Vis ma vie de narco

Osito

Une grande partie de la cocaïne importée en Europe entre 1999 et 2003, c’est lui. Osito, l’Ourson en espagnol, aujourd’hui retiré des affaires, raconte le quotidien d’un narcotrafiquant dans un livre choc*. Rencontre avec un homme pas ordinaire. Lire la suite…

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Ellory, new king of polar

Non, vous n’avez pas mal lu, il n’y a pas de coquille, je parle bien d’Ellory, pas d’Ellroy. Outre l’anagrame de leurs noms, un autre point commun rapproche les deux presque homonymes : le talent. Si le grand James traîne sa carcasse et sa moustache dans les librairies du monde entier depuis plusieurs décennies déjà, Ellory, quant à lui, est un petit nouveau qui a déboulé en France en 2008 avec un premier texte remarqué, Seul le silence (vendu à plus de 40 000 exemplaires en grand format et à 200 000 en poche) par l’entremise d’une jeune maison d’édition, Sonatine, qui frappe toujours juste. Vendetta, son second roman, a reçu un accueil similaire et il est à parier que Les Anonymes, publié aujourd’hui, fera encore parler de lui. L’auteur a bien voulu m’accorder quelques minutes de son précieux temps lors de son passage à Paris. Rencontre.

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La face cachée des fachos

Opération Goliath

L’excellent auteur anglais David Peace déclarait récemment lors d’un tchat sur le site de Libération : “je crois que la fiction peut éclairer la réalité.” Cette affirmation s’applique parfaitement à une nouvelle collection de polars lancée par la maison d’édition Les Carnets de l’Info. Une collection baptisée Fiction documentée. Premier livre à paraître le 14 octobre prochain : Opération Goliath, de Denis Alamercery. Une plongée au coeur des réseaux mafieux et néo-nazis. Lire la suite…

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Le sang de l’Argentine

Cabezon-Sinay

Chose promise, petit retour sur la Semana Negra, le festival polar le plus important d’Europe, qui s’est déroulé du 9 au 18 juillet dernier. Un rendez-vous qui permet, chaque année, de faire des découvertes et des rencontres. Cette fois, c’est le maître Taibo II en personne qui me pousse, m’ordonne presque, de me ruer vers les livres de deux auteurs argentins. “Il faut absolument que tu lises leurs livres, ce sont de nouvelles voix argentines, une nouvelle génération d’écrivains qui est en train de naître”, me dit-il la moustache frétillante avant de s’allumer une émième cigarette. Lire la suite…

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Alger la noire

AdleneNB(300)

Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir en Algérie. C’est un peu le sentiment qui habite le lecteur quand il referme l’excellent roman La Prière du Maure (éditions Jigal). Adlène Meddi, son auteur, nous plonge dans les bas-fonds de son pays. Le rédacteur en chef d’El Watan Week-End livre ici une sombre histoire sur fonds de disparitions, de services de renseignements et de guerre au terrorisme, menée par une écriture parfois sèche, d’autres fois très poétique, et nous propose une galerie de personnages plus sombres les uns que les autres. Un régal. Interview d’un jeune auteur né en 1975 dans la banlieue d’Alger, sans aucun doute l’un des futurs noms qui comptera dans le noir. Un écrivain trentenaire et engagé, cofondateur du groupe de contestation Bezzzef (Assez), qui organise depuis novembre 2009 des manifestations et des happenings, dans un pays sous état d’urgence permanent où toute manifestation publique est interdite. Lire la suite…

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24 heures chrono

Nicolas Ancion

Happening littéraire, expérience d’écrivain et d’écriture, spectacle créatif et artistique. On a du mal à qualifier la performance de Nicolas Ancion à la Foire du livre de Bruxelles (la Flb) la semaine dernière. Une chose est sûre, le jeune auteur liégeois (né en 1971 mais qui compte déjà une quinzaine de publications à son actif) a réussi un exploit : écrire un polar en 24 heures. Installé dans le [email protected] de la Flb (consacrée cette année au numérique), il a démarré son travail le 3 mars à 21 heures et rendu sa copie le 4 mars à la même heure. Intitulé Très petite surface, son roman est ancré dans l’actualité belge puisqu’il a pour toile de fond la fermeture des magasins Carrefour dans le pays. Un roman social, noir, un bon texte, court certes (mais en 24 heures que demande le peuple ?), qui se lit d’une traite. “Grâce au web 2.0, je n’ai jamais été si nombreux pour écrire un manuscrit”, affirme Nicolas Ancion à la fin de son document. Après s’être remis de son marathon créatif, il a bien voulu répondre à mes questions. Lire la suite…

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Dennis Lehane, maître des ténèbres

Alors que sort sur les écrans l’adaptation de son roman, Shutter Island, il était temps de rendre hommage à l’un des maîtres du nouveau roman noir américain.

Lehane Dennis

Il n’a pas vraiment la gueule de l’emploi, Dennis Lehane. Pas le visage burriné par les milliers d’heures à arpenter le bitume ni marqué par d’innombrables nuits blanches à tâter de la bouteille de whysky (irlandais de préférence), pas de cernes, pas de barbe de plusieurs jours, pas la voix éraillée par les cigarettes consommées les unes derrière les autres. Non, Dennis Lehane ne ressemble en fait à rien. Ou plutôt si, à Monsieur-tout-le-monde. Seule particularité (et encore), il s’habille souvent en noir, jean’s, baskets, pull, blouson de cuir. A part ça, rien de spécial à signaler. Le portrait-robot est d’une banalité affligeante. Lire la suite…

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Le polar est (parfois) gay

Lamortvoisremercie

Le rose et le noir se marient bien parfois. La mort vous remercie d’avoir choisi sa compagnie en est la parfaite illustration. Un très bon titre pour un bon polar, publié en mai 2008. Alors, pourquoi vous en parler maintenant ? Parce que son auteur, Philippe Cassand, propose ce soir et demain l’adaptation théâtrale de son texte. L’intrigue : douze acteurs incarnent les personnages comiques et mystérieux qui gravitent autour de Xavier, séduisant steward et collectionneur d’amants et à travers le monde. Pas facile de mettre en scène un roman, policier qui plus est. Raison de plus pour courir voir ces deux représentations exceptionnelles. En attendant, l’auteur, entre deux répétitions, a bien voulu répondre à quelques questions. Lire la suite…

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Ellroy est grand

Quand James Ellroy présente ses textes, on l’écoute, on rit (jaune), on crie et on applaudit. Récit d’une soirée en compagnie du maître du polar américain.

USA“Bonsoir voyeurs, rôdeurs, pédérastes, renifleurs de petites culottes, punks et maquereaux !” Le ton est donné. Dès son arrivée sur la scène de la salle Renaud-Barrat du théâtre du Rond-Point lundi 11 janvier, accueilli par une salve d’applaudissements et par son hôte du soir, Jean-Michel Ribes, James Ellroy avance sa grande carcasse, se baisse, fait bouger ses jambes dans une imitation comique de tremblements et se poste derrière un pupitre. Lire la suite…

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