Bilan : La pandémie des temps modernes

Un récent bilan anniversaire de la pandémie de grippe vient de paraître, sous la plume de Declan Butler, dans la célèbre revue scientifique britannique Nature, dans son numéro du 22 avril 2010 (article en anglais, disponible en ligne gratuitement). Il tente, comme nous le faisons sur ce blog depuis plusieurs mois, de tirer les premières leçons “à chaud” de cette crise sanitaire planétaire.

Il résume des informations publiées récemment par une équipe nord-américaine des National Institutes of Health (Cécile Viboud et coll. PLoS Currents Influenza, article disponible en ligne, 21 mars 2010, gratuit, en anglais). Les auteurs revisitent la comptabilité des décès attribuables à la grippe H1N1pdm aux USA. Leur résultats sont intéressants, car quelle que soit l’hypothèse qu’ils retiennent, le nombre d’années de vie perdues à cause du H1N1pdm aura été supérieur aux USA à celui enregistré en moyenne lors des épidémies de grippe saisonnière de ces dernières années.

Selon l’hypothèse la plus conservatrice – en langage scientifique et non politique (!) ce terme signifie que les auteurs sous-estiment très probablement et peut-être largement la réalité – c’est-à-dire en s’en tenant aux seuls certificats de décès mentionnant la grippe H1N1pdm comme cause du décès, alors il y aurait eu entre 7 500 et 12 000 décès dus à cette grippe aux Etats-Unis, soit au moins deux fois moins, en nombre absolu, qu’en période de grippe saisonnière. Avec une autre méthode de calcul, selon les mêmes auteurs, si l’on compare les chiffres de mortalité totale durant la période de circulation de la souche pandémique avec la mortalité moyenne observée les années précédentes, l’excès de mortalité attribué à H1N1pdm est de 44 100 décès, clairement supérieur à celui observé en moyenne durant les grippes saisonnières (36 000 décès par an, par grippe saisonnière, aux USA).

Puis ils se sont attachés à estimer le nombre d’années de vie perdues, un indicateur qui permet de chiffrer la différence entre le décès, par exemple, d’une personne de plus de 95 ans qui décède de la grippe alors que son espérance de vie n’est plus que de quelques mois, à une personne de 17 ans en bonne santé qui a une espérance de vie de l’ordre de 80 ans (moins 17). Eh bien, le nombre d’années de vie perdues a été, quelle que soit la méthode retenue pour l’estimation de la mortalité par grippe H1N1pdm aux USA, très supérieur à celui calculé pour les grippes saisonnière, et voisin du nombre d’années de vie perdues enregistré lors de la pandémie de 1968-69 (pandémie de grippe A(H3N2) de Hong Kong).

Par ailleurs, le virus extrêmement compétitif a supplanté totalement les autres sous-types saisonniers circulant qui ont quasiment disparu des écrans radars, dans tous les pays du monde. La souche H1N1pdm se serait donc comportée comme une vraie souche pandémique, avec tous les attributs d’une souche provoquant une pandémie… des temps modernes. On n’est plus en 1918, on dispose désormais d’antiviraux, d’antibiotiques, de lits d’hôpitaux et de soins intensifs, de vaccins (livrés à partir d’octobre 2009, donc pour le seul hémisphère nord en 2009), de masques, bref de tout l’arsenal pour éviter les désastres sanitaires des siècles passés. Au moins dans les pays développés. Pour les pays en développement, l’absence de retour d’expérience ne signifie pas nécessairement grippette, gardons-nous des messages trop rapides.

Lorsque l’on voit qu’un an après le début de la pandémie, on ne sait toujours pas estimer avec une précision meilleure que “entre 7 500 et 44 100” le nombre de décès aux Etats-Unis, alors que la “Mecque” de la veille sanitaire y officie (CDC d’Atlanta), on peut pensr qu’il faudra attendre encore plusieurs mois ou années avant d’avoir les premières estimations de l’impact de cette pandémie dans les pays en développement, et encore si l’on en dispose un jour. Car comment penser que ceux qui manquent – presque comme en 1918 – d’antiviraux, d’antibiotiques, de vaccins et d’infrastructures sanitaires pour les dispenser auront pu s’en tirer à meilleur compte que nos voisins nord-américains ?

Il semble donc, comme le faisaient remarquer certains de nos amis blogueurs sur le Journal de la Pandémie 2.0 récemment, que l’on se situera in fine, avec cette pandémie H1N1pdm, cru 2009-2010 dans l’un des scénarios que l’on avait envisagé assez précocement dans l’histoire de cette pandémie (Libération du 2 mai 2009, en ligne, gratuit), celui  d’une pandémie des temps modernes. Comme le résume mon collègue Marc Lipsitch, épidémiologiste de la Harvard School of Public Health dans le papier de Nature du 22 avril, “la plupart des gens ont été moins souvent infectés que durant les pandémies passées, ils ont été moins souvent malades lorsqu’ils ont contracté l’infection, et ils en sont moins souvent décédés lorsqu’ils en sont devenus malades”, une saine vision de ce que les temps modernes, et leur cortège de progrès, peuvent apporter à nos concitoyens… quand ils ont la chance de pouvoir en profiter.

Antoine Flahault

525 commentaires pour “Bilan : La pandémie des temps modernes”

  1. Bonsoir à tous

    Ces questions simples sont posées par les Français dans les journaux ou à la TV.

    -Le vaccin 2009 était-il dangereux (comparé au vaccin saisonnier des autres années, je ne vois pas comment interpréter cela différemment) ?

    Hormis le Pr Flahaut, il est dangereux, peut être parce l’un voit les choses au niveau général et les autres au niveau individuel…

    -Le vaccin 2010 est-il dangereux (moi, je comprends, aussi dangereux que pourrait l’être 2009) ?

    Encore une fois hormis le Pr Flahault, il est dangereux. Pourtant (à un vaccin adjuvé prés comme le dit révérendfr), il sont fabriqués comme durant les années antérieures à la pandémie. Cela signifit-il que personne n’a plus confiance du tout en la vaccination ?

