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	<title>Le Medialab de Cécile</title>
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	<description>New journalism in training ...</description>
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		<title>Goodbye Columbia!</title>
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		<pubDate>Thu, 20 May 2010 14:08:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sayseal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cours]]></category>
		<category><![CDATA[Columbia]]></category>
		<category><![CDATA[Diplôme]]></category>
		<category><![CDATA[Ecole de journalisme]]></category>

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		<description><![CDATA[(La promo 2010 de l&#8217;école de journalisme de Columbia attend le début de la cérémonie. Photo: Sébastien Dehesdin) Je n&#8217;ai jamais fermé un blog. J&#8217;en ai déjà ouvert certains pour les abandonner lâchement en cours de route, petit à petit, sans vraiment m&#8217;en rendre compte. Mais pas de ça pour le Medialab. En écrivant ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/files/2010/05/ODF5028.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-885" title="_ODF5028" src="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/files/2010/05/ODF5028.jpg" alt="_ODF5028" width="540" height="359" /></a><em> </em></p>
<p style="text-align: center;"><em>(La promo 2010 de l&#8217;école de journalisme de Columbia attend le début de la cérémonie. Photo: <a href="http://www.onedayforever.com/" target="_blank">Sébastien Dehesdin</a>)</em></p>
<p>Je n&#8217;ai jamais fermé un blog. J&#8217;en ai déjà  ouvert certains pour les abandonner lâchement en cours de route, petit à  petit, sans vraiment m&#8217;en rendre compte. Mais pas de ça pour le  Medialab.</p>
<p>En écrivant ce dernier billet, je clos aussi mon année à  Columbia. C&#8217;est dur de dire au revoir à dix mois de vie à New York.  Quand j&#8217;ai commencé, j&#8217;avais l&#8217;impression que l&#8217;année ne se finirait  jamais et, pour être honnête, je me suis parfois demandée si j&#8217;allais  être capable de supporter le rythme intensif de l&#8217;école. Alors tenir un  blog régulier en plus de cette pression quotidienne, avec un stage à  Slate.com à mi-temps pendant mon deuxième semestre, j&#8217;avais des doutes!</p>
<p>Mais   nous voilà aujourd&#8217;hui avec 36 billets (un par semaine en moyenne, même  s&#8217;il y a eu des pauses «vacances» et des pauses  «je-vais-jamais-avoir-mon-diplôme-si-j&#8217;écris-cette-semaine»),  et 182  commentaires. J&#8217;ai écrit (<a title="un" href="http://bit.ly/97PaHM" target="_blank">un</a> <a title="peu" href="http://bit.ly/dgEhpe" target="_blank">peu</a>)  sur l&#8217;iPad, <a title="sur" href="http://bit.ly/geoloc" target="_blank">sur</a> l&#8217;<a title="hyperlocal" href="http://bit.ly/16r9sE" target="_blank">hyperlocal</a>,  et sur les <a title="écoles" href="http://bit.ly/bmtNcR" target="_blank">écoles</a> de <a title="journalisme" href="http://bit.ly/af3dqb" target="_blank">journalisme</a>,  <a title="beaucoup" href="http://bit.ly/4y3aHq" target="_blank">beaucoup</a> sur <a title="Twitter" href="http://bit.ly/9nRsTx" target="_blank">Twitter</a>,  <a title="Facebook" href="http://bit.ly/dxseNk" target="_blank">Facebook</a>,  et les <a title="médias sociaux" href="http://bit.ly/1JlEwk" target="_blank">médias  sociaux</a> en général, sans oublier mes odes au New York Times (ses <a title="nécrologues" href="http://bit.ly/6Lakgw" target="_blank">nécrologues</a>,  <a title="sa rédaction web" href="http://bit.ly/6g5ALp" target="_blank">sa   rédaction web</a>, <a title="son  équipe multimédia" href="http://bit.ly/caJ57L" target="_blank">son équipe multimédia</a>, sa &#8220;<a title="social media editor" href="http://bit.ly/driddf" target="_blank">social   media editor</a>&#8220;).</p>
<p>La vie de campus américaine peut vite se  transformer en vase clos, et si l&#8217;école de journalisme est en effet  devenue un petit univers à part entière, la nature des cours m&#8217;a fait  parcourir <a title="le nord de  Manhattan" href="http://theuptowner.org/" target="_blank">le nord de Manhattan</a> quotidiennement, et  m&#8217;a fait  littéralement traverser bloc par bloc <a title="tout East Harlem et le Upper East Side" href="http://bit.ly/dsXlKf" target="_blank">tout East   Harlem et le Upper East Side</a> (Où je me suis aperçue un peu tard que  New York est BEAUCOUP plus grand que Paris).</p>
<p>Mais c&#8217;est surtout  vous qui m&#8217;avez aidée à me rappeler qu&#8217;il y a une vie en dehors de  Columbia, et ce alors même que je vous parlais principalement de  l&#8217;école! Merci pour vos commentaires, merci pour vos emails, merci pour  vos «RT» sur Twitter et vos «Like» sur Facebook. Merci au passage de  m&#8217;avoir fait pratiquer mon français semaine après semaine (et merci,  rédac chef, de n&#8217;avoir pas perdu espoir même en recevant certains  billets dans franglais parfois violent&#8230;).</p>
<p>Ma cérémonie de  remise de diplômes était juste comme dans les teen-movies américains que  je regarde depuis des années, la pluie et le vent en plus. Des milliers  d&#8217;étudiants avec leur cape et leur petit chapeau ridicule bleu ciel et  noir (les couleurs de Columbia), des milliers de parents et d&#8217;amis,  l&#8217;hymne américain avec la main sur le coeur, une prière par l&#8217;aumônière  de l&#8217;université pour ouvrir et fermer la cérémonie&#8230;</p>
<p>L&#8217;après-midi,   <a title="la chef des pages op-ed du New York Times Gail  Collins" href="http://topics.nytimes.com/top/opinion/editorialsandoped/oped/columnists/gailcollins/index.html" target="_blank">la chef des pages op-ed du New York Times Gail  Collins</a> a  donné un discours aux nouveaux diplômés en journalisme et à leurs  parents.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/files/2010/05/ODF5171.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-889" title="_ODF5171" src="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/files/2010/05/ODF5171.jpg" alt="_ODF5171" width="540" height="359" /></a><em> </em></div>
<p style="text-align: center;"><em>(Gail Collins s&#8217;addresse aux élèves de l&#8217;école de journalisme et à leurs parents. Photo: <a href="http://www.onedayforever.com/" target="_blank">Sébastien Dehesdin</a>)</em></p>
<p>«Vous allez inventer une nouvelle façon de communiquer»,  a-t-elle assuré après nous avoir donné quelques conseils pour commencer  notre vie professionnelle. «De la même manière que de mon temps, on est  passé de la machine à écrire à l&#8217;ordinateur et que la télévision a  débarqué. C&#8217;est alors devenu plus facile d&#8217;écrire plus court, d&#8217;écrire  mieux et d&#8217;être plus drôle. Et parce que la télévision devenait si  populaire, on a dû adapter notre écriture pour garder l&#8217;attention du  public».</p>
<p>«Pour l&#8217;instant, le journalisme en ligne ressemble à du  journalisme papier avec des paragraphes plus courts», a-t-elle ajouté.  «Mais ça va changer, parce que la capacité d&#8217;attention du public va être  différente avec internet. Ça ne veut pas dire qu&#8217;il y aura moins de  curiosité, ça veut juste dire que vous devez trouver un moyen de réussir  à atteindre ces lecteurs et à garder leur attention et leur intérêt».</p>
<p>«Je   ne ferai pas partie de ce mouvement», a-t-elle conclu, «mais vous si.  Vous allez changer l&#8217;univers! Alors au boulot!»</p>
<p>J&#8217;ai la chance de  me mettre au boulot en rejoignant l&#8217;équipe de Slate.fr dès cet été.  C&#8217;est la fin du Medialab, mais si l&#8217;occasion s&#8217;y prête, je réécrirai  sûrement sur les médias américains pour Slate ou en m&#8217;incrustant sur <a title="le blog  d'Alice Antheaume, Work In Progress" href="../../../../../../labo-journalisme-sciences-po/" target="_blank">le blog d&#8217;Alice  Antheaume, Work In Progress</a>.</p>
<p>A très bientôt,</p>
<p><em> Cécile Dehesdin</em></p>
<p><em>Des adieux éplorés, des «bon  débarras»? Dites-moi tout dans les  commentaires, sur Twitter (<a href="http://twitter.com/sayseal" target="_blank">@sayseal</a>), sur <a href="http://www.facebook.com/home.php#/pages/Le-medialab-de-Cecile/154050350676?ref=ts" target="_blank">la page Facebook du medialab</a>, ou envoyez-moi un  mail à cecile.medialab (@) <a href="http://gmail.com/" target="_blank">gmail.com</a></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><a href="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/files/2010/05/ODF5289.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-891" title="_ODF5289" src="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/files/2010/05/ODF5289.jpg" alt="_ODF5289" width="540" height="359" /></a></em></p>
<p style="text-align: center;"><em>(Etudiants en liesse à l&#8217;idée d&#8217;être diplômés et du buffet alcoolisé et gratuit qui les attend. Photo: <a href="http://www.onedayforever.com/" target="_blank">Sébastien Dehesdin</a>)<br />
</em></p>
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		<title>Mais c&#8217;est quoi au final un «social media editor»?</title>
		<link>http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/2010/05/11/social-media-editor-pbs-reseaux-sociaux-twitter-facebook/</link>
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		<pubDate>Tue, 11 May 2010 15:26:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sayseal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Métiers]]></category>
		<category><![CDATA[Y a pas qu'à Columbia...]]></category>
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		<category><![CDATA[médias sociaux]]></category>
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		<description><![CDATA[La visite de Jennifer Preston, la «social media editor» du New York Times, à Columbia était aussi intéressante que frustrante: à la fin de sa présentation ET d&#8217;une session de questions/réponses, je n&#8217;avais toujours aucune idée précise de ce qu&#8217;elle faisait à son poste et de ce qu&#8217;était un «social media editor». Depuis, je vois [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/files/2010/05/socialmedia2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-865" title="socialmedia2" src="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/files/2010/05/socialmedia2.jpg" alt="socialmedia2" width="560" height="320" /></a></p>
<p><a href="http://bit.ly/driddf">La visite de  Jennifer Preston</a>, la «social media editor» du New York Times, à  Columbia était aussi intéressante que frustrante: à la fin de sa  présentation ET d&#8217;une session de questions/réponses, je n&#8217;avais toujours  aucune idée précise de ce qu&#8217;elle faisait à son poste et de ce qu&#8217;était  un «social media editor».</p>
<p>Depuis, je vois un peu partout naître des «social media editors», des «engagement editors», des «social media managers» et des «community  editors». Bien décidée à comprendre ce que tous ces longs titres  signifiaient réellement, j&#8217;ai interviewé plusieurs d&#8217;entre eux à des  postes très différents: une «social media editor» qui ne s&#8217;occupe que  d&#8217;une rubrique dans un grand journal, une «social media desk assistant» pour une émission de la télévision publique américaine et son boss, le «Directeur de la communication digitale» au siège de cette télé, et le «manager des médias sociaux et partenariats digitaux» dans l&#8217;équipe  marketing d&#8217;un autre journal national.</p>
<p>Premier constat, s&#8217;il y a autant de termes pour définir ces postes  en charge des médias sociaux dans les médias, c&#8217;est que, contrairement  aux rédacteurs en chef et autres reporters, les médias sociaux ne sont  pas encore assez installés dans les rédactions américaines pour avoir  créé des normes dans leurs organigrammes. Si la compagnie est très  impliquée dans les médias sociaux, on pourrait y trouver des «community  managers», des «engagement managers» et un «social media editor» en charge de la stratégie à plus long terme par exemple. Mais si le média  commence tout juste à s&#8217;intéresser officiellement aux médias sociaux, il  peut n&#8217;y avoir qu&#8217;un seule «social media manager».</p>
<p><strong>L&#8217;exemple PBS</strong></p>
<p>Prenez <a href="http://www.pbs.org/" target="_blank">PBS</a>, le réseau de télévisions public à but non lucratif. La  chaîne a une quarantaine d&#8217;émissions syndiquées et plus de 350 stations  locales dans tous les Etats-Unis, mais <a style="color: #005488;" href="http://kategardiner.com/" target="_blank">Kate Gardiner</a> est la première, et pour l&#8217;instant la  seule, journaliste à s&#8217;occuper uniquement des médias sociaux pour une  émission. Depuis février 2010, elle est «social media desk assistant» pour <a style="color: #005488;" title="PBS  Newshour" href="http://www.pbs.org/newshour/" target="_blank">PBS Newshour</a>,  un magazine d&#8217;actualité qui existe depuis 1975.</p>
