Finalement, pas touche aux sodas XXL!

On en a parlé plusieurs fois ici, Michael Bloomberg, le maire de New York, a décidé d’interdire les sodas XXL (plus de 47 cl !) dans sa ville, dans le cadre de sa politique de lutte contre l’obésité.

Le débat a passionné les habitants (liberté de boire ce que bon nous semble versus politique de santé publique efficace…), mais un nouvel événement vient juste de changer le cours de l’affaire: un juge, Milton Tingling, a déclaré que cette mesure était «arbitraire et capricieuse» et l’a bloquée «de façon permanente», juste avant son entrée en vigueur, explique Libération.

Le juge a souligné les disparités dans l’application de cette mesure, par exemple les boissons contenant plus de 50% de lait comme de gros milk-shake bien sucrés, n’auraient pas été concernées. Aucune restriction non plus n’était prévue pour les épiceries et supérettes, mais seulement pour les bars, restaurants, fast-food, qui se sentaient donc lésés…

Un collectif d’industriels du soda avait lancé une campagne contre la mesure, avec de nombreuses affiches dans le métro, des bannières de pub accrochées à des avions au dessus de la ville… Avant de porter l’affaire en justice en octobre, ce qui a conduit à la décision du juge.

La mesure était toute prête à entrer en vigueur. Selon le New York Times, «les bars et les restaurants avaient déjà imprimé les nouveaux menus, formé les employés et averti les clients des changements à venir. (…) Dunkin’ Donuts, par exemple, avait déjà demandé à ses employés de ne plus ajouter de sucre dans les grands cafés».

Qui est gagnant dans cette histoire? D’abord, les industriels qui produisent les boissons sucrées, selon le Washington Post. Mais «c’est aussi une victoire de la droite. Beaucoup de conservateurs se sont insurgés contre les régulations et restrictions dans le domaine de l’alimentation, et notamment contre la campagne de Michelle Obama sur le bien manger. Cette décision de justice est une aubaine pour eux».

Michael Bloomberg, pas du tout content, a annoncé que la ville allait faire appel. C’est un coup dur pour lui, puisque son mandat, dont un des combats emblématiques est la lutte contre l’obésité, se termine cette année.

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Coca-cola évoque l’obésité dans un spot télévisé

C’est une première, le géant Coca-Cola lance aux Etats-Unis une campagne de pub abordant l’obésité, en faisant appel à la responsabilité des consommateurs et en rappelant que «toutes les calories comptent pour gérer son poids, y compris celles des produits Coca-Cola et de toutes les nourritures et boissons». Plein de gens qui ont l’air très heureux et en très bonne santé sirotent des boissons du groupe et font du sport tranquillement…

Coca-Cola met en avant son «engagement à offrir plus de choix de boissons, notamment des options à faibles calories ou sans calorie, et à communiquer clairement sur le nombre de calories contenues dans ses produits».

La vidéo précise que sur les 650 boissons du groupe, 180 sont à faibles calories ou sans calorie. Le groupe se félicite aussi de la création de petites portions, de la réduction générale des calories dans les sodas aux Etats-Unis ou encore du soutien à une série d’initiatives visant à encourager l’exercice physique.

Coca veut encourager les gens à bouger leurs corps pour brûler les calories contenues dans les sodas. Un autre spot bientôt diffusé, affirme «clairement qu’une canette de Coca-Cola fait 140 calories» et «encourage les gens à s’amuser en brûlant ces calories, à promener un chien, danser, partager un fou rire avec des amis, faire une danse de la victoire après un strike au bowling…».

Une stratégie critiquée

Ce spot ne fait pas l’unanimité. Le New York Times rapporte les propos de Michele R. Simon, avocate spécialisée dans les affaires de santé publique. Pour elle, cette campagne ne fait qu’apporter de la confusion dans l’esprit des gens:

«Ils minimisent les conséquences graves sur la santé des excès de soda. Ils essayent de faire passer l’idée que le seul problème serait de trouver un équilibre entre la consommation de soda et l’exercice physique. Or, il y a beaucoup d’autres raisons de limiter la consommation de ces produits».

