Le guide de la première journée de Ligue des Champions

Une nouvelle édition de la «coupe aux grandes oreilles».

Alors que tous les grands championnats européens ont redémarré, la compétition reine sur le continent, la Ligue des Champions, reprend enfin. Ce soir et demain, 32 équipes jouent leur premier match du tournoi aux quatre coins de l’Europe (et même au delà). Evidemment ce ne sont pas les 32 meilleures équipes du continent, surtout pendant les phases de poules, c’est pour ça que c’est amusant. Entre un Real Madrid au budget annuel estimé à 400 millions d’euros et l’Unirea Urziceni qui pointe à 4,5 millions d’euros, le fossé est immense. Entre football et boucherie, donc, Slate.fr a dressé le meilleur guide pour réviser ses gammes. Au menu, les matchs à ne pas manquer, les matchs à rater absolument, des déplacements bucoliques et le pire onze tricolore possible.

«Du côté de chez Footix» – les matches des Français

Juventus / FC Girondins de Bordeaux: sur les traces de 1985.
Le journaliste sportif ne craignant pas les comparaisons hasardeuses, on peut d’ores et déjà affirmer que tout Bordeaux attend depuis 24 ans le remake de la demi-finale de la Coupe des Champions 1985. A l’époque, le club au scapulaire avait été fessé au Stadio Comunale, 3-0. Le match retour, gagné 2-0, ne servit qu’à entretenir le mythe de l’épopée européenne fondatrice. Sur le pré, Müller et Battiston, avec toutes ses dents, régalaient. Cette année, avec leurs airs de gendres idéaux, les Girondins risquent fort de souffrir contre une Juve renaissante. Une chance, Del Piero et Diégo ne joueront pas ce soir.

Lire la suite…

lire le billet

Quand le sponsor ne veut plus mouiller le maillot

Pas facile en ces temps de crise de trouver un sponsor quand on ne représente rien comme Boulogne-sur-mer en Ligue 1

Grégory Thil a beau mouiller le maillot, rien n’y fait. Quatre journées de championnat — dont deux victoires, un match nul (1) — et toujours pas de sponsor à montrer aux caméras. La situation n’est pas inédite, mais dans le cas de Boulogne, elle traîne plus que de raison. Le directeur général de l’USBCO, Jean-Jacques Fiolet, l’assure pourtant: «Pas d’inquiétude au club. On s’attendait à cette situation. Ça ne pose pas de problème en ce qui concerne l’équilibre budgétaire. Et puis, ça va se débloquer dans les prochains jours; on est sur le point de signer avec un partenaire.» Le kop boulonnais peut se rassurer: leur équipe va bientôt rentrer dans la cour des grands. Avec un maillot recouvert d’une belle marque sur le devant, comme tout le monde. Ça fera moins CFA.

Quand même, il aura fallu attendre plus de trois mois pour trouver. Un délai qui s’explique évidemment par la crise économique. «La période n’est pas propice, explique Frédéric Bolotny, du centre de droit et d’économie du sport de l’université de Limoges. Quand ça va mal dans les entreprises, le sponsoring est le premier poste touché dans les budgets de communication. Cette dépense a toujours un problème de justification interne: il est difficile de virer des gens et en même temps d’investir dans le foot.» Même argument sur la Côte d’Opale. «Les investisseurs sont rares en ce moment, reconnaît Jean-Jacques Fiolet. D’ailleurs on n’est pas les seuls dans cette situation (un autre promu, Montpellier, a eu du mal à trouver un sponsor), sans compter que certains ont fait la culbute.» Autrement dit, des clubs ont fait passer le sponsor «dos» (négocié moins cher, c’est celui qu’on voit à l’arrière des maillots) sur la poitrine, où la visibilité est plus grande.

Lire la suite…

lire le billet