<p>En décembre  2009, le show a décidé de former une rédaction intégrée, fusionnant son  équipe digitale et son équipe télé. «L&#8217;équipe télé n&#8217;avait pas le temps  de s&#8217;occuper des médias sociaux, et l&#8217;équipe qui s&#8217;occupait des  partenariats en ligne n&#8217;avait pas le temps de réfléchir à des façons  d&#8217;amener le public à regarder ce qu&#8217;on faisait sur notre site», explique  Kate Gardiner.</p>
<p>Quand le management s&#8217;est mis à regarder de plus près les chiffres  d&#8217;audience en ligne et s&#8217;est aperçu que celle-ci était bien plus réduite que  ce qui pouvait être espéré vus les chiffres d&#8217;audience télévisuelle,  Kate Gardiner s&#8217;est retrouvée à son nouveau boulot.</p>
<p>Elle passe la journée sur Facebook et Twitter à chercher à attirer  les spectateurs télé en ligne et à atteindre une nouvelle audience, plus  jeune que la cible actuelle de l&#8217;émission. «Le truc qui est bien dans  ce boulot, c&#8217;est qu&#8217;à chaque fois que je pense à quelque chose, je peux  au moins l&#8217;essayer». Elle liste ses exemples: des alertes Google sur  tous les présentateurs et les segments de NewsHour, des demandes de  «feedback» aux fans Facebook sur ce qu&#8217;ils voudraient voir couvert, ou <a style="color: #005488;" title="un récent partenariat avec le site geek populaire  Gizmodo" href="http://gizmodo.com/5501044/gizmodo-on-pbs-neeeeewwwwwshour" target="_blank">un récent  partenariat avec le site geek populaire Gizmodo</a> pour atteindre un  public plus scientifique.</p>
<p><strong>«Pas besoin qu&#8217;ils  deviennent <a href="http://www.parismatch.com/People-Match/Cinema/Actu/Ashton-Kutcher-plus-fort-que-CNN-90417/" target="_blank">le Ashton Kutcher</a> de NewsHour»</strong></p>
<p><strong><span id="more-849"></span></strong>C&#8217;est aussi elle qui introduit les  présentateurs et journalistes à Twitter et Facebook pour leur montrer  comment les utiliser pour leurs reportages et pour améliorer leur  présence en ligne. «Parce qu&#8217;ils ont une base de fans et ça ne peut pas  faire de mal d&#8217;avoir davantage de présence en ligne», dit-elle,  expliquant que personne dans la rédaction n&#8217;a l&#8217;obligation de  s&#8217;intéresser aux médias sociaux, et qu&#8217;elle n&#8217;a pas besoin «qu&#8217;ils  deviennent <a href="http://www.parismatch.com/People-Match/Cinema/Actu/Ashton-Kutcher-plus-fort-que-CNN-90417/" target="_blank">le Ashton Kutcher</a> de NewsHour». «Mon but ce n&#8217;est pas tant qu&#8217;ils s&#8217;y mettent, c&#8217;est qu&#8217;ils soient conscients que tout ça existe et que s&#8217;ils veulent s&#8217;y mettre je peux les aider».</p>
<p>Kate Gardiner est la seule journaliste entièrement dédiée aux médias  sociaux chez PBS, même si elle s&#8217;attend à voir d&#8217;autres émissions se  doter d&#8217;un tel poste. Au siège social de la télé, Kevin Dando n&#8217;en est  pourtant pas si sûr. Directeur de la communication digitale au service  marketing, il fait le lien entre le siège et tous les programmes et  stations partenaires. «Les stations locales de PBS n&#8217;ont pas beaucoup de  moyens», dit-il, «et les gens qui y travaillent ont souvent un autre  travail à côté». Autant dire qu&#8217;avoir un gourou des médias sociaux n&#8217;est  pas leur priorité.</p>
<p>Les médias sociaux passent donc surtout par <a href="http://twitter.com/KDando" target="_blank">Kevin Dando</a> et son  équipe. «En tant que média public, notre mandat est de toucher le plus  de gens possible, donc les émissions et les stations doivent devenir  experts en médias sociaux si elles veulent remplir leur mission».  L&#8217;équipe marketing digitale les aident avec des sessions de formation  sur quelles descriptions utiliser dans YouTube pour être mieux  référencer, quels est la dernière innovation de Facebook et comment ils  peuvent s&#8217;en servir, etc. On fait ça d&#8217;une manière qui rappelle les  médias sociaux! On s&#8217;éduque les uns les autres et on apprend au fur et à  mesure».</p>
<p>«On a de plus en plus de trafic qui vient de Facebook, et beaucoup  de discussion sur Twitter où on peut se servir du moteur de recherche  interne pour voir ce que les gens disent de PBS ou de nos émissions»,  explique-t-il. «C&#8217;est un accès sans précédent au <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Zeitgeist" target="_blank">Zeitgeist</a>». Et  PBS s&#8217;en sert autant que possible, comme lorsqu&#8217;ils ont demandé à leurs  fans Facebook ce qu&#8217;ils attendraient d&#8217;une application iPhone pour la  chaîne. Ou lors d&#8217;une «séance de visionnage sociale», quand l&#8217;émission <a style="color: #005488;" title="American Experience a mis un documentaire en ligne sur  Facebook" href="http://www.nytimes.com/2010/03/15/business/media/15pbs.html?sq=earth%20days&amp;st=cse&amp;adxnnl=1&amp;scp=1&amp;adxnnlx=1268740814-QJuu/N2S077QWWHdRGu23w" target="_blank">American  Experience a mis un documentaire en ligne sur Facebook</a> une semaine  avant de le passer à la télévision.</p>
<p>Le réseau télévisuel a  profité pendant quelques temps d&#8217;une bourse de la Knight Foundation (<a style="color: #005488;" title="dont  je ne me lasse pas de parler" href="http://bit.ly/7gjoIm" target="_blank">dont je ne me lasse pas de parler</a>), et créé <a style="color: #005488;" title="PBS Engage" href="http://www.pbs.org/engage" target="_blank">PBS Engage</a>, un sous-site dédié aux  médias sociaux. Mais alors que la bourse s&#8217;est terminée, «les médias  sociaux sont davantage insérés dans tous nos projets». Quand une équipe prépare un nouveau projet d&#8217;émission, Kevin Dando l&#8217;encourage a penser aux médias sociaux dès les premières réunions, au lieu d&#8217;attendre de lancer l&#8217;émission pour s&#8217;y intéresser.</p>
<p><a href="http://bit.ly/9nRsTx" target="_blank">Comme on est aux Etats-Unis</a>, les règles d&#8217;utilisation des médias  sociaux par les journalistes sont strictes. Les journalistes sont censés  représenter constamment leur média, qu&#8217;ils soient sur Twitter ou sur  leur page Facebook personnelle.</p>
<p>Kate Gardiner va bientôt écrire les règles pour son émission: «Soyez  raisonnables. Toutes les règles qui s&#8217;appliquent quand vous êtes en  reportage s&#8217;appliquent quand vous êtes sur un réseau social. Soyez  toujours conscients que vous êtes observé par votre audience»,  liste-t-elle, avant d&#8217;expliquer n&#8217;avoir pas eu de problème avec son  équipe pour l&#8217;instant. «La plupart des journalistes se servent de  Facebook comme d&#8217;un outil professionnel plutôt que personnel, et presque  personne n&#8217;est sur Twitter. Et puis de toute façon, on engage des gens  qui ont déjà ce background déontologique».</p>
<p><em>Cécile Dehesdin</em></p>
<p><em>Des questions, des envies, des idées? Dites-moi tout dans les commentaires, sur Twitter (<a href="http://twitter.com/sayseal" target="_blank">@sayseal</a>), sur <a href="http://www.facebook.com/home.php#/pages/Le-medialab-de-Cecile/154050350676?ref=ts" target="_blank">la page Facebook du medialab</a>, ou envoyez-moi un mail à cecile.medialab (@) gmail.com<br />
</em></p>
<p><em>(photo: <a href="http://www.flickr.com/photos/webtreatsetc/4167513274/" target="_blank">Black Ink Grunge Stamp Texture Social Media Icons</a></em><em>, by <a href="http://webtreats.mysitemyway.com/black-ink-grunge-stamp-texture-social-media-icons/" target="_blank">Webtreats</a> via Flickr)</em></p>
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		<title>L&#8217;iPad est l&#8217;ennemi du mot</title>
		<link>http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/2010/04/27/ipad-ennemi-mot-ecrit-copier-coller/</link>
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		<pubDate>Tue, 27 Apr 2010 16:09:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sayseal</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Wall Street Journal]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour son cours magistral sur l&#8217;avenir du journalisme en ligne en tant que «Hearst Digital Media Professional-in-Residence» à Columbia, Steven B. Johnson a décidé de se concentrer sur l&#8217;écrit. Je vous parlais de Steven B. Johnson il y a quelque mois: auteur de cinq livres dont quatre se concentrent sur la façon dont les nouvelles [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/files/2010/04/iPad.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-843" title="iPad" src="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/files/2010/04/iPad.jpg" alt="iPad" width="465" height="310" /></a></p>
<p>Pour son cours magistral sur  l&#8217;avenir du journalisme en ligne en tant que «<a title="il est surtout le &quot;Hearst Digital Media  Professional-in-Residence&quot;" href="http://www.journalism.columbia.edu/cs/ContentServer/jrn/1165270052298/JRN_News_C/1212611529654/JRNNewsDetail.htm" target="_blank">Hearst Digital Media  Professional-in-Residence» </a>à Columbia, Steven B. Johnson a décidé  de  se concentrer sur l&#8217;écrit.</p>
<p><a title="Je vous parlais de lui il y a quelque mois" href="../../../../../2009/11/20/geolocalisation-info-journalisme-outsidein/" target="_blank">Je  vous  parlais de Steven B. Johnson il y a quelque mois</a>: auteur de cinq  livres dont quatre se concentrent sur la façon dont les nouvelles  technologies changent notre cerveau et nos pratiques sociales, il a créé  <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Feed_Magazine" target="_blank">FEED</a> et <a href="http://plastic.com/" target="_blank">Plastic.com</a>, <a href="http://www.time.com/time/business/article/0,8599,1902604,00.html" target="_blank">fait la une de Time magazine</a> en juin dernier avec  un article sur Twitter (il y <a href="http://www.time.com/time/business/article/0,8599,1902604-2,00.html" target="_blank">prédisait que Twitter bouleverserait Google</a> et la  recherche en général <a href="../../../../../2009/11/12/google-real-time-web-temps-reel-twitter/" target="_blank">en y ajoutant le web en temps réel</a>), et fondé  Outside.in, l&#8217;aggrégateur hyperlocal.</p>
<p>Mais cette année, il est  donc surtout le Hearst Digital Media Professional-in-Residence, un long  titre pour une fonction que je n&#8217;ai toujours pas bien comprise. En gros,  la fondation Hearst nomme chaque année un journaliste à cette position a  Columbia. Il participe à quelques cours et donne une conférence ouverte  au public sur les médias en ligne (<a title="Kenneth Lerer du Huffington Post" href="../../../../../tag/ken-lerer/" target="_blank">Kenneth Lerer  du  Huffington Post</a>, Brian Storm de <a title="MediaStorm" href="http://mediastorm.org/" target="_blank">MediaStorm</a> ou <a title="Adrian Holovaty" href="http://www.holovaty.com/" target="_blank">Adrian   Holovaty</a> de <a title="Everyblock" href="http://www.everyblock.com/" target="_blank">Everyblock</a> sont quelques uns des précédents  lauréats).</p>
<p><strong>Le </strong>«<strong>commonplace book</strong>»<strong>, ou le blog du  18ème siècle</strong></p>
<p>Pour  son allocution, Steven B. Johnson a décidé de parler de l&#8217;avenir de l&#8217;écrit  et du danger que pouvaient représenter des outils comme l&#8217;iPad  pour les mots. Il a commencé par raconter l&#8217;origine du «commonplace  book»,  une sorte de journal tenu par les intellectuels du 17 ème et 18 ème  siècle, ou ils copiaient les passages intéressants de leurs lectures et y  ajoutaient leurs commentaires. «C&#8217;est un peu la version originale de ce  qu&#8217;on a appelé le &#8220;weblog&#8221; avant de passer a &#8220;blog&#8221;».</p>
<p>«Ces  livres permettaient de recueillir une somme de connaissances que vous  pouviez parcourir n&#8217;importe quand en fonction de vos besoins» a-t-il  expliqué, rajoutant que le philosophe John Locke avait créé le sien  pendant sa première année à Oxford. Locke a ensuite développé une  méthode très précise d&#8217;indexation et d&#8217;organisation de son commonplace  book. «D&#8217;une certaine manière, ce sommaire était un algorithme de recherche  qui  permettait à l&#8217;utilisateur d&#8217;indexer son texte de manière à le retrouver   facilement». Toute la beauté de la technique de Locke, d&#8217;après Steven B.   Johson, c&#8217;est qu&#8217;elle «fournissait juste assez d&#8217;ordre pour trouver ce  que vous cherchiez, mais laissait en même temps le texte du  commonplace book avoir ses propres méandres désordonnés et non  planifiés».</p>