Harold Goldstein, directeur du California Center for Public Health Advocacy, qui a notamment lutté pour sortir les sodas sucrés des écoles, pense que Coca-Cola a la trouille… Pour lui, toujours selon le New York Times, si Coca-Cola avait vraiment voulu faire quelque chose pour diminuer la consommation de sodas sucrés, la firme aurait pu vendre ceux-ci à des prix plus élevés que les boissons à faibles teneurs en calories:

“Au lieu de dépenser des millions dans une campagne de relations publiques qui n’agit en aucun cas contre l’obésité, le diabète et les caries, ils pourraient ainsi changer la consommation de boissons des Américains de façon considérable et bénéfique ».

Enfin, John Sicher, du journal Beverage Digest note que Coca-Cola a trop longtemps éludé la question de l’obésité, en laissant les critiques monter en puissance. Et que le groupe la joue donc très stratégique. Laisser les adversaires de l’industrie du soda définir cette critique n’était pas vraiment dans l’intérêt de la firme…

XXL

Lors du débat sur l’interdiction partielle (dans les cinémas, les snaks et les restaurants) des sodas XXL à New York, le géant américain avait déjà organisé une riposte pour ne pas trop ternir son image.

Katie Bayne, PDG de Coca-Cola Amérique du Nord, bien loin de toute trace de surpoids, s’était ainsi vantée de boire des boissons du groupe à longueur de journée et affirmait qu’il n’existait «aucune preuve scientifique qui relie les boissons sucrées à l’obésité». Cela n’a pas fait changer d’avis le maire de New York…

Le Monde.fr nous recommandait alors de jeter un œil au site Sugar Stacks (piles de sucre) montrant les quantités parfois hallucinantes de sucre présentes dans différents sodas. Or, la corrélation entre excès de sucre et surpoids n’est plus à prouver.

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“Je transforme les déchets en nourriture”

Jeremy Brosowsky, 39 ans, est un «serial entrepreneur». Le Washington Post raconte qu’un beau jour, il s’est tourné vers l’agriculture durable. Et s’est rendu compte que sa ville n’avait pas besoin d’une énième ferme urbaine, mais de compost, de matière organique pour enrichir les sols.

«Je ne pense pas à ma boîte comme une société de traitement des ordures… Je suis dans la magie, comme je le dis à mes enfants, je transforme les déchets en nourriture!» explique Brosowsky. L’idée lui est venue en observant l’inefficacité et la perte de temps dans le système de compostage en ville. Il a donc créé CompostCab.

Il propose à ses clients (qui payent quand même 32 dollars par mois…) un panier de collecte et un bac hermétique, afin de minimiser les odeurs et d’éloigner les rongeurs. Les gens remplissent le tout avec des déchets de cuisine comme des peaux de banane, du marc de café, des épluchures…

Chaque semaine, CompostCab passe ramasser les sacs de déchets. Et livre le tout dans des fermes proches qui en font du compost, pour améliorer leurs sols de manière naturelle, pour produire mieux…

Le Washington Post explique que la société a changé les habitants de la ville, qui sans elle n’auraient pas pensé au compostage.

Par exemple, un certain Doug Rang: il ne jardine pas mais souhaite recycler ses déchets alimentaires, sans aller les entreposer quelque part chaque semaine… «Si cela n’était pas si facile, je ne le ferais pas», dit-il clairement.

Aujourd’hui, la société a 350 clients, particuliers et restaurants. Chaque semaine, Compost Cab fournit deux tonnes de matières compostables à des fermes locales. Dans un mois, l’entreprise proposera ses services à Baltimore. Et sans doute à 6 autres villes en 2013.

Brosowsky admet que c’est une démarche à court terme. A long terme, il serait logique que les déchets organiques soient ramassés par les services des villes, triés avec les autres déchets.

«Il ne s’agit pas de traitement des déchets, il s’agit de production alimentaire» souligne-t-il, puisque son boulot aide aussi les producteurs locaux. Avec son idée de compostage très massif, il met en lumière une des solutions pour réduire le gaspillage alimentaire.