    -A quoi ressemblera la grippe cette année (claire et simple pas forcément absolue, à mon sens)?

    Ne peut-on rien prévoir concernant H1N1?
    On sait déjà que les gens d’un certain âge ont été moins sensibles. Il ne s’agit donc pas d’un virus complètement nouveau
    Dire que les résultats dans le sud ne seront pas ceux du nord, ok, mais on utilise ce principe pour établir la souche des vaccins.
    Les vaccins ne sont pas toujours efficaces certes.
    Il y a une pandémie et le virus reste stable

    Les réservoirs de H3N2 ont du être entamé par H1N1 2009
    Il y a donc de bonnes chances pour que cette année en France, la grippe soit modérée.

    -A quoi ressemblera la grippe 2010 ?

    Un retour à la normale avant la pandémie ?

  2. Il y a au moins une raison pour que le vaccin 2009 se soit montré plus dangereux que les vaccins 2008, 2007…c’est qu’on a vacciné des enfants, même de moins d’un an, ce qui ne se faisait pas (ou était très rare ?) auparavant.

    L’inconvénient qu’il y a à définir “vaccin dangereux” par “plus dangereux que…” est que si la conclusion est négative elle sera souvent comprise comme signifiant que le vaccin n’est pas dangereux. C’était le sens de mes interventions à ce sujet et c’est peut-être aussi l’objectif caché de cette définition.

    Pour moi qui ne suis pas médecin et n’ai pas certains sous-entendus implicites, quand on pose la question, “le vaccin est-il dangereux ?” je ne peux le comprendre que de façon absolue et en aucun cas comme signifiant et comme allant de soi, le vaccin “est-il plus dangereux que…”

    Cela résulte sans doute de l’habitude de la formalisation mathématique et Jean sera sans doute d’accord avec moi de ce point de vue. Mais il peut s’agir d’une déformation professionnelle…A moins que ce soit l’inverse ?

    De toute façon, la comparaison est bien entendu intéressante et Gyuran nous apporte des infos des plus intéressantes en provenance du Canada.

    Il y a même une autre interprétation souvent utilisée : la balance bénéfice-risque étant positive, les inconvénients du vaccin s’en trouvent neutralisés et donc sans importance.

    Pour la grippe 2010-2011 au peut au moins déjà dire qu’elle sera plus tardive que l’an dernier. De plus, si on était sûr que le virus préfère un peu de chaleur au froid, vu les températures actuelles on peut être tranquille pour quelques semaines.

  3. Bernard vous avez bien compris. En médecine quand on dit par exemple c’est efficace on sous-entend plus efficace qu’un placebo. C’est d’ailleurs là que réside une des incompréhensions entre les tenants de l’homéopathie et leurs détracteurs .
    Dans notre cas c’est la même chose et c’est pourquoi j’ai posé le problème en ces termes. Il y a différents niveaux de réponse toutes valables mais sources d’incompréhension.

    Vous avez raison de noter qu’il ne faut pas banaliser les accidents graves rares de nos thérapeutiques. Cela tout le monde peut le comprendre; il n y a pas de risque zéro mais des risques extrêmement faibles qu’on arrondi à zéro . c’est une approximation vous connaissez la chose.

    Pour répondre à kp sur le point 2. Amha le vaccin 2010 -2011 n’est pas plus dangereux que ceux des années antérieurs à 2008- 2009 . Mais ils ont des risques graves par rapport à une thérapeutique placebo dont des risques de décès. C’est là qu’intervient normalement le calcul risque bénéfice pour les patients afin de déterminer si cela est utile ou pas.
    La notion utilité est différente de celle de dangerosité.

    Quant à la question 3 votre argument est impeccable. Oui si on considère que le fait de choisir, les virus 6 mois avant pour le vaccin, est acceptable , alors on peut se servir de ce qui se passe 6 mois avant dans l’hémisphère sud comme modèle.
    Certes ce n’est pas une lecture de l’avenir mais un assez bon présage. Cela n’empêche pas d’être vigilant comme de bien entendu en médecine de terrain.
    C’est pas parce que vous pensez avoir fait le bon diagnostic que vous dites à votre patient de ne pas vous appelez si cela ne va pas bien. S’il ne vous le dit pas changez en :-)

    Enfin à la question 4 je m’attends à une grippe qui devrait se situer dans la moyenne ou en dessous.

    L’exemple de Nouvelle Zélande et de la Réunion donne la même chose que l’année dernière tandis que l’exemple Australien donne un nombre nettement inférieur .
    Je n’ai pas d’explication. Est ce une sous-déclaraiton des australiens , une thérapeutique de réanimation plus efficace, un effet du vaccin ou du tamiflu , autres choses….

  4. Je reprends ce que j’amorçais sur la balance bénéfice-risque dans mon précédent commentaire.

    Dès son second bilan de pharmacovigilance sur les vaccins H1N1, l’Afssaps n’hésitait pas à écrire, le 13/11/2009 :

    “Les effets indésirables portés à la connaissance de l’Afssaps à la date du 10 novembre 2009 ne remettent pas en cause la balance bénéfice-risque du Pandemrix.”

    On peut d’abord noter la précaution oratoire prise par l’Afssaps : les EI “portés à la connaissance de…”.

    Mais comment peut-on apprécier cette balance quand on ne connait pas au moins l’un des poids posé sur les plateaux, à savoir ici les bénéfices de la vaccination qui ne peuvent être évalués qu’une fois connu le déroulement de l’épidémie ?

    De plus, la balance pourrait être positive avec zéro EI vaccinaux et 1 cas grave évité par la vaccination. Elle pourrait être positive avec 10000 EI graves et 10050 cas graves évités par la vaccination.

    Peut-on raisonnablement regarder uniquement de quel côté penche la balance sans s’occuper des poids posés sur chaque plateau ?

