Films à voir en salles en ce moment

 

FILMS A VOIR EN SALLES EN CE MOMENT:

Post Tenebras Lux de Carlos Reygadas

Une vie simple de Ann Hui

The Lebanese Rocket Society de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige

L’Intervallo de Leonardo Di Costanzo

Mud de Jeff Nichols

La Sirga de William Vega

The Grandmaster de Wong Kar-wai

Les Lendemains de Bénédicte Pagnot

Casa nostra de Nathan Nicholovitch

La Belle endormie de Marco Bellocchio

Jaurès de Vincent Dieutre

Camille Claudel 1915 de Bruno Dumont

No de Pablo Larrain

La Porte du paradis de Michael Cimino

Bestiaire de Denis Côté

Cinq caméras brisées de Emad Burnat et Guy Davidi

Elefante Blanco de Pablo Trapero

Wadjda de Haifa Al-Mansour

Dans la brume de Sergei Loznitsa

Invisible de Michal Aviad

Zero Dark Thirty de Kathryn Bigelow

Mundane Story d’Anocha Suwichakompong


Django Unchained de Quentin Tarantino

Lullaby to my Father d’Amos Gitai

 

Aujourd’hui d’Alain Gomis

Tabou de Miguel Gomes

Les Bêtes du sud sauvage de Benh Zeitlin


L’Age atomique de Héléna Klotz

Au-delà des collines de Cristian Mungiu

Après Mai d’Olivier Assayas

Rengaine de Rachid Djaidani

Free Radicals de Pip Chodorov

L’Hypothèse du Mokélé-Mbembé de Marie Voignier

Genpin de Naomi Kawase

Saudade de Katsuya Tomita

Une famille respectable de Massoud Bakhshi

Traviata et nous de Philippe Béziat

Into the Abyss de Werner Herzog

In another Country de Hong Sang-soo

César doit mourir de Paolo et Virttorio Taviani

Like Someone in Love d’Abbas Kiarostami

Dans la maison de François Ozon

Avoir 20 ans dans les Aurès de René Vautier

Damsels in Distress de Whit Stillman

Gebo et l’ombre de Manoel de Oliveira

Après la bataille de Yousri Nasrallah

Captive de Brillante Mendoza

Camille redouble de Noémie Lvovsky

Would You Have Sex with an Arab? de Yolande Zauberman

La Vierge les coptes et moi de Nabil Abel Messeeh

Confession d’un enfant du siècle de Sylvie Verheyde

Demain? de Christine Laurent

Tokyo Park de Shinji Aoyama

La Servante de Kim Ki-young

Tourbillon de Helvécio Marins Jr et Clarissa Campolina

Voie rapide de Christophe Sahr

Poussière dans le vent de Hou Hsiao-hsien

Laurence Anyways de Xavier Dolan

Historias, les histoires n’existent que lorsque l’on s’en souvient de Julia Murat

