Lancôme / Sonia Rykiel

 

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L’esprit de Saint-Germain-des-Prés flotte sur une collection de maquillage Lancôme via une collaboration avec Sonia Rykiel et un code couleurs tout en rayures. Un nouvel épisode mode et beauté qui continue une jolie saga : Alber Elbaz, Anthony Vaccarello, Jason Wu, Proenza Schouler…

Si le nom de Sonia Rykiel est associé à différentes inventions comme les coutures à l’envers, la démode,… une des signatures visuelles de la marque est l’utilisation des rayures de couleurs, baptisées « multico ».*

Sous l’impulsion de Julie de Libran qui signe aujourd’hui les collections Rykiel, les rayures pour Lancôme ont été déclinées dans une gamme bleu, rouge, rose, blanc et kaki. Pour compléter la partie visuelle, André a dessiné l’univers des produits en petits croquis : une bouche, un œil, une tasse de café, un cœur, un crayon mais aussi un livre, très rive gauche et plus que jamais présent dans la boutique Rykiel du boulevard Saint-Germain. Lisa Eldridge a signé les couleurs de la collection de produits portés par les mannequins Daria Werbowy et Alma Jodorowsky.

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Un crayon pour écrire pourquoi pas au Flore où Sonia Rykiel a une table dédiée. Pour le regard, deux palettes Parisian Spirit dans un camaïeu rose, prune et Saint-Germain, bleu nuit, gris et kaki.

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Parisian Lips, un crayon à deux embouts, avec deux textures, une mate, crémeuse et l’autre brillante. Quatre couleurs : French Baiser, Parisian Audace, Parisian Spirit, French sourire et deux décors.

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Miracle Cushion également en deux boitiers ainsi qu’une édition de deux Cushion Blush, Sorbet rose et Splash Coral. Et, parmi les vernis à ongles, les couleurs des rayures : Café Philo pour le kaki et Café blanc pour le blanc. Ludique, une très jolie collection haute en couleurs sous un habit de zèbre dans un esprit Rive gauche.

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*Sur la propriété des rayures Rykiel

http://blog.slate.fr/anti-blogue-la-mode/2015/06/01/la-rayure-multico-est-une-signature-sonia-rykiel/

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Au nom du sac

 

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Nés anonymes, les sacs reçurent progressivement un nom de baptême. Fruit du hasard d’une rencontre réussie avec une personnalité ou choix réfléchi et calculé d’un marketing qui guigne le it bag, les sacs portent désormais des noms. Souvent en lien avec l’univers des marques, ces appellations participent à une part de rêve relativement accessible. Mais, vu la multiplication des modèles et la prolifération des noms, le sujet va devenir un véritable casse-tête.

 

Nés sans noms, les sacs portaient juste des appellations génériques eu égard à leur forme et à leur utilisation : besace, minaudière,… Le terme de sac est originaire du latin, saccus, la bourse… À partir de vêtements sans poches, les bourses firent leur apparition, portées indifféremment par les deux sexes. Avec le temps, les sacs évoluèrent, se remplirent et se décorèrent, apanage d’une féminité qui se montre. Associé à la femme, le sac peut être la cristallisation de l’opprobre de féministes qui considèrent que, par son contenu notamment en accessoires de beauté, il est symbole d’asservissement d’une femme quasi objet.

Avec l’évolution de la maroquinerie, le cuir devient la matière noble. Les sacs de jour, pratiques sont grands tandis que les formats du soir se réduisent au strict minimum.

La dénomination de sac à main est apparue au XXe siècle. Dans la maroquinerie, quelques grandes maisons sont devenues mythiques : Goyard, 1792 ; Delvaux, 1829 ; Hermès, 1837 ; Vuitton, 1854 ; Gucci, 1921 ; Bottega Veneta, 1966 … Mais, face à l’engouement pour les accessoires, toutes les maisons de mode ont développé avec succès le pôle sac, très rentable, objet de toutes les convoitises surtout quand certains modèles obtiennent le statut envié de « it bag ». Aujourd’hui un complexe travail de marketing fait que de nombreux sacs sortent de l’anonymat et sont lancés avec un nom. Dans cette nouvelle typologie du sac certaines pistes sont plus courues que d’autres.