Une idée à reprendre en France dans le cadre du plan national anti-gaspillage alimentaire? Peut-être, car pour l’instant, le compostage  et donc le recyclage de certaines matières alimentaires reste peu aisé quand on n’a pas de jardin à soigner. Même si quelques solutions existent, comme les composteurs collectifs ou, un peu plus contraignant, l’installation de lombricomposteurs dans les appartements…

Photo: Rotting Compost Food Macro March 01, 20113/ stevendepolo via FlickrCC License by

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Conserves et aliments lyophilisés: la “nourriture d’urgence”, un business très rentable

Bœuf Stroganoff ou glace napolitaine lyophilisés, les «nourritures d’urgence» ont de plus en plus de succès aux Etats-Unis. Comme le rapporte le New York Times, les Américains deviennent inquiets face aux menaces de catastrophes naturelles, économiques ou géopolitiques…

Le passage de l’ouragan Sandy n’est d’ailleurs que le dernier épisode d’une série d’évènements (tsunamis, crises économiques mondiales, etc…) nourrissant les ventes d’aliments d’urgence, en poudre ou emballés sous vide, avec une durée de vie de 30 ans. En ces temps incertains, stocker des vivres rassure.

Les acheteurs de ce genre de produits ne sont pas seulement des «radicaux en tenue de camouflage dans des cabanes de montagne», souligne la journaliste, mais aussi des hipsters, des mères de banlieue ou des retraités.

Les tristes emballages en carton ont cédé la place à des packagings joyeux, le goût s’est amélioré et il est même possible de trouver des «aliments d’urgence» en version bio ou sans gluten… En bref, «il n’a jamais été plus facile de bien manger, même pendant l’Apocalypse»…

Mark Hyland, directeur de FoodInsurance.com (un site qui propose des aliments et des plans pour préparer des stocks, adaptés à tous les budgets…), explique que sa clientèle a glissé des fanatiques et des extrémistes vers le grand public. Ses ventes ont augmenté de 80% l’année dernière: «Il s’agit juste de pouvoir prendre soin des gens que vous aimez en cas de changement inattendu dans votre vie…».

Ce genre d’entreprises de vente en ligne cible les «jeunes mères soucieuses de préserver leurs enfants de la faim». Mais le New York Times précise que les Mormons sont aussi des cibles clés, puisque les fidèles sont encouragés à stocker assez de nourriture pour survivre au moins trois mois, pour faire face à l’adversité, à un désastre ou à la fin des temps. Alors, aux Etats-Unis, la majorité des entreprises de  «nourritures d’urgence» sont gérées par des Mormons.

Au delà de considérations familiales ou religieuses, c’est la peur et l’incertitude qui poussent les gens à investir dans ces aliments. Il y a toujours eu une légère hausse de la demande pendant les campagnes présidentielles, mais aussi en fonctions des résultats industriels, des turbulences de la bourse ou des phénomènes météorologiques.

De nombreux blogs profèrent des conseils sur l’achat d’aliments d’urgence, des recettes, des idées de stockage, des démonstrations sur les bienfaits de la nourriture lyophilisée dans des périodes de privation…. Une certaine Madame Wright a ainsi créé le blog FoodStorageMoms.com pour conseiller ses lecteurs sur la façon de conserver les aliments… Un site qui compte 4000 visiteurs uniques par mois.

Brandon Brooks, co-fondateur de FoodStorageReviewer.com (un site de vente un ligne qui promet la qualité et les meilleurs prix…) déclare que la taille moyenne des commandes est de 1000 dollars. Comme beaucoup des clients, il s’est constitué une réserve, petit à petit. Ses coups de cœur? Le poulet Teriyaki et les lasagnes… Lyophilisés bien sûr.

Photo: emergency food & drink/ mbtrama via FlickrCC License by

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Elections américaines: qui gagne dans les sondages alimentaires?

Loin des sondages classiques réalisés par des instituts sur des échantillons représentatifs, des restaurants américains réalisent des «sondages alimentaires», comme le rapporte le Washington Post. Ils demandent aux clients de «voter» pour un candidat en commandant un plat spécifique, ou en choisissant telle ou telle couleur de gobelet.

Pour l’auteur, «c’est le genre de sondages que Vladimir Poutine pourrait adorer». Mais à Washington, nul sondage ne peut être ignoré, alors les journalistes de All we can eat sont allés enquêter.