    Peut-on savoir de quel côté penche cette balance quand on est dans l’incapacité de mesurer les risques et les bénéfices ?

    Par exemple, personne ne peut dire si la vaccination hépatite B pratiquée sur des nourrissons sera encore efficace 25 ans après. Les études indépendantes menées par Hammitt et Bialeck montrent que 15 ans après, seulement 50% des vaccinés réagissent à un rappel, cette réaction testant la présence de la mémoire immunitaire. Mais on nous dit que même dans les pays de faible endémie où l’essentiel des contaminations se fait entre 20 et 30 ans, la balance de cette vaccination est positive.

    D’une manière générale, on ne connait ni l’importance des risques ni les bénéfices mais on SAIT toujours de quel côté penche la balance !!! Toujours du bon côté comme chante Jacques Dutronc.

  5. J’ajoute que c’est un non-sens caractérisé de parler de la balance bénéfice-risque d’un vaccin. Cela ne peut avoir un sens que pour une campagne de vaccination, c’est à dire une certaine façon de répartir un vaccin dans le temps et l’espace sur une population.

    C’est facile à montrer : il suffit de supposer qu’on vaccine tous les Français après la bataille, c’est à dire après l’épidémie. Les bénéfices seront nuls mais pas les inconvénients. La balance de cette campagne sera à coup sûr négative.

    Par contre, elle aurait pu, le cas échéant, être positive si la vaccination avait été réalisée et terminée un mois avant l’épidémie.

    Dans les 2 cas le vaccin est le même, donc c’est clair :

    LA BALANCE BÉNÉFICE-RISQUE D’UN VACCIN, ÇA N’EXISTE PAS !!!

    En conséquence, il était plus que présomptueux de prétendre connaître cette balance le 10 novembre 2009 alors que la vaccination du public n’avait pas encore débuté, que l’épidémie était commencée et avait même dépassé son pic pour l’Île-de-France.

  6. La balance se fait soit pour une population soit pour un individu à un temps donné hypothétique ou réel.
    C’ est là que réside un risque.

    Il est vraisemblable d’attribuer aux vaccins en général un effet bénéfique par rapport aux maladies qu’ils empêchent.
    Reste que cet effet n’est pas forcement vrai pour tous les vaccins que l’on pourrait inventer ni pour tout le monde, ni n’importe quand comme vous l’avez formulé.

    C’est comme vos formules mathématiques on ne peut pas les employer hors d’un certain cadre et pour n’importe quoi.

    Ce que la plus part des médecins ont dit, même le Pr Flahaut, c’est que vacciner en pleine épidémie de grippe
    1° on ne l’a jamais fait
    2° cela n’a pas de sens médical en terme de population.

    On a confondu la balance risque bénéfice THEORIQUE du point de vue global des vaccins antigrippaux .
    avec

    1° la balance risque bénéfice en novembre 2010 pour la population Française pour le PANDEMRIX dirigé contre le H1N12009.
    2° la balance risque bénéfice en Nov 2010 pour des groupes de personnes dit à risques pour le PANDEMRIX dirigé contre le H1N1.

  7. C’est intéressant de suivre les idées des uns et des autres. C’est fou ce que l’on trouve voici donc pour bernard . Tout est dit dans la première phrase ….

    tiré de : CHMP ASSESSMENT REPORT FOR Pandemrix
    Common Name: Pandemic influenza vaccine (H1N1) 1 (split virion, inactivated, adjuvanted) A/California/7/2009 (H1N1)v like strain (X-179A)
    Procedure No. EMEA/H/C/832/PU/17
    London, 24 September 2009 Doc Ref : EMEA/CHMP/619109/2009 page 65

    “Risk-benefit assessment
    Benefits
    THE REAL BENEFITS OF PANDEMRIX A(H1N1)V CAN ONLY BE ASSESSED BY ITS USE DURING A PANDEMIC. At present the benefit can only be evaluated based on detailed characterisation of immunological responses to vaccination with the mock-up version of Pandemrix (i.e. containing H5N1 strains) plus the limited data available from administration of a single dose of A(H1N1)v vaccine to healthy adults aged 18-60 years.
    After two doses administered 21 days apart the H5N1 vaccine has been shown to be suitably immunogenic in the populations in which it has been tested. There are no data on the use of the mock- up vaccine in subjects aged 10-17 years or subjects aged < 3 years. Based on data in children aged 3-9 years it would be expected that the adult dose would be immunogenic in children aged 10-17 years but it may be that half the adult dose could be sufficient. The data in children aged 3-9 years suggest that half the adult dose may be sufficient for those aged from 6 months to 9 years. The dose recommendations will be updated as soon as data on use of Pandemrix A(H1N1)v vaccine in various age groups become available from the ongoing clinical studies.
    The additional data with Pandemrix A(H1N1)v suggest that adults aged 18-60 years may require only a single dose to achieve immediate levels of potentially protective antibody. These data are insufficient to predict whether a similar consideration will apply to the elderly and to subjects aged < 18 years for the time being.
    Based on the data with H5N1 vaccine and the available data with A(H1N1)v vaccine the expected benefit of Pandemrix is to provide some protection against clinically-apparent infection due to A(H1N1)v.
    Risks
    The mock-up H5N1 vaccine was commonly or very commonly associated with a range of local and systemic adverse reactions but these were not often of severe intensity. The current safety database with H5N1 vaccine is considered to be sufficient to describe adverse reactions that occur uncommonly and to give an indication of any rare events in the population it has been tested. There are some adverse reactions known to be very rarely associated with influenza vaccines and it is currently not possible to predict if higher rates might be observed with Pandemrix A(H1N1)v compared with, for example, seasonal influenza vaccines.
    On the basis of a reasonable assumption that the safety of the A(H1N1)v vaccine should be comparable to that of the mock-up vaccine the anticipated safety profile would not preclude the use of the vaccine as currently described in the SPC. However, it remains possible that the data generated with mock-up H5N1 vaccine cannot entirely predict the safety profile of Pandemrix A(H1N1)v since there remains a possibility of adverse reactions associated with the pandemic influenza strain. The specific commitments include collection of safety, immunogenicity and effectiveness data from the ongoing and planned clinical studies.
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    Balance
    Based on all the quality safety and efficacy data that supported approval of Pandemrix H5N1 mock-up vaccine together with quality and very preliminary clinical data specific to the pandemic influenza A(H1N1)v strain it is considered that in the current pandemic situation the benefits outweigh the risks that may be associated with the use of the vaccine in accordance with the SPC."