 

 

L’esprit du lieu

Noms de villes, artères iconiques, places mythiques accolent aux sacs le patrimoine géographique des maisons de mode autour des lieux d’origine choisis par les couturiers fondateurs. Ces adresses, parfois mythiques, participent à l’univers des marques. En écho à sa boutique installée rue Cambon depuis 1921, Chanel a choisi de baptiser un modèle Cambon. Pour Dior, c’est Montaigne, l’avenue où s’établit la maison de couture. L’histoire raconte que Christian Dior ramassa une bonne étoile et décida de créer sa maison… Mais c’est aussi Granville en hommage à la villa que le couturier a habité et qui abrite aujourd’hui le musée Christian Dior. Vuitton voyage, mais n’oublie pas Paris avec l’utilisation de noms de quartiers : Odéon, Sèvres, Alma et Pont Neuf , aussi adresse de la maison. Retour à l’esprit prêt-à-porter pour Yves Saint Laurent avec son New Rive Gauche, mais aussi un Downtown. Rues, quartiers ou villes, l’espace géographique étend son empire sur les sacs. Balenciaga demeure général avec City (devenu Classic) et Town. En Italie, Fendi a élu Firenze tandis que Cavalli rend hommage à la ville et à son savoir-faire en français : Florence. Sicily pour Dolce & Gabbana et leurs liens avec l’île. Paris est toujours Paris, mais ne se dépose pas seul (une ville ne peut pas appartenir à une marque), il y a des modèles chez Lamarthe, Furla… So British pour Kate Moss qui investit son pays pour Longchamp : Gloucester, Glastonbury, Ladbroke. Phoebe Philo pour Chloé a choisi le quartier de Paddington. Anglomania aussi pour Gerard Darel avec Westbourne et Elgin (même si le Lord est plus connu que la ville). Exotisme avec le Portofino de Lamarthe, le Palm Spring de Vuitton, l’Amazona de Loewe, le Boston de Chanel,… L’incroyable Copacabana de Shiro Kuramata se dessine en étages tandis que Furla se projette en Supernova et transporte vers des galaxies étoilées. Synonymes d’évasion, les noms des sacs partent en voyage.

 

Des chiffres et des lettres

Pas de calculs mathématiques, mais des références à des dates, à des adresses pour sélectionner des chiffres quasi martingales. Plus symboliques qu’hermétiques, les nombres se multiplient. Le 2.55 de Chanel se réfère à sa naissance en février 1955, mais le matelassé rectangulaire muni d’une chaînette en métal n’a été chiffré qu’en 2005, bien après sa naissance. Imaginé par Karl Lagerfeld dans les années 80, le Timeless est proche par sa forme du 2.55 mais ajoute le double C en fermoir. Né en 1998, le 2005 de Chanel demeure un mythe d’audace futuriste malgré une destinée météorique. 2 pour 2 ans avant l’an 2000, 00 l’indicatif international et 5, chiffre fétiche de Chanel ! « Bodyfriendly », il cultive le paradoxe d’allier courbes sensuelles et technologie de moulage de coques en polyéthylène.

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Le Dix de Balenciaga renvoie au numéro de l’avenue George V où était située la maison. D’abord parfum, le Dix fut le choix d’Alexander Wang pour son nouveau sac, sobre et classique. 440 pour Diane de Furstenberg, le numéro de l’adresse de son studio à New York Des lettres renvoient à des noms, mais parfois ne sont comprises que des initiés ou des branchés au fait de tous les people du moment ainsi SC (Sofia Coppola) pour Vuitton. Plus simple est le choix des initiales, les PS1 et PS11 pour Proenza Schouler ou le Double T de Tod’s avec fermoir à lettres. Grand huit pour Lancel. 3.1 de Phillip Lim. Mesure du temps avec le 24 heures de Gerard Darel. Et vite avec ASSAP de Nina Ricci. À la mode avec les imprimantes, le terme 3D qualifie un Longchamp, cabas en bandoulière et désigne l’ancien Forget me not de Dior. Cernés de noir, les 3D Jump From Paper donnent l’impression d’un relief en trompe-l’oeil. Des chiffres et des lettres, formulations elliptiques, mystères pour délits d’initiés.

