Wanda/Barbara Loden

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Wanda de Barbara Loden, avec Barbara Loden, Michael Higgins, Barbara Schupenes. Durée : 1h45.

Sortie le 8 juillet.

Des « reprises », il y en a toutes l’année – reprises de classiques, reprises de nanars, reprises de films plus ou moins cultes, pour de plus ou moins bonnes raisons. C’est très bien ainsi, et la multiplication des « restaurations », qui signifient surtout souvent transfert sur support numérique (et donc promesses de nouvelles diffusions sur de nouveaux supports) ne cesse de prendre de l’ampleur. Encore une fois : tant mieux ! Mais une reprise comme celle de Wanda, c’est autre chose.

Parce que Wanda c’est autre chose. Film unique d’une femme exceptionnelle, geste de liberté et de désespoir, traversée des apparences de la vie et de celles du cinéma – et en particulier du cinéma de genre. Le parcours de l’héroïne imaginée et incarnée par Barbara Loden, c’est Le Petit Chaperon rouge et Blanche Neige racontés aux adultes par une adulte, c’est terrible et bouleversant.

Des montagnes noires du pays minier aux nuits blanches de solitude, de la violence d’un jugement qui dépossède et mutile, d’autant plus douloureux qu’il est loin d’être infondé, à la violence d’un délire de braquage et de kidnapping, d’un geste décidé pour partir à un geste alangui pour s’offrir, c’est une danse de vie et de mort, quotidienne et hallucinée. Le chemin de Barbara et celui de Wanda convergent vers une lumière blême et terrible. Une souffrance, oui, mais un bonheur aussi.

Et après cette rencontre, nécessaire, impérative, avec un des films les plus troublants et les plus justes que jamais le cinéma enfanta, il est aussi possible et très très souhaitable de lire ce roman tout en harmoniques et embardées, l’admirable  Supplément à la vie de Barbara Loden de Nathalie Léger (POL). Allons, l’été commence plutôt bien.

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DVD Je m’appelle hmm…

jemappellehmmm-rJe m’appelle hmm… d’Agnès Troublé dite agnès b. Avec Douglas Gordon, Lou-Lelia Demerliac, Jacques Bonnafé, Sylvie Testud. 121′.

Ce fut un des plus beaux films de l’an dernier. Un film ouvert sur les abîmes et l’horizon, un voyage où l’enfance et la terreur, le mystère des rencontres et la joie de l’invention – invention d’un geste, d’un mot, d’un regard – ne cessaient de surgir, de manière ludique et précise. Ce fut aussi un des films les plus mal aimés, et les moins vus, pour des raisons assez honteuses ayant à voir ouvertement à la profession de sa réalisatrice (de quoi elle se mêlait, celle-là, de venir faire des films…) et d’autres hélas plus banales, ayant à voir avec l’extraordinaire liberté d’un premier film impossible à ranger dans aucune case. Qu’il sorte aujourd’hui en DVD est un cadeau, à tous ceux qui auraient le possibilité, enfin, de découvrir cette œuvre modeste et follement ambitieuse, pudique et très intime.

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Films à voir au cinéma en ce moment

 

FILMS A VOIR AU CINÉMA EN CE MOMENT:

425117Victoria de Sebastian Schipper

135335Le Prince de Hombourg de Marco Bellocchio

561530Le Souffle d’Alexander Kott

236881Valley of Love de Guillaume Nicloux

203359 Comme un avion de Bruno Podalydès

557341Trois souvenirs de ma jeunesse d’Arnaud Desplechin

496434L’Ombre des femmes de Philippe Garrel

215297Mad Max: Fury Road de George Miller

334715La Tête haute d’Emmanuelle Bercot

073359La Loi du marché de Stéphane Brizé

286721Les Terrasses de Merzak Allouache

381426Titli de Kanu Behl

508117Un jeune poète de Damien Manivel

542862Edgar Morin, chronique d’un regard de Céline Gailleurd et Olivier Buhler

131138Le Dos rouge d’Antoine Barraud

427776Jauja de Lisandro Alonso

546075Taxi Téhéran de Jafar Panahi

215964Histoire de Judas de Rabah Ameur-Zaïmèche

336558Le Challat de Tunis de Kaouther Ben Hania

020675Journal d’une femme de chambre de Benoit Jacquot

075558Ningen de Çagla Zenciri et Guillaume Giovanetti

330151La Maison au toit rouge de Kôji Yamada

217750La Sapienza d’Eugène Green

146312Le Président de Mohsen Makhmalbaf

021020Big Eyes de Tim Burton

384730Révolution Zendj de Tarik Teguia

555332Kommunisten de Jean-Marie Straub

374911Tokyo fiancée de Stefan Liberski

304608Citizenfour de Laura Poitras

534408Red Army de Gabe Polski

376923Hungry Hearts de Saverio Costanzo

434735Les Merveilles d’Alice Rohrwacher

195617Amour fou de Jessica Hausner

150756Les Jours venus de Romain Goupil

001837Les Jours d’avant de Karim Moussaoui

556917Marussia d’Eva Pervolovici

594635Loin des hommes de David Oelhoffen

275718Les Règles du jeu de Claudine Bories et Patrice Chagnard

528662Fidelio, l’odyssée d’Alice de Lucie Borleteau

579326Eau argentée de Ossama Mohammad et Wiam Simav Bedirxaet

324615Au revoir l’été de Kôji Fukada

555519Run de Philippe Lacôte

257392Charlie’s Country de Rolf De Heer

373884Timbuktu d’Abderrahmane Sissako

384403Qu’Allah bénisse la France d’Abd Al Malik

108965Mercuriales de Virgil Vernier

304249Mateo Falcone d’Eric Vuillard

153757White God de Kornel Mundruzco

526506A Capella de Lee Sujin

290531Vers Madrid – the Burning Bright de Sylvain George

227546Que ta joie demeure de Denis Côté

130080Patria obscura de Stéphane Ragot

595346Magic in the Moonlight de Woody Allen

410593Bande de filles de Céline Sciamma

377455Geronimo de Tony Gatlif

143391Le Paradis d’Alain Cavalier

350435P’tit Quinquin de Bruno Dumont

469848National Gallery de Frederick Wiseman

508784Gone Girl de David Fincher

579120Mommy de Xavier Dolan

076984Un été à Quchi de Tso-chi Chang

388785Saint Laurent de Bertrand Bonello

093883We Can’t Go Home Again de Nicholas Ray

328081Shirley de Gustav Deutsch

0128393 Cœurs de Benoit Jacquot

520713Mange tes morts de Jean-Charles Hue

339171L’Institutrice de Nadav Lapid

313642Mademoiselle Julie d’Alf Sjöberg

580113Métamorphoses de Christophe Honoré

395906Party Girl de Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Theis

147786Siddharth de Richie Mehta

205966Sils Maria d’Olivier Assayas

309669Les Combattants de Thomas Cailley

443407Trap Street de Vivian Qu

265628Ana Arabia d’Amos Gitai

251957L’Homme qu’on aimait trop d’André Téchiné

051205Les Ponts de Sarajevo

de Aida Begic, Leonardo DiCostanzo, Jean-Luc Godard, Kamen Kalev, Isild LeBesco,

Sergei Loznitsa, Vincenzo Marra, Ursula Meier, Vladimir Perisic, Cristi Puiu, Marc Recha, Angela Schanelec, Teresa Villaverde

(attention: direction artistique JM Frodon=autopromo)