<p>Pas de commonplace book ni de remixes textuels  sans la possibilité de copier et de ré-organiser des passages de  livres dans de nouveaux contextes.</p>
<p><strong>Google, héritier du </strong>«<strong>commonplace   book</strong>»</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, il voit dans les pages de résultats de  Google des héritiers du «commonplace book». Une page de résultats a des  milliers d&#8217;auteurs, «elle a été construite par un algorithme qui a  remixé des petits bouts de textes de sources diverses avec des buts  divers, et les a transformés en quelque chose d&#8217;entièrement différent et  de réellement précieux». Autrement dit, un jeu textuel, qui combine et  recombine des mots sous des formes jamais imaginées par leurs auteurs.</p>
<p>Steven   B. Johnson estime que cette possibilité de remixer les mots est ce qui  permet a l&#8217;information d&#8217;être un écosystème productif. En 1995,  rappelle-t-il, «vous auriez trouve un article sur une conférence a  Columbia, vous l&#8217;auriez poste sur votre page de liens. Ça aurait eu de  la valeur pour les gens qui visitent votre page et pour les gens qui  s&#8217;occupent de la page web de Columbia.»</p>
<p>Aujourd&#8217;hui,  poursuit-il,« vous avez &#8220;check-in&#8221; sur Foursquare et vous avez tweeté  sur cette  conférence. L&#8217;information est partie vers vos amis, vos followers,  l&#8217;index de Google, ce qui attire ensuite des publicitaires intéressés  par le journalisme ou par l&#8217;endroit ou vous êtes. Pas mal [comme  productivité] pour 140  signes.»</p>
<p><strong>L&#8217;iPad ennemi du mot</strong></p>
<p><strong><span id="more-841"></span></strong>Il reconnaît que  quand il est libre d&#8217;être recopié et collé, le texte n&#8217;a pas de valeur  pour les éditeurs, habitués à faire payer pour ce contenu. Mais faire  payer n&#8217;est pas incompatible avec les réseaux textuels, dit-il: «les  moteurs de recherche peuvent toujours indexer le contenu payant, et il y  a  toutes sortes de techniques (comme par exemple <a href="http://jayrosen.posterous.com/get-there-by-a-link-and-the-new-york-times-pa" target="_blank">le modèle que le New York  Times envisage d&#8217;utiliser</a>)  pour permettre de faire payer tout en laissant le  contenu être coupé et remixé».</p>
<p>Non, Steven B. Johnson n&#8217;a aucun  problème avec les pay walls. En revanche il a un gros problème avec  l&#8217;iPad: l&#8217;application iBook, qui permet d&#8217;acheter et de lire des livres  sur son iPad, ne propose pas de copier un morceau de texte. Vous pouvez  surligner le texte, placer un marque-page virtuel, «mais pas le copier  pour le coller dans votre &#8220;commonplace book&#8221;, l&#8217;envoyer à un ami ou  blogguer, ni faire un lien vers ce texte» a-t-il montré en se servant  de la version pour iPad de&#8230; <em>La Filiation de l&#8217;homme et la  sélection liée au sexe</em>, de Darwin, <a title="un livre appartenant au domaine public" href="http://charles-darwin.classic-literature.co.uk/the-descent-of-man/" target="_blank">un livre   appartenant au domaine public</a>!</p>
<p>L&#8217;application iPad du New York  Times et du Wall Street Journal font encore pire puisque les mots ne  peuvent même pas être sélectionnés. «Au début j&#8217;ai cru que l&#8217;application  avait buggée et que l&#8217;écran était planté, tellement on a l&#8217;habitude de  pouvoir copier coller du texte» a-t-il remarqué en souriant, «mais  l&#8217;écran revit quand vous touchez la pub&#8230;»</p>
<p>L&#8217;iPad n&#8217;a  que quelques semaines, et les applications pourraient n&#8217;être qu&#8217;un  premier  jet, a admis Steven B. Johnson. Mais il n&#8217;y croit pas trop, puisqu&#8217;il y a  toutes sortes d&#8217;autres applications iPad qui encouragent les réseaux  textuels, comme celle d&#8217;Evernote ou d&#8217;Instapaper. Il a au contraire peur  que ce  défaut soit un trait tout à fait réfléchi.</p>
<p>Il lui préfère de loin  le Kindle, qui  permet de copier-coller des passages de textes, selon un procédé assez  obscur, certes, mais qui a le mérite  d&#8217;exister. Et qui n&#8217;autorise pas de recopier l&#8217;entièreté du livre mais  seulement un pourcentage,  respectant les droits d&#8217;auteur.</p>
<p>Il voit dans l&#8217;iPad la prédiction  d&#8217;une bataille sur l&#8217;écrit en ligne: d&#8217;un côté, la  tentation de recouvrir les mots d&#8217;une couche de verre protectrice, et de  l&#8217;autre, l&#8217;acceptation du fait que l&#8217;on a tous à y gagner si les mots  ont le droit de former des réseaux.</p>
<p>Mais il espère que l&#8217;empire  du bien des mots gagnera, prenant comme exemple des sites comme  Wikipedia, Wikileaks, ou encore <a href="http://www.propublica.org/" target="_blank">ProPublica</a> (<a href="http://www.propublica.org/awards/item/pulitzer-prize-in-investigative-reporting-deadly-choices-at-memorial/" target="_blank">lauréat d&#8217;un prix  Pullitzer cette année</a>), qui  ordonne à ses lecteurs: «<a title="Voler  nos articles" href="http://www.propublica.org/about/steal-our-stories/" target="_blank">Volez nos articles</a>», tous publiés sous   licence <a title="creative commons" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/us/" target="_blank">creative commons</a>. Même s&#8217;il  admet  que ce dernier peut se le permettre parce qu&#8217;il est à but  non-lucratif: « sa mission est d&#8217;être influent, pas de faire de  l&#8217;argent.»</p>
<p>«On  ne peut pas mesurer correctement l&#8217;état de santé du journalisme en ne  faisant que regarder le nombre de gens employés par des journaux»,  a-t-il ajouté. «La question est de savoir si cette perte [de  journaux/d'employés dans ces journaux] va être compensée par l&#8217;immense  augmentation de productivité textuelle qu&#8217;offre le web. A condition,  bien sûr, qu&#8217;on ne remplace pas le web par des boîtes en verre.»</p>
<p>(Vous pouvez <a href="http://www.stevenberlinjohnson.com/2010/04/the-glass-box-and-the-commonplace-book.html" target="_blank">retrouver l&#8217;integralité de ses remarques, en anglais</a>,  sur le blog de Steven B. Johnson)</p>
<p><strong>Pensez-vous que l&#8217;iPad va encourager les éditeurs à mettre les mots sous verre? Ou que l&#8217;empire des réseaux textuels vaincra?</strong></p>
<p><em>Cécile Dehesdin</em></p>
<p><em><em>Des questions, des envies, des idées? Dites-moi tout dans les    commentaires, sur Twitter (<a href="http://twitter.com/sayseal" target="_blank">@sayseal</a>), sur <a href="http://www.facebook.com/home.php#/pages/Le-medialab-de-Cecile/154050350676?ref=ts" target="_blank">la page Facebook du medialab</a>, ou envoyez-moi un    mail à cecile.medialab (@) gmail.com<br />
</em></em></p>
<p><em><em>(photo: Steve Jobs/ REUTERS)</em></em></p>
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		<title>Dans l&#8217;antre de la meilleure équipe multimédia</title>
		<link>http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/2010/04/20/dans-lantre-de-la-meilleure-equipe-multimedia/</link>
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		<pubDate>Tue, 20 Apr 2010 15:22:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sayseal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Invités]]></category>
		<category><![CDATA[Y a pas qu'à Columbia...]]></category>
		<category><![CDATA[Amy O'Leary]]></category>
		<category><![CDATA[Gabriel Dance]]></category>
		<category><![CDATA[Intégration]]></category>
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		<category><![CDATA[New York Times]]></category>

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		<description><![CDATA[Le New York Times est, pour moi, ce qui se fait de mieux en multimédia parmi les «mainstream media» aujourd&#8217;hui. J&#8217;expliquais la semaine dernière que c&#8217;était en partie grâce à une grosse équipe, mais je sais désormais que leur organisation pointue contribue beaucoup à ce succès. Je rêverais d&#8217;obtenir un organigramme du journal parce qu&#8217;il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/files/2010/04/nytimes_hq.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-825" title="nytimes_hq" src="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/files/2010/04/nytimes_hq.jpg" alt="nytimes_hq" width="576" height="383" /></a></p>
<p>Le New York Times est, pour moi, ce qui se fait de mieux en multimédia  parmi les «<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Mainstream_media" target="_blank">mainstream media</a>»  aujourd&#8217;hui. J&#8217;expliquais <a href="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/2010/04/10/journalisme-donnees-infographie-interactif/" target="_blank">la semaine dernière</a> que c&#8217;était en partie grâce à une grosse équipe, mais je sais désormais  que leur organisation pointue contribue beaucoup à ce succès.</p>
<p>Je rêverais d&#8217;obtenir un organigramme du journal parce qu&#8217;il a l&#8217;air  d&#8217;une incroyable complexité. Il y a une équipe en charge du multimédia,  une en charge des graphiques, une en charge des bases de données. La  rédaction se divise ensuite naturellement en rubriques (Local,  International, Sport, etc). Chaque rubrique a un rédacteur en chef  papier, un «deputy web editor», chargé de faire le lien entre papier et  web en faisant travailler reporters pour les blogs de sa rubrique par  exemple, des reporters, et un ou plusieurs web producers (pour plus de  details sur le fonctionnement des rubriques, <a href="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/2009/12/18/au-new-york-times-une-redaction-3-systemes-de-publication/" target="_blank">vous pouvez lire ce post  qui se concentre sur la rubrique «Local»</a>).</p>
<p>En plus de cette division par rubrique, six web producers développent  les projets multimédia du NYT. Deux se partagent les news, les quatre  autres les rubriques comme «Style» ou «Voyage».</p>
<p>Amy O&#8217;Leary, la web editor pour la rubrique Sport, Business et Enquêtes,  est venue parler à notre «interactive workshop» sur l&#8217;invitation de notre prof Gabriel Dance, <a href="http://nymag.com/news/features/all-new/53344/" target="_blank">l&#8217;un des petits génies de l&#8217;équipe multimédia du journal</a>. Amy a  commencé au journal il y a seulement trois ans, dans l&#8217;équipe  multimédia, où elle se spécialisait dans le son. Et puis ses chefs se  sont rendus compte qu&#8217;elle était douée pour mener des projets, et elle  s&#8217;est retrouvé à son poste actuel.</p>
<p><strong> Gérer des gens très différents</strong></p>
<p>Amy ne sait pas programmer, ne peut pas coder sous Flash, mais après  avoir travaillé dans une compagnie de logiciels pendant quelques années,  elle est capable «de demander des choses à Gabriel Dance sans  l&#8217;énerver!» dit-elle en riant. Plus sérieusement, «quand vous avez une  deadline et qu&#8217;un rédacteur en chef qui n&#8217;a aucune idée de “comment ça  marche” sort au dernier moment “Ah mais tiens, pourquoi est-ce qu&#8217;on  pourrait pas permettre à tous les lecteurs de voter et d&#8217;enregistrer  leur vote et&#8230;” je peux dire “Absolument pas”.»</p>
<p>En tant que manageuse de projets, elle essaie de devenir une chaîne de  communication pour faire collaborer tous ses différents experts (en  photo, en flash, en données, etc). «On a souvent tendance à penser qu&#8217;on  est expert en tout, simplement parce qu&#8217;on passe notre vie sur internet  à regarder des sites qui le font», explique-t-elle, «mais quand vous  menez un projet, il vaut mieux prendre du recul», et faire en sorte que  les graphistes designent le projet, et pas le rédac chef de la rubrique  qui ne connaît rien au web. «Je ne devrais pas être en charge d&#8217;écrire  le gros titre ou de prendre les photos, mais je peux utiliser mon  expertise pour trouver le meilleur photographe et le meilleur titreur».</p>
<p><strong> Des outils pour les «breaking news»</strong></p>
<p>Quand Amy O&#8217;Leary a commencé il y a trois ans, les rédacteurs en chef  voulaient absolument du multimédia pour le «breaking news», l&#8217;actu  brûlante. «Il y a certaines choses qu&#8217;on pouvait faire plus ou moins  rapidement, mais il est devenu évident que pour obtenir des projets  multimédias vraiment bons et utiles, ils nous fallait un ou deux mois».</p>
