Qu’est-ce que la température ressentie?

On en entend parler à chaque bulletin météo par ces jours de grand froid. Au chiffre de la température en degrés Celsius s’ajoute une autre valeur appelée «température ressentie», encore appelée refroidissement éolien ou facteur vent. Cette dernière est plus basse que la température enregistrée par les thermomètres lorsque le vent souffle, comme cette bise sibérienne qui balaye actuellement la France.

Mais de quoi s’agit-il? Comment la calcule-t-on?

En fait, ce n’est pas très simple. L’objectif de la «température ressentie» (Windchill en anglais) est de tenir compte de l’impact du vent sur la peau humaine directement exposée au froid extérieur. Tout le monde a fait l’expérience de cette sensation glaciale qui accompagne le vent d’hivers. Au contraire, par grand froid dans un air calme, le corps humain souffre nettement moins.

La différence tient aux échanges thermiques entre la peau et l’air ambiant. Lorsque ce dernier est immobile, il se crée un gradient entre les 37°C de l’intérieur du corps humain et la température extérieure. La température varie progressivement. Le visage se trouve ainsi recouvert par une sorte d’isolation thermique constituée par la fine couche d’air qu’il a lui-même chauffée. L’air étant un excellent isolant, la protection est efficace. Au moins pendant un temps. Le refroidissement du corps se poursuit mais lentement.

Lorsque le vent souffle, ce phénomène n’est plus possible car la fine couche d’air chaud est sans cesse balayée. D’où une sensation de froid accentuée. mais comment la calculer? Les chercheurs se sont penchés pendant des années sur ce problème qui n’est pas sans rappeler celui de la pondération des décibels pour rendre compte de la perception du bruit par l’être humain (dB(A)).

Une formule complexe et contestée

La première formule et tables de températures ressenties ont établies pendant la Seconde Guerre mondiale dans l’Antarctique (Paul Allman Siple and Charles Passel) et utilisée dans les années 1970. En 2001, les Etats-Unis et le Canada ont adopté une nouvelle formule développée par des scientifiques et des médecins des deux pays. Ces derniers ont mesuré le transfert de chaleur qui se produit sur un visage exposé au vent lorsque la personne se déplace à une vitesse de 1,4 mètre par seconde. Ils ont abouti à la formule suivante:

Twc est la température ressentie, Ta est la température de l’air en degrés C et V est la vitesse du vent en km/h mesurée à 10 mètres.

On note tout de suite que le calcul n’est pas simple et que son résultat ne donne pas vraiment des degrés Celsius, les valeurs utilisées dans la formule ayant des unités incompatibles (une valeur sans unité à laquelle on ajoute des °C dont on soustrait des km/h avant de leur ajouter des °C multipliés par des km/h…). Par ailleurs, certains experts contestent la validité des hypothèses de base qui ne prennent en compte, par exemple, que le visage et négligent l’effet thermique de l’ensemble du corps ainsi que l’impact des vêtements chauds. La formule n’est donnée valable que pour des températures ambiantes inférieures à 10°C et des vitesses de vent supérieures à 4,8 km/h. Enfin, elle ne tient pas compte de l’humidité de l’air contrairement à la formule différente adoptée par l’Australie.

Malgré ces limitations, qui sont peut-être à l’origine de l’absence de mention, semble-t-il, de la température ressentie sur le site de Météo France, on trouve des sites, comme celui-ci, permettant de calculer cet indice dans la mesure où l’on connaît à la fois la température ambiante et la vitesse du vent… On peut aussi se référer à des tables comme celle-ci:

Michel Alberganti

Photo: Cold Man Freezing in Miserable Winter Snow Storm / Pink Sherbet via FlickrCC License by

29 commentaires pour “Qu’est-ce que la température ressentie?”

  1. Qui a dit que les coefficient étaient sans unités ? Il s’agit évidemment de 13,12 degrés C, 0,6215 est sans unité mais 11,37 c’est des degrés C*/(km/h)puissance -16, etc.

    Dans une formule empirique les coef ont des uniités.