 

Personnalités et nobody

Porté par une princesse, un sac Hermès s’est métamorphosé en mythe. Mariée à Monaco, l’élégante Grace Kelly arbore un sac issu du modèle « Haut à courroie » à l’époque où, enceinte et jeune mariée, elle était très photographiée. Surnommé Kelly en 1956, il est aujourd’hui aussi So Kelly dans un format plus vertical. Fruit d’une sympathique rencontre entre Jane Birkin qui n’a pas le sac de ses rêves et Jean-Louis Dumas, le Birkin est lui né en 1984. Jackie O (ex Kennedy) découvre en 1964 un sac Gucci créé en 1955, elle en commande plusieurs et son nom en deviendra la référence.

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Relooké, il sera revisité en New Jackie par Frida Giannini. Diana princesse de Galles portait un sac Dior, un Lady Di(or) avec la fusion heureuse des deux syllabes initiales en 1995.

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Chez Boss, un Romy, grand sac façon mallette de docteur. Chante Angie chez Chloé. Ralph Lauren a choisi son épouse Ricky avec un Ricky Bag, Soft Ricky et Ricky Drawstring. Monica ( Belluci ?) pour Dolce & Gabbana et leur italianité. Quelques références littéraires et cinématographiques s’invitent parfois : Gilda pour Marc Jacobs, Justine, héroïne de Sade pour Sonia Rykiel. Les vedettes sont de la partie : Bardot et Adjani pour Lancel, Rossellini pour Bulgari, Miss D (Deneuve) pour Roger Vivier… Entre stars et personnalités issues du mannequinat, du stylisme, les people occupent le terrain. Stam (Jessica) de Marc Jacobs, Alexa (Chung) pour Mulberry, Euge (Eugénie Niarchos) et LSD (Lauren Santo Domingo) chez Missoni ! Le choix des prénoms induit une proximité où le sac est perçu, considéré comme un ami. À l’opposé du choix de la féminité, Jérôme Dreyfuss et Lancel ont choisi avec humour des prénoms masculins pour sortir au bras d’un Gilbert, Lucien, Billy ou avec Charlie, Sam, Jules… Avec son sac en toile graffité de « Karl Who », Naco a joué sur l’humour, son sac n’a pas de nom, mais porte un prénom connu des fashionistas. Porté par Karl Lagerfeld himself, le sac est devenu iconique.

Sac Naco

 

Formes

La forme du sac peut aussi être à l’origine logique de sa terminologie. Humour et détournement d’objets pour Schiaparelli qui imagine Lanterne, Réverbère, Téléphone, Piano… Pour Nina Ricci, Christian Astuguevieille reprit l’idée de sacs objets. Dans les années 20 Hermès crée un sac de portière pour une voiture Bugatti, ce sac se nommait comme l’automobile, Torpedo. En 1982 Hermès modifie le sac et le nomme, en hommage, Bugatti mais finalement le sac sera rebaptisé Bolide en 1994. Allongé, le Baguette de Fendi fait penser à la forme du pain français. Né en 1997, ce « it bag » eut son heure de gloire dans Sex and the city et demeure un classique revisité chaque saison.

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Chez Dior, un sac fut baptisé Cadillac reprenant le motif d’une plaque minéralogique sur laquelle figure le début du prénom du couturier, CHRIS et une date, celle de la naissance de la maison en 1947. Le Puzzle de Loewe assemble les morceaux. Le Trapèze de Céline joue l’épure géométrique. Le Saddle de Dior est remis en selle par John Galliano. Tod’s a imaginé (hiver 2013-14) Sella en référence au monde équestre avec une forme évoquant la selle et des pièces métalliques façon mors. Le sac Inro de Nathalie Hambro revisite la forme japonaise. Le long Bowling devient un classique chez Prada, Galliano, Comme des garçons, Mugler… Bao Bao (Issey Miyake) fait penser à baobab en sonorité, c’est un petit sac qui joue sur les formes géométriques et se plie astucieusement en assemblage de facettes.

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Prismik de Roger Vivier joue aussi le découpage en formes géométriques depuis 2012 et a ajouté une version ZigZag. Sacs seaux en forme pour Dolce & Gabbana. Et pour dormir une forme quasi d’oreiller : Polochon de Dior et Pillow bag de Julien David. Le Barrel de Burberry évoque une petite forme de barrique, tonnelet. Le Wave bag de Tod’s ondule. Le Bamboo de Gucci (1947) arbore le nom du matériau de son anse en bambou courbé, New Bamboo en est la nouvelle version. Des allusions concrètes ou alors pures abstractions géométriques, les sacs sont en formes.