<p>Une partie de son job a donc consisté à éduquer le reste de la rédaction  aux contraintes du multimédia. «Des gens venaient nous voir et  voulaient une vidéo pour le surlendemain, alors que c&#8217;était un  mini-documentaire de 7 minutes! On se retrouvait avec une breaking news  le matin, on bossait comme des fous pour avoir fini notre projet le soir  même et personne n&#8217;était content: les rédacteurs en chefs étaient  frustrés parce qu&#8217;à 9h du soir l&#8217;actu était quasi dépassée, et nous  étions frustrés parce que notre projet n&#8217;était en une du site que pour  une heure».</p>
<p>C&#8217;est là que les outils sont entrés en jeu.</p>
<p><span id="more-821"></span></p>
<p>L&#8217;équipe multimédia a  développé des outils pour pouvoir mettre en oeuvre très rapidement les  interfaces les plus utilisées en breaking news, comme <a href="http://www.nytimes.com/interactive/2008/03/10/us/20080310_SPITZER_FEATURE.html" target="_blank">les chronologies </a> ou <a href="http://www.nytimes.com/interactive/2008/02/06/us/20080206_TORNADO_MAP.html?scp=5&amp;sq=storm&amp;st=cse" target="_blank">des cartes interactives basiques</a>.  Les web producers peuvent aujourd&#8217;hui utiliser ces outils sans avoir à  faire appel aux développeurs.</p>
<p>Et la compréhension entre l&#8217;équipe multimédia et le reste de la  rédaction s&#8217;est tellement améliorée que «parfois, les rédacteurs en chef  retardent un peu la publication de leurs papiers pour attendre qu&#8217;on  ait fini un élément multimédia».</p>
<p><strong> A la recherche de l&#8217;internaute</strong></p>
<p>«On a souvent tendance à penser que la façon dont on utilise internet  est la façon dont tout le monde utilise internet. Mais ce n&#8217;est pas le  cas, et si vous travaillez pour le web vous avez une vision encore plus  faussée», prévient Amy.</p>
<p>Après qu&#8217;un projet a été mis en ligne, le New York Times demande a des  groupes d&#8217;utilisateurs de s&#8217;en servir. Des petites caméras sur chaque  ordinateur permettent de suivre le mouvement de leurs yeux quand ils  jouent avec l&#8217;interface, et d&#8217;en tirer des conclusions.</p>
<p>L&#8217;équipe a par exemple créé 20 portfolio sonores selon 20 designs  différents; ils ont trouvé ce qui plaisait le plus à leurs internautes  (des portraits comme image d&#8217;ouverture, entendre une citation avant même  de cliquer sur le portfolio, etc), et en ont tiré une interface qu&#8217;ils  utilisent désormais pour tous leur portfolios sonores.</p>
<p>A un étudiant qui s&#8217;étonnait de ne jamais voir les projets multimédia  dans la liste des articles les plus emailés, Amy a répondu que cette  liste représentait une catégorie de lecteurs plus âgés, «parce que vous,  si vous voulez envoyez un article à quelqu&#8217;un, vous copiez l&#8217;url et la  collez dans un email». Mais elle a ajouté que les projets multimédia  n&#8217;étaient en général pas aussi populaires que les articles  traditionnels. «Beaucoup de lecteurs ne savent même pas qu&#8217;on fait de la  vidéo!»</p>
<p>Pour améliorer cette situation, un des projets à long-terme du site et  de renouveler le design des pages «articles» pour mieux faire ressortir  le contenu multimédia a-t-elle dit, prenant en exemple <a href="http://www.cnn.com/2010/TRAVEL/04/16/europe.travel.chaos/index.html?hpt=T1" target="_blank">le nouveau design  des pages de CNN.com</a>,  où cliquer sur un contenu multimédia ne renvoie pas sur une autre page  mais s&#8217;insère et se regarde dans l&#8217;article.</p>
<p>Amy a fini par un conseil aux futurs journalistes web. «Beaucoup de gens  me disent qu&#8217;ils ont l&#8217;impression de devoir tout savoir sur tout. Mais  ce qui a fonctionné, pour moi, c&#8217;est d&#8217;avoir une spécialisation, et une ou deux sous-spécialisations: quelque chose où vous êtes vraiment très bon, et puis  d&#8217;autres choses que vous comprenez mais que vous ne maîtrisez pas  nécessairement. Ma spécialisation, c&#8217;était le son, c&#8217;est comme ça que j&#8217;ai mis  le pied dans la porte, même si aujourd&#8217;hui je ne fais presque plus  jamais de son».</p>
<p><strong>Suis-je la seule fan des projets multimédias du New York Times? Avez-vous trouvé mieux sur d&#8217;autres sites mainstream? Quels sont vos sites préferés pour les reportages multimédias?</strong></p>
<p><em>Cécile Dehesdin</em></p>
<p><em><em>Des questions, des envies, des idées? Dites-moi tout dans les   commentaires, sur Twitter (<a href="http://twitter.com/sayseal" target="_blank">@sayseal</a>), sur <a href="http://www.facebook.com/home.php#/pages/Le-medialab-de-Cecile/154050350676?ref=ts" target="_blank">la page Facebook du medialab</a>, ou envoyez-moi un   mail à cecile.dehesdin (@) slate.fr</em></em></p>
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		<title>Je suis aussi journaliste de données</title>
		<link>http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/2010/04/10/journalisme-donnees-infographie-interactif/</link>
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		<pubDate>Sat, 10 Apr 2010 15:00:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sayseal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cours]]></category>
		<category><![CDATA[Polémiques]]></category>
		<category><![CDATA[Columbia]]></category>
		<category><![CDATA[data journalism]]></category>
		<category><![CDATA[données]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme de données]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans un billet début février, Jean-Christophe Féraud estimait que le journalisme de données était «fortement éloigné des préoccupations réelles du lecteur» et était devenu «la dernière tarte à la crème» du journalisme. D’après lui, le journalisme de données finit en jolis graphiques colorés qui ne servent pas à grand chose. Jean-Christophe Féraud oppose le journalisme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/files/2010/04/data.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-801" title="data" src="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/files/2010/04/data.jpg" alt="data" width="500" height="375" /></a></p>
<p>Dans <a href="http://monecranradar.blogspot.com/2010/02/le-data-journalism-contre-albert.html" target="_blank">un billet début février</a>,  Jean-Christophe Féraud estimait que le journalisme de données était  «fortement éloigné des préoccupations réelles du lecteur» et était  devenu «la dernière tarte à la crème» du journalisme. D’après lui, le  journalisme de données finit en jolis graphiques colorés qui ne servent  pas à grand chose.</p>
<p>Jean-Christophe Féraud oppose le journalisme de données au   journalisme  «traditionnel», mais pourquoi? Pourquoi opposer Albert   Londres à  l’ordinateur, le «journalisme de narration» au «journalisme   de données»?  Les données peuvent se transmettre sous forme d’une carte   ou d’un  graphique interactif, aider un journaliste à enquêter pour son   article/  sa vidéo/etc, ou les deux. Au passage, le journaliste peut   mettre en  ligne, à la disposition de ses lecteurs, ses documents   sources dans un  format plus facilement exploitable.</p>
<p>Il me semble  que ce qui  sous-tend le journalisme de données, c’est  l’idée que le  grand public  devrait avoir accès à toutes les données  possibles de  façon à pouvoir  les utiliser, dans sa vie quotidienne ou  pour son  information générale.  Un peu comme le but du journalisme quoi.</p>
<p>Comme il le note, le «data journalism» est très à la mode en Angleterre  et aux Etats-Unis. A Columbia, sans compter<a href="http://bit.ly/9NCibQ" target="_blank"> le tout nouveau double cursus entre l&#8217;école de journalisme et l&#8217;école de sciences de l&#8217;informatique</a>, <a href="http://www.journalism.columbia.edu/cs/ContentServer/jrn/1212611837155/page/1212611835191/JRNSimplePage2.htm" target="_blank">pas moins de quatre cours</a> concernent de près ou de loin la façon d’utiliser des données en tant  que journaliste: les étudiants en «computer-assisted reporting»  apprennent à naviguer dans des bases de données privées et publiques et à  en tirer des outils pour leurs articles, ceux en «techniques  d’enquêtes» appliquent directement l’analyse de données au journalisme  d’investigation (une spécialisation à part entière à Columbia) et  l’incorporent au reportage traditionnel, et le cours «Visual  Storytelling: Making Graphics with Impact» enseigne l’art du graphique  qui n’est pas que joli et coloré, mais permet également de transmettre  des informations clairement.</p>
<p>Dans mon «interactive workshop», nous venons de rendre un  «numbers-driven interactive», un reportage codé sous Flash composé  essentiellement de données. L’exercice nous a forcés à chercher des  sujets où il y avait un intérêt à sortir des données, puis à réfléchir à  la façon de présenter ces données de la manière la plus logique et  claire.</p>
<p><span id="more-797"></span></p>
<p>Pour les lecteurs matheux du Medialab, ça paraît peut-être évident, mais  la plupart des étudiants en journalisme sont des littéraires avec un  lourd passif anti-mathématiques. Flash et son language, Action Script  3.0, avaient déjà commencer à nous décoincer (le jour où on a réussi à  comprendre ce que voulait dire “myImageLoader.load(myImage); i=i+1;  if(i&gt;=myXML.photo.length()){i=0}”, on n’a plus eu peur de  réviser nos règles de trigonométrie). N’empêche que quand j’ai ouvert  les rapports annuels de la police et des cours judiciaires new-yorkaises pour obtenir les chiffres d&#8217;arrestations dont j’avais besoin pour mon projet, et  commencé à tester plusieurs types de graphiques pour les représenter, je  n&#8217;ai pas fait ma fière.</p>
<p>Une grande partie de notre «interactive workshop» cherche à nous faire  réfléchir sur ce qu’on peut et ne peut pas présenter de façon graphique:  au début de chaque cours, un élève présente son «site de la semaine»  qui raconte une histoire grâce à l’image, grâce à des données, ou grâce  aux deux, et toute la classe le critique.</p>
<p>A chaque «pitch» que l’on doit écrire et présenter oralement pour  convaincre nos profs de nous laisser mettre en œuvre nos projets, on  passe des heures à discuter de l’intérêt de présenter notre sujet  visuellement plutôt que dans article classique. Leur question, la même  que mes profs de presse écrite ou de vidéo, est tout simplement «What  story are you trying to tell?»</p>
<p>Et nos profs   ne veulent surtout pas qu&#8217;on délaisse le texte. A mon  dernier cours,   alors que plusieurs groupes avaient «pitché» leur  nouveau  projet en   soulignant qu&#8217;ils cherchaient à utiliser moins de  texte que  dans leurs   deux premiers, Gabriel Dance, de l&#8217;équipe  multimédia du New  York  Times,  a jugé bon de nous rappeler que «le  texte est toujours le   meilleur  communiquant que nous ayons, donc vous  ne devriez pas avoir   peur  d&#8217;utiliser autant de texte que vous jugez  bon. Le texte fait  partie  du  multimédia et nous n&#8217;avons rien contre».</p>
<p>Il ne s’agit pas de vouloir parler de tout avec des données, mais de  savoir reconnaître les sujets qui s’y prêtent. Et surtout, d’avoir  l’envie et les capacités d’aller fouiller dans des bases de données et  de savoir les réorganiser utilement, pour pouvoir les utiliser ensuite  aussi bien dans des infographies que dans des enquêtes écrites de 40  pages.</p>
<p>Il n&#8217;y a qu&#8217;à regarder le dernier projet de l&#8217;équipe multimédia du New  York Times: <a href="http://www.nytimes.com/interactive/2010/04/02/nyregion/taxi-map.html?hp" target="_blank">une carte qui permet de traquer heure par heure les  déplacements des taxis new-yorkais</a><a href="http://www.nytimes.com/interactive/2010/04/02/nyregion/taxi-map.html?hp" target="_blank"></a>,  grâce aux données GPS relevées entre Janvier et Mars 2009. Gadget? Pas  quand on la regarde de plus près. La carte montre le désert de taxi au  nord de Central Park, dès que vous rentrez dans Harlem. Ce n&#8217;est pas  étonnant en soi, il suffit de s&#8217;être baladé dans le quartier pour se  rendre compte qu&#8217;il est bien plus difficile d&#8217;y trouver un taxi qu&#8217;à  Chelsea, mais la carte le montre, elle en donne la preuve flagrante sur  toute une semaine. La carte est <a href="http://www.nytimes.com/2010/04/03/nyregion/03icab.html" target="_blank">accompagnée d&#8217;un article</a>,  comme c&#8217;est très souvent le cas sur le New York Times, qui se concentre  justement sur ce problème.</p>
<p>Ou regardez encore ce que l&#8217;équipe a sorti au moment de <a href="http://www.nytimes.com/interactive/2010/02/01/us/budget.html?ref=multimedia" target="_blank">la proposition  de Barack Obama pour son budget 2011</a>:  chaque poste budgétaire est représenté sous forme d&#8217;un carré (sa taille  est proportionnelle au montant attribué), avec des sous-carrés à  l&#8217;intérieur pour plus de détails. Et un clique suffit pour comparer  cette visualisation au budget 2010.</p>