    Mais il manque indéniablement l’effet du rayonnement. Par une belle journée ensoleillée, la température ressentie peut être bien supérieure à la température de l’air. Donc il faudrait dire température ressentie à l’ombre, sans abri du vent, par une personne marchant rapidement derrière un sécheur d’air

  2. Clairement, la formule n’a rien de “faux” au premier abord au niveau dimentionnel, les nombres ont des unités.

  3. Au vu de la complexité de la formule, au vu des différentes tables existantes et au vu des désaccords entre scientifiques, météo France ferait mieux d’arrêter de dire n’importe quoi.

    Qu’ils donnent la température sous abri comme d’habitude et c’est tout.

    Un peu de sérieux de la part d’un site officiel.
    A défaut d’un peu de sérieux de la part des journalistes.

  4. J’ai lu l’article, j’étais content de lire un peu de science grand publique.

    Mais cette phrase est fausse :
    “On note que [...] son résultat ne donne pas vraiment des degrés Celsius”

    car les valeurs que vous dites sans unité en ont en fait une : la première est en °C (peut-être même en Kelvin voir en °F parceque les américains aiment bien les unités bizares…) la seconde sans unité, la troisième en (m/s)^(-0.76), etc

    Après, toutes ces constantes n’ont pas nécessairement de sens physique et doivent découler d’un développement limité (à deux variables V et Ta)

    Bonne journée

  5. @ Jacques Ghémard: Vous avez sans doute raison pour les coefficients. J’ai corrigé. L’important, c’est que le résultat de la formule est sans unité alors qu’il est exprimé la plupart du temps en degrés Celsius.
    En effet, outre le degrés d’humidité de l’air, la formule sous-entend sans le dire que le temps est nuageux.

  6. Une formule empirique simple qu’on utilise en cyclisme. Par vent nul, à 30 km/h, si la température à l’abri est de 20°, le cycliste ressentira en réalité autour de 14°.
    1° de moins par tranche de 5 km/h de vent.
    C’est pourquoi vous verrez, par des température printanière de 20°, les non-avertis sortir leurs vélos quasiment en maillots de bain, alors que le pratiquant sérieux sera encore en maillot à manche longue et en collant.

    Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple.

  7. @ catathai : Comme mentionné dans le billet, il ne semble pas que les températures ressenties proviennent de Météo France. Je n’en ai pas trouvé mention sur son site.
    Et merci pour les journalistes…

  8. Bonjour..

    Si vous voulez, vous pouvez toujours aller voir sur le site :

    http://xjubier.free.fr/site_pages/Windchill_Calculator.html

    Qui calcule la température ressentie ^^

    Bonne journée à tous…

  9. [...] une température en degré Celsius. Tantôt, ils parlent de « température ressentie ». Slate.fr s’est demandé ce qu’est réellement cette théorie du degré [...]

  10. [...] une température en degré Celsius. Tantôt, ils parlent de « température ressentie ». Slate.fr s’est demandé ce qu’est réellement cette théorie du degré [...]

  11. Michel Alberganti : “Comme mentionné dans le billet, il ne semble pas que les températures ressenties proviennent de Météo France. Je n’en ai pas trouvé mention sur son site.”

    En fait, Météo France ne donne généralement pas les valeurs de refroidissement éolien directement, elles vont seulement être évoquées de manière plus ou moins vague dans les bulletins de vigilance ou a destination des médias.

    Par contre, les vigilances grands froids sont établies à partir de cet indice : le seuil de la vigilance orange est atteint lorsque l’on atteint les -18 de ressenti au vent dans le département concerné, le seuil de l’alerte de niveau rouge étant à -25. Il est donc directement utilisé dans la gestion des vigilances, ce qui impacte ensuite tant les médias que les services de secours.

    Après, bien que Météo France ne publie pas de carte des températures ressenties en temps réel, on peut en trouver aisément sur le net, comme par exemple ici :
    http://www.infoclimat.fr/cartes-des-stations-meteo-temps-reel.html
    (sélectionner l’onglet “refroidissement éolien” dans les paramètres de droite).