528153Sunhi de Hong Sang-soo

033103Palerme Emma Dante

147796Eastern Boys de Clint Eastwood

446081Sangue de Pipo Delbono

041503Black Coal de Diao Yinan

075169Bird People de Pascale Ferran

139289La Vache de Dariush Mehrjui

383149Adieu au langage de Jean-Luc Godard

170326La Chambre bleue de Mathieu Amalric

490001Deux jours, une nuit de Jean-Pierre et Luc Dardenne

422164-1La Frappe de Yoon Sung-hyun

119097Les Femmes de Visegrad de Jasmila Zbanic

21011807_201306111238001863x3D pour Les Trois Désastres de Jean-Luc Godard

488836La Ligne de partage des eaux de Dominique Marchais

403323Je m’appelle Hmmm… d’Agnès b

118340Noor de Çagla Zencirci et Guillaume Giovanetti

418492Night Moves de Kelly Reichardt

468567Les Trois Sœurs du Yunnan de Wang Bing

012559Métabolisme ou Quand le soir tombe sur Bucarest de Corneliu Porumboiu

052917Heli d’Amat Escalante

169364L’Etrange Petit Chat de Ramon Zürcher

234348Mille soleils de Mati Diop

491047Eastern Boys de Robin Campillo

012340Real de Kiyoshi Kurosawa

303495Leçons d’harmonie d’Emir Baigazin

21023581_20130731104757894Portrait of Jason de Shirley Clarke

043550Le Vertige des possibles de Vivianne Perelmuter

014107Her de Spike Jonze

174935Les Chiens errants de Tsai-Ming-liang

053203Arrête ou je continue de Sophie Fillières

20103062L’Etudiant de Darejan Omirbaev

204703At Berkeley de Frederick Wiseman

232065La Femme du Ferrailleur de Danis Tanovic

445377Only Lover Left Alive de Jim Jarmusch396497L’Expérience Blocher de Jean-Stéphane Bron

591914Abus de faiblesse de Catherine Breillat

459766Ida de Pawel Pawlikowski

21048491_20131010163051547C’est eux les chiens de Hicham Lasri

358282Nymphomaniac Volume 2 de Lars von Trier

21052583_2013102415340471

Le vent se lève de Hayao Miyazaki

21055218_20131106104323322Comme des lions de pierre à l’entrée de la nuit d’Olivier Zuchuat

21050903_20131031165612775A ciel ouvert de Mariana Otero

21058784_20131118171801678Philomena de Stephen Frears

121226Les Gouffres d’Antoine Barraud

21062037_20131129102802768Nymphomaniac, volume 1 de Lars von Trier

21058182_201311151217430422 automnes 3 hivers de Sébastien Betbeder

 21003660_20131108102404011

Tel père, tel fils de Hirokazu Kore-Eda

 

215220Museum Hours de Jem Cohen

21006443_20130516122228502La Bataille de Tabato de João Viana

21006036_20131025171007628A Touch of Sin de Jia Zhang-ke

20541978_20131010174200124All is Lost de JC Chandor

21035507_20131114181440783La Jalousie de Philippe Garrel

21045994_20131002130427226A World Not Ours de Mahdi Fleifel

21001670_20131003122000657Le Cours étrange des choses de Raphaël Nadjari

21049757_20131015170623847The Immigrant de James Gray

21053769_20131029173428428La Marche de Nabil Ben Yadir

21056846_2013111211262021725 novembre 1970 Le jour où Mishima choisit son destin de Koji Wakamatsu