<p>En même temps, l&#8217;équipe multimédia du New York Times a des journalistes  avec des diplômes d&#8217;ingénieurs, de graphisme, et même une  statisticienne. On est loin de leur niveau en France, pour des raisons  (moyens humains, financiers, culture&#8230;) <a href="http://databasejournalism.wordpress.com/2010/03/07/data-journalism-pourquoi-les-medias-francais-ne-sy-mettent-pas/" target="_blank">très bien expliquées ici</a> par Caroline Goulard, et «exemplifiées» par <a href="http://owni.fr/2009/12/17/%C2%AB-on-l%E2%80%99a-pas-en-format-ordinateur-%C2%BB/" target="_blank">la lutte de Nicolas  Kayser-Brill</a> pour réussir à obtenir <a href="http://owni.fr/2010/03/12/oujevote-opendata-invitez-vos-amis-facebook-geolocaliser-bureau-de-vote-regionales/" target="_blank">les emplacements des bureaux de votes français</a>,  à l&#8217;occasion des dernières régionales.</p>
<p>Car avant de faire du journalisme de données, il faut commencer par  trouver ces données. Et ça, ce n&#8217;est pas le plus simple.</p>
<p><strong>Et vous, que pensez-vous du journalisme de données? Avez-vous des  exemples qui vous ont convaincu, d&#8217;autres qui vous ont fait détester les  reportages interactif?</strong></p>
<p><em>Cécile Dehesdin</em></p>
<p><em><em>Des questions, des envies, des idées? Dites-moi tout dans les  commentaires, sur Twitter (<a href="http://twitter.com/sayseal" target="_blank">@sayseal</a>), sur <a href="http://www.facebook.com/home.php#/pages/Le-medialab-de-Cecile/154050350676?ref=ts" target="_blank">la page Facebook du medialab</a>, ou envoyez-moi un  mail à cecile.dehesdin (@) slate.fr</em></em></p>
<p><em><em>(Photo: <a href="http://www.flickr.com/photos/bionicteaching/2920562020/" target="_blank">data slide</a>, par bionicteaching via Flickr)<br />
</em></em></div>
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		<title>Le journaliste-citoyen du Hudson</title>
		<link>http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/2010/03/11/le-citoyen-journaliste-du-hudson/</link>
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		<pubDate>Thu, 11 Mar 2010 17:33:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sayseal</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/files/2010/03/hudson.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-769" title="hudson" src="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/files/2010/03/hudson.jpg" alt="hudson" width="534" height="422" /></a></p>
<p>Mardi 9 mars, mon prof de réseaux sociaux Dean Sree Sreenivasan a invité Janis Krums à l&#8217;école. Janis Krums vous le connaissez tous, c&#8217;est l&#8217;auteur de <a href="http://twitpic.com/135xa" target="_blank">la première photo du crash</a> sur la rivière Hudson.</p>
<p>Prise sur son iPhone, et déposé sur Twitter via TwitPic, la photo vient de remporter le prix de «Photo en temps réel de l&#8217;année» aux <a href="http://shortyawards.com/" target="_blank">Shorty Awards</a>, une cérémonie entièrement dédiée à Twitter pour honorer «les meilleurs producteurs de court contenu en temps réel». Janis Krums a gagné son prix le trois mars, le même jour où le capitaine Sully, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Vol_1549_US_Airways" target="_blank">qui avait réussi à amerrir l&#8217;avion sans aucun mort</a>, annonçait <a href="http://www.npr.org/blogs/thetwo-way/2010/03/hero_of_the_hudson_capt_chesle.html" target="_blank">sa retraite</a>.</p>
<p>Janis Krums était sur un ferry qui relie New York au New Jersey le 15 janvier 2009, en train de jouer avec son téléphone, quand il a entendu le capitaine dire «il y a un avion devant nous, on part à leur secours».</p>
<p>«Je pensais que c&#8217;était un petit avion», se souvient-il, «on ne s&#8217;attendait pas à un Airbus!» Il a pris la photo de l&#8217;intérieur du ferry (d&#8217;où les traces de saleté sur la photo) quelques secondes avant que le bâteau ne s&#8217;arrête près de l&#8217;avion pour embarquer les passagers.</p>
<p>«Je me suis dit &#8220;C&#8217;est un évènement assez unique, ça se tweete&#8221;, et puis ensuite je n&#8217;y ai plus pensé. J&#8217;ai donné mon téléphone à un des passagers pour qu&#8217;il puisse appeler sa famille, et quand je l&#8217;ai récupéré, j&#8217;ai reçu un appel de MSNBC qui me disait &#8220;Est-ce que vous pouvez être live dans 25 secondes?&#8221;»</p>
<p>«Je ne sais pas comment mais ils me suivaient déjà sur Twitter et ils me voulaient dans leur émission». Le soir-même, il participait au Rachel Maddow Show, un talk populaire aux Etats-Unis.</p>
<p>Janis Krums était alors inscrit sur Twitter depuis six ou sept mois. Après avoir laissé son compte dépérir, il s&#8217;était finalement mis à utiliser le service deux ou trois mois avant l&#8217;accident pour se tenir au courant de l&#8217;actualité, en particulier technologique, et postait tous les jours.</p>
<p>Sa Twitpic a été rapidement retweetée, quelqu&#8217;un l&#8217;a postée sur Flickr (ce qui s&#8217;est avéré utile puisque Twitpic a crashé), et les sites d&#8217;infos, chaînes de télévision, et journaux papiers l&#8217;ont reproduite, sans le payer.</p>
<p>«A partir du moment où je l&#8217;ai tweetée, elle est devenue de domaine public», explique-t-il, «TwitPic n&#8217;a pas de règles par rapport à ça». Il est allé enregistré son copyright le lendemain, effectif quelques jours plus tard, ce qui lui a permis de faire de l&#8217;argent quand Oprah Winfrey ou Apple l&#8217;ont contacté.</p>
<p>Il garde plutôt un bon souvenir du cirque médiatique qui a suivi sa photo, notant que les journalistes commençaient toujours par lui parler du sauvetage avant de passer à Twitter. Même s&#8217;il considère qu&#8217;il a été «journaliste-citoyen d&#8217;un jour», l&#8217;expérience ne lui a pas pour autant donné envie de devenir journaliste <a href="http://janiskrums.com/ventures/" target="_blank">plutôt qu&#8217;entrepreneur</a>.</p>
<p><strong>Des étudiants pas convaincus</strong></p>
<p><span id="more-767"></span></p>
<p>Nous n&#8217;étions que cinq ou six à aller écouter Janis Krums. Certes, tous les invités n&#8217;attirent pas <a href="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/2009/09/24/tmz-com-on-traite-britney-spears-comme-fox-news-obama/" target="_blank">la même foule d&#8217;étudiants qu&#8217;Harvey Levin de TMZ</a>, mais c&#8217;était la première fois que j&#8217;ai vu aussi peu de gens. Sur Facebook, une amie avait posté le matin-même</p>
<blockquote><p>«Je viens de recevoir un email de Columbia annonçant une discussion avec un type qui n&#8217;est pas un journaliste mais a écrit un &#8220;tweet très lu&#8221; sur Twitter. Je ne pensais pas que je pourrais avoir un mouvement de recul, lever les yeux au ciel et grimacer en même temps.»</p></blockquote>
<p>Une autre élève commentait</p>
<blockquote><p>«D&#8217;autant plus que le tweet était &#8220;Il y a un avion dans le Hudson. Je suis sur le ferry qui va chercher les gens. Dingue.&#8221; Ça c&#8217;est du journalisme de qualité!»</p></blockquote>
<p>Et l&#8217;amie de répondre</p>
<blockquote><p>«N&#8217;est-ce pas! La prochaine fois que j&#8217;envoie un sms à quelqu&#8217;un à propos d&#8217;un accident que j&#8217;ai vu, je m&#8217;attendrai à être invitée à en discuter quelque part, de préférence sur un podium».</p></blockquote>
<p>Une autre élève remarquait que la seule chose qu&#8217;il avait fait, c&#8217;était prendre une photo et la mettre en ligne. Elle voyait bien l&#8217;importance de Twitter dans l&#8217;événement, pas celle de Janis Krums (qui notait d&#8217;ailleurs pendant la discussion qu&#8217;il n&#8217;avait pas été le seul à prendre des photos à ce moment-là, mais juste le seul à les poster sur Twitter).</p>
<p>Je pense qu&#8217;en invitant Janis Krums, Dean Sree cherchait à montrer aux étudiants deux choses:</p>
<p>1) Que Krums, ou n&#8217;importe quelle autre non journaliste, faisait bel et bien partie de la compétition médiatique sans rien posséder d&#8217;autre que son téléphone.<br />
2) Que Twitter et les autres réseaux sociaux peuvent avoir une importance cruciale pour sortir des scoops, et qu&#8217;il s&#8217;agit de les maîtriser là maintenant tout de suite.</p>
<p>Une des phrases préférées de Dean Sree est «Quand l&#8217;avion est dans la rivière, il est trop tard pour apprendre à se servir de Twitter». Inviter Krums était surtout une autre façon de la répéter à ses étudiants. C&#8217;est raté.</p>
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		<title>A New York, Columbia lance une promo de journalistes-geeks</title>
		<link>http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/2010/03/09/journaliste-programmeur-manager-columbia/</link>
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		<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 16:04:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sayseal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cours]]></category>
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		<description><![CDATA[***Cet article a été actualisé après l&#8217;annonce officielle du double-diplôme entre l&#8217;école de journalisme et l&#8217;école de sciences de l&#8217;informatique de Columbia.*** Un récent article d&#8217;Owni se demandait si l&#8217;ère du mutant journaliste-programmeur était arrivée. Les journalistes interviewés (dont Johan Hufnagel de Slate) estimaient que l&#8217;idée d&#8217;avoir des journalistes qui savaient coder aussi bien que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/files/2010/03/superman.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-755" title="superman" src="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/files/2010/03/superman.jpg" alt="superman" width="500" height="333" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong><em>***</em><em>Cet article a été actualisé après <a href="http://www.journalism.columbia.edu/cs/ContentServer/jrn/1165270052298/JRN_News_C/1212612404258/JRNNewsDetail.htm" target="_blank">l&#8217;annonce officielle</a> du double-diplôme entre l&#8217;école de journalisme et l&#8217;école de sciences de l&#8217;informatique de Columbia.***</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><br />
</em></p>
<p style="text-align: justify;">Un récent article d&#8217;Owni<a href="http://owni.fr/2010/02/23/journaliste-programmeur-le-mutant-parfait/#france" target="_blank"> se demandait si l&#8217;ère du mutant journaliste-programmeur était arrivée</a>. Les journalistes interviewés (dont Johan Hufnagel de Slate) estimaient que l&#8217;idée d&#8217;avoir des journalistes qui savaient coder aussi bien que des programmeurs étaient la lubie du moment, mais qu&#8217;il serait bien utile d&#8217;avoir dans les rédactions des techniciens capables de comprendre les journalistes et vice-versa.</p>
<p style="text-align: justify;">Columbia vient de confirmer <a href="http://gawker.com/5448635/hack-to-hacker-rise-of-the-journalist+programmer" target="_blank">la tendance américaine relevée il y a quelques mois par Gawker</a>: l&#8217;essor du journaliste-ingénieur informaticien. <a href="http://www.journalism.columbia.edu/cs/ContentServer/jrn/1165270052298/JRN_News_C/1212612404258/JRNNewsDetail.htm" target="_blank">L&#8217;école a en effet développé un nouveau double-diplôme</a> (<a href="http://www.journalism.columbia.edu/cs/ContentServer/jrn/1165270052348/page/1165270091558/JRNSimplePage2.htm" target="_blank">en plus de ceux qu&#8217;elle a déjà</a> avec l&#8217;école de droit, de relations internationales, de business, ou <a href="http://www.journalisme.sciences-po.fr/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=22&amp;Itemid=45" target="_blank">avec Sciences Po</a>) avec <a href="http://www.cs.columbia.edu/education/ms" target="_blank">l&#8217;école de sciences de l&#8217;informatique</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">La question «comment trouver et communiquer avec des développeurs web?» travaillait beaucoup <a href="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/2009/12/03/fred-wilson-venture-capitalist-business-angel-journalisme/" target="_blank">l&#8217;un des élèves des leçons de Ken Lerer</a>, le cofondateur du Huffington Post, et la réponse de Columbia semble être de former des journalistes qui parlent le programmeur et des programmeurs qui parlent le journaliste.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un nouvelle catégorie d&#8217;emplois</strong></p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;après David Klatell, en charge des double-diplômes à l&#8217;école, le cursus durera trois ans, deux à l&#8217;école de sciences de l&#8217;informatique, une à l&#8217;école de journalisme. C&#8217;est long pour un master aux Etats-Unis, et cher (l&#8217;année à Columbia coûte plus de 40 000 dollars), donc il s&#8217;attend à une petite promo de six à huit étudiants par an. «Si on limite la taille de la promo, ça permettra aussi de mieux aider financièrement les étudiants», explique-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Le but du programme est aussi simple qu&#8217;ambitieux: créer une nouvelle catégorie d&#8217;emplois. Plusieurs médias ont dit à l&#8217;administration de l&#8217;école qu&#8217;ils «rêvent d&#8217;avoir des programmeurs qui comprennent le monde de l&#8217;information, que ça serait merveilleux d&#8217;avoir des employés qui puissent faire les deux», affirme David Klatell.</p>