Parmi les principaux résultats de ce «sondage alimentaire», on apprend que «chaque tasse à café compte»! Chez 7-Eleven, les clients peuvent choisir entre le gobelet bleu Obama, et le rouge Romney. Selon les derniers chiffres (classés Etat par Etat!) 59% des buveurs de ce café soutiennent Obama, contre 41% pour Romney.

Chez BGR, chaîne de burgers, le Burger du gouverneur Mitt Romney (contenant du bœuf, du hommard et de la sauce hollandaise), gagne peu à peu du terrain sur le Burger du Président Obama (une galette remplie de boeuf et poivrons).

Le fondateur de la chaîne, Mark Bucher, déclare même au Washington Post: «c’est intéressant, les ventes de burgers se sont calquées sur les sondages nationaux». Il a observé des similitudes évidentes entre les ventes de ses burgers présidentiels et les résultats des débats entre les candidats.

Chez California Tortilla, le «Obama’s chicken Teriyaki Luau Bowl» (au poulet grillé, sauce teriyaki, sauté de légumes, et, clin d’œil, ananas grillé) a plus de succès que le «Romney’s Mexican Mitt-Loaf Bowl » (composé de pain de viande et de pommes de terre, mets favoris du candidat).

Pendant ce temps-là, Bayou Bakery, demande à ses clients de choisir entre un “Potus (President of the United States, ndlr) hot-dog” (avec boeuf haché, oignons blancs, moutarde, cornichon, aneth, tranches de tomates, poivre, sauce relish sucrée et sel de celery) et un “Mitt-Chigan Dog” (viande cuite à la vapeur, piment, oignons blancs hâchés et moutarde). Là, Mitt Romney est en avance.

Au restau The Occidental, la competition concerne les cookies, sur la base des recettes d’Ann Romney et de Michelle Obama. Celui de Madame Romney est aux M&M’s, beurre de cacahuète et flocons d’avoine, tandis que celui de Madame Obama, tout en noir et blanc, cache des pépites de chocolat à la menthe (les recettes sont ici!).

55% des mangeurs préfèrent celui de Michelle, et 43% celui d’Ann. Ceux qui restent sont les indécis du cookie (et/ou candidat!), les voix précieuses qui feront peut-être basculer le vote…

Image: Capture d’écran du site de 7-eleven

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Small ou large? Les tailles indiquées sur les produits brouillent les pistes

Petit, moyen ou grand? En achetant un sandwich, vous vous demandez quelle taille raisonnablement choisir. Mais, comme s’interroge un article publié sur Npr, «est-ce qu’on commande vraiment une petite portion quand on commande un petit sandwich?».

En fait, ça dépend. Krishna Aradhna, prof de marketing à l’Université du Michigan, a étudié les répercussions des «tailles» indiquées sur les étiquettes sur nos choix alimentaires. Lors de son expérience, elle a donné des cookies à ses cobayes, biscuits étiquetés soit «grands» soit «moyens». Elle a ensuite étudié le nombre de cookies dévorés.

Mais il y avait un piège… Les cookies étaient tous de taille identique. Que s’est-il donc passé? Les gens mangeaient plus de cookies lorsqu’ils étaient étiquetés «moyens»: «au lieu de croire les message envoyés par leurs estomacs, les personnes testées faisaient confiance en l’étiquette».

Krishna explique: «juste parce qu’il y a une taille différente écrite sur l’étiquette, pour une même quantité réelle de nourriture, les gens mangent plus. Mais ils sont également persuadés de ne pas avoir mangé plus… ».

Pour brouiller encore plus les pistes, les tailles indiquées ne sont absolument pas les mêmes partout. Par exemple, dans un MacDo américain, le «grand soda» a la même taille qu’un «moyen» dans la chaîne Wendy’s… On peut constater visuellement sur le site fastfoodmarketing les différences entre plusieurs portions de frites «medium» et plusieurs boissons «médium»…

Selon le Centers for Disease Control and prevention (Centre de Contrôle et de prévention des maladies), le «grand» soda d’aujourd’hui aux Etats-Unis est 6 fois plus grand que le même «grand» il y a 60 ans… «Au fil des ans, la taille des aliments est devenue beaucoup plus grande. Les hamburgers ont grossi, les frites aussi, et cela a conduit au développement de l’obésité», souligne Krishna.