21047540_20131008115643155Le Dernier des injustes de Claude Lanzmann

21005275_20130927183847948Inside Llewyn Davis d’Ethan et Joel Coen

FDUne femme douce de Robert Bresson

20193768_20131015095235802Le fond de l’air est rouge de Chris Marker

SnowSnowpiercer, le transperceneige de Bong Joon-ho

21040491_20131001105209498Workers de Jose Luis Valle

Histoire de ma mort d’Albert Serra

Pink de Jeon Soo-il

Omar de Hany Abu-Assad

Haewon et les hommes de Hong Sang-soo

Salvo de Fabio Grassadonia et Antonio Piazza

La Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechicke

Vandal de Hélier Cisterne

Fifi hurle de joie de Mitra Farahani

Blue Jasmine de Woody Allen

Miele de Valeria Golino

The Connection de Shirley Clarke

Ma vie avec Liberace de Steven Soderberg

Jimmy P. d’Arnaud Desplechin

Ma Belle Gosse de Shalimar Preuss

Vic+Flo ont vu un ours de Denis Côté

Gare du Nord de Claire Simon

Leviathan de Lucien Castaing-Taylor et Véréna Paravel

Alabama Monroe de Felix van Groeningen

Jeune & jolie de François Ozon

Les Salauds de Claire Denis

Leones de Jazmin Lopes

Meteora de Spiros Stathoulopoulos

Grigris de Mahmat Saleh Haroun

Dans un jardin je suis entré d’Avi Mograbi

Ini Avan, celui qui revient d’Asoka Handagama

People Mountain People Sea de Cai Shang-jun

L’Inconnu du lac d’Alain Guiraudie

Amor Carne de Pippo Delbono

Bambi de Sébastien Lifchitz

Not in Tel-Aviv de Nony Geffen

Shokuzai de Kiyoshi Kurozawa

La Dernière Fois que j’ai vu Macau

de Joao Pedro Rodrigues et Joao Rui Guerra da Mata

Le Joli Mai de Chris Marker et Pierre Lhomme

Post Tenebras Lux de Carlos Reygadas

Une vie simple de Ann Hui

The Lebanese Rocket Society de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige

L’Intervallo de Leonardo Di Costanzo

Mud de Jeff Nichols

La Sirga de William Vega

The Grandmaster de Wong Kar-wai

Les Lendemains de Bénédicte Pagnot

Casa nostra de Nathan Nicholovitch

La Belle endormie de Marco Bellocchio

Jaurès de Vincent Dieutre

Camille Claudel 1915 de Bruno Dumont

No de Pablo Larrain

La Porte du paradis de Michael Cimino

Bestiaire de Denis Côté

Cinq caméras brisées de Emad Burnat et Guy Davidi

Elefante Blanco de Pablo Trapero

Wadjda de Haifa Al-Mansour

Dans la brume de Sergei Loznitsa

Invisible de Michal Aviad

Zero Dark Thirty de Kathryn Bigelow

Mundane Story d’Anocha Suwichakompong


Django Unchained de Quentin Tarantino

Lullaby to my Father d’Amos Gitai

Aujourd’hui d’Alain Gomis

Tabou de Miguel Gomes

Les Bêtes du sud sauvage de Benh Zeitlin


L’Age atomique de Héléna Klotz

Au-delà des collines de Cristian Mungiu

Après Mai d’Olivier Assayas

Rengaine de Rachid Djaidani

Free Radicals de Pip Chodorov

L’Hypothèse du Mokélé-Mbembé de Marie Voignier

Genpin de Naomi Kawase

Saudade de Katsuya Tomita

Une famille respectable de Massoud Bakhshi

Traviata et nous de Philippe Béziat

Into the Abyss de Werner Herzog

In another Country de Hong Sang-soo

César doit mourir de Paolo et Virttorio Taviani

Like Someone in Love d’Abbas Kiarostami

Dans la maison de François Ozon

Avoir 20 ans dans les Aurès de René Vautier

Damsels in Distress de Whit Stillman

Gebo et l’ombre de Manoel de Oliveira

Après la bataille de Yousri Nasrallah

Captive de Brillante Mendoza

Camille redouble de Noémie Lvovsky

Would You Have Sex with an Arab? de Yolande Zauberman

La Vierge les coptes et moi de Nabil Abel Messeeh

Confession d’un enfant du siècle de Sylvie Verheyde

Demain? de Christine Laurent

Tokyo Park de Shinji Aoyama

La Servante de Kim Ki-young

Tourbillon de Helvécio Marins Jr et Clarissa Campolina

Voie rapide de Christophe Sahr

Poussière dans le vent de Hou Hsiao-hsien

Laurence Anyways de Xavier Dolan

Historias, les histoires n’existent que lorsque l’on s’en souvient de Julia Murat