<p style="text-align: justify;">En 2004, <a href="http://www.shirky.com/writings/situated_software.html" target="_blank">Clay Shirky relevait déjà la tendance</a>, soulignant que plus la programmation se démocratisait, plus elle passerait lentement de boulot à part entière à compétence parmi d&#8217;autres. Mais le double cursus ne compte pas créer des petits soldats du web qui viendraient remplacer les programmeurs. «Vous ne verrez pas apparaître des rédactions où tous les journalistes sont censés savoir coder comme ils sont aujourd&#8217;hui censés savoir prendre une photo ou enregistrer du son», estime David Klatell.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Des managers plutôt que des petits soldats</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span id="more-749"></span></strong>«Alors que le journalisme, les contenus, la distribution, le reportage deviennent technologiques, une nouvelle catégorie de jobs va se développer, à un niveau managerial, pour des gens qui comprennent les deux camps», poursuit-il; des gens qui non seulement comprennent ce que programmer veut dire, mais peuvent imaginer comment utiliser la programmation pour innover dans des entreprises médiatiques. En bref, Columbia veut former les successeurs d’<a href="http://www.holovaty.com/" target="_blank">Adrian Holovaty</a> et son <a href="http://www.everyblock.com/" target="_blank">Everyblock</a>, de l&#8217;équipe derrière <a href="http://www.propublica.org/ion/changetracker" target="_blank">le Change Tracker</a> de ProPublica, ou derrière la page <a href="http://www.politifact.com/" target="_blank">PolitiFact</a> du St. Petersbourg Times, <a href="http://www.pulitzer.org/citation/2009-National-Reporting" target="_blank">qui a remporté le prix Pulitzer en 2009</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">«Il y a une grande séparation entre ces deux camps», regrette-t-il, «alors qu&#8217;il faudrait voir la technique comme une partie intrinsèque du contenu!» David Klatell imagine ses futurs diplômés très bien payés dès la sortie d&#8217;école, «pas comme des reporters juniors, ni comme des techniciens».</p>
<p style="text-align: justify;">Columbia n’est pas la première université américaine à se lancer dans les passerelles journalistes/programmeurs. En 2007, Medill, l&#8217;école de journalisme de Northwestern à Chicago, a gagné 639.000 dollars &#8211; 469.000 euros &#8211; grâce au Knight News Challenge (<a href="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/2009/12/11/knight-news-challenge-cinq-millions-dollars/" target="_blank">encore le News Challenge!</a>) pour <a href="http://www.newschallenge.org/graduate_digital_journalism_program" target="_blank">un programme offrant des bourses à des étudiants en sciences de l’informatique qui souhaitent étudier le journalisme</a>. Georgia Tech propose <a href="http://lcc.gatech.edu/compumedia/?page_id=10" target="_blank">une double-licence en «computational media»</a> (journalisme de données), et de nombreuses écoles donnent des cours de «computer-assisted reporting».</p>
<p style="text-align: justify;">A Columbia, les étudiants suivront le parcours classique de l&#8217;école, avec les même cours principaux que les autres apprentis-journalistes, et des cours de «digital media» adaptés à leur niveau. Faisant la liste des problèmes de l&#8217;industrie — trouver et produire des contenus, les distribuer efficacement, les sauvegarder durablement, et faire payer pour ces contenus, David Klatell espère que ces journalistes-nerds pourront aider à les régler, au sein de leurs cours puis dans la vie professionnelle. Dans le magazine Wired, des professeurs de l&#8217;école de sciences de l&#8217;informatique et de l&#8217;école de journalisme <a href="http://www.wired.com/epicenter/2010/04/will-columbia-trained-code-savvy-journalists-bridge-the-mediatech-divide/" target="_blank">se penchent plus précisément sur ce que leurs super-élèves pourraient accomplir</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">«Aujourd&#8217;hui, les médias sont des entreprises incroyablement technologiques», remarque-t-il, «mais il est impossible de trouver un patron qui comprend réellement la technologie qui sous-tend son business». Il compte bien sur ses étudiants pour venir progressivement remplacer ces patrons.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> Que pensez-vous de cette idée? Les journalistes devraient-ils apprendre à programmer et les programmeurs à journaler? </strong></p>
<p><em>Cécile Dehesdin</em></p>
<p><em><em>Des questions, des envies, des idées? Dites-moi tout dans les commentaires, sur Twitter (<a href="http://twitter.com/sayseal" target="_blank">@sayseal</a>), sur <a href="http://www.facebook.com/home.php#/pages/Le-medialab-de-Cecile/154050350676?ref=ts" target="_blank">la page Facebook du medialab</a>, ou envoyez-moi un mail à cecile.dehesdin (@) slate.fr</em></em></p>
<p><em><em>(Photo:<a href="http://www.flickr.com/photos/tomasfano/4254749294/" target="_blank"> New York. St Mark&#8217;s Place, Superman neon sign</a>, par Tomas Fano via Flickr)</em></em></p>
<p><em><em>(P.S: le texte justifié, on vote pour ou contre?)<br />
</em></em></p>
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		<title>La bourse ou l&#8217;audience!</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Mar 2010 20:40:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sayseal</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le New York Times vient d&#8217;annoncer la création d&#8217;un nouveau blog hyperlocal, qui viendra rejoindre les deux dont je vous avais parlé il y a quelques mois. Un blog sur l&#8217;East Village, au sud de Manhattan, s&#8217;ajoutera donc a celui sur Clinton Hill et Fort Greene (Brooklyn), et celui sur MappleWood, Millburn et South Orange [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/files/2010/03/shockedjourno.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-741" title="shockedjourno" src="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/files/2010/03/shockedjourno.jpg" alt="shockedjourno" width="500" height="376" /></a></p>
<p>Le New York Times vient d&#8217;annoncer la création d&#8217;un nouveau blog hyperlocal, qui viendra rejoindre les deux dont je vous avais parlé<a href="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/2009/11/06/hyperlocal-journalisme-etats-unis-patch-local-dnainfo/" target="_blank"> il y a quelques mois</a>. Un blog sur l&#8217;East Village, au sud de Manhattan, s&#8217;ajoutera donc a celui sur Clinton Hill et Fort Greene (Brooklyn), et celui sur MappleWood, Millburn et South Orange (New Jersey).</p>
<p>Petite particularité du blog: il sera entièrement géré (depuis son actuelle création jusqu&#8217;à son entretien une fois lancé) par des étudiants en journalisme de New York University, encadrés par leurs profs, un rédacteur en chef, et supervisés de loin par Mary Ann Giordano, en charge de l&#8217;initiative «The Local» au New York Times.</p>
<p>Le journal travaillait déjà depuis la création des blogs avec l&#8217;école de journalisme de City University of New York (CUNY). Mi-janvier, <a href="http://www.poynter.org/column.asp?id=101&amp;aid=176147" target="_blank">le New York Times avait entièrement passé le relais</a> de son blog brooklynien à CUNY, avec désormais à sa tête une rédactrice en chef payée par l&#8217;université.</p>
<p>Parce qu&#8217;il s&#8217;agit bien ici d&#8217;argent. Andy Newman, ancien rédacteur en chef du blog brooklynien désormais à la tête de CityRoom, <a href="http://fort-greene.thelocal.nytimes.com/2010/01/08/the-day-a-new-chapter-begins/" target="_blank">rappelait dans son billet d&#8217;au revoir</a> que «depuis le début, [les patrons du journal] nous ont dit qu&#8217;ils ne comptaient pas dédier indéfiniment un reporter de la rédaction au projet».</p>
<p><span id="more-735"></span></p>
<p>Lors du lancement de The Local il y a plus d&#8217;un an, Jim Schachter, en charge du développement numérique du quotidien,<a href="http://www.niemanlab.org/2009/03/nyt-wants-to-build-and-spread-a-platform-for-local-journalism-sees-business-model-in-placeblogosphere/" target="_blank"> expliquait son plan au Nieman Lab</a>: créer une maquette et des outils faciles à distribuer sous forme de licence à des communautés qui voudraient écrire sur elles-mêmes, sans besoin de reporters ou d&#8217;éditeurs du New York Times. Le journal pourrait également faire de l&#8217;argent grâce à un réseau publicitaire qui fonctionnerait pour tous ses blogs hyperlocaux.</p>
<p>«Le plus tôt possible, disait-il à l&#8217;époque, nous pourrons tirer un bilan de ce qu&#8217;on a déjà appris. Pour vraiment savoir si on a ici un modèle qui peut se répliquer, il faut qu&#8217;on le transmette à quelqu&#8217;un d&#8217;autre». C&#8217;est chose faite avec le futur blog hyperlocal sur l&#8217;East Village: il sera entièrement mené par des élèves de NYU au travers d&#8217;un nouveau cours intitulé «la rédaction hyperlocale».</p>
<p>A sa tête, Richard G. Jones, un rédacteur en chef payé par NYU, pas le New York Times, aidé par deux professeurs de l&#8217;université. La seule personne du journal encore impliquée dans le projet est Mary Ann Giordano.</p>
<p>D&#8217;après<a href="http://journalism.nyu.edu/pubzone/weblogs/pressthink/2010/02/23/the_local.html" target="_blank"> les précisions de Jay Rosen de NYU</a>, le New York Times fournira l&#8217;URL du blog — et donc le prestige et l&#8217;audience, la plateforme de publication et les serveurs nécessaires, et une supervision éditoriale. NYU fournit le salaire du rédacteur en chef, la force de travail (étudiants + professeurs), des bureaux, et sa réputation.</p>
<p>En résumé, le New York Times obtient gratuitement un blog de qualité professionnelle (j&#8217;estime qu&#8217;avec trois profs — dont un qui se dédie au Local East Village à plein temps — pour superviser les étudiants, le blog sera pro).</p>
<p>L&#8217;annonce a fait doucement rire certains bloggueurs locaux, comme Choire Sicha, de The Awl: «L&#8217;actuelle expansion du New York Times dans des rubriques &#8220;locales&#8221;, où les informations sont fournies par des étudiants non payés, vient désormais de nous toucher là où ça fait mal, juste à côté de nos bureaux»,<a href="http://www.theawl.com/2010/02/the-times-comes-for-the-east-village-with-another-non-paying-student-paper" target="_blank"> écrit-il, avant d&#8217;enchaîner</a>, «cet arrangement suggère que la seule manière de financer des médias locaux, c&#8217;est de le faire avec une force de travail gratuite», reprochant à NYU d&#8217;inciter ses élèves à accepter avec gratitude ce genre d&#8217;opportunités.</p>
<p>Alors que l&#8217;annonce de NYU et du NYT arrive en meme temps que la nouvelle rubrique «université» du Huffington Post, <a href="http://www.huffingtonpost.com/adam-clark-estes/college-reporting-team_b_471091.html" target="_blank">qui cherche des étudiants-journalistes non payés</a>, il n&#8217;est pas le seul à s&#8217;indigner de la pratique que l&#8217;on retrouve dans des écoles de journalisme à travers le pays. <a href="http://www.insidehighered.com/news/2010/03/01/journalism" target="_blank">Inside Higher Ed s&#8217;interroge sur l&#8217;avenir de la profession</a>: les étudiants prennent-ils la place qui devrait revenir à des journalistes payés? Ou les complètent-ils en comblant un vide éditorial?</p>
<p>Dans son billet de blog discutant de la future collaboration, Jay Rosen la comparait aux accords signés par le New York Times avec deux associations journalistiques a but non lucratif <a href="http://www.nytimes.com/2009/10/23/business/media/23chicago.html?_r=2" target="_blank">pour couvrir Chicago</a> et <a href="http://techcrunch.com/2010/01/21/bay-area-news-project-strikes-content-deal-with-the-new-york-times/" target="_blank">San Francisco</a>, soulignant que dans ces trois situations, «un organisme a but non lucratif produit du contenu pour le New York Times, lui permettant d&#8217;offrir une meilleure couverture médiatique qu&#8217;il ne le pourrait autrement».</p>