ACAB (All Cops Are Bastards) de Stefano Solima

Trois sœurs de Milagros Mumenthaler

La Femme qui aimait les hommes de Hagar Ben Asher

Rétrospective Cassavetes

Holy Motors de Leos Carax

One-O-One de Franck Guérin

Faust d’Alexandre Sokourov

Adieu Berthe de Bruno Podalydès

El Campo de Hernan Belon

Cosmopolis de David Cronenberg

Les Femmes du bus 678 de Mohammed Diab

11 Fleurs de Wang Xiao-shuai

Dark Shadows de Tim Burton

Le Chemin noir d’Abdallah Badis

Querelles de Morteza Farshbaf

Twixt de Francis Coppola

Nana de Valérie Massadian

Je suis d’Emmanuel Finkiel

Chez Léon coiffure de François Lunel

A moi seule de Frédéric Videau

Low Life de Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval

le Juif qui négocia avec les nazis de Gaylen Ross

Train de nuit de Jerzy Kawalerowicz

La Terre outragée de Michale Boganim

Les Adieux à la reine de Benoit Jacquot

Bellflower d’Evan Glodell

38 témoins de Lucas Belvaux

Bi, n’aie pas peur de Phan Dang Di

Le Fossé de Wang Bing

Fengming, chronique d’une femme chinoise de Wang Bing

L’Oeil de l’astronome de Stan Neumann

Bovines d’Emmanuel Gras

Portrait au crépuscule d’Angelina Nikonova

Go Go Tales d’Abel Ferrara

L’Inconsolable de Jean-Marie Straub

Sur la planche de Leïla Kilani

Hanezu de Naomi Kawase

Elles de Malgorzata Szumowska

Les Chants de Mandrin de Rabah Ameur-Zaïmeche

Sport de filles de Patricia Mazuy

Tahrir Place de la Libération de Stefano Savona

La Folie Almayer de Chantal Akerman

Duch, Le Maître des forges de l’enfer de Rithy Panh

J. Edgar de Clint Eastwood

A l’âge d’Ellen de Pia Marais

Les Acacias de Pablo Giorgelli

Take Shelter de Jeff Nichols

Le Havre d’Aki Kaurismaki

The Terrorizers d’Edward Yang

Hugo Cabret de Martin Scorsese

Sweetgrass de Lucien Castaing Taylor

Le Cheval de Turin de Bela Tarr

Americano de Mathieu Demy

Territoire perdu de Pierre-Yves Vandeweerd

Donoma de Djinn Carrénard

Tous au Larzac de Christian Rouaud

Black Blood de Miaoyan Zhang

 

Qu’ils reposent en révolte de Sylvain Georges

 

Jeanne captive de Philippe Ramos

 

Noces éphémères de Reza Sarkanian

 

 

 

 

 

 

 

Il était une fois en Anatolie de Nuri Bilge Ceylan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Curling de Denis Côté

 

 

 

 

 

 

 

Hors satan de Bruno Dumont

 

 

 

 

 

 

Octobre à Paris de Jacques Panijel

 

 

 

 

 

 

Ici on noit les Algériens de Yasmina Adi

 

 

 

 

 

 

The Artist de Michel Hazavanicius

 

 

 

 

 


Beur sur la ville de Djamel Bensallah

 

 

 

 

 

 

 

Beauty de Oliver Hermanus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ceci n’est pas un film de Jafar Panahi et Mojtaba Mirtahmasb

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Apollonide de Bertrand Bonello

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Restless de Gus Van Sant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Attenberg d’Athina Rachel Tsangari

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une vie avec Oradour de Patrick Séraudie


 

 

 

 

 

 

 

 

Kinshasa Symphony de Claus Wischmann et Martin Bae

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La guerre est déclarée de Valérie Donzelli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


La Grotte des rêves perdus de Werner Herzog

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Coffret Yousri Nasrallah

Après la bataille (2012), A propos des garçons, des filles et du voile (1995). Edité par Orange Studio

Figure majeure du cinéma égyptien contemporain, il a aussi été le premier à accompagner et à interroger la révolution avec les moyens de la fiction de cinéma. C’était Après la bataille, sorti en septembre 2012, après avoir été montré en compétition officielle à Cannes : un film complexe et simple, un film important, auquel son auteur a donné ici quelques angles d’approche. Mais l’éclairage le plus riche est peut-être celui que porte, rétrospectivement, un des plus beaux films de Yousri Nasrallah, le documentaire A propos des garçons, des filles et du voile. Dès 1995, alors que montait la vague de pression sociale et religieuse qui n’allait cesser de toujours davantage contraindre les femmes à se voiler, le cinéaste inventait le dispositif attentif et rieur de cette enquête. Loin de partir d’un préjugé ou d’un avis personnel, le film se livre à une véritable recherche sur les complexes ressorts mis en jeu par le voile, chez les filles et les chez les garçons, chez les jeunes et chez les plus âgés. Le résultat est d’une vive liberté, qui sans concession aucune au conformisme ni au sexisme, se révèle de nature à déstabiliser tous ses spectateurs, pour le meilleur.

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Paradjanov: Le trésor du Caucase

Serguei Paradjanov. Les Chevaux de feu. Sayat Nova. La Légende de la Forteresse de Souram. Achik Kerib, conte d’un poète amoureux. Montparnasse Classsiques.