ACAB (All Cops Are Bastards) de Stefano Solima

Trois sœurs de Milagros Mumenthaler

La Femme qui aimait les hommes de Hagar Ben Asher

Rétrospective Cassavetes

Holy Motors de Leos Carax

One-O-One de Franck Guérin

Faust d’Alexandre Sokourov

Adieu Berthe de Bruno Podalydès

El Campo de Hernan Belon

Cosmopolis de David Cronenberg

Les Femmes du bus 678 de Mohammed Diab

11 Fleurs de Wang Xiao-shuai

Dark Shadows de Tim Burton

Le Chemin noir d’Abdallah Badis

Querelles de Morteza Farshbaf

Twixt de Francis Coppola

Nana de Valérie Massadian

Je suis d’Emmanuel Finkiel

Chez Léon coiffure de François Lunel

A moi seule de Frédéric Videau

Low Life de Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval

le Juif qui négocia avec les nazis de Gaylen Ross

Train de nuit de Jerzy Kawalerowicz

La Terre outragée de Michale Boganim

Les Adieux à la reine de Benoit Jacquot

Bellflower d’Evan Glodell

38 témoins de Lucas Belvaux

Bi, n’aie pas peur de Phan Dang Di

Le Fossé de Wang Bing

Fengming, chronique d’une femme chinoise de Wang Bing

L’Oeil de l’astronome de Stan Neumann

Bovines d’Emmanuel Gras

Portrait au crépuscule d’Angelina Nikonova

Go Go Tales d’Abel Ferrara

L’Inconsolable de Jean-Marie Straub

Sur la planche de Leïla Kilani

Hanezu de Naomi Kawase

Elles de Malgorzata Szumowska

Les Chants de Mandrin de Rabah Ameur-Zaïmeche

Sport de filles de Patricia Mazuy

Tahrir Place de la Libération de Stefano Savona

La Folie Almayer de Chantal Akerman

Duch, Le Maître des forges de l’enfer de Rithy Panh

J. Edgar de Clint Eastwood

A l’âge d’Ellen de Pia Marais

Les Acacias de Pablo Giorgelli

Take Shelter de Jeff Nichols

Le Havre d’Aki Kaurismaki

The Terrorizers d’Edward Yang

Hugo Cabret de Martin Scorsese

Sweetgrass de Lucien Castaing Taylor

Le Cheval de Turin de Bela Tarr

Americano de Mathieu Demy

Territoire perdu de Pierre-Yves Vandeweerd

Donoma de Djinn Carrénard

Tous au Larzac de Christian Rouaud

Black Blood de Miaoyan Zhang

 

Qu’ils reposent en révolte de Sylvain Georges

 

Jeanne captive de Philippe Ramos

 

Noces éphémères de Reza Sarkanian

 

 

 

 

 

 

 

Il était une fois en Anatolie de Nuri Bilge Ceylan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Curling de Denis Côté

 

 

 

 

 

 

 

Hors satan de Bruno Dumont

 

 

 

 

 

 

Octobre à Paris de Jacques Panijel

 

 

 

 

 

 

Ici on noit les Algériens de Yasmina Adi

 

 

 

 

 

 

The Artist de Michel Hazavanicius

 

 

 

 

 


Beur sur la ville de Djamel Bensallah

 

 

 

 

 

 

 

Beauty de Oliver Hermanus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ceci n’est pas un film de Jafar Panahi et Mojtaba Mirtahmasb

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Apollonide de Bertrand Bonello

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Restless de Gus Van Sant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Attenberg d’Athina Rachel Tsangari

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une vie avec Oradour de Patrick Séraudie


 

 

 

 

 

 

 

 

Kinshasa Symphony de Claus Wischmann et Martin Bae

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La guerre est déclarée de Valérie Donzelli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


La Grotte des rêves perdus de Werner Herzog

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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DVD “Phoenix”

344741Phoenix de Christian Petzold, avec Nina Hoss, Ronald Zehrfeld, Nina Kunzendorf. 1h35. Bonus: entretiens avec C. Petzold et avec N. Hoss. Diaphana Edition vidéo.