<div id=":2zr">
<p>Le professeur expliquait également vouloir payer «au moins une partie des contributions de la communauté, des étudiants et des pigistes au Local East Village». La directrice de l&#8217;école de journalisme de NYU est ainsi en train de collecter des fonds pour fournir un «trésor de guerre» au rédacteur en chef du blog et payer les contributeurs-clés, particulièrement quand NYU est en vacances.</p>
<p>Les médias se servent-ils des étudiants en journalisme quand ils leur proposent de bloguer sur leur plateforme gratuitement? Personnellement, je garde un très bon souvenir <a href="http://muniparis.blog.lemonde.fr/" target="_blank">d&#8217;un blog sur les municipales parisiennes tenu avec des camarades de Sciences Po</a> sur <a href="http://lemonde.fr" target="_blank">Lemonde.fr</a>. Enfin des commentaires, enfin des gens qui lisaient nos articles! Parce que c&#8217;est bien beau d&#8217;apprendre le journalisme en ligne, s&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;audience, pas de communauté, on rate tout de même l&#8217;un des principaux aspects du média. C&#8217;était d&#8217;ailleurs l&#8217;un des points abordés lors du <a href="http://www.journalisme.sciences-po.fr/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=534&amp;Itemid=126" target="_blank">colloque international sur l&#8217;avenir des formations en journalisme</a><a href="http://www.journalisme.sciences-po.fr/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=534&amp;Itemid=126" target="_blank"></a>, tenu mi-juin 2009 à Sciences Po: comment donner une audience aux élèves?</p>
<p>Mais ce blog avait été créé en classe uniquement pour le temps des municipales 2008, pas comme une section à part entière du journal censée perdurer semestre après semestre. Et si Lemonde.fr mettait nos contenus en valeur, le site et le journal mettaient en ligne leurs propres articles; nous étions un complément, pas un remplacement.</p>
<p><strong>Est-ce que l&#8217;audience compense la gratuité? Une école devrait-elle refuser ces collaborations sachant pertinemment qu&#8217;elles n&#8217;aboutiront jamais à des embauches et que les accepter donnerait un mauvais exemple aux élèves? Ou au contraire les envisager comme des opportunités en terme d&#8217;apprentissage? Et dans ce cas-la, quelles devraient-en être les conditions?</strong></p>
<p><em>Cécile Dehesdin</em></p>
<p><em><em>Des questions, des envies, des idées? Dites-moi tout dans les commentaires, sur Twitter (<a href="http://twitter.com/sayseal" target="_blank">@sayseal</a>), sur <a href="http://www.facebook.com/home.php#/pages/Le-medialab-de-Cecile/154050350676?ref=ts" target="_blank">la page Facebook du medialab</a>, ou envoyez-moi un mail à cecile.dehesdin (@) slate.fr</em></em></p>
<p><em><em>(Photo: <a href="http://www.flickr.com/photos/rabbleradio/95070447/" target="_blank">Joey-Everywhere</a>, by rabbleradio via Flickr)<br />
</em></em></div>
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		<title>Facebook: mes amis, mes amours, mon actu ?</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Feb 2010 14:01:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sayseal</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un des thèmes les plus abordés dans mes cours d&#8217;entrepreunariat, de réseaux sociaux, et par les nombreux invités qui passent à l&#8217;école, c&#8217;est l&#8217;idée qu&#8217;on a envie de lire ce que nos amis nous suggèrent. Peut-être que vous avez fait (ou faîtes encore?) partie des lecteurs qui aiment découper leurs articles préférés pour les ramener [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/files/2010/02/facebook.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-727" title="facebook" src="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/files/2010/02/facebook.jpg" alt="facebook" width="500" height="333" /></a></p>
<p>Un des thèmes les plus abordés dans <a href="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/tag/ken-lerer/" target="_blank">mes cours d&#8217;entrepreunariat</a>, <a href="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/2009/10/01/je-peux-pas-la-jai-cours-de-twitter/" target="_blank">de réseaux sociaux</a>, et par les nombreux <a href="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/category/invites/" target="_blank">invités</a> qui passent à l&#8217;école, c&#8217;est l&#8217;idée qu&#8217;on a envie de lire ce que nos amis nous suggèrent.</p>
<p>Peut-être que vous avez fait (ou faîtes encore?) partie des lecteurs qui aiment découper leurs articles préférés pour les ramener chez eux et les afficher dans leur chambre ou les faire lire à leur famille, ou peut-être abusez-vous du bouton «envoyer cet article par email» sur tous les sites d&#8217;infos.</p>
<p>Personnellement, je me suis aperçue que j&#8217;avais arrêté de lire mes flux RSS pour ne plus me satisfaire que de Twitter, Facebook, et de mes sites préférés pour me tenir au courant de l&#8217;actualité. (Depuis que j&#8217;ai commencé ce blog, je me suis remise aux liens RSS. Twitter me sert d&#8217;entrée dans l&#8217;info du jour mais je l&#8217;utilise aussi pour suivre des amis, Facebook m&#8217;offre des trouvailles d&#8217;actu mais je m&#8217;en sers plutôt pour un usage personnel, tandis que mes liens RSS forment une page entièrement dédiée à ce qui se passe dans les nouveaux médias.)</p>
<p><strong> Recherche sociale</strong></p>
<p>On a beaucoup parlé de Google Buzz ces dernières semaines, mais la version publique de Google Social Search, lancée un peu plus tôt sans trop de fanfare, est beaucoup plus impressionnante: quand vous avez besoin d&#8217;information, vous tapez quelques mots clés dans le moteur de recherche; sauf qu&#8217;en plus des résultats habituels (news, photos, pages webs et — depuis peu — derniers tweets), Google propose également des résultats <a href="http://googleblog.blogspot.com/2010/01/search-is-getting-more-social.html" target="_blank">tirés de votre réseau</a>, affichés en bas de la première page. Votre réseau est automatiquement défini par vos contacts gmail, comme Buzz, et vous pouvez y ajouter votre compte Twitter ou Friendfeed.</p>
<p>Il s&#8217;agit carrément de considérer vos connaissances comme vos sources d&#8217;informations: si j&#8217;hésite à louer un film, en plus des critiques et de la page Wikipédia qui lui est dédiée, je verrai le post de Charlotte qui l&#8217;a démonté méthodiquement sur son blog, et celui de Luisa qui l&#8217;a défendu. «Ce n&#8217;est que la première étape d&#8217;un effort continu pour que la recherche web Google soit toujours aussi sociale que le web lui-même», expliquait l&#8217;entreprise sur son blog. Tout est dit. Google n&#8217;est pas en compétition avec Twitter, mais en compétition avec le web même. Et <a href="http://www.steverubel.com/facebook-could-eat-the-web" target="_blank">Facebook l&#8217;est tout autant</a>.</p>
<p><strong> Facebook comme source de trafic pour les sites d&#8217;infos</strong></p>
<p><strong><span id="more-721"></span></strong><a href="http://mashable.com/2010/02/17/facebook-unseats-yahoo/" target="_blank">Facebook vient de devenir le deuxième site le plus visité aux Etats-Unis</a>, dépassant Yahoo! et se rapprochant tranquillement de Google. Pour devenir le premier site que l&#8217;on ouvre en allumant son téléphone ou son ordinateur, Facebook doit permettre à ses utilisateurs de tout faire: d&#8217;où son champ de recherche, qui propose aussi des résultats tirés du web, des posts de vos amis, ou des posts de l&#8217;ensemble des utilisateurs.</p>
<p>Pour fêter ses six ans, le site de Mark Zuckerberg a publié un post sur son blog proposant aux utilisateurs de se servir de Facebook pour <a href="http://blog.facebook.com/blog.php?post=276507062130" target="_blank">créer leur propre chaîne d&#8217;infos personnalisée</a>, en réunissant les flux de leurs fan pages préférées en une liste d&#8217;amis. «Vous pouvez vous tourner vers Facebook pour partager des informations, entrer en contact avec des médias et discuter de l&#8217;actualité avec d&#8217;autres. Les informations que vous lisez sur Facebook peuvent être aussi diverses que les amis et les médias auxquels vous êtes connecté», assurait le billet.</p>
<p>En six mois, <a href="http://www.allfacebook.com/2010/02/facebook-releases-new-statistics-sharing-quintuples-in-6-months/" target="_blank">le partage de liens sur le site a augmenté de 500%</a> <a href="http://www.allfacebook.com/2010/02/facebook-releases-new-statistics-sharing-quintuples-in-6-months/" target="_blank"></a> alors que le nombre d&#8217;utilisateurs a un peu moins que doublé dans le même laps de temps. Il reste loin derrière Yahoo, Google et MSN dans les sources de trafic vers des sites d&#8217;information, mais est devenu <a href="http://weblogs.hitwise.com/us-heather-hopkins/2010/02/facebook_largest_news_reader_1.html" target="_blank">la 4e source de trafic de ces site</a>s, devant Google News et, surtout, devant Google Reader.</p>
<p><strong>Les médias s&#8217;adaptent</strong></p>
<p>Facebook et Twitter incitent à se passer du jugement éditorial des médias eux-mêmes pour faire de nos amis nos rédacteurs en chef, en charge de nous tenir au courant des informations les plus importantes.</p>
<p>Plutôt que de paniquer, plusieurs médias essayent de s&#8217;adapter au mieux à ce phénomène en allant chercher les lecteurs là où ils sont, et en cherchant à bâtir avec eux des relations plus «amicales».</p>
<p>Dans un récent billet, <a href="http://blog.slate.fr/labo-journalisme-sciences-po/2010/02/13/ou-sont-passees-les-communautes-des-sites-dinfos/" target="_blank">Alice Antheaume notait que les communautés des sites d&#8217;info se diluaient</a>. Pour résister à cette tendance, de plus en plus de sites utilisent <a href="http://developers.facebook.com/connect.php" target="_blank">Facebook Connect</a> ou <a href="http://js-kit.com/" target="_blank">d&#8217;autres moyens d&#8217;identifications</a> du même type: arrivé sur un site, il vous suffit de cliquer sur un bouton pour commenter sur un article depuis votre compte Facebook/Twitter/Google sans avoir besoin de créer un compte spécifique au site. Le système permet aussi de partager des articles que vous avez aimé sur votre Wall plus facilement, faisant ainsi voyager l&#8217;information grâce aux lecteurs.</p>
<p>D&#8217;autres cherchent à se servir de Facebook pour leur travail de reportage même: après le tremblement de terre en Haïti, deux reporters du Wall Street Journal sont partis suivre un américain à la recherche de sa famille dans les décombres. <a href="http://www.facebook.com/intoportauprince" target="_blank">L&#8217;histoire s&#8217;actualisait sur Facebook</a>, renvoyant régulièrement vers le Wall Street Journal. Pour les Jeux olympiques, le New York Times a ajouté un onglet dédié à l&#8217;évènement dans sa page Facebook, plutôt que d&#8217;en créer une nouvelle. <a href="http://www.facebook.com/nytimes?v=app_289103741436">Le résultat est ici</a>, et avec son flux Twitter, ses vidéos, ses articles et son sondage, ressemble beaucoup plus à une page d&#8217;un site d&#8217;info qu&#8217;à une page Facebook!</p>
<p><strong> Utilisez-vous Facebook comme source d&#8217;information? Faîtes-vous plus attention aux articles que vos amis vous envoient qu&#8217;aux autres? Aimeriez-vous que plus d&#8217;actu se fasse sur Facebook directement plutôt que sur les sites d&#8217;infos? </strong></p>
<p><em>Cécile Dehesdin</em></p>
<p><em><em>Des questions, des envies, des idées? Dites-moi tout dans les commentaires, sur Twitter (<a href="http://twitter.com/sayseal" target="_blank">@sayseal</a>), sur <a href="http://www.facebook.com/home.php#/pages/Le-medialab-de-Cecile/154050350676?ref=ts" target="_blank">la page Facebook du medialab</a>, ou envoyez-moi un mail à cecile.dehesdin (@) slate.fr</em></em></p>
<p><em><em>(<a href="http://www.flickr.com/photos/andrewfeinberg/2325659148/" target="_blank">Photo</a> par Andrew Feinberg, via Flicker)<br />
</em></em></p>
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		<title>Vous la prendrez comment votre info aujourd&#8217;hui?</title>
