ou la France comme on l’aime”

  1. Mouaaaahhhhh !

    Tellement vrai !

    Sauf la dernière phrase, j’ai rien compris.

    On sent le vrai fan poindre son nez, mais aveuglé par son cynisme habituel, incapable de dire ce qui est : Jean Dujardin est certainement un des mecs qu’on envie tous le plus en France à l’heure actuelle.

    Perso, je ne me fais pas d’illusion. Si Jean Dujardin (après avoir divorcé, bien sur…) draguait ma nana, je me retrouverait seul avec un gosse dans les semaines à venir.

    Respect !

  2. mon avis il faut changer de nana vite fait

  3. lol

  4. C’est sûr qu’avec Dujardin on reste très éloigné de Walter White, le personnage de Breaking Bad… Je ne suis pas convaincu que le cinéma y gagne. A moins, peut-être, de revenir au cinéma muet ? Familial en tout cas. Voilà le nouveau gendre idéal que la France attendait.
    Où sont passés les Kinski, les Dewaere ?
    On est dans une nostalgie du gentil voisin de palier et de sa salière argentée, de l’adorable épicière qui vous demandait des nouvelles du petit dernier, du parvis où les bonnes gens se saluaient après une semaine de labeur… “Bienvenue dans la ch’ti crise ! Vade retro Pasolini, Fassbinder et autres dingues ! On est pas là pour se faire engueuler, on est bien là pour se faire enfiler… mais en douceur.”

    Signé : l’affreux Barabbas qui se tapent les Romains pendant que le gentil Jésus se tape Marie-Madeleine ( je sais, c’est une légende )

  5. Personnellement, Jean Dujardin me gonfle. Certes, il y a un effet de saturation, on ne voit que lui, on ne parle que de lui, mais ce n’ est pas tout. Comme Saga, je le trouve trop. Trop gentil, trop branché, trop gendre idéal, trop nostalgie du cinéma de m…des années 50, trop Sarkozyste, trop poli, trop de dents, trop lisse, trop fidèle à sa femme ( mon c…, oui …) Et le pire, je ne sais pas si ça vous a choqué autant que moi, c’est cette façon qu’il a en ce moment de s’avilir, de s’ auto-humilier, de se rendre ridicule sur les plateaux TV US, simplement pour leur plaire à tous prix, pour se faire connaitre. Il fait le clown, des imitations pourraves de fin de diner ( de Niro, le Chameau, puis De Niro en chameau !!!) Il y a un côté, je ne sais pas, un peu français collabo, là-dedans. Etre capable de faire n’importe quoi pour plaire à l’ occupant..ou syndrome de Stockholm, aussi.
    Bon, en tous cas, je crois qu’on va aussi bien se poiler avec Barabbas : Welcome again, Barry !!!!

  6. @ Vinnie Jones
    Je ne vois vraiment pas en quoi John DuGarden peut être qualifié de collabo

    Sinon, pour ceux qui connaissent, Jean Dujardin à Hollywood ça me rapelle cette scène d’OSS 117 où un agent de la CIA se fout ouvertement de sa gueule

  7. @ Bien vu Barrabas. Vous êtes le cousin de Sagalo, ou quoi ?

    @ Vinnie : vous voyez des Sarkozystes partout, faudrait vous calmer ! Vous êtes une réincarnation de Mac Carthy ou quoi ?

  8. C’est définitivement la crise lorsque les acteurs français commencent à réussir à Hollywood. Pour le moment, la situation est gestionnable: ce n’est que dans le drame et la comédie…

    Sinon, vous avez raison de rabaisser ce coq qui a appris à voler pour ne plus chanter les pieds dans le tas de fumier.

  9. Je suis mitigé. Dujardin n’est ni intéressant, ni désagréable, tout juste insipide. Son coté grimace Carreysien on aime ou on aime pas mais ça n’empêche pas de faire des films avec du fond.
    Sinon Barabbas me fait penser à John le Sauvage mais je ne sais pas pourquoi. Je vais faire le plein de soma et peut être que l’inspiration va me venir ou pas.

  10. @ Nico Pedia

    John le sauvage, alias John Oldman?

    c’est sûr que lui aurais bien mérité une récompense

  11. Heureusement, il est toujours possible de bien rigoler entr’antipathiques. Et c’est encore heureux!

    Cum grano salis

  12. bien joue !!! ce nullos ridicule méritait pire mais bien joue quand même

  13. ah ah vinnie, le francais collabo, j’en serais presque jaloux!