Les restaurants sont libres d’étiqueter leurs portions comme bon leur semble. Mais, «compte tenu de la puissance des étiquettes pour diriger les comportements», Krishna pense que la standardisation des tailles indiquées dans tous les restaurants pourrait avoir un impact plus important sur la santé publique que l’interdiction des sodas XXL, cheval de bataille du maire de New York. «Je ne parle pas de restrictions de liberté. Juste d’essayer d’avoir des tailles plus uniformes, pour aider le consommateur» explique la prof.

Npr souligne que cela n’est pas la seule manière d’influencer les portions avalées. Par exemple, manger sur une petite assiette peut inciter les gens à surestimer la taille de la portion reçue, et donc manger moins. De plus, boire de la bière dans un verre droit, plutôt que dans un verre courbé, encourage les gens à boire plus lentement et à mieux évaluer la quantité bue.

Photo: Oven roasted french fries/ Gudlyf via FlickCC License by

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“Globalement, les Etats-Uniens n’ont pas une alimentation moins saine que celle des Français”

En France, les 21-34 ans mangent moins équilibré qu’aux Etats-Unis. C’est l’un des résultats d’une grande enquête du Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) intitulée “Comparaison des modèles alimentaires français et états-Uniens”, synthétisée dans un document publié ce mercredi.

Pour obtenir ces résultats, le Credoc utilie le PANDiet, un indicateur synthétique, qui prend en compte négativement le sodium ou les acides gras saturés, et positivement les vitamines et minéraux. Les jeunes adultes français mangeraient beaucoup de sandwichs et peu de légumes. Une conséquence de l’entrée dans la vie active? “Si cela devenait un phénomène générationnel, il y aurait un risque d’affaiblissement du modèle alimentaire français”, s’inquiètent les auteurs de l’étude.

Mais le constat est le même pour les plus de 65 ans: les Français mangent moins équilibré que les Américains. Par contre, notons que les 15-20 ans modèrent mieux leurs apports en gras, salé en sucré en France: “Malgré leur faible consommation en fruits et légumes, ils ont l’alimentation la plus équilibrée, avec les 45-64 ans”.

Autre constat intéressant de l’étude, “le modèle français se distingue par des prises alimentaires moins fréquentes (3,9 par jour contre 5,5 aux Etats-Unis) mais composées d’une plus grande variété d’aliments”. Moins de grignotages, donc, et plus de diversité. Cependant, les auteurs précisent quand même qu’il y a eu “une forte baisse de la diversité alimentaire chez les enfants de 3 à 14 ans entre 2007 et 2010″.

En outre, les comparaisons sur les sujets de plus de 15 ans montrent que même s’il y a globalement des différences qualitives, il n’y a pas de différence quantitative entre les deux pays (on absorbe la même quantité d’énergie). On ingère en moyenne 2095,3 calories par jour en France, et 2073,2 aux Etats-Unis.

Par contre, la part des apports caloriques apportée par les boissons est plus importante aux Etats-Unis (17% contre 10% en France). La consommation d’alcool est à peu près équivalente mais les Américains consomment plus de sodas, de jus de fruits ou de lait…

Une des conséquences est que les Américains avalent plus de sucres, mais les Français plus d’acides gras saturés et de cholestérol. Le rapport explique que “cette différence peut s’expliquer par la consommation plus élevée de produits tels que fromages, charcuteries, viennoiseries, viandes et oeufs”. Mais comme les Français mangent plus de fruits et légumes, l’apport en fibre est plus élevé dans l’Hexagone.

Selon l’OCDE, une personne sur 10 est obèse en France, et presque 40% de la population est en surpoids. Le taux d’obésité approche les 35% aux Etats-Unis. L’obésité est toutefois bien multi-factorielle. Alors, au final, en moyenne “les Etats-Uniens n’ont pas une alimentation moins saine que celle des Français”. Mais “les comportements extrêmes sont cependant plus visibles aux Etats-Unis, alors qu’en France, les écarts entre les individus sont plus ténus”.

