22 nationalités et un seul match

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pippoTeddyBertinAvatarOn connaissait les matchs de Premier League sans Anglais au coup d’envoi. C’était le 4 janvier 2010, un affrontement entre Portsmouth et Arsenal. Un autre match de ce championnat, Blackburn contre West Bromwich Albion (2-0), a battu un nouveau record dimanche dernier: avec les remplaçants, 22 nationalités différentes ont pu s’ébattre gaiement sur le terrain. Un shot à haute dose de mondialisation sur carré vert.

Sur la Google Map ci-dessous, vous pouvez voir de quels pays viennent les joueurs qui ont participé à ce match. Ils étaient 27 au total (dont 3 Anglais):

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Le Petit Poucet est un arnaqueur

SOCCER

TeddyBertinAvatarCe week-end, dix clubs amateurs joueront les seizièmes de finale de la Coupe de France de foot. Certains battront probablement des équipes professionnelles. Une performance pas si surprenante.

Charles Perrault l’aurait sûrement mauvaise de découvrir que son Petit Poucet est aujourd’hui cuisiné à toutes les sauces, même footballistique. Dans la novlangue du milieu, le Petit Poucet, c’est le club de niveau amateur qui fait la nique aux gros dans la «plus belle des compétitions», la Coupe de France. L’histoire de David contre Goliath en somme. Sauf que le Petit Poucet, en réalité, a fait la course aux armements. Un peu comme si le gamin de Perrault se baladait en forêt avec ses petits cailloux, mais aussi un soutien satellite de tous les instants pour repérer les mouvements de l’ogre.

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Le business-model déficitaire des clubs: l’exemple de l’OL

SPORT SOCCER

Pourquoi le club de Jean-Michel Aulas était-il déficitaire l’an dernier, après cinq années de gestion vertueuse?

Le mardi 12 janvier, l’UEFA publiait un rapport financier sur les clubs européens de première division des 53 fédérations qu’elle chapeaute. Résultat inquiétant, alors qu’a été adopté le principe de “fair-play financier”: 56% d’entre eux sont en déficit, la plupart plombés par les salaires des joueurs et le coût des transferts. Au total, en 2009, ils ont dépensé 12,9 milliards d’euros, pour n’en générer que 11,7. Soit une perte cumulée record de 1,2 milliard, en augmentation de 85% (!) par rapport à 2008.

Malgré la crise financière, et malgré les nouvelles règles de l’UEFA, les clubs de foot européens sont donc de moins en moins rigoureux. Ou de plus en plus téméraires. Pour comprendre pourquoi, PDPS a décidé de prendre un cas exemplaire de cette tendance, en se plongeant dans les comptes de l’Olympique Lyonnais (voir le rapport financier), qui, après cinq années de gestion bénéficiaire, a connu les affres du déficit lors de la saison 2008-2009.

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Les récompenses individuelles dans le foot n’ont d’intérêt qu’au bistrot

SPORT SOCCER WORLD JAPAN FEVER

PippoAvatar copyEt un, et deux, et trois ballons. Jolie journée que ce lundi 10 janvier, qui a vu la remise de trois prix. Un premier – le principal, le Ballon d’Or, par France Football et la FIFA à Léo Messi – et deux, plus amusants – les ballons de plomb et d’eau fraîche – par le site Internet satirique Les Cahiers du Football.

Le nouveau trophée FIFA Ballon d’Or est-il un inutile et superficiel coup marketing?” se demandait en novembre Aurélien Le Génissel dans un article de Slate. S’il récompense des joueurs formidables – mais nous savions déjà qu’ils étaient bons – en terme de suspense, il a été d’un total désintérêt, à part en Catalogne. Tout a été dit ou presque sur la nouvelle formule et sur le Ballon d’Or en général. Résumons vite mais bien: c’est une récompense pour Footix, tous ceux qui ne retiennent de 2010 que le but d’Iniesta en finale de Coupe du monde. Les seules personnes qui ont encore le droit de s’enthousiasmer pour cette récompense, ce sont les enfants. A cet âge, on a toujours besoin d’idoles et de cartes Panini plus valorisées dans les cours de récré.

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Iniesta ne mérite pas le Ballon d’Or (et Messi non plus)

SOCCER-FIFA

Aurélien Le Genissel est un fan du Real Madrid habitant à Barcelone, et troll à ses heures perdues. Quelques heures avant l’obtention de son deuxième Ballon d’Or consécutif par Leo Messi, il nous livrait son plaidoyer en faveur de Xavi Hernández, patron du milieu de terrain du FC Barcelone et de l’équipe d’Espagne.

Dans quelques heures, à Zurich, le monde du football connaîtra enfin le gagnant de la première édition du Fifa Ballon d’Or. Un trophée qui va partir en Espagne puisque les trois finalistes, Iniesta, Xavi et Messi, jouent au F.C Barcelone. Andrés Iniesta est le grand favori et la Gazzetta dello Sport a même anticipé sa victoire. Pourtant, cette décision serait injuste. Même si Don Andrés reste un énorme joueur, il ne mérite pas (encore?) de remporter le trophée. Vu que les critères du Ballon d’Or restent (pour être gentil) fluctuants, volatiles, injustes et kafkaïens, chacun pourra choisir son chouchou. Le mien reste, sans discussion, Xavi Hernández. Et voici quelques raisons, subjectives, arbitraires et pleines de mauvaise foi, pour étayer ma position.

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