  14. “pauvre” Dujardin, voilà un rôle qu’il n’aurait pas imaginé tenir : servir de prétexte pour un de vos billets:p… je ne connais pas non plus sa filmo, entre ses premiers sketches et (bientôt) la scène des Oscars, suis assez étonnée du parcours
    mais bon… et revoilà la tête à Delon, je me demande si je ne préférais pas le foot comme fil rouge

  15. Me dites pas que vous ne trouvez pas Alain sublimement beau ?

  16. vous voulez sans doute parler de l’image de lui jeune

  17. @saga: ne seriez-vous pas jaloux du bruit des glaçons qui tintent à vos oreilles? (il ne devrait pas y avoir de contrepétrie, quoi que….)

  18. Va pour John le sauvage dans le plus railleur des mondes, la référence est sympathique… N’abusez pas trop du “soma”, Nico, cela peut avoir son utilité pour faire illusion dans les repas de famille mais à forte dose on finit par se prendre pour Jean Dujardin… Je ne sais pas pour vous, mais moi je n’ai pas la main verte. J’ai essayé avec Jean Desflots ou Dubitume, ça colle pas non plus. Du coup j’ai refilé ma dose de soma à la concierge qui en bonne concierge est allée le répéter à tout le voisinage. Il y affluence, je crois que je vais ouvrir une boutique…
    Bon, il faut se rendre à l’évidence : même après une grasse mat’, je raconte des conneries au réveil… Je vais changer de marque de café.

  19. “Barabbas qui se tapent les romains (…)”

    Allez savoir ce que le Docteur Sigmund aurait pensé de cette monstrueuse faute… Il y a une de ces partouzes dans ma tête !

  20. Voilà ce qui arrive quand, à grands coups de “matraques médiatiques”, on nous agresse avec les mêmes banalités sur le même film, incarné par la même personne aussi sympathique soit-elle : On finit par la hair.

    Tout ce qui est surmédiatisé tend à gonfler et ça arrive de plus en plus souvent ; et ce, au détriment des premiers concernés…parfois.

    Vive l’amour!

  21. “Vive l’amour!” ( dixit Dubatica )

    Vous buvez “Carte noire, un café nommé désir”, vous aussi ?
    Vive l’amour vache. Et Alain Delon ( pour me faire bien voir du proprio ).

  22. Moui, enfin si l’on passe ses films oss, ouvertement racistes et xénophobes… Mais c’est uen certaine France que l’on aime il parait…

  23. Salut les haters !
    Vous nous faites un cas d’école, là ! Un article très sympa, cynique et second degré comme on les aime, qui a le mérite de respecter l’homme tout en moquant gentiment l’artiste… Et derrière, certains commentaires de personnes qui n’ont rien compris aux différents niveaux de lecture proposés… et qui suintent l’envie et la mauvaise foi !
    Enfin bref, je voulais juste ici donner une mention spéciale au Point Godwin atteint avec brio dès le post n#5 (il se reconnaîtra) ; là au moins une remarque pareille, ça sert à rien ! Merci de l’avoir faite.

  24. Après Clovis Cornillac, c’est le tour de Dujardin d’être le nouveau n°1 du cinéma français pendant un moment. Et demain, c’est à qui le tour?

  25. c’était quoi le post n°5 déja ? ( j’ai la flemme)

  26. bien sûr Jean Dujardin, à beau être sympathique il est surtout très fade (on pourrait l’échanger avec Bénabar sans que personne ne s’en rende compte). Mais je crois que ce qui me soulève le plus le cœur c’est ce petit article qui se pique d’un cynisme ridicule, et j’avoue que le petit texte qui borde la page côté droit est un petit bijou d’égocentrisme, de bêtise intellectuelle, où l’auteur désespérément inconnu du grand public (on est pas tous Guillon ou Porte n’est-ce pas?) est finalement complétement enfermé dans le rôle du critique français qui se veut brillant et cinglant. Cet article est beaucoup trop convenu, il pue le vitriol; on y sent la rancœur et la jalousie. A la lecture d’articles comme celui-ci, je lui trouve soudain beaucoup de qualités, à ce jean Dujardin!

  27. ah cà grace à dieu, on n’est pas tous Guillon ou Porte. Que Dieu m’en garde. Et désole d’être incconu du grand public. Du petit aussi d’ailleurs!

  28. Je vois que les pandores sont passés… Vous aviez vos papiers ? Je suis en train de relire le procès-verbal… putain, c’est mal écrit, ils ont fait une année en fac de médecine ou quoi ?!… keskiamarquélà ?… ah, oui, Godwin… Vinnie a gagné un point Godwin ! Félicitations ! Avec dix points, Vinnie, vous aurez droit à une B.D. de Gaston Lagaffe dans une station Total. Je continue ma lecture… c’est ardu ( d’aucuns diraient hard discount )… A l’ultra-violet on pourrait très certainement déceler des empreintes d’esprit sur le PV mais je n’ai pas de lampe sous la main, je vais me contenter de l’imaginer… Poursuivons… Je lis que Laurent Sagadelonovitsch n’est pas en haut de l’affiche, qu’il n’a pas eu de Golden Globe et qu’il ne sait pas faire des claquettes… Ah oui, ça la fout mal… Argument imparable… ouh ooouh !… Remarquez, moi, je n’ai jamais eu de Prix Nobel de la Paix, c’est pourtant pas faute d’avoir couché avec des Suédoises… Si je comprends bien la logique de nos poulets Label Rouge, quiconque critique son épicier est jaloux de lui, l’envie, oh oui, à un point que vous n’imaginez pas !, il n’a pas pignon sur rue, lui, il voulait être épicier, c’est sûrement ça, mais comme il sait pas faire la différence entre une courgette et un concombre, ben, il a pas eu son agrégation dans la spécialité , alors il est jaloux, le vilain, CQFD, et il se gausse, ooouh ooouh !…
    Moi, par exemple, partant de ce principe, je suis jaloux du succès de Jésus qui a obtenu sa grande croix et sa petite couronne en glandant comme c’est pas permis pendant que votre serviteur Barabbas risquait sa vie tous les jours que le néant faisait en luttant contre les légions romaines. Ben voilà, c’est dit, je suis un envieux : Jésus m’a fait de l’ombre ! Enfin, l’autre Jésus… parce que selon l’état civil, vous pouvez vérifier sur Nico Pedia, je me prénomme aussi Jésus. En vérité, il m’a même piqué mon prénom ce beatnik ! Booouh, je suis jaloux ! Mais c’est pas marqué sur le procès-verbal, ils m’ont oublié les condés : même de ça je suis jaloux ! Moi aussi je veux être détesté par les gentils de passage ! J’ai dit plein de vacherie aussi ! Et j’ai pas de Golden Globe, et j’ai jamais fait de claquettes, et je sais pas imiter le chameau !

    Signé : Barabbas, qui franchit le mur du çon allègrement pendant que les autres se le prennent en pleine poire.

  29. barrabas: vous avez toujours été comme ca ou alors c’est seulement le week-end venu que vous vous lâchez ? C’est torrentiel. Gardez le cap !

  30. Bon, alors, moi selon Albatar (dont le nom est un chef d’oeuvre d’ autoévaluation !)j’ ai gagné un point Godwin. Et je n’ en suis pas fier ! Car, comme chacun le sait, le point Godwin est atteint dans une discussion par le premier qui évoque Godwin Okpara, joueur du PSG de 99 à 2001 et dont la particularité a été de finir ses jours en taule, pour avoir violé une mineure de 13 ans qu’il employait à son domicile comme esclave ( ils sont joueurs, ces grands gamins…) Vous m’ en voyez donc bien triste…

  31. “vous avez toujours été comme ca ou alors c’est seulement le week-end venu que vous vous lâchez ?”

    Je n’ai pas toujours été comme ça mais plus ça va plus la pente savonneuse m’amuse : j’ai dû trop regarder les jeux intervilles dans mon enfance…

    Pour en revenir au sujet, qu’il n’y ait pas de malentendu : Jean Dujardin est sympathique… bon… “too much” comme vous vous êtes amusé à le souligner dans votre billet, il a bien appris sa leçon… mais le film a des qualités incontestables, contrairement à “Bienvenue chez les chiantis”. La controverse tient plus à l’époque, à ses attentes… La recherche du gendre idéal comme déjà dit mais surtout d’une rose sans branche épineuse, d’émotions “normalisées”, d’humains ensoleillés mais sans part d’ombre…
    Le sarcasme n’est pas gratuit : on attend quoi, au juste ? Du juste, justement ? De la justesse ? De la justice ? Du justaucorps ? Du “juste en passant” ? Du “juste au passé” ? Du “juste prix” ?
    C’est le manque de relief dans l’opinion qui donne des envies de pyromanie, mais rien de bien méchant, je ne comprends pas pourquoi les pompiers sont passés, hein… Z’ont que za à foudre ?

  32. Cher monsieur Sagalovitch,

    Vous qui sur nos esprits répandez vos chroniques tel l’acteur pornographique sa semence sur le visage de sa partenaire; vous qui après avoir écrit “Monsieur Niel reprend le flambeau de la pensée française là où Camus l’avait laissé : au pied d’un arbre, sur la nationale 6, à la sortie de Sens.” avez probablement eu le sourire satisfait de celui qui en une phrase résume tout un univers; vous qui poussez l’ironie jusqu’à faire croire que vous vous intéressez au football; bref Vous. Vous n’allez tout de même pas nous faire croire que vous n’avez jamais regardé un OSS 117 ? Il n’est jamais trop tard pour bien faire comme disent les gens qui n’ont plus que quelques semaines à vivre et tant qu’à critiquer ce fier pays qui est le nôtre, autant avoir toutes les cartes en main pour le faire.
    En vous souhaitant une excellente projection (cinématographique, pas séminale), j’attends de vous lire en slip et col roulé devant cet écran qui remplace avantageusement mes vies sociales, sexuelles, professionnelles et intérieures.
    Bisou
    PS: Si vous ne deviez en voir qu’un, voyez le deux.

  33. comment ca je feins de m’intéresser au football ? Ne suis-je pas en moment précis entrain de regarder en streaming Gabon/Maroc ?

  34. Et vous en êtes fier ? Et en arnaquant la télévision gabonaise en plus ? Mais ne changez pas de sujet, arrêtez de vous ruiner les yeux sur une fenêtre qui doit faire la même taille que le rectangle dans le quel je suis en train d’écrire ceci et courrez chez votre dvdiste échanger ces ridicules morceaux de papiers qu’on appelle billets de banque contre ce qui est, qu’on l’ait apprécié ou pas, un film à voir.
    De toue façon , le Maroc gagne 2 à 0.

  35. ah non! Le maroc a mené 1-0 et puis a arreté de jouer. La punition a tardé mais elle est venue.
    Les dvdistes ont fermé cher ami.

  36. Bon ben y’a plus qu’à aller se coucher alors

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YOU WILL NEVER HATE ALONE

Avant tout, une mise au point. A priori, je ne vous aime pas et je me contrefous de savoir si vous m’aimez ou si vous allez apprécier ou pas ce que je vais pouvoir radoter à longueur d’article. Ce n’est en aucun cas mon problème, c’est le vôtre. Je rajoute que je suis d’une mauvaise foi crasse, que je n’ai d’avis arrêté sur aucun sujet, que je prends un grand plaisir à manier l’art du contre-pied, que je n’aurai cesse de vous provoquer et de vous titiller afin que vous vous sentiez offusqué au point d’aller pondre un commentaire rageur et furieux auquel je prendrais un malin plaisir à répondre. Toujours.  

Ceci posé, la plupart du temps, mes articles seront à prendre au deuxième ou au troisième degré. De grâce, nul besoin d’aller embêter la standardiste de la Licra, de menacer de convoquer le conseil d’administration de la Mrap, de m’admonester de présenter des excuses sur le champ, sans quoi, vous irez tout rapporter au commissaire général de S.O.S racisme, à l’inspecteur en chef de la SPA, au rapporteur de la Ligue des Droits de l’Homme. Je ne suis pas sérieux. Je suis un bouffon. Un pitre. Un petit con hargneux. Un individu sans intérêt qui aime jouer à l’intéressant.  
Surtout par pitié, ne me taxez jamais d’antisémitisme. J’ai eu le bonheur ou le malheur d’être né de parents tout à la fois ashkénaze et sépharade donc pas de jaloux non plus de ce coté-là. Chacun en prendra pour son grade et aura sa pâtée de critiques bien senties.   J’oubliais : bien que je sois né en France, bien que je possède un passeport français, que j’ai trop longtemps vécu dans ce beau pays, je n’éprouve envers lui aucune tendresse particulière et n’aurait cesse de démonter et démontrer à longueurs d’articles ses travers et ses absurdités.

Je n’ai jamais pardonné la rafle du Vel d’hiv et ne la pardonnerais jamais. Par principe et par instinct, je n’ai aucune sympathie pour l’Allemagne ou pour la Pologne. C’est ainsi. Vous pourrez toujours me parler de la réconciliation nécessaire entre les peuples, de la nécessité du pardon, de l’exigence de tourner la page, je suis sourd à jamais à tous ces raisonnements frappés du bon sens.  
La notion de patriotisme m’est complètement étrangère, celle de nationalisme me donne la nausée. Si l’équipe de France de Football devait disputer une rencontre capitale contre la Hollande ou l’Italie, je supporterais toujours ces dernières.   Si le PSG ou l’OM ou Lyon, surtout Lyon, était amené à rencontrer Manchester United, le Milan AC ou Barcelone, je serais toujours du côté des équipes qui considèrent le football comme un des beaux arts et ne supporterais jamais une bande de tacherons au simple motif qu’ils sont français. Sauf Saint-Etienne. L’amour est aveugle et j’ai pour les verts des yeux de Chimène.

  Ne venez pas m’emmerder sur ce sujet en me disant que depuis trente ans ils n’ont rien gagné, qu’ils vivent sur leur passé, que la roue a tourné. Je saurais vous répondre avec le cinglant approprié à vos sottes remarques.
 
Mais de tout cela vous en vous en rendrez compte très vite. A bientôt donc mon idiot de semblable, mon crétin de frère, mon stupide cousin. Sois donc soulagé: désormais, dans le désert de ta connerie qui est infinie, tu ne seras plus jamais seul.

Laurent Sagalovitsch

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