  8. Oui, Gyuran, vos recherches dans la littérature sont formidables. Pendant ce temps je forgeais l’exemple suivant :

    Des personnes âgées en mauvais état ont 100% de risques de mourir si elles sont contaminées par le virus pandémique contre 30% avec le vaccin, vu leur état. Par contre, si elles échappent au risque du vaccin elles évitent le décès en cas de contamination. A-t-on intérêt à les vacciner ?

    Beaucoup diraient, puisque la vaccination sauve plus de 2 personnes sur 3, même si le vaccin en tue une, le bénéfice est de toute évidence à la vaccination. Aussitôt dit, aussitôt fait, on les vaccine tous et 30% meurent des suites du vaccin.

    Puis l’épidémie arrive en touchant seulement 15% de ces personnes qui évitent toutes la mort grâce à la vaccination. Si on n’avait pas vacciné on aurait eu seulement 15% de décès alors qu’en vaccinant on en a eu le double.

    Si l’épidémie avait frappé 60% de cette population on aurait alors eu 60% de décès en ne vaccinant pas contre 30% en vaccinant. L’avantage passerait à la vaccination.

    Ces exemples démontrent qu’il est impossible d’évaluer la balance bénéfice-risque sans connaître les caractéristiques de l’épidémie. Cette évaluation ne peut donc être faite qu’à posteriori.

  9. Bonsoir à tous

    Hum… Je vais popper !
    Ainsi, nous échangeons sur ce site sans que les notions des termes ou expressions que nous employons soient clairement compris pour chacun, y compris pour le Pr Flahault pour qui : ‘ ressemblera à ‘ = ‘ ce que sera’ , le premier appelant plutôt à une probabilité et l’autre à une vérité.

    KP

  10. compris=comprises

  11. Oui Bernard vous avez raison en cas de nouveau virus et nouveau vaccin la balance bénéfice risque ne se juge qu après l épidémie même si là encore persiste le doute de combien de cas nous aurions eu sans le vaccin .
    Cependant on peut préjuger de cette balance sur les virus standard et les vaccinations précédentes .
    A l evidence il saute aux yeux que cette balance est largement plus favorable aux deux extrêmes de la vie et surtout a l extrême fin et un retour de la courbe vers le négatif au tout début car pas d’ anticorps possible et en toute fin système immunitaire épuisé . C est ce dernier cas que vise ou devrait viser l adjuvant .
    Donc courbe bénéfice risque en quatre parties l une ascendante jusque vers. 9 mois l autre descendante avec un creux vers 17 ans la troisième remontant jusqu a un maximum autour de 80 enfin une dernière descendante .
    Après les valeurs précises ne peuvent être apportées que par des séries double aveugle contre placebo dans chaque tranche d’ âge .

  12. La vérité est relative

  13. J’ai l’impression que vous restez sur une notion théorique de bénéfice-risque qui suppose implicitement des conditions idéales de vaccination. En pratique, on sera très loin du compte.

    La balance réelle dépend de l’épidémie mais aussi de la façon dont la population a été vaccinée (nombres de vaccinés, répartition, âges…), du moment de ces vaccinations par rapport au développement de l’épidémie (trop tôt, trop tard…). Ces conditions étant elles-mêmes sous la dépendance, entre-autres, de conditions liées à la production du vaccin (antigène plus ou moins long à ”pousser”, à sa péremption, ses difficultés de stockage, de conservation.

    Interviennent aussi les conditions de la campagne de vaccination : on ne peut vacciner tout le monde en temps utiles, c’est devenu clair aujourd’hui avec l’expérience vécue l’an dernier, mais à cette époque certains croyaient encore qu’une vaccination généralisée en 2 ou 3 mois, c’était possible, même avec 2 doses !!! De ce point de vue, il a fallu déchanter et il ne faudrait pas l’oublier.

    Dans cette affaire il n’y a pas eu que la bouderie du public mais aussi les vaccins qui n’arrivent pas (la vaccination des enfants et des femmes enceintes avec Panenza sans adjuvant a dû attendre le 25 novembre avec une AMM strictement française (non européenne) alors que le pic était atteint depuis 1 mois en Ile de France et presque partout pour la province.

    Mais aussi le fait que, les vaccins étant dangereux, il y a nécessité que chaque futur vacciné ait un entretien avec un médecin, ce qui ralentit beaucoup la manœuvre. Si le vaccin était totalement inoffensif on pourrait envoyer des infirmiers débutants vacciner dans la rue, sur les marchés ou dans les grandes surfaces.

    Cette contrainte très importante limite considérablement les possibilités pour profiter de ses avantages éventuels contre l’épidémie, pour la raison que je viens d’évoquer mais aussi parce qu’elle implique des contre-indications, c’est à dire des personnes qui ne pourront être vaccinées ou qui ne devraient pas l’être (beaucoup de décès survenus après la vaccination frappaient des personnes âgées en mauvais état qui n’auraient sans doute pas dû être vaccinées).

    Il faudrait tenir compte de tout cela, entre-autres critères, pour avoir une chance d’évaluer à peu près correctement la fameuse balance et ce n’est pas simple.

    C’est pourquoi je suis très admiratif à l’égard des experts de l’Afssaps et de l’InVS qui y parviennent pratiquement les mains dans les poches. Ils sont vraiment très, très forts.