Sorti un peu trop discrètement en janvier dernier, le film de Christian Petzold impressionne par sa capacité à allier rigueur et folie. Dans le Berlin en ruines de l’immédiat après-guerre, la confrontation entre une survivante d’Auschwitz et l’homme qu’elle aimait et qui l’a trahie devient une sorte de Vertigo inversé. L’homme veut en effet faire jouer à celle qui l’a retrouvée le rôle de sa femme qu’il croit morte. L’affrontement feutré des deux dénis (elle refusant d’accepter la trahison de son mari chez elle, lui refusant de voir qu’elle est bien sa femme) engendre un jeu de masques et d’inquiétantes vibrations autour d’un thème porté à incandescence par la Shoah mais universel: celui de la possible reconstruction de sa propre identité, celui de la vérité du visage humain. Le scénario évitant soigneusement les coups de théâtre, l’interprétation très sobre et la mise en scène impeccable, surtout dans les scènes entre les deux personnages principaux, donne au film du réalisateur allemand une puissance aux longs échos.

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4 éclats de jeunesse

Jeunesses des sixties

Tous les garçons s’appellent Patrick de Jean-Luc Godard. L’amour existe de Maurice Pialat. A la mémoire du rock de François Reichenbach. Les Veuves de quinze ans de Jean Rouch.Au cinéma Le Champollion, deux séances par jour à 12h30 et 17h40.

Les quatre courts métrages réunis par ce programme racontent une, et même plusieurs passionnantes histoires. L’une d’entre elles est celle de l’homme dont le nom sert de fil conducteur, Pierre Braunberger, producteur de Jean Renoir dès 1927, précurseur des salles art et essai avec Le Panthéon, directeur de studio, et surtout un des principaux producteurs de la Nouvelle Vague, de Godard et Truffaut à Resnais et Marker. Mais c’est aussi l’incroyable révolution de société qui se joue au tournant des années 50-60 en Europe, sous l’influence de la culture américaine, des nouvelles technologies, du basculement dans la phase qui suit l’après-guerre proprement dit. Entre autres inventions décisives de cette époque, l’idée même d’adolescence comme manière d’exister, comme pratique (et bien sûr aussi comme marché). On n’en est pas sorti. C’est enfin la façon dont le cinéma, plus qu’aucun autre art ou moyen d’expression, a été en phase avec ce bouleversement. ce qui s’est traduit notamment par ce qu’on appelle, non sans confusion, la Nouvelle Vague.

Ces quatre courts métrages, très différents entre eux, témoignent ensemble de ces deux phénomènes, celui qui concerne toute la société, celui qui concerne le cinéma. De 1959 (brève comédie allègre signée Godard mais écrite par Rohmer) à 1964 (étude de mœurs inquiète et bouleversante de Jean Rouch), des jeunes filles sont au cœur de cette recherche à fleur de peau, fictions parcourues des frissons de corps qui s’éveillent, de désirs et de représentations qui s’élancent, des esprits qui cherchent une autre lumière. Entre les deux, sur un mode plus documentaire, mais infiniment personnel, l’évocation d’une banlieue parisienne de son enfance par Maurice Pialat qui réalisait son premier chef d’œuvre et l’étonnant témoignage “décalé”, grâce au travail sur la bande son, de l’explosion d’énergie juvénile liée aux concerts “rocks” (version Johnny Hallyday et Eddie Mitchell) inventé par François Reichenbach. Dans leur singularité, ils prennent admirablement en charge cette histoire, sa complexité et sa puissance de rupture. C’était il y a 55 ans. C’est loin. C’est proche. Donc c’est du cinéma.