		<link>http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/2010/02/16/vous-la-prendrez-comment-votre-info-aujourdhui/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Feb 2010 18:52:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sayseal</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une des grandes opportunités qu&#8217;offre internet en matière d&#8217;information, c&#8217;est la possibilité de la présenter autrement. Que ce soit avec des webdocus dont vous êtes le héros ou qui sont séquencés originalement, Internet permet d&#8217;échapper à la linéarité. En dehors de ces web-documentaires, qui traitent de sujets particuliers, il existe des interfaces qui cherchent à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/files/2010/02/wordsflow.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-709" title="wordsflow" src="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/files/2010/02/wordsflow.jpg" alt="wordsflow" width="500" height="281" /></a></p>
<p>Une des grandes opportunités qu&#8217;offre internet en matière d&#8217;information, c&#8217;est la possibilité de la présenter autrement. Que ce soit avec des webdocus <a href="http://www.curiosphere.tv/ressource/22876-lobesite-est-elle-une-fatalite" target="_blank">dont vous êtes le héros</a> ou qui sont séquencés originalement, Internet permet d&#8217;échapper à la linéarité.</p>
<p>En dehors de ces web-documentaires, qui traitent de sujets particuliers, il existe des interfaces qui cherchent à présenter l&#8217;info de la journée d&#8217;une façon originale, qui laisse plus de liberté au lecteur ou cherche à organiser l&#8217;information selon une autre hiérarchie que celle éditoriale et humaine, d&#8217;un rédacteur en chef.</p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://slatest.slate.com/features/news_dots/default.htm" target="_blank">News Dots</a></strong></p>
<div>
<p style="text-align: center;"><a href="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/files/2010/02/newsdots.png"><img class="aligncenter size-medium wp-image-689" title="newsdots" src="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/files/2010/02/newsdots-300x191.png" alt="newsdots" width="300" height="191" /></a></p>
<p>En septembre dernier, Chris Wilson de Slate.com a lancé <a href="http://slatest.slate.com/features/news_dots/default.htm" target="_blank">News Dots</a><a href="http://slatest.slate.com/features/news_dots/default.htm" target="_blank"></a>, une sorte de réseau social géant consacré à l&#8217;information: les mots-clés des articles sont transformés en tags, et les tags apparaissent sous forme de cercles, plus ou moins gros selon le nombre de publications qui les utilisent. Les cercles/tags sont reliés entre eux quand ils sont apparus ensemble dans aux moins deux articles. Pour le vendredi 12 février 2010 «United Kingdom» sera par exemple relié à «Afghanistan», «Toyota», «Japan», «Bank», «Britain», etc. Il suffit de cliquer sur chaque cercle pour voir apparaître sur la droite une liste d&#8217;articles qui lui correspondent. L&#8217;historique remonte à environ deux semaines.</p>
<p>«J&#8217;ai créé News Dots pour que les lecteurs puissent avoir une vue d&#8217;ensemble de la façon dont les informations sont connectées les unes aux autres par quelques degrés de séparation», explique Chris Wilson. «C&#8217;est aussi pratique pour voir les sujets les plus couverts par les médias».</p>
<p>L&#8217;idée lui est venue il y a trois ans, au moment du procès de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lewis_Libby" target="_blank">Scooter Libby</a> dans <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Plame-Wilson" target="_blank">l&#8217;affaire Valerie Plame</a>. «Je lisais le journal, et dans le même quotidien il y avait des articles sur le procès et sur des attentats suicides en Irak. Et je me rappelle m&#8217;être dit que ces sujets étaient étroitement liés même si, là dans l&#8217;immédiat, ils n&#8217;avaient rien à faire l&#8217;un avec l&#8217;autre. Libby était accusé d&#8217;avoir menti en disant qu&#8217;il n&#8217;avait pas fait fuité le nom d&#8217;un agent de la CIA pendant la montée vers la guerre en Irak, la même guerre qui était désormais devenue une violente insurrection».</p>
<p>Comme il se renseignait également beaucoup sur la théorie des réseaux sociaux, Chris Wilson s&#8217;est dit «que le moyen de montrer comment ces articles étaient connectés l&#8217;un à l&#8217;autre serait peut être un diagramme du réseau de ces sujets».</p>
<p>Mais chaque média tagguait ses articles selon différents systèmes, et il est «incroyablement difficile d&#8217;apprendre à un ordinateur que &#8220;Clinton, Hillary Rodham&#8221; est la même personne que &#8220;Hillary Clinton&#8221;». Il paraissait donc impossible de réussir à compiler plus d&#8217;une publication dans ce diagramme.</p>
<p>C&#8217;est là qu&#8217;est arrivé <a href="http://www.opencalais.com/" target="_blank">Calais</a>, un service créé par Thompson Reuters: il suffit de lui fournir des articles pour qu&#8217;il les taggue automatiquement avec ses mots-clés, permettant ains d&#8217;obtenir un système de nomenclature uniforme pour tous les articles, quelque soit le média d&#8217;où ils viennent.</p>
<p>A terme, Chris Wilson aimerait que News Dots soit un portail d&#8217;accès à l&#8217;actualité, mais pour l&#8217;instant, «c&#8217;est un peu chaotique. Je le verrais plutôt comme une destination secondaire, où les gens se rendent après avoir lu leur journal du matin pour prendre un peu de recul». Il voudrait ajouter plus de publications et améliorer la transition entre les différents jours pour que les gens puissent voir l&#8217;actu évoluer devant leurs yeux, plutôt que d&#8217;avoir un diagramme remplacé par un autre diagramme.</p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://newsmap.jp/" target="_blank">Newsmap</a></strong></p>
<p><a href="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/files/2010/02/newsmap.png"><img class="aligncenter size-medium wp-image-691" title="newsmap" src="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/files/2010/02/newsmap-300x133.png" alt="newsmap" width="300" height="133" /></a></p>
<p><span id="more-685"></span></p>
<p>Marcos Weskamp, un ingénieur en design, a créé <a href="http://newsmap.jp/" target="_blank">Newsmap</a> en 2004 pour présenter visuellement le flux d&#8217;informations de Google News. Les articles de la journée, représentés par des blocs, sont regroupés par couleurs autour des rubriques de Google News (rouge pour &#8220;International&#8221;, violet pour &#8220;Santé&#8221;, etc).<br />
<a href="http://marumushi.com/projects/newsmap" target="_blank">Chaque rubrique occupe plus ou moins d&#8217;espace sur l&#8217;interface</a> en fonction du nombre d&#8217;articles dans cette rubrique sur Google News<a href="http://marumushi.com/projects/newsmap" target="_blank"></a>. Newsmap fonctionne pour 15 pays, ce qui permet de voir, par exemple, que les sites espagnols ont davantage traité plus l&#8217;information internationale que nationale le vendredi 12 février 2009, alors que les sites français ont couvert un poil plus leurs infos nationales.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/files/2010/02/spain.png"><img class="aligncenter size-large wp-image-693" title="spain" src="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/files/2010/02/spain-1024x432.png" alt="spain" width="574" height="242" /></a></p>
<p>En octobre 2009, le site a enregistré plus de 500.000 visiteurs, et en moyenne chaque visiteur à cliqué plus de 2 fois sur chaque article (chaque bloc) <a href="http://newsmap.blogspot.com/2009/11/some-newsmap-stats.html" target="_blank">raconte Marcos Weskamp</a> sur son blog. Le principal problème du site, pour l&#8217;instant, c&#8217;est son succès: on tombe régulièrement sur une page d&#8217;erreur en tentant d&#8217;y accéder ou de changer les données prises en compte. Si le site ne fait que reprendre les flux de Google News, j&#8217;aime la présentation qui permet de voir tous les sujets du moments sur une même page sans avoir besoin de scroller.</p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://tenbyten.org/10x10.html" target="_blank">10&#215;10</a></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/files/2010/02/10X10.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-697" title="10X10" src="http://blog.slate.fr/le-medialab-de-cecile/files/2010/02/10X10.png" alt="10X10" width="572" height="360" /></a></p>
<p>10&#215;10 est l&#8217;oeuvre de <a href="http://www.ted.com/talks/jonathan_harris_tells_the_web_s_secret_stories.html" target="_blank">Jonathan Harris</a>, que je connaissais sans le savoir pour <a href="http://thewhalehunt.org/" target="_blank">The Whale Hunt</a>, un web-documentaire hallucinant: 3214 photos, au rythme d&#8217;au moins une photo toutes les cinq minutes (et plus dans les moments d&#8217;agitation intense), qui relatent son périple de neuf jours avec une famille d&#8217;Inuits partant à la chasse à la baleine.</p>
<p>Avec 10&#215;10, Jonathan Harris voulait «une exploration interactive des mots et des images qui définissent notre époque», <a href="http://tenbyten.org/about.html" target="_blank">explique-t-il sur le site</a>. Toutes les heures, 100 images viennent remplir la grille sous forme d&#8217;icônes qui grossissent lorsque la souris les effleure et font apparaître des liens vers des articles correspondants, et 100 mots correspondant à ces images sont classés sur la droite de la grille. Les images et les mots viennent d&#8217;articles publiés par Reuters, la BBC, et la rubrique «International» du New York Times, et sont classés par un algorithme.</p>
<p>«J&#8217;ai fait 10&#215;10 pour créer un moyen plus simple, plus immédiat et plus viscéral d&#8217;accès à l&#8217;information (et à la compréhension du monde)», m&#8217;écrit-il dans un email. A l&#8217;origine, l&#8217;idée était de capturer un moment précis dans le temps, de façon continuelle, et d&#8217;enregistrer ces moments pour produire une série de portraits de notre monde, heure par heure.»</p>
<p>Un historique permet de revisiter chaque heure de chaque jour de chaque mois de chaque année depuis 2004, quand l&#8217;interface a été créée. Le seul problème, c&#8217;est qu&#8217;en six ans beaucoup de bugs sont apparus: il y a des trous dans la grille (des blancs ou des «photo not applicable»), les mots et liens vers des articles et photos ne sont pas toujours logiquement associés. Par exemple, le 4 novembre 2009 à 17h, si l&#8217;on clique sur la photo de Maddie McCann les liens renvoient vers des articles sur la Chine ou l&#8217;Iran.</p>
<p>«10&#215;10 est un très vieux projet (2004-pratiquement préhistorique quand on parle d&#8217;Internet)», explique Jonathan Harris, «donc il y a des petits problèmes après tout ce temps (photos qui manquent, articles mal associés, mauvaise date, etc), mais on peut tous les attribuer à l&#8217;ancienneté du projet et à un logiciel grincheux!»</p>
<p>Jonathan Harris ne compte pas se repencher sur 10&#215;10 (ni sur <a href="http://universe.daylife.com/" target="_blank">Universe</a>, une autre interface complètement démente qui représente l&#8217;information sous forme de constellations), parce qu&#8217;il est en train de construire un système de storytelling pour permettre à n&#8217;importe qui de raconter leur histoire «d&#8217;une façon simple et belle».</p>
<p>Ces trois interfaces ne sont que quelques exemples d&#8217;une bonne petite dizaine du même genre. Ce que je me demande, c&#8217;est si l&#8217;expérience est assez plaisante, utile et immédiate pour que les lecteurs aient envie de consommer leur information de cette façon. Dans les mots de Chris Wilson: «J&#8217;espère vraiment que, quel que soit l&#8217;usage que les gens font de News Dots, ils y reviennent régulièrement; qu&#8217;ils ne se disent pas &#8220;Wow, c&#8217;est stylé&#8221;, et puis l&#8217;oublient.»</p>
<p><strong>Pensez-vous qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une simple question d&#8217;habitude et que des interfaces de ce type pourraient servir de point d&#8217;entrée à l&#8217;actu, ou qu&#8217;elles resteront au stade de «gadget»? Quels autres sites connaissez-vous qui présentent l&#8217;information de façon différente?</strong></p>
<p><em>Cécile Dehesdin</em></p>
<p><em><em>Des questions, des envies, des idées? Dites-moi tout dans les commentaires, sur Twitter (<a href="http://twitter.com/sayseal" target="_blank">@sayseal</a>), sur <a href="http://www.facebook.com/home.php#/pages/Le-medialab-de-Cecile/154050350676?ref=ts" target="_blank">la page Facebook du medialab</a>, ou envoyez-moi un mail à cecile.dehesdin (@) slate.fr</em></em></div>
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