Femen par-ci, Femen par-là.
Il est temps de réagir.
Je ronge mon frein depuis trop longtemps.
L’heure de la révolte a sonné.
Je contre-attaque.
Et bille en tête, j’annonce sur le champ la création d’un nouveau mouvement : les Memen.
Mouvement visant à rétablir et à promouvoir à travers toute la planète les droits inaltérables du mâle. Rasseoir son autorité défaillante. Veiller à ce que le mâle demeure, envers et contre tout, la pierre angulaire de la société occidentale.
Empêcher par tous les moyens que les femmes envahissent les prés carrés de la masculinité en péril : le foot, la consommation de bières, la conduite automobile, la présentation du journal télévisé, la présidence de la république, la fréquentation de sites pornos, le poker, les paris sportifs, le canapé, la tonte de la pelouse…
Autant d’activités que les femmes ne cessent de vouloir nous ravir et s’approprier.

Il suffit.
Trop longtemps, au nom du honteux et fourvoyé principe d’égalité, nous leur avons laissé le champ libre.
Nous avons perdu nos bastions.
Nous avons cédé sans même combattre.
Nous nous sommes résignés à voir notre autorité remise en cause sans jamais nous rebeller, sans jamais élever la voix et dire notre désarroi d’être relégués au fond de la classe d’où, impuissants, nous avons constaté que les femmes piétinaient sans vergogne nos acquis et nos droits.
Nos droits immémoriaux à être ceux qui décident, ceux qui tranchent, ceux qui agissent.
En silence, nous avons pris la direction de la cuisine dont nous nous sommes obligés à apprendre les rudiments.
Sans broncher nous nous sommes initiés au lavage de la vaisselle.
Puis, immanquablement, ce fut le tour de l’apprentissage du passage de balai. Et de la serpillère. Du bissel. De l’aspirateur.

A force, nous sommes devenus des mollusques tout juste bons à aller chercher les moutards à l’école, les torcher, visiter les allées du supermarché, jouer du fer à repasser, accompagner madame dans ses tournées de shopping, sacrifier nos parties de poker nocturnes contre des soirées passées à voir des ballets ou des spectacles de danse contemporaine.
Il est temps de reprendre le pouvoir.
Faute de quoi, nous disparaîtrons à tout jamais.
Bientôt, nous ne serons plus bons qu’à être utilisés comme de simples outils de reproduction avant d’être remisés au fond du placard, enfermés à double tour, condamnés au silence.
Réveillez-vous, camarades.
Nous sommes sous la menace d’un danger mortel.
Envahissons les stades, et dès qu’une femme ose s’approcher de ces enceintes sacrées, sortons haut nos couilles triomphantes et velues pour signifier que cette fois nous ne nous laisserons pas faire.
Les stades seront notre premier combat.
Le début de notre reconquête..
L’étape fondatrice de notre révolte salvatrice.
Le football nous appartient de toute éternité.
Il n’y a rien à négocier, rien à transiger, rien à discuter.
Rendons les tribunes vierges de toute gonzesse qui par essence n’entend rien aux règles du roi des sports.

Après, nous envahirons à notre tour les églises et les synagogues et, tout en portant haut l’étendard de nos testicules conquérants, nous rappellerons que Dieu, dans sa grande sagesse, nous a d’abord créés.
Que ce furent les femmes qui cédèrent aux avances du serpent.
Avec les conséquences que l’on sait.
La parité, ce simulacre de démocratie, sera notre nouvel ennemi.
Nous regagnerons les rangs de l’assemblée nationale. Ceux des conseils généraux. Des mairies. Des foires agricoles.
Les femmes ne sont pas faites pour commander ou pour légiférer.
Ou alors seulement pour négocier le prix de leurs fanfreluches et autres taffetas que nous les obligerons à porter.
Nous brûlerons leurs jeans. Leurs baskets. Leurs sweats.
Tous ces apparats de la masculinité qu’elles se sont approprié sans nous demander notre avis.
Camarade Memen, je compte sur toi.
Rejoins-moi dans mon combat.
Il en va de ta survie.
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Un blog de Laurent Sagalovitsch

























Avant tout, une mise au point. A priori, je ne vous aime pas et je me contrefous de savoir si vous m’aimez ou si vous allez apprécier ou pas ce que je vais pouvoir radoter à longueur d’article. Ce n’est en aucun cas mon problème, c’est le vôtre. Je rajoute que je suis d’une mauvaise foi crasse, que je n’ai d’avis arrêté sur aucun sujet, que je prends un grand plaisir à manier l’art du contre-pied, que je n’aurai cesse de vous provoquer et de vous titiller afin que vous vous sentiez offusqué au point d’aller pondre un commentaire rageur et furieux auquel je prendrais un malin plaisir à répondre. Toujours. 