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DVD Werner Herzog (2e coffret)

dvd-werner-herzog-volume-2-1976-1982-potemkineDeuxième volume (c’est le mot vue la taille de l’objet) d’une entreprise considérable, la mise à disposition de l’œuvre complet de Werner Herzog en DVD, ce coffret réunit non seulement des films essentiels, mais un assortiment particulièrement significatif du travail du cinéaste, et de son importance. S’il culmine avec la fresque mégalomane Fitzcarraldo (mégalomanie qui, très consciemment, est à la fois le sujet du film et les conditions de sa fabrication), c’est en gravissant en quelque sorte toutes les gradations, chacune ayant absolument sa valeur. La Soufrière, documentaire d’une demie heure sur les suites d’une éruption du volcan guadeloupéen n’est pas moins ample, et prend à sa manière en charge toutes questions réalistes et fantastiques, politiques et mystiques, qui travaillent le cinéma d’Herzog. Selon des modalités à chaque fois complètement différente, on en dirait autant du remake halluciné de Nosferatu (un des rares grands rôles d’Isabelle Adjani)  ou du court métrage de fiction Personne ne veut jouer avec moi. Cette édition comporte de nombreux compléments, dont le making of de Fitzcarraldo réalisé par le regretté grand documentariste Les Blank, Burden of Dreams, qui est à lui seul un film magnifique, aussi passionnant que celui qui lui sert de sujet.

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“Eric Rohmer est mort”, chanson de Clio

EREMVoir le clip

 

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M. Jancso par E. Breton

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Miklos Jancso, une histoire hongroise d’Emile Breton. Yellow Now/Côté cinéma. 144 pages.

C’est un triple bienfait que la parution de ce petit livre, aux toujours élégantes éditions Yellow Now. Bienfait que de remettre en lumière un cinéaste majeur de la deuxième moitié du 20e siècle: après avoir bénéficié d’une grande reconnaissance, voire d’une gloire déplacée et lourde de malentendus dans les années 1960-1970, Miklos Jancso est en effet entré dans une ombre d’indifférence, du moins de la part des festivals, des critiques et des programmateurs occidentaux, dont rien n’a pu le faire sortir, pas même sa mort le 31 janvier 2014, à 86 ans et avec 33 longs métrages à son actif depuis 1958. Découvert hors de son pays, la Hongrie, grâce aux Sans Espoirs (1965), il s’imposa bientôt par la puissance expressive de son écriture de cinéaste. Celle-ci est marquée notamment par l’utilisation de longs mouvements de caméra en travelling enveloppant de multiples personnages, ce trait stylistique, moins systématique qu’on l’a dit et utilisé de multiples manières, finissant par devenir un effet de signature derrière lequel disparaîtra la singularité des films, d’ailleurs inégaux.

C’est le deuxième bienfait du livre de revenir sur la singularité des œuvres, leurs conditions de naissance, ce qui les relie et ce qui les différencie. Célébré des Sans espoirs à Psaume rouge (1971), qui marque l’apogée de sa carrière internationale, Jancso est ensuite rattrapé par une indifférence croissante, du moins hors de Hongrie, où il resta, comme réalisateur et comme personnalité culturelle engagée, une figure reconnue. Durant sa période la plus faste, marquée aussi par les admirables Rouges et blancs (1967), Silence et cri (1968), Ah! ça ira!  (1968), Sirocco d’hiver (1969) et Agnus Dei (1971), le cinéaste explore de manière audacieuse les relation entre histoire et actualité, situations régionales et grands mouvements mondiaux, politique, territoire et inconscient, dans une mise en scène où les recherches formelles sont toujours en phase avec les question soulevées.

Voilà ce que montre fort bien le critique Emile Breton, plume précise, savante mais jamais pédante, regard attentif où l’humour pointe en permanence. Et c’est le troisième bienfait de cette publication de donner à lire ce fin connaisseur des cinémas d’Europe de l’Est (pas seulement de ceux-là), dont le moins qu’on puisse dire est qu’il n’encombre pas les rayonnages des librairies. Inscrivant le parcours du cinéaste et du citoyen Jancso dans l’histoire de la Hongrie depuis la prise du pouvoir par les communistes jusqu’au gouvernement Orban, Emile Breton apporte aussi des informations précieuse sur la partie la moins connue de l’œuvre, la plus récente, où on trouve encore quelques pépites comme Dieu marche à reculons (1990) ou La Valse du Danube bleu (1991), sans oublier la contribution de Jancso au film collectif initié par Béla Tarr contre la mise en coupe réglée du cinéma hongrois par Orban, La Hongrie en 2011.