 

Autour du nom

S’il y a des familles de noms qui suivent une certaine logique, et jouent une directe filiation avec leurs marques ainsi

Diorama de Dior, le Pierre de Balmain (prénom du couturier) ou encore Dolce qui reprend un des noms du duo italien, mais aussi un de leurs parfums. Le Betty de Saint Laurent (période Slimane) rend hommage à Betty Catroux, muse du couturier avec coins repliés façon Rive gauche. Candide de Zadig & Voltaire joue la logique littéraire. Boy de Chanel fait allusion à un passage de la vie de Coco Chanel et son grand amour, Arthur Capel dit Boy, le nom joue aussi sur l’ambiguïté du genre. Chez Saint Laurent, un des sacs avec pompons se nomme Opium, écho au parfum et à ses codes orientalistes. Pour Viktor & Rolf, le lien se fait avec leurs parfums à succès où le terme bomb figure (Flowerbomb et Spicebomb) et se retrouve dans leur Bombette Bag.

 

Méli mélo

Fantaisie et humour sont aussi parfois de mise. Au début du siècle Vuitton empruntait la vague orientaliste avec Louqsor, Alexandrie… Exotisme du Mombasa d’Yves Saint Laurent période Tom Ford signé d’une anse en corne. L’Italie en sacs pour Roberta di Camerino : Casanova, Postiglione et son plus célèbre : Bagonghi. Chez Hermès : Piano, Fabiola, Bolide, Pullman,… Chez Vuitton : Keepall, Speedy, Twist, Neverfull,… Chez Céline : Boogie, Verdine, Poulbot… Domino de Rykiel. Sake de Mandarina Duck. Premier flirt de Lancel. Portrait de Bill Amberg. Tsarina de Mulberry. Trinity de Cartier. Avec une forme de calandre de voiture, Muse est un modèle créé chez Yves Saint Laurent et revisité par Stefano Pilati qui lui donne son nom. Fermés de cadenas, le Lock Bag de Valentino ou le Lady Lock de Gucci. Nightingale de Givenchy plus rossignol que Florence. Duffle Bag de Saint Laurent, sac imposant, a enlevé le coat pour mettre le bag. Varenne de Lancel, pas en fuite. Le Collège de Saint Laurent va à l’école. Pandora et Pandora Box de Givenchy, modèles très géométriques en hommage aux lignes épurées de Gio Ponti, pour ouvrir la boite de Pandore. Weekender de Vuitton pour prendre la mesure du temps de l’escapade.

Book Accessoires Femme PE 2008 - Look 02 : Weekender GM (48,5 x 31 x 18,5 cm) en Toile Monogram Pulp jaune - Vue de 3/4

Icare donne des ailes à Vuitton. Too hot to handle de Marc by Marc Jacobs… là véritable succès avec un nom amusant.

Les fortunes des noms sont et seront diverses avec des carrières souvent éphémères. Ce qui fait le it bag, c’est aussi la main qui le porte, les marques n’hésitent pas à offrir leurs sacs à tour de bras. S’ils sont vus avec des people qui ont le buzz en poupe, les ventes peuvent décoller. C’est la part visible et émergente du monde d’aujourd’hui où créativité et qualités ont souvent moins d’importance que l’affichage au bras d’une vedette qu’elle soit star de cinéma, vedette de la télé-réalité ou même youtubeuse de renom. Désormais Saint Instagram veille sur le destin des sacs.

Les modes passent et les sacs parfois trépassent. Si le nom participe à l’histoire et à la mémoire d’un sac, il ne peut faire à lui seul son succès.

 

 

À partir d’un texte publié dans le catalogue de l’exposition Bagism au K11 de Shanghai.

Sacs de l’exposition de Shanghai.

Vue de l’exposition

  • 2005 de Chanel
  • Jackie O
  • Lady Di revisité par Olympia Scarry, The lady has arrived.
  • Sacs Karl Who Naco
  • Fendi Sac Baguette customisé par Rihanna
  • Bao Bao (Miyake) Lucent Prograffiti
  • Weekender de Vuitton avec Richard Prince

 

 

 

 

 

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Issey Miyake

 

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À Tokyo, l’exposition consacrée à Issey Miyake a donné à voir toute la richesse créative de son oeuvre. Originalité, audace, mais aussi technologie. Des vêtements d’exception côtoient la simplicité et l’universalité du plissé réinventé par Pleats Please. Exposition magistrale, elle permet de mesurer l’importance d’Issey Miyake dans l’histoire de la mode contemporaine. D’hier à aujourd’hui, une oeuvre sans cesse tournée vers l’avenir et la création.