Il fut un temps, pas si lointain, où la parution d’un tel coffret aurait été salué en triomphe. Un temps où Serguei Paradjanov était tenu, à juste titre, comme un des cinéastes essentiels de son époque, l’inventeur d’une forme cinématographique inouïe, d’une splendeur sans égale. Qui aura la curiosité de regarder au moins un de ses deux chefs d’œuvre reconnus, Les Chevaux de feu (1964) ou Sayat Nova (1969) verra, et croira. Croira en l’inconcevable puissance poétique, érotique, tragique et comique de ce géant, de ce Rabelais que deux peuples – les Géorgiens, parmi lesquels il est né, et les Arméniens, parmi lesquels il est enterré – se disputent comme un héro national. Mais les deux autres films ici rendus accessibles témoignent de la quête inlassable du cinéaste vers d’autres idées, d’autres manières de filmer, de raconter, de faire danser et s’affronter images et sons, mythes et quotidien, témoignages contre l’oppression et puissance imaginaire. Dissident dans l’âme, déporté au goulag, inventeur de formes et de techniques, pataphysicien hypermoderne enté dans les légendes et les paysages de chez lui, farceur dionysiaque et esthète bouleversant, Paradjanov revient. Il n’était jamais parti, comment avons nous pu être si distraits.

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CHRIS MARKER VU PAR …

VIDÉO ET APRÈS

LUNDI 18 MARS / 18H00 / CINÉMA 1

 

 

 

 

 

 


Ouvroir The Movie, 2010
Chris Marker, coll. centre Pompidou

Philosophe, écrivain, musicien, cinéaste, vidéaste, plasticien, computer geek, amis des chats, Chris Marker, disparu en 2012,  laisse derrière lui une œuvre unique.

Passionnément curieux, résolument engagé, il a accompagné les évolutions et les révolutions sociales, politiques, techniques, culturelles, esthétiques de son temps avec une inventivité et une intelligence inégalées. Cette séance sera une évocation, évidemment fragmentaire de son œuvre,  de la création des ‘Petites Planètes’ aux éditions du Seuil dans les années cinquante jusqu’en 2012, avec l’Ouvroir réalisé sur la plateforme 3D Second Life et Gorgomancy, site internet évolutif qui rassemble plusieurs œuvres de l’artiste.

La séance alternera des projections d’extraits avec une visite du monde de Marker dans Second Life, ainsi que la présentation d’un ensemble de contributions d’artistes  réalisées à l’invitation du Centre Pompidou, en écho avec son œuvre.

Avec la participation et les contributions d’ Agnès de Cayeux, François Crémieux, Guillaume-en-Egypte, Clarisse Hahn, Isaac Julien, Paul Lafonta, Matthieu Laurette, Pierre Leguillon, Rainier Lericolais, Andrés Lozano, Max Moswitzer, Annick Rivoire, David Sanson, Caecilia Tripp, Young-Hae Chang Heavy Industries.

« Vidéo et après » est un cycle de rencontres avec des artistes et des historiens de l’art proposant projections, conférences, performances et discussions. Parcourant l’histoire des pratiques artistiques liées à la vidéo et au son, depuis le début des années 1960 jusqu’à nos jours, «Vidéo et après» se consacre essentiellement aux vidéos d’artistes de la collection du Musée national d’art moderne. L’ensemble de la collection est consultable dans l’Espace des Collections Nouveaux Médias et Film (Niveau 4). Contact-Newsletter : videoetapres@centrepompidou.fr / Encyclopédie Nouveaux Médias : www.newmedia-art.org

Tarif : entrée libre

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Alerte sur les films de la marge

Ci-dessous un texte juste et clair sur la situation de la distribution en France. Le CNC vient d’annoncer de nouvelles aides aux distributeurs les plus audacieux, elles sont bienvenues, il n’est pas certain qu’elles soient à la mesure du problème.

LA LETTRE ACID / MARS 2013
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ACID 14 rue Alexandre Parodi – 75010 Paris
01 44 89 99 74 / www.lacid.org / karin@lacid.org

Croyance et territoires occupés.

Depuis quelques mois, comme c’était malheureusement prévisible, tous les voyants de la diffusion sont au rouge. Il est communément dit que « plus rien ne marche », « le public n’a plus envie »  des  « films de la diversité », c’est la faute de ces films, etc.
N’a plus envie ? La faute des films de la diversité ?

Sur la semaine du 13 au 19 Février 2013,  les 10 premiers films du box office – dont 4 films sortis cette semaine là – occupent 4 693 écrans sur les 5 600 écrans français. Aucun de ces films n’est distribué par un distributeur indépendant.