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Rêver les cinémas, demain

41GikKv26XL._SY344_BO1,204,203,200_C’est une nouvelle étape d’une longue et belle aventure, loin d’être achevée. En 2014, deux jeunes gens passionnés de cinéma se lançaient, d’abord un peu le nez au vent, à la découverte des salles de cinéma qui assurent, en France, la qualité et la diversité de l’offre de films, à un degré sans égal nulle part au monde. Bientôt l’initiative d’Agnès Salson et Mikhaël Arnal attirait l’attention des professionnels et des pouvoirs publics, qui l’ont relayée sans en abimer le côté artisanal, backpackers de la cinéphilie. Régulièrement retranscrit en ligne, le relevé au jour le jour de leurs rencontres un peu partout en France donnait lieu à une description significative au niveau culturel et de politique d’équipement local et régional, mais aussi comme succession de situations vécues, et incarnées. Cette expérience donne lieu aujourd’hui à la publication du petit livre Rêver les cinémas, demain édité par les Atelier Henry Dougier: à la fois description des situations multiples découvertes au cours de leurs périples, études des conditions d’existence et des difficultés de salles spécifiques, affirmation vigoureuse et répétée de la confiance dans l’avenir du cinéma comme lieu autant que comme art et comme industrie, et catalogue d’hypothèses pour des possibles innovations selon les conditions particulières. Soit, de manière synthétique et très accessible, un excellent survol des ressources et des enjeux liés à cet endroit aux vertus décisives, en pleine mutation comme à peu près tout le reste sous les effets du numérique, et appelé à continuer à se réinventer sans se trahir, comme le cinéma lui-même. De leur côté, les vaillants visiteurs de salles obscures poursuivent leur odyssée, à travers l’Europe désormais. On peut lire leur livre, et les billets sur leur site, on peut aussi les aider.

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Oshima puissance 9

coffret-nagisa-oshima-9-films-blu-ray-de-nagisa-oshima-1018202843_MLLe coffret que vient de publier Carlotta permet enfin de rendre un peu mieux justice à l’œuvre d’un grand cinéaste moderne, Nagisa Oshima. Celui-ci aura finalement souffert de l’immense visibilité de ses deux films les plus célèbres, films d’ailleurs admirables, L’Empire des sens et Furyo. Ils auront en grande partie masqué l’importance d’une recherche cinématographique portée par une inépuisable énergie critique, et un constant renouvellement dans les éléments de réponses à cette recherche. Prélèvement riche de sens et de diversité dans un ensemble encore bien plus vaste – le premier film d’Oshima date de 1959 alors que le plus ancien des titres ici réunis, Le Piège (1961), est son 5e long métrage, et après le plus récent, Une petite sœur pour l’été (1972), Oshima signera encore 7 films jusqu’à Tabou en 1999 – l’ensemble ici réuni a le mérite de rendre accessibles des films devenus quasiment invisibles. La Pendaison (1968) et La Cérémonie (1971) ont en leur temps été salués comme des chefs d’œuvre, affirmation d’une radicalité stylistique portant le fer dans les conventions et les zones d’ombre de la société japonaise – et pas seulement elle. Le Petit Garçon (1969) démontrait la capacité d’Oshima de croiser cette exigence avec les codes du mélodrame social, quand Le Journal d’un voleur de Shinjuku avait retrouvé l’énergie adolescente des Nouvelles Vagues dont l’auteur des Contes cruels de la jeunesse avait été la figure de proue en Extrême-Orient dès 1960. Il est mort après la guerre témoigne de l’ampleur des recherches du cinéaste sur de nouvelles modes de description des engagements politiques, notamment inspirés par Brecht, en même temps qu’une méditation sur la vérité au cinéma, tandis que l’étonnant Carnet secret des Ninjas avait inventé un forme de mise en film d’un manga d’arts martiaux aussi créatif qu’économique. Le coffret est complété par le rarissime court métrage Le Journal de Yunbogi (24′, 1965).

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