 

L’exposition se subdivisait en trois sections.

1° Le début autour des années 70.

2° Body, autour du corps, un double dialogue entre le corps et son enveloppe ainsi qu’entre Orient et Occident.

3° L’innovation avec Pleats Please et A-POC, technologies présentes avec leurs machines.

 

Vers la mode

Après des études d’art au Japon, Issey Miyake voyage. En France, il travaille auprès de Givenchy et de Guy Laroche, mais Paris est encore un peu à l’ère de la couture. Après un passage chez Geoffrey Beene aux U.S.A. pù il découvre aussi une mode « grand public », il retourne au Japon et opte pour la mode. Une voie passionnante se dessine déjà avec le titre de son premier ouvrage : « East meets West ».

Quand Diana Vreeland parlait de lui dans la préface, elle disait : « Issey est homme de nombreuses inspirations et un vrai fils de son pays qu’il aime profondément. Il aime le mysticisme des fables japonaises, la culture japonaise, sa justesse et son sens de la qualité. Il considère que le kimono est un vêtement parfait ; mais aujourd’hui réservé seulement aux festivals. ». À ses débuts, le créateur a exploré des techniques artisanales et les a intégrées à sa mode ainsi l’utilisation du papier japonais, washi ; du papier huilé, aburagami (1984) ou encore du shibori (technique de tie and dye par ligature du tissu, par noeud). La forme des lanternes traditionnelles peut aussi ressurgir dans ses robes lampions.

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Le corps

Si l’approche japonaise globale du vêtement dans sa relation avec le corps est fondamentalement différente de l’Occident par une mise à distance (un espace est créé par le port du kimono), Issey Miyake a sans cesse interrogé cette notion. Avec ses vêtements tatouages (Tattoo 1970), le vêtement est seconde peau. Tribalité, mais aussi fusion Orient-Occident avec le choix de figures de la culture musicale : Janis Joplin et Jimi Hendrix.

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Avec son bustier en FRP (fiber reinforced plastic) moulé de 1980-81, le « vêtement » se superpose dans une vision idéalisée d’un corps sublimé.

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Cette illusion matérialisée du corps, Plastic Body, a été immortalisé par Robert Mapplethorpe sur le corps de Lisa Lyon. En 1981 carapace de bambou, Rattan body via l’artisanat met le corps à distance, en cage.

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« Rien ne me donne plus de joie que travailler avec le corps et le vêtement en même temps. » Chez Miyake, le vêtement demeure vêtement, même s’il répond au mouvement du corps. Dès le départ, le vêtement est juste une simplification extrême, a piece of cloth, une pièce de tissu plus bras. Plus tard le concept deviendra A- POC, vêtement sans couture né d’un tissage tubulaire pré-découpé. Créative, la mode de Miyake est aussi en quête de minimalisme. « Peeling away to the limit » disait déjà Arata Isozaki à son propos.

 

Technologie

Recherche technologique pour découvrir un tissu pratique d’entretien, confortable et atteindre à une forme d’universalité ? Pari réussi avec le plissé permanent des Pleats Please nés en 1988. Ces vêtements, aussi parfaits pour le mouvement, sont mis en chorégraphie par William Forsythe dans Loss of small Detail en 1993. Idéal pour la femme active, pour l’artiste, les plissés peuvent ajouter aussi l’humour d’imprimés ainsi que dans des campagne de pub particulièrement poétiques et drôles (la série des animaux, des fleurs, des sushis…). Un savant jeu de 2D se transforme en 3D par la pose sur le corps. Techniquement, le vêtement est d’abord conçu, avant de passer à la presse où il est rétréci et devient plissé permanent (facile d’entretien). « Faire des vêtements que tout le monde puisse porter cela signifie faire des vêtements pour les gens qui vivent avec nous, les gens de notre époque. Je veux faire des vêtements pour tout le monde. Je ne désire pas que tout le mode porte mes vêtements, mais je souhaite que tous ceux qui ont envie de les porter puissent le faire naturellement. »

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Les plissés ont aussi joué la carte de l’art avec les Art series. D’abord une collaboration avec Yasumasa Morimura et son magnifique travail sur La Source d’Ingres en y mêlant son corps. Nobuyoshi Araki en fleurs et avec un portrait de femme. Tim Hawkinson avec un motif d’oeil et une stylisation de corps. Cai Guo-Qiang lui mit en scène un motif issu de ses expériences sur le feu. Cette année une nouvelle collaboration a eu lieu avec l’oeuvre d’Ikko Tanaka, célèbre artiste graphique et le choix de trois motifs : Nihon Buyo (1981), un hommage au 200ème anniversaire de Sharaku (1995) et Variations of Bold Symbols (1992).