Photo: Dinner/ jeff_golden via FlickCC License by

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Barack Obama dévoile le secret de la bière au miel de la Maison Blanche

Barack Obama a tenu sa promesse. Il vient de dévoiler la recette de la fameuse bière au miel produite dans la résidence présidentielle américaine, rapporte le Huffington Post.

Cette révélation fait suite à une pétition lancée le 18 août pour connaître la recette du breuvage artisanal. Pétition publiée sur le site «We the people», où les Américains peuvent déposer des requêtes pour que le gouvernement s’empare de certaines questions.

“Il paraît que Barack Obama se régale d’une bière maison”, précisait le texte, en faisant référence aux pères fondateurs des Etats-Unis, qui auraient aussi produit des breuvages alcoolisés. Les amateurs de bière de toute l’Amérique ont donc appelé l’administration américaine à dévoiler la recette, pour que “tout le monde puisse se régaler”. La requête a recueilli plus de 12 000 signatures…

«Après un tel buzz sur la bière brassée à la Maison Blanche, nous nous sommes dit qu’il fallait sauter sur l’occasion», explique Sam Kass, l’un des cuisiniers de Barack Obama, sur le blog de la Maison Blanche.

Même si George Washnigton brassait de la bière et distillait du whisky dans sa résidence de Mount Vernon, même si Thomas Jefferson faisait du vin, «c’est, à notre connaissance, la première boisson alcoolisée brassée ou distillée à la Maison Blanche. Inspiré par les gens qui brassent de la bière chez eux partout dans le pays, l’an passé le président Obama a acheté un kit de brasseur pour la cuisine», souligne le chef.

Et il précise que dans cette boisson unique, «le miel donne à la bière un arôme riche et une belle finition, sans trop la sucrer». Un miel récolté dans les ruches des pelouses de la Maison Blanche

La fameuse recette est donc en ligne pour tous, sur le blog de la Maison Blanche. Et si vous voulez tenter chez vous, les équipes de la résidence présidentielle ont même réalisé une vidéo pour expliquer le processus…

Photo: Beer Trio Horizontal/ lindsey gee via FlickCC License by

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Les Américains gâchent 40% de leur nourriture

Aux États-Unis, près de 40% de la nourriture part à la poubelle sans avoir été consommée.

Selon Reuters, qui relaie une étude du Natural Resources Defense Council (NRDC, une organisation de protection de l’environnement) publiée mardi 21 août, ce gâchis représenterait 165 milliards de dollars par an. Une famille américaine de quatre personnes jette environ 2.275$ de nourriture tous les ans. Le gaspillage a augmenté de 50% depuis les années 70.

Le Washington Post décrypte comment le gaspillage s’étale entre le moment de la production et celui où la nourriture arrive dans nos assiettes.

Non seulement, environ 7% des denrées produites pourrissent sur pied dans les exploitations agricoles mais une fois les légumes récoltés et prêts à être emballés, tous ceux qui ne correspondent pas parfaitement aux standards esthétiques sont jetés. Selon l’étude de la NRDC, «un producteur important de concombres a estimé que moins de la moitié des légumes qu’il fait pousser quitte son exploitation et que 75% des concombres envoyés au rebut avant la vente sont comestibles»

De nombreux gâchis ont aussi lieu au moment de la distribution. «La nourriture peut parfois attendre trop longtemps à des températures inadaptées et devenir invendable. Un autre problème est que parfois les supermarchés refusent des livraisons et il est alors difficile de trouver un autre preneur», rapporte le Washington Post.

Les supermarchés jettent pour environ 15 milliards de dollars de nourriture, soit  2.300$ par supermarché, essentiellement des produits dont la date de péremption est proche. Selon la NRDC, «la plupart des magasins retirent leurs produits des rayons deux ou trois jours avant la date limite de vente». Ils préfèrent surcharger leurs rayons et jeter les invendus plutôt que de présenter des allées à moitié vide.

Au restaurant, des portions trop importantes font que les clients terminent rarement leurs assiettes. Sans compter que les restaurateurs commandent en quantités importantes pour ne pas manquer. De plus dans les chaines de restauration rapide, 10% d’aliments encore consommables sont jetés à cause de règles comme celle de McDonald qui exige que des frites invendues au bout de sept minutes partent directement à la poubelle.