  14. Dans ”Le monde Magazine du 23 octobre” 2 articles, l’un « Haro sur les vaccins ! De plus en plus de Français doutent du bien-fondé des vaccinations. Campagnes de vaccination peu convaincantes, craintes des effets secondaires ou crise du ”paternalisme médical” ? »

    L’article souligne la méfiance à l’égard de l’expertise…

    L’autre sur « la grippe qui révèle l’imaginaire de nos sociétés ».

  15. Puisque tout le monde semble parti en vacances, je vais essayer de commenter, sans forcer outre mesure, les 2 articles du Monde signalés au dessus.

    Pour le premier, il y a une phrase qui résume assez bien l’orientation des auteurs de l’article :

    « Parmi les réfractaires (aux vaccinations), on trouve beaucoup de bobos tournés vers les médecines parallèles et qui soignent souvent leurs enfants à l’homéopathie. »

    Comme bobo est l’acronyme pour désigner un bourgeois bohème, c’est à dire un ”conservateur conformiste” menant une ”vie irrégulière et désordonnée” selon le dictionnaire, l’orientation générale de l’article est ainsi donnée, à très bon compte…

    Car enfin, même si cela était une partie de la réalité sociologique, peut-on juger une pratique médicale comme l’homéopathie (entre-autres car il y a aussi la phyto-thérapie) uniquement par le comportement d’une partie (ou même de la totalité, si c’était le cas) des familles qui l’utilisent ?

    Il est certain que des huiles essentielles ont une action non négligeable sur des virus ou des bactéries bien qu’il faille aussi souligner que leur usage n’est pas toujours dépourvu d’inconvénients ou même de risques. Pourquoi la médecine officielle ignore-t-elle cette possibilité ?

    Comme elles ne sont pas remboursées, contrairement aux antibiotiques et aux antiviraux, il est inévitable que ce soient des gens relativement aisés et ayant suffisamment de temps pour chercher, qui se tourneront vers elles. Donc des personnes qui auront au moins certaines apparences matérielles du bourgeois, qui manifesteront une forme de conservatisme conformiste en restant attachées à la nature par les plantes d’où sont issues ces huiles.

    C’est cet attachement qui leur permettra généralement de résister aux pressions de la société en faveur du recours à ses productions vedettes et gratuites comme le tamiflu.

    C’est cette démarche classée d’emblée ”hors norme” non par le comportement de ces personnes mais par le rejet des institutions qui les place dans une situation ”d’adeptes” de croyances que certains, comme à la Mivilude, voudraient faire classer comme de dangereuses dérives sectaires alors que la dérives réellement dangereuse est celle d’une science qui ”oublie” en route toutes les découvertes qui ne peuvent conduire à faire breveter de nouvelles molécules.

    Pour le reste de l’article, les citations produites en provenance de nos experts institutionnels ne font que confirmer qu’ils sont de très mauvais perdants qui n’ont toujours pas compris que ce sont moins les vaccins qu’eux-mêmes que le public avait jugé mauvais .

    Alors ils en rajoutent à plaisir, aggravant leur cas pour tenter de sauver LE VACCIN alors que c’est leur prestige qui est en chute libre. Démonstration :

    Professeur François Bricaire : « Vous avez beau expliquer, vous ne convainquez pas ».

    Une maman de 4 enfants : « J’ai vraiment eu l’impression qu’on nous avait pris pour des imbéciles »

    Patrick Zylberman (Histoire de la santé publique EHESP) : « Les vaccins sont pris dans un maëlstrom de méfiance à l’égard de l’expertise ».

    C’est très clair, ce sont moins les vaccins qui sont en cause que l’expertise et les experts. Mais ils ont du mal à se remettre en cause et voudraient continuer à croire que leur prestige suffira pour entrainer à nouveau l’adhésion.

    Ils ne veulent pas comprendre que puisque les faits, c’est à dire une épidémie précoce et ayant tourné court, ont montré à tous que la campagne de vaccination n’avait servi à rien, il était vain et contre-productif d’essayer de convaincre le public qu’il aurait quand même fallu qu’il aille se faire vacciner en masse.

    Ils se disent consternés par les erreurs de communication d’il y a un an mais ils rajoutent celle-ci aujourd’hui …

  16. Le second article du Monde se rapporte à l’ouvrage de l’anthropologue du CNRS Frédéric Kerk, ”un monde grippé”. Il y analyse les réactions de nos sociétés face aux nouveaux risques sanitaires.

    Il met en avant une alliance entre le militaire et le sanitaire avec une campagne de vaccination qui fut davantage organisée par le ministère de l’intérieur que celui de la santé. J’ajoute que c’est peut-être là une des raisons de l’échec de cette campagne du point de vue de l’acceptation du public.

    Pour l’auteur, la grippe se répand par l’intensification des échanges humains et animaux. Dans l’imaginaire de nos sociétés, l’arrêt de ces échanges est considéré comme une catastrophe.

    L’auteur souligne aussi que la nature produit de nouvelles maladies en réponse aux transformations imposées par l’homme comme les grandes concentrations d’élevages. J

    J’ajoute qu’il faudrait s’interroger sur ces grandes concentrations monolithiques d’animaux et de végétaux qui génèrent des maladies très destructrices et qui obligent à utiliser sur les animaux et les végétaux des produits qui peuvent se retrouver ensuite chez l’homme qui s’en nourri.

    Il souligne aussi le rôle de répétition générale de cette crise

    « La gestion du H1N1 est apparue au grand public comme une alerte excessive, alors qu’aux yeux des gestionnaires de crises, ce fut une répétition permettant de vérifier le fonctionnement du dispositif ».

    J’avais émis cette hypothèse sur ce blog que les autorités (ou les experts) se livraient en fait à une répétition générale pour tester leurs plans. C’est réussi !!! La prochaine fois plus personne ne les écoutera. Ils en seront les premiers responsables, il y a des jeux qui n’en sont pas.