  12. Edit : je voulais dire “dans les paramètres de gauche” à la fin de mon post, on mettra ça sur le compte de la fin de journée ;)

  13. Allons allons un peu de sérieux !
    Cette affaire est un stratagème magnifique de manipulation de l’opinion par le danger et le sensationnel.
    Sous couvert d’une formule magique (qui ne tient pas compte des vêtements !), on nous fait croire à un froid qui n’existe pas, on nous amuse, on nous met en scène !
    Une fois de plus, ce spectacle permanent permet à ceux qui contrôlent les médias, l’industrie et l’état de nous donner des sujets de conversation ridicules et sans objet, ce qui permet d’éviter les sujets qui fâchent et donc de perpétuer les escroqueries en place (l’enrichissement perpétuel des dominants qui nous “prêtent” de l’argent qui n’existe pas pour acheter des choses dont nous n’avons pas besoin, l’endettement obligatoire des états, le contrôle des ressources mondiales par la guerre et la dictature financière, etc…)
    Libérez-vous ! Achetez-vous un thermomètre, et regardez combien il fait, vraiment !

  14. Il y a peu de vent ces derniers jours. Le WindChill n’est pas le facteur qui a le plus d’impact ces jours-ci (à mon avis).

    L’article néglige le facteur humidité qui prend toute son importance particulièrement à Paris lorsque les températures sont légèrement au dessus de zéro.

    Lorsque la température ambiante est en dessous de la température du corps, l’humidité fait perdre de son caractère isolant à l’air et le corps est davantage refroidi.

    Si vous en doutez placez votre main dans un évier remplie d’eau à la température de la pièce. N’avez vous pas l’impression qu’elle froide ?

  15. @muche : L’article mentionne le problème de l’humidité dans sa dernière partie que vous n’avez sans doute pas lue… Merci pour votre message en particulier pour la mention de la variation de pouvoir isolant de l’air en fonction de l’humidité.

  16. @ Gérard Foucher : Cet article a justement pour but de mieux faire saisir ce qui se cache derrière cette valeur de température ressentie que l’on nous sert dans les bulletin météo sans l’expliquer. Il en montre aussi, me semble-t-il, les limites. Merci pour la mise en perspective politique… Même si elle pourrait s’appliquer à toutes les informations qui n’appellent pas à la révolution. Soyez assuré, enfin, que je ne me sens contrôlé ni par l’industrie ni pas l’État sur Slate.fr :) .

  17. @ Cad : Grand merci pour ces précisions !

  18. @ Gérard Foucher : c’est un peu dommage ce genre de réaction de rejet en bloc sans même chercher à comprendre (et je passerais sur le spectre du méchant indice à la solde des journalistes et/ou du Gouvernement pour manipuler les foules), on mettra cela sur le dos d’une provocation volontaire visant à susciter le débat.

    Quelque part, je trouve étonnant ce débat très “franco-français” sur la pertinence des indices, alors qu’ils sont connus et utilisés sans honte dans de nombreux autres pays et depuis longtemps – et je ne parle pas seulement du Canada ou des US, mais aussi de pays comme l’Allemagne. Mais en France, la “coutume” a toujours été de considérer que ce genre de choses n’étaient que du flan, au mieux une perte de temps, et même nombre d’ingénieurs de Météo France exprimaient le même rejet viscéral que M Foucher. On connaît enfin une évolution depuis quelques années, bien timide et presque honteuse (preuve s’il en est, Météo France se refuse de publier des prévisions ou des observations de l’indice de refroidissement éolien alors qu’elle base ses vigilances dessus !), mais on mettra peut-être cela sur un certain malaise à reconnaître l’intérêt de ce genre d’indices après les avoir considérés comme inutiles pendant des décennies.

    Après, bien entendu que l’on peut débattre sur les formules de calcul de ce genre d’indices, et qu’il y en aura toujours qui ne seront pas d’accord, mais dans la mesure où tout le monde est d’accord sur le constat (i.e, le vent accroit la sensation de froid, l’humidité accroit la sensation de chaleur) c’est un peu dommage de réduire le débat aux petites luttes entre celui qui trouve que l’indice est bien comme cela, celui qui trouve que l’indice serait bien meilleur avec sa formule à lui, ou encore celui qui se demande s’il ne faudrait pas prendre en compte l’épaisseur moyenne des blousons vendus dans le commerce.