C’est la vie nous direz-vous, c’est le marché, ce sont ces films là que le public a envie de voir et il leur faut donc une exposition maximale. Vraiment ? Certains de ces films font moins de 400 entrées par copie sur la semaine … Aïe, Ouille ça fait de belles grandes salles vides ça, et pendant les meilleures séances en plus… Ah cher public, ton précieux temps de cerveau disponible ne réagit donc pas forcément aux millions mis dans la publicité ? Patatrac.

Il reste  donc 900 écrans pour les 12 autres sorties de la semaine et les 80 films toujours à l’affiche en France. Possibilités auxquelles il faut encore soustraire les écrans consacrés aux opéras ou à la retransmission en direct le mardi 19 février du concert de Matt Pokora dans 120 salles de cinéma.

Faites le calcul. Le territoire se resserre.

Mais, tiens donc, bizarrement, ce n’est pas sur les films qui occupent 4700 écrans que l’on entend râler. Non, ce ne sont pas ceux-là qui sont accusés de prendre de la place pour rien. Non, ce sont tous les autres, les plus « petits », soi-disant difficiles, dont on constate aujourd’hui que leurs séances sont réduites à une par jour, souvent reléguées en matinée, déprogrammées sans crier gare etc. (merci le numérique ) et qui devraient, dans ces conditions, attirer un public aussi nombreux qu’à l’époque où ces mêmes films étaient exposés tous les jours, en soirée, sur de nombreuses semaines. Cela relèverait du miracle, même le pape n’y a pas cru.

Depuis 2004 et le manifeste « Libérons les écrans » l’ACID affirme que le public est empêché de voir certains films et que oui à terme cela pourrait influer aussi sur ses goûts. Des propositions et des solutions  applicables existent, autres que la relégation des films hors des salles. Encore faut-il y croire un peu. Et enfin ouvrir les discussions…

Quant à nous, nous continuons ce mois-ci une autre forme d’occupation du territoire. En l’occurrence, celui de l’espace de jeu avec les spectateurs.

A l’occasion de la sortie en avril prochain de CASA NOSTRA de Nathan Nicholovitch, premier long-métrage auto-produit à partir d’ateliers de jeu avec des comédiens sur 5 ans, l’ACID et le réalisateur poursuivent cette expérience collective de création en la mettant en partage avec les publics au moment de la sortie du film en salles, sous forme d’atelier de jeu. Ces ateliers auront lieu dans les villes où est diffusé le film, en amont de la programmation. Les salles de cinéma collaborent avec des ateliers de théâtre, des lycéens, ou de simples spectateurs qui ont le désir et la curiosité de découvrir l’expérience du jeu d’acteur. Ces participants découvriront ensuite le film qui passera dans leur ville, en présence du réalisateur et des comédiens.

Du plaisir en perspective. Nous vous en souhaitons autant que possible…


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Découvrez “L’Apprenti”

LES SOIREES DES ENFANTS DE CINEMA
Saison 2012/ 2013
Tous les mois, le cinéma Le Nouveau Latina accueille les Enfants de cinéma pour un cycle «  Apprendre * »  .

Projections et débats animés par Carole Desbarats

MARDI 5 mars 2013 à 20h00
L’Apprenti de Samuel Collardey
2008, France, couleurs, 1h25 – Tarif unique : 7 euros

« Même s’il est peu traité au cinéma, le thème de l’apprentissage est très riche : vécu à la française, il permet de placer alternativement un personnage dans deux milieux différents. Ainsi, L’Apprenti de Samuel Collardey met-il en scène un jeune homme dont la vie se partage entre la ferme et le lycée, les montagnes du Haut Doubs et la ville, le travail auquel il s’initie et la famille qui l’a vu grandir.
Que cet apprenti soit un adolescent cristallise les éléments qui font de cette période un double passage, du deuil de l’enfance à l’acceptation de l’âge adulte, à l’entrée dans le monde du travail. D’où les plans où Samuel Collardey suit son héros en motocyclette sur la route qui le mène ou l’éloigne de l’un à l’autre ».
Carole Desbarats

L’Apprenti
a reçu en 2008, le Prix Louis Delluc pour la première œuvre

Association Les enfants de cinéma Cinéma Le nouveau Latina
36,rue Godefroy Cavaignac                                  20 rue du Temple
75011 Paris                                                             75004- Paris
• Tel : 01 40 29 09 99                                            • Tel : 01 42 78 47 86
www.enfants-de-cinema.com www.lenouveaulatina.com
Métro : Rambuteau ou Hôtel de ville

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DVD Yoshida en beauté

Coffret “Beauté de la beauté” par Kiju Yoshida. Carlotta Films.