    Et encore ceci pour conclure : « Par les récits sur les catastrophes à venir, nos sociétés prennent conscience des catastrophes à venir et se rendent plus fortes en intégrant un nombre plus grand d’acteurs y compris les animaux et les virus ».

    Peut-être mais il est aussi possible que la grande catastrophe sanitaire attendue, sinon espérée, soit produite non par un virus tueur mais par des maladies chroniques lentes et de plus en plus répandues qui paralyseraient progressivement nos sociétés qui auront alors sur les bras un nombre considérable d’handicapés incapables d’assurer leur existence.

    C’est au moins aussi crédible et vraisemblable que l’émergence d’un virus tueur car ces maladies peuvent avoir la même origine générale que le virus tueur : les concentrations d’animaux et de végétaux destinés à notre nourriture et que nous gavons de produits dangereux pour limiter leurs maladies.

    Comme la ligne Maginot, tous les plans de nos experts en catastrophes seront alors pris à revers.

    Les uns parient sur l’émergence d’un virus tueur et veulent préparer de nouveaux produits biochimiques qui auront peut-être une certaine efficacité mais qui contribueront à la saturation biochimique préparant ces maladies chroniques qui sont déjà présentes parmi nous.

    Les autres pensent qu’il faut éviter d’atteindre le seuil de saturation que certains ont déjà dépassé, en particulier les agriculteurs qui traitent les végétaux qui nourrissent les animaux qui nourrissent l’homme…

    L’avenir dira qui avait raison…si les premiers laissent aux seconds la possibilité de choisir…

  17. Non bernard tout le monde n’est pas en vacances… il y a juste des malades qui attendent donc je fais court …

    Nouvelle du Chili où l’épidémie est quasi finie voire :

    http://www.pandemia.cl/templates/pandemia/documentos/Informe_influenza_06_10_2010%20.pdf

    4.- Descripción de casos fallecidos.
    A la semana 41, se han registrado 51 defunciones asociadas a influenza: 19 asociadas a influenza H1N1; 30 a influenza A H3N2 y 2 defunciones asociadas a influenza B. El 80% de los casos fallecidos presentaban alguna enfermedad de base y el 55% del total de fallecidos corresponde a mayores de 60 años.

    En Australie l’épidémie se termine avec toujours une différence entre eux et la Nouvelle Zélande considérable pour ce qui est du nombre de décès à ce jour 22 !! Comment ont ils fait ? Et si on partait mener l’enquête ? Il y a bien encore un peu d’argent Mme Bachelot :-)

    En Pologne pas de virus influenza signalés dans le réseau sentinelle du 06.09.2010 au 17.10.2010.
    De même en Suède.

  18. Sur AgoraVox un article sur l’audition du 5 octobre sur le H1N1, ou plutôt sur sa vaccination, avec un lien vers l’enregistrement de cette audition :

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/audition-du-5-octobre-au-parlement-83469

    Extrait de l’article :

    “Mme Paola Testori Coggi, directrice NON ELUE de la DG Health & Consummers :

    ” Savez-vous que pour les ANIMAUX, pas pour les humains mais pour les animaux, c’est la Commission qui décide des stratégies de vaccination, qui va acheter le vaccin, où, quelle est la part qui doit être vaccinée, combien d’animaux doivent être vaccinés. Pour les ANIMAUX, nous avons cela, ce n’est pas contesté du tout. . Et puis, nous avons des années d’expérience.

    Alors je pense qu’en matière de santé publique, nous en sommes aux premiers balbutiements pour commencer et puis, à un moment, nous y arriverons également pour les être humains.”Il y a le caractère contraignant lié à une base juridique forte”

    J’ajoute que pour les animaux justement, certaines vaccinations sont interdites comme le BCG et la vaccination contre la fièvre aphteuse…Après des années d’expériences malheureuses…

  19. L’article dont parle bernard renvoie au collectif citoyen Belge. Il parle de 7 décès en phase d’expérience du vaccin PANDEMRIX.
    J’avais visionné leur film et je m’étais attaché à vérifier les dires du journaliste. J’avais bien retrouvé le passage mais avait constaté que ce n’était pas 7 décès mais 7 EIG (Effets indésirables graves).
    Me disant qu’il serait bon de corriger leurs dires inexacts je m’apprêtais à faire un message quand prudent je me suis dit que je devrais relire le passage. Et oh surprise voici ce qu’on peut y lire :