    Ce qui gène surtout c’est le fait d’exprimer ce genre d’indice par des valeurs qui peuvent être assimilées à tort à des températures par la population, ce qui provoque souvent l’ire des “puristes”.

    Pendant un moment, il avait été envisagé pour remédier à ce problème d’exprimer ces indices sur une sorte d’échelle allant de 1 à X (un peu comme les cyclones), avec en gros un 1 voulant dire “prudence, risque d’engelures en 20 minutes si vous ne vous protégez pas”, alors que le X maximal se traduirait pas “si vous sortez dehors sans un équipement de survie, vous mangerez les pissenlits par la racine quand les sols auront dégelé et qu’on aura pu vous enterrer”.

    Une initiative qui ne verra probablement jamais le jour, parce qu’au final la grande majorité des météorologues ont bien compris qu’il y a quand même des problèmes plus graves que le bédouin de base confonde un -18 de ressenti avec un -18° sous abri, le principal étant qu’il ait compris au dernier bulletin TV qu’il allait faire froid et qu’il faut qu’il habille ses gosses en conséquence avant de les emmener à l’école demain matin.

  19. @Cad : je ne peux qu’applaudir le dernier paragraphe de votre dernière intervention, plein de bon sens. Le “facteur vent” doit inciter à redoubler de prudence, c’est tout. Après, savoir si la température ressentie est inférieure de 5°C ou de 10°C à la température sous abri annoncée par les instituts météorologiques, ça n’a pas grande importance, d’autant qu’on n’a pas tous la même résistance au froid.

    @michelaberganti : merci pour l’article, et pour la discussion qu’il a générée.

  20. Bonjour,
    Je me suis amusé à mettre la formule dans excel.
    On voit bien qu’elle n’est pas adaptée aux températures chaudes ! A 28°, on ressentirait toujours 30° qq soit la vitesse du vent (de 0 à 100km/h).
    Par contre, de 0° (voire +5°) jusqu’à -15 ou -20°, -25° (!!!, en dessous, je ne connais pas, j’habite dans le Jura) et pour des vents de 5km/h et plus, ça parait réaliste.
    Pour ce qui est de l’humidité, le taux ne doit pas être très élevé à -15°, avant inhalation évidemment.
    Ressenti = subjectivité, donc variable.
    Que Météo France nous donne les températures réelles et les vitesses des vents (et leur orientation) avec le max de précision, ça m’ira bien pour savoir s’il va y avoir beaucoup de mouches!

  21. Provence profonde
    En Provence, pour les températures basses, on a toujours transformé la température du thermomètre en fonction de la vitesse du vent, par tranche de 10 km/h,
    S’il fait -1 et si le vent souffle à 60km/h le température ressentie sera sera de -1 + -6 = -7
    S’il fait +4 et que le vent souffle à 80 km/h “on ressent” -4.
    Pas vraiment besoin de formule complexe.
    Et pas si loin des chiffres du tableau !
    Pour les températures extrêmes, en Provence on ne connait pas.

  22. [...] blog.slate.fr – Today, 12:03 PM [...]

  23. La température ressentie est bel et bien exprimée en °C et c’est normal. C’est la température d’un air sans vent qui nous ferait ressentir la même sensation de froid que l’air qui nous entoure réellement. Donc c’est bien une température, pas un nombre abstrait.

    Notons que le fameux “thermomètre au soleil” mesure lui aussi une température ressentie différente de la température de l’air ambiant. Le problème c’est qu’elle est ressentie par le thermomètre et par lui seul et d’une façon très variable d’un thermomètre à l’autre. Elle montre bien toutefois que la température de l’air ne suffit pas à mesurer ce que ressent un être humain qui sait bien qu’au soleil “il fait” plus chaud qu’à l’ombre.

  24. Pour des températures négatives comme celle mesurées actuellement dans l’Est de la France (moins 16°C ce matin mesurée à Belfort) la part que joue l’humidité relative est négligeable car la masse d’eau contenu dans l’air est infime. Par contre pour des températures telles que 35°C une humidité de 50% ou de 100% ne conduit pas au même échange de chaleur pour le corps humain.
    L’Enthalpie (kJ/kg) est la grandeur physique qui permet de tenir compte de la chaleur de la vapeur d’eau contenu dans l’air et donc échangée avec le corps humain.

