Jungle

 

Jungle, le parfum de Kenzo, entraîne sur des territoires chauds et épicés. Le nom claque, comme un livre, et s’ensuit un cortège d’images fortes, puissantes : une végétation luxuriante, des animaux, sauvages, des bruits, des couleurs (des plumes, des fleurs)… En termes d’odeur, j’aurais imaginé des odeurs végétales, un peu mouillées (rêve d’Amazonie ?). Mais Jungle m’a agréablement surpris et emporté ailleurs. Nom de la première marque de Kenzo, Jungle, se rapproche de l’univers coloré des débuts du créateur avec une fragrance haute en couleurs épicées. Le lancement de presse eut lieu dans la maison de Kenzo avec son couloir de nage et, sur la petite terrasse intérieure, une sorte de marché aux épices reconstitué pour bien marquer les esprits avec ces ingrédients majeurs.

J’ai aimé et porté Jungle. A l’époque, je n’avais pas retenu le nom du parfumeur (ils étaient sans doute aussi moins mis en avant il y a quinze ans ; aujourd’hui, les marques rendent plus facilement à César ce qu’a composé César, sauf P&G). C’est seulement récemment que j’ai vu que l’auteur de ce magnifique Jungle était Dominique Ropion (voir le Géranium pour monsieur), parfumeur de grand talent dont j’apprécie l’écriture.

Une jungle imaginaire, paradis défendu, inaccessible, Jungle magnifie de vastes territoires relevés de chaudes épices. Un bel oriental où se découvre mandarine, feuille de palmier, vanille, patchouli, héliotrope, girofle, mangue, vanille, réglisse, cumin,… Un festival d’épices, un côté fruit, confit, un pur délice, parfum joyeux.

Signé Joël Desgrippes, le flacon ondule, il est surmonté d’un animal. Dans la première version (ma préférée), le sage éléphant.

 

Naissance : 1996

Papa : Dominique Ropion

Famille : Oriental épicé

Genre : Féminin

 

Le 20 décembre

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