    In study H5N1-007 there were no deaths or non-fatal SAEs up to D51. From D51 to D180 seven subjects reported a SAE, ranging from 0-2 per dose group but none was considered to be related to vaccination.
    In study H5N1-008 there were 11/3802 (0.3%) subjects in the 15μg/AS03 vaccine group and 6/1269 (0.5%) in the Fluarix/placebo group who reported SAEs. All SAEs were considered as not related to vaccination by the investigator and all resolved. There were no deaths. Between D51 and D180 3.8% of those aged > 60 years in the 15μg/AS03 group reported a SAE compared to 3.9% in this age group from the Fluarix group. Rates in subjects aged 18-60 years were 0.8% and 0.9% in the two vaccine groups. There was no discernible pattern in SAEs observed. In the 15μg/AS03 vaccine group none of the SAEs seemed likely to be in any way related to vaccination based on nature or date of onset.
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    In study H5N1-002 there were seven subjects who reported SAEs during the study. Review of these SAEs indicates that none was related to vaccine. One subject died but this was unrelated to vaccine.
    In study H5N1-012 six subjects reported seven SAEs up to the data lock point of which six were are resolved and one was fatal. Non-fatal SAEs included concussion, uterine neoplasm, aggravation of cervico-brachial syndrome, cerebral infarction and hemiparesis and uterine polyp requiring surgery. No SAEs were considered to be related to vaccination and one was reported during the 30-day follow- up post-vaccination period (after the second primary dose).
    In study H5N1-015 eight subjects (2 in adjuvanted groups, 3 in non-adjuvanted groups and 3 in control group) reported 9 SAEs between Day 0 and Day 180. There were no deaths. None of these reported SAEs were assessed by the investigator as causally related to the vaccination.
    In study H5N1-010, there were 5 SAEs reported by 4 subjects up to the initial D51 data lock point. These were clearly intercurrent illnesses unrelated to vaccination, none was fatal and all were resolved. SAEs were reported between Day 52 and Day 180. During this period 13 subjects reported a total of 13 SAEs up to the data lock point. Of these SAEs; two were unresolved, six were resolved and five were fatal. The five fatalities concerned a cerebrovascular accident (2), congestive cardiac failure (2) and ventricular fibrillation. Overall (from D0 onwards) 18 SAEs were reported by 16 subjects in this study. There were eight non-fatal adverse events during the extended safety follow-up period. None of these SAEs were assessed by the investigators as related to the vaccination.
    In study H5N1-009 (-022/-23), no SAEs or deaths have been reported in phases A and B. In Phase C one subject in the AS03 group developed an AE of uveitis for which subsequent details specified a unilateral anterior chamber uveitis at 8 days after the second dose of the H5N1 vaccine, which was considered to have a potential causal relationship to vaccination. One subject in the AS03 group was hospitalised for gastroenteritis but the event was considered not related to vaccination and resolved after two days. There were no AEs leading to premature discontinuation in Phase C and no deaths were reported.
    There were two cases of auto-immune hepatitis (AIH) reported (in one of these the diagnosis was not confirmed) across the studies preformed with AS03-adjuvanted H5N1 vaccines, including HA manufactured in Dresden as for Pandemrix and in Quebec in a version of the vaccine that is not yet approved. The full review of the cases of possible AIH suggested that in each instance this was likely an underlying disorder present before immunisation. There was no evidence that vaccination exacerbated the AIH in these patients.
    Subsequently there was a full review of other cases of hepatic events reported so far from all of the studies conducted with AS03-adjuvanted H5N1 and seasonal influenza vaccines. There is currently no evidence to indicate these cases were AIH and alternative causes for the hepatic events existed. Therefore, there is currently no evidence to suggest that AS03-adjuvanted vaccines are causally associated with development of AIH or other autoimmune disorders. However, the MAH and the CHMP will keep these issues under close review during the post-marketing period.
    • Safety related to drug-drug interactions and other interactions There are no data on co-administration of Pandemrix with other vaccines. • Discontinuation due to adverse events
    There were no discontinuations due to AEs in study 007.
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    In 008 three subjects who received 15μg/AS03 vaccine dropped out due to SAEs assessed as not related to vaccination. In addition, 22 subjects reported non serious AEs that led to premature discontinuation from the study. Of these 21 were from the 15μg/AS03 group (9 by day 21) and there was only one withdrawal from the Fluarix group (by Day 42). After review the MAH concluded that there was an excess of AEs associated with withdrawal in the adjuvanted vaccine group but no pattern of AEs associated with withdrawals could be discerned.
    In study 002 the only early discontinuation was due to the death that was unrelated to vaccine. • Post marketing experience There is no post-marketing experience at present.

    Donc dans l’étude H5N1 002 1 décès
    dans l’étude H5N1 012 1 décès
    dans l’étude H5N1 010 5 décès entre J52 et J 180

    Soit au total 7 personnes!!
    Notez aussi la conclusion que je traduis :”DANS L’ÉTUDE 002 L’ABANDON PRÉCOCE A ÉTÉ SEULEMENT DU À CAUSE DE LA MORT QUI N’ÉTAIT PAS LIÉE AU VACCIN.”

    Hallucinant non…
    Enfin si j’en crois l’article dont bernard a parlé (je n’arrive pas à lire le fichier vidéo ) alors si les propos relaté ne sont pas hors contexte, ils sont scandaleux.
    Je vous informe aussi qu’au parlement Européen se discute une mention dangereuse qui de prime à bord n’est pas lié à la vaccination grippale mais pourrait, je dis bien pourrait être un cheval de Troie à l’avenir. voici le texte reçu par mon ordre départementale .

    “”
    Paris le 7 Octobre 2010

    Communiqué
    MENACE SUR LA CLAUSE DE CONSCIENCE DES MEDECINS :
    ALERTE DU CNOM

    A l’annonce du prochain débat par l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe sur une résolution intitulée « accès des femmes à des soins médicaux légaux : problème du recours non réglementé à l’objection de conscience » le Conseil national de l’Ordre des médecins tient à exprimer son souci du maintien du principe de la liberté de conscience pour tout médecin. Par ailleurs il tient également à dénoncer certains aspects du projet de résolution et notamment :

    • d’ « obliger les professionnels de santé à donner le traitement désiré auquel le patient a légalement droit en dépit de son objection de conscience » ;
    • d’obliger les professionnels de santé « à prouver que leur objection est fondée en conscience ou sur des croyances religieuses et que leur refus est donné en toute bonne foi » ;
    • de créer un « registre des objecteurs de conscience » ;

    Les éléments pré-cités violent gravement la liberté de conscience des médecins. Ils sont inacceptables et en contravention flagrante avec les règles éthiques généralement admises en Europe et le plus généralement dans le monde.