Au milieu des années 70, le plus radical des grands cinéastes de la Nouvelle Vague japonaise, Kiju Yoshida (Eros+Massacre) se trouve empêché de filmer. Il se replie alors à la télévision, où il réalisera près de 100 films consacrés aux grands peintres du monde entier, sous l’intitulé générique “Beauté de la beauté”. A la télé, Yoshida ne fait pas du cinéma, il fait de la télé. Mais il le fait avec une intelligence et un goût qu’on trouve rarement sur le grand écran (sans parler du petit). Clairement pédagogique, à certains égards comparable à la démarche de Rossellini à la fin de son œuvre comme aux courts métrages d’Alain Resnais à ses débuts, Yoshida, qui est également critique et théoricien de l’art, met en évidence les contextes politiques, sociaux et esthétiques dans lesquels sont nées les grandes œuvres. L’éditeur Carlotta vient de rendre disponible les réalisations consacrées à Bosch, Brueghel, Caravage, Cézanne, Delacroix, Goya, Manet et Van Gogh.  Il a fort bien fait.

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DVD “Lettre à la prison”

Lettre à la prison, de Marc Scialom. Schellac éditions

C’est un film essentiel, un film de la fin des années 60 qui, durant 50 ans, n’exista pas. Réalisé grâce à Chris Marker, ressuscité grâce à la fille de son auteur, Marc Scialom convaincu de ressortir du néant cette oeuvre enfouie comme une blessure, Lettre à la prison est sans doute le grand film de la cassure de la fin de l’ère coloniale, le poème en images et sons qui aura approché au plus juste l’obscurité des gouffres qui alors s’ouvrirent. Que le fois soit désormais aussi disponible en DVD est une excellente nouvelle.

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Pétition pour les Studio à Tours

Un projet de multiplexe de 9 à 10 salles à Tours, soutenu par le maire Jean Germain (PS), met en péril la diversité de la programmation cinématographique et l’équilibre économique des cinémas Studio, association forte de vingt cinq mille adhérents qui depuis cinquante ans propose dans ses sept salles des films du monde entier, souvent peu médiatisés. L’objectif des multiplexes est de capter la frange la plus rentable de ces films, indispensable à la survie des salles art et essai.

Afin de s’opposer à un projet purement commercial et au risque de destruction des fruits d’un long travail en faveur du cinéma de création, l’association Ciné Off et les Studio proposent un projet culturel ambitieux pour l’agglomération.

http://www.studiocine.com/index_page.php?page=http%3A%2F%2Fwww.studiocine.com%2Fasso%2FprojetTN.html

Ils ont également lancé une pétition:

http://www.studiocine.com/index_page.php?page=asso%2FpetitionTN.html

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Le cinéma hongrois dans l’abime

Le Festival du film hongrois, vitrine annuelle de la production nationale, devait avoir lieu du 7 au 10 février. Il a été annulé à cause du nombre insuffisant de films produits en Hongrie l’année dernière, a annoncé jeudi l’Association des artistes du cinéma hongrois (MFSZ) à Budapest. « C’est la première fois que nous ne pouvons pas organiser notre festival, car il n’y a tout simplement pas assez de films pour les faire participer à une compétition », a déploré le dirigeant de MFSZ, le réalisateur Attila Janish à la radio commerciale indépendante Klubradio.
A la place du Festival du film, qui existe depuis 1965, l’organisation projettera une série de films hongrois des 100 dernières années, à l’ancien cinéma Urania de Budapest, du 1er au 3 février, lors des Journées du films hongrois.
L’an dernier des cinéastes hongrois et leurs collègues étrangers avaient déjà protesté contre la reprise en main du cinéma par le nouveau régime, qui a placé l’ensemble du secteur sous la responsabilité du producteur américain d’origine hongroise Andrew G. Vajna (Rambo, Total Recall), dans un sens ultra-libéral.

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A propos de…

Critique de cinéma, notamment pour Le Monde, écrivain, enseignant, Jean-Michel Frodon a dirigé Les Cahiers du Cinéma. Il anime Projection publique, le blog ciné de Slate, et participe à ArtScienceFactory (artistes et scientifiques associés)
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