  25. [...] Températures «sibériennes». Depuis quelques jours, l’adjectif est sur toutes les lèvres gercées. Cette vague de froid touche toute la France, la Suisse mais aussi le reste de l’Europe. En Pologne, en République tchèque et en Slovaquie, de nombreuses personnes en sont mortes. [...]

  26. Je vis au Québec depuis 75 ans, j’ai travaillé dans la météo 33 ans de technicien 1957 a recherchiste 1967 a 1990 en France le facteur EOLIEN (facteur vent au moins tout le monde est d,accord pour le vent) ca sert a éloigner les mouches du BBQ. (pour l’instant)
    Maintenant avec le réchauffement de la planète l’Europe est refroidit a cause de la température de l’océan atlantique qui se refroidit causé par la fonte de la glace artique et du Groengland donc le résultat sera de produire des températures plus froide en Europe donc la FRANCE.
    Ici aussi il y a des controverses a propos du facteur ÉOLIEN.
    Pour moi le facteur éolien se définit GBS oui oui GROS BON SENS.
    Maintenant les mois de janvier et febrier en europe les temps de -15 a -20 C deg arriveront plus souvent et avec un vent de 40 km/heure aller faire un tour de moto pour 20 minutes et vous serai sur une liste d’attente pour une greffe de la peau au visage…..
    Mon voisin a fait un tour avec son nouveau SKI_DOO il est parti 30 minutes mais avait mis son casque de moto car il pensait revenir dans 5 minutes, au retour sa joue gauche le faisait souffrir après être entré a la maison au chaud, il attend pour une greffe de la peau.
    QU’IMPORTE LA FORMULE EMPLOYÉ POUR DÉFINIR LE FACTEUR ÉOLIEN (GBS)
    J’allais a l’école a 5 ans et ma mère me forcais a mettre des mitaines et un foulard a -10 C avec un vent comme elle le disait (frileux son expression).
    OUI OUI l’Europe dans les prochaine années seront affecté par le changement climatique. Si vous venez faire du ski-doo au Québec le facteur éolien a 80km/h pourrait vous gerler la langue et un Francais sans langue OH LA LA Bonne journée

  27. @ Pierre Sarrazin : je serais assez intéressé de savoir où est-ce que vous avez décelé un refroidissement de l’Atlantique, parce que les observations ne vont pas dans ce sens, voir par exemple ce graphique : http://tamino.files.wordpress.com/2011/01/sstanom.jpg

  28. bonjour,

    pour ceux qui pensent que le débat sur la pertinence des indices est “franco-français”, lisez plutôt l’article suivant rédigé il y a … 9 ans! par un canadien…
    le pauvre s’imaginait que nous (les non-Nord-américains) serions offusqués par de tels indices et nous les avons tout bonnement adoptés! il nous a fallu quelques années tout de même, comme pour toutes les modes venues d’outre-atlantique.
    l’utilisation d’indices ne me gêne pas en soi, pas plus que leur aspect empirique, les hypothèses restreintes etc… ce qui me gène, c est qu’ils soient diffusés comme ‘vérité absolue’ (vérité d autant mieux acceptée par le grand public que les indices sont exprimés en Celcius.). je ne serais pas gênée par l’utilisation d’un indice en ayant l apparence (refroidissement éolien borné entre 1 et 10 par exemple).
    mais lisez plutôt:
    http://ptaff.ca/humidex/
    Sophie

  29. Il s’agit d’une échelle subjective qui se pare d’un aspect pseudo-scientifique en faisant croire qu’elle résulte d’un calcul.

    Mais personne ne sait précisément sur quoi porte le fameux calcul, ni même sur quoi il devrait porter.

    D’où l’étrange diversité des résultats, qui devrait inciter à la méfiance envers un phénomène si “tendance”.

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Globule et téléscope est le blog Science et Environnement de Slate.fr.
Il est tenu par Michel Alberganti, journaliste scientifique, ancien journaliste au Monde où il a dirigé le service Science et technologie, et aujourd'hui également producteur de l'émission Science Publique sur France Culture.
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