    Au nom de la reconnaissance et du respect du droit fondamental de la liberté de conscience des médecins de tout mode d’exercice, le Conseil national de l’Ordre des médecins Français demande le retrait immédiat de ces dispositions.
    Presse : Evelyne Acchiardi – 01 53 89 32 80 
    Ce communiqué est disponible sur notre site : http://www.conseil-national.medecin.fr“””

    De là un jour à nous obliger à vacciner et se faire vacciner, je crains que cela ne soit rendu possible par une telle loi. RESISTONS >:D

  20. Gyuran

    D’abord merci encore une fois pour la qualité de vos articles (le chili, c’est top ! )
    On voit : « le possible », prévue par les théories pandémiques : peu de h1n1, du h3n2, il est assez costaud le bougre, et le B qui profite de la situation, comme il était prévu (mes lectures ancestrales depuis 20 ans) cette pandémie est plus que conforme avec la théorie virale des pandémies, si on tient compte du fait que la seconde vague ne pourrait avoir lieu, En raison du fait que ce virus est déjà dans notre SI, l’affaire est entendu. Cette explosion au Chili de H3N2 est d’ailleurs très bizarre, mais on reverra le problème du h3n2 après h1n1…

    Ainsi, il n’y a presque pas eu de grippe h1n1 et il n’y en aura presque pas, surtout dans les pays qui ont été exposés l’année passée, et je maintiens que les réservoir h3n2 on été fortement perturbés par ce phénomène et hormis le Chili, je pense qu’il n’y aura tout simplement rien pratiquement partout. Et que h3n2 est assez ébranlé par cette situation.

  21. Du coup la prochaine question(après cet hivers) est comment va réagir H3N2 qui n’a pas étét éradiqué complétement?

  22. Je propose au Pr Flahault de modifier le nom de son blog en “journal de la grippe”

    Il a fallut longtemps aux experts pour comprendre que h1n1 et h3n2 ne s’adressaient pas aux mêmes couches de patients. (Source : Pr Flahault).
    Cela aurait pu être mis en évidence avant (la crise, que h1n1 attaque +jeunes, et h3n2+vieux), sans doute.

    Pr Flahault, c’est l’occasion d’agir, car l’œil affûté de vos blog’s intervenants tel que Bernard ou Gyuran, ressemblent à des ordinateurs quantiques ambulants.

    A vous de savoir les utiliser.

  23. Semaine 42 du 18 au 24 octobre 2010, bilan des réseaux :
    GROG :

    « Peu d’IRA, pas de détection de grippe.

    • La situation épidémiologique est toujours calme et stable sur le front des Infections Respiratoires Aiguës (IRA) en France métropolitaine.

    • Aucun nouveau cas de grippe saisonnière n’a été signalé dans les prélèvements GROG (plus de 200) au cours des 3 dernières semaines.

    • Le rhinovirus reste l’agent infectieux respiratoire le plus actif.

    • La circulation du VRS s’installe peu à peu.

    • La plupart des pays européens rapportent également une situation calme »

    SENTINELLES :

    « SYNDROMES GRIPPAUX
    Activité faible
    En France métropolitaine, la semaine dernière, l’incidence des cas de syndromes grippaux vus en
    consultation de médecine générale a été estimée à 35 cas pour 100 000 habitants, en-dessous du seuil
    épidémique (123 cas pour 100 000 habitants). »

    Dans les régions l’Alsace est en tête avec 102 suivie du limousin avec 84. 7 régions sont encore à 0 ou moins de 10.

    InVS :

    « le taux d’incidence des consultations pour grippe clinique à partir des données du Réseau Unifié (données conjointes du réseau des Grog et Sentinelles) est de 48/100 000 [95% IC: 40-56], stable par rapport aux semaines passées. »

    Réseau Oscours :
    « En semaine 42, 102 passages pour syndromes grippaux aux urgences ont été rapportés avec
    seulement 2 hospitalisations. Ces nombres sont particulièrement bas et stables depuis avril 2010. »

    « DÉCÈS
    La surveillance des décès tous motifs confondus ne montre aucun signal particulier.

    SURVEILLANCE VIROLOGIQUE
    Un virus de type A(H3N2) a été identifié à partir d’un prélèvement hospitalier en semaine 41.
    Depuis septembre, 1 virus de type C, 3 virus de type B, 1 virus A(H1N1)2009 et 3 virus A(H3N2)
    ont été identifiés.

    GRIPPE ET INFECTION RESPIRATOIRE AIGUE EN COLLECTIVITÉ DE SUJETS AGÉS
    Un nouveau foyer d’infections respiratoires aiguës (IRA) est survenu en collectivités de personnes âgées depuis le dernier bulletin, portant à 8 le nombre de foyers signalés depuis début septembre. Aucun décès n’a été à déplorer. L’étiologie est inconnue »

  24. L’InVS a aussi mis en ligne (25 octobre) un article sur la grippe en Australie et Nouvelle Zélande

    http://www.invs.sante.fr//international/notes/ah1n1_hemisphere_sud_251010.pdf

  25. Tiré du rapport de INVS cité plus haut , et ce pour l’Australie:

    Au total, les données recueillies tant au niveau national qu’au niveau du NSW reflètent une situation moins sévère en 2010 par rapport à 2009, due en partie à l’absence de débordement des capacités de soins et de l’amélioration des techniques de réanimation dans les SDRAA associés à l’infection par A(H1N1)2009.
    • L’absence de surcharge des hôpitaux en 2010, l’amélioration des conditions d‘accès et des stratégies thérapeutiques en réanimation mais aussi l’augmentation de l’immunité de cohorte (circulation virale en 2009 et vaccination particulièrement ciblée sur les groupes à risque) pourraient expliquer l’absence de femmes enceintes et de population indigène parmi les cas décédés en 2010. Toutefois, en raison du faible nombre de décès rapportés en 2010 (20 notifiés à ce jour), notons qu’un seul décès parmi ces groupes à risque pourrait entraîner une représentation apparemment équivalente à celle de 2009, en termes de pourcentage des décès constatés.”

    Cela confirme bien ce que nous disions. Toutefois je reste sur ma faim car LA QUESTION reste bien comment expliquer la différence entre l’ Australie et la Nouvelle Zélande alors que le H1N1 circule de façon prépondérante?
    Enfin il est clair que ,nous ne sommes pas dans une 2° vague de H1N1 pandémique vu le diagnostic au Chili: A savoir une prépondérance du VRS et des décès par influenza, en plus grand nombre du au H3N2.

    Pour l’année prochaine alors là, il va falloir attendre ….mais le H3N2 pourrait bien venir fauché sévère.

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