Avec A-POC s’est dessinée une nouvelle page de création. Les lettres reprennent l’idée première du créateur avec « a piece of cloth » dans un procédé de fabrication visant à éliminer les chutes de tissus et leur perte. Un tubulaire pré-découpé dessinait en pointillé les modèles à découper aux ciseaux (au début par le client). Lors d’une première présentation en défilé, les mannequins, reliées les unes aux autres, formaient une incroyable chenille processionnelle.

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Avec 132 5, la science et les mathématiques jouent un grand rôle ainsi qu’une dimension écologique avec le choix de matériaux recyclés. Un travail mathématique sur le pliage, avec la collaboration de Jun Mitani et son travail sur « la modélisation des formes géométriques assistées par ordinateur ». Le choix du 1 pour a piece of cloth. 3, les 3 dimensions, résultat final quand le vêtement est déplié. 2 le pliage et retour en 2D à plat. 5 aller plus loin dans un nouvelle dimension et suggérer la métamorphose, la transformation.

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Rêve éveillé, une exposition magnifique qui mériterait de voyager et de venir à Paris…

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Photos de l’installation : Masaya Yoshimura.

Flying Saucer et N°10 Skirt. C Koji Udo

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Bagism

 

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De la bourse au it bag, plusieurs siècles de créations autour des sacs (à main) sont mis en scène à Shanghai dans l’exposition « Bagism » sous la direction d’Elisabeth Azoulay. Bagism est le terme « inventé » par John Lennon et Yoko Ono lors d’une conférence sur la paix à Vienne en 1969. Le couple avait pris place dans un drap représentant un sac. Quelques semaines plus tard, le duo expliquait le choix du mot et concluait par une jolie pirouette : « We‘re all in a bag Baby ».

L’exposition à Shanghai au K11 (Adrian Cheng) se focalise sur le sac à main, dans ce qu’il a d’exquis, d’original, de créatif sur plusieurs siècles.

 

Au fil du temps

Le sac a beaucoup évolué, de bourse pratique, il s’est très rapidement décoré, enjolivé de broderies, de perles… Ensuite le cuir en est devenu le matériau phare. Aujourd’hui le sac est un des fers de lance de l’industrie de la mode. Accessoire majeur et incontournable, le sac est objet de convoitise, voire de phantasme.

Passé par un statut unisexe, il s’est féminisé. D’abord caché dans le vêtement, il en est progressivement sorti, attaché puis détaché. Le terme de réticule, à l’origine un filet pour cheveux (époque romaine), fut donné aux sacs. Rebaptisés Ridicules (par altération du mot) en France car le peuple riait de voir ces objets s’afficher, ils furent plus joliment « indispensables » au Royaume-Uni, pour leur contenu essentiel. Hasard littéraire, dans L’Art poétique, Boileau associait les deux mots : « Dans ce sac ridicule où Scapin s’enveloppe. Je ne reconnais plus l’auteur du Misanthrope ». Les sacs brodés du XVIIIe siècle avec la technique du sablé multipliaient des perles tellement fines qu’elles étaient parfois assemblées avec des cheveux, crins de cheval. Les châtelaines, elles, étaient attachées par des chaînes, souvent accrochées aux ceintures.

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Du bagage au sac à main

Les selliers passèrent du secteur des chevaux aux nouveaux moyens de transport : train, voiture. Les accessoires s’adaptèrent, du bagage au sac à main. Les grandes maisons acquirent leur notoriété, Delvaux en Belgique, Hermès et Vuitton en France. Si le terme sac à main remonte à 1898 (en anglais handbag), il vit son essor au XXe siècle.

Au début du XXè siècle se remarquent les sacs raffinés de Paul Poiret parfois inspirés par l’Orient. Aux États-Unis dans les années 20 sont créés des sacs en maille de métal notamment par