Chanel

 

 

Envahi par une forêt d’arbres, le Grand Palais se métamorphose une nouvelle fois pour Chanel. Au milieu de la dense végétation pépient d’invisibles oiseaux, leur chant accompagne les visiteurs. Dans une clairière surgit un amphithéâtre à l’antique, aux gradins de bois brut. Le décor est planté, le podium est sur la scène en sable blanc, à plat. Puis arrivent les hôtes des bois, mannequins Chanel aux tailleurs et robes de tweed, jambes gainées de maxi cuissardes. Autour des épaules, des effets de manches ajoutés, façon cape, déstructurent la silhouette, l’encadrent. Les tailleurs en tweed (légers) se dessinent dans les couleurs iconiques de la maison, noir, blanc et aussi beige, rose, bleu …

Après le jour, des robes de cocktail, légères où la couleur vient animer et réveiller la nature. Bouquets de fleurs où s’épanouissent marguerites, anémones… avec le savoir faire des ateliers couture.

Le maquillage (Peter Philips) des filles est accentué. Ourlé de faux cils, l’oeil charbonneux ajoute des effets de tulle. Sur les coiffures, en grappes presque anarchiques, mousseline effilochée, plumes…

 

Photos Vincent Lappartient

En guise de final, un manifeste charmant pour le mariage gay avec deux mariées accompagnées d’un bambin.

 

 

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