Enfin, les familles américaines jettent entre 14 et 25% de la nourriture et des boissons qu’elles achètent.

Selon le Los Angeles Times, le rapport préconise plusieurs solutions comme retailler les carottes trop tordues pour être vendues. Les Américains devraient aussi manger leurs restes et apprendre quand un produit devient vraiment non comestible et être prêts à acheter des produits moins parfaits.

Les Français ne sont pas en reste concernant le gâchis de nourriture. Sur le blog «Bien Manger», Slate rapportait en mai 2012 que les Français jetaient environ 20 kilos de nourriture par an et que 75% des aliments jetés étaient encore consommables. Ce qui représente un coût de 200 à 1.500€ par foyer.

Photo: Wasted Days/Tauben Via FlickrCC Licence By

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Encore loin des JO, les concours de goinfres

Voilà une discipline que vous ne risquez pas de voir à Londres cette année: les concours de bouffe, consistant à manger le plus possible, en moins de temps possible. Npr raconte cette drôle de tradition américaine… Ces luttes alimentaires existent  depuis le XIIIème siècle dans des légendes scandinaves, mais se sont popularisées et organisées aux Etats-Unis au cours des 100 dernières années. Qu’est ce qui a bien pu encourager des gens à engloutir d’énormes quantités de nourriture à toute allure? Le plaisir, la notoriété et les prix? Ces compétitions seraient nées dans les fêtes locales, pour célébrer la générosité des récoltes.

Aujourd’hui, il existe une Major League Eating (MLE), un groupe qui développe, encourage et juge les concours de nourriture au niveau international. La MLE organise environ 80 compétitions par an, dont le fameux Concours du plus gros mangeur de hot-dogs organisée par la chaîne de fast-food Nathan’s, le 4 juillet, jour de la Fête nationale, à New York.

Cette année, le grand gagnant était Joey Chesnut, un mangeur à l’impressionnant palmarès: il a avalé 68 hot-dogs en dix minutes! Précisons qu’un hot-dog de chez Nathan’s contient 296,9 calories et 18,21 grammes de graisses, ce qui fait un total de 20189 calories et 1,2 kilos de graisses.

Une discipline sportive?

Npr se demande si forcer la nourriture à atteindre le plus vite possible l’estomac peut être considéré comme un sport… Pour les pratiquants, la réponse est oui. Les compétition de bouffe ont certaines caractéristiques du sport moderne, comme la présence de «stars» du circuit, des prix sonnants et trébuchants, une foule de supporters bruyants, des managers, des gros sponsors (Pizza Hut par exemple!)… Il existe de nombreux challenges, pour le meilleur et souvent pour le pire.

Et selon Richard Shea, le président de la MLE, manger beaucoup et vite nécessite des compétences précises comme «la vitesse dans la main, la force de la mâchoire, la capacité de l’estomac»…

Chacun a d’ailleurs sa petite technique, son propre style pour gagner. Certains trempent la nourriture dans l’eau pour l’aider à descendre plus vite. D’autres se penchent en avant ou bondissent pour mieux avaler. En cas de vomissement importun, c’est la disqualification immédiate. Les dures lois de la compétition…

Il y a aussi toutes les morphologies parmi les compétiteurs. Par exemple, la championne Sonya Thomas fait moins de 50 kg, mais la taille de son estomac est impressionnante.

En Europe, ces compétitions de bouffe existent aussi, en particulier chez les anglo-saxons. Le Championnat du monde des mangeurs de tarte se tient ainsi à Wigan, en Angleterre. A Brighton, il y a même un concours de mangeurs de piments. En Russie, on fait des concours du plus gros mangeur de caviar.

Ces concours de goinfres modernes gagnent en popularité, démontrant une société de consommation excessive. Et sans grande préoccupation pour les conséquences de telles goinfreries sur le corps… Selon Richard Shea, 40 000 personnes ont assisté au grand concours de hot-dog du 4 juillet. La MLE veut s’étendre au monde entier. Npr rapporte que la Ligue a approché le Comité national Olympique des Etats-Unis et même le CIO pour entrer dans la compétition, sans résultat jusqu’à présent.

Photo: IMG_3409.jpg / Hello Turkey Toe via Flickr CC License by

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