Décidément tout fout le camp en France. Après s’être permis d’élire un tâcheron de président sortie de la cuisse de Pompidou, voilà qu’on décerne le titre de champion de l’hexagone à un club de province dont le seul mérite est de stationner sur la carte de France à quelques encâblures de la Grande Motte ou du Cap d’Adge.
Avec à sa tête ce bon vieux Loulou et ses bajoues qui pendent au milieu de son visage comme une paire de couilles flétries d’éléphants apatrides. Avec sa tronche impayable ressemblant à une caricature défoncée d’un Galabru sous cortisone qui aurait abusé du saucisson trempé au rosé.
Avec son cœur gros comme une baleine, son regard de gosse malicieux, son franc-parler de tapette refoulée dézonée aux poppers qui prend un malin plaisir à sodomiser, en se passant de lubrifiant, la rondelle des petits marquis des hautes instances dirigeantes du football français.
Montpellier, champion de France, ça fait tâche dans le paysage.
Une bande de culs-terreux tout juste connus de leurs parents sentant la bouse à peine séchée de taureaux de Camargue qui se permettent de ravir le titre à la barbe de l’Emir.
Des branleurs de footballeurs entraînés à la schlague par un fou furieux de René Girard qui, lorsqu’il se retourne vers le quatrième arbitre pour lui demander à quelle heure on passe à table, ferait passer Andreis Breivik pour un gentil agneau shooté aux somnifères de troisième génération.
Et puis toujours les deux Nicollin, père et fils, princes de l’élégance, verbe haut, cul bas, ventre gros, avachis comme deux otaries de vaches sur le banc de touche regardant passer la gonfle comme d’autres contemplent filer la micheline entre Saint-Rémy de Provence et Tarascon.
Montpellier c’est le cauchemar du foot français. L’incarnation du foot à papa avec à sa tête un président patriarche qui traite ses joueurs comme ses propres moutards, capable un jour de les priver de dessert à vie et de leur brunir l’arrière-train, et le lendemain de leur payer une virée gratuite dans un lupanar cinq étoiles. Le type qui a compris depuis belle lurette qu’un footballeur ça ne marche pas vraiment à l’intellect, que ce n’est pas la peine de se fatiguer à lui lustrer le cerveau, qu’il vaut mieux le prendre par les sentiments pour qu’il se bouge le popotin sur la pelouse.

Le Prince du Parc version Qatarie va l’avoir mauvaise. Ne pas être champion la première année de son investiture, ça peut à l’extrême limite se concevoir si devant soi un Olympique lyonnais ou marseillais a mieux joué du tango avec la baballe. Mais avoir à baisser son froc devant un patelin grognard tout juste bon à rôter à table ou à caresser à pleines mains le cul de servante, c’est aussi humiliant que de se voir refuser l’entrée d’une boîte de nuit dont les murs vous appartiennent.
Sarko encore Président, le PSG aurait été sacré champion.
Dimanche soir, incapable de mettre au pas une bande vendangeurs bourguignons carburant au Châblis de contrebande, le préfet apeuré aurait appelé en toute urgence Claude Guéant qui aurait appelé le Président qui aurait appelé la femme du chef d’escadron de la patrouille de France pour lui demander de charger les supporters montpelliérains afin de les amener à trouver refuge sur la pelouse. Envahissement du terrain et victoire sur tapis vert pour Auxerre.
Sarko se trouvant à Marrakech à fumer le narguilé de la paix, le prince, par écran interposé, n’avait plus qu’à ramasser les rouleaux de papier-cul balancés par le kop auxerrois pour
sécher ses larmes de crocodile version Vuitton.
Et de penser à s’enfiler une gardienne ou une gardianne de taureaux pour se remonter le moral.
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Un blog de Laurent Sagalovitsch
























Avant tout, une mise au point. A priori, je ne vous aime pas et je me contrefous de savoir si vous m’aimez ou si vous allez apprécier ou pas ce que je vais pouvoir radoter à longueur d’article. Ce n’est en aucun cas mon problème, c’est le vôtre. Je rajoute que je suis d’une mauvaise foi crasse, que je n’ai d’avis arrêté sur aucun sujet, que je prends un grand plaisir à manier l’art du contre-pied, que je n’aurai cesse de vous provoquer et de vous titiller afin que vous vous sentiez offusqué au point d’aller pondre un commentaire rageur et furieux auquel je prendrais un malin plaisir à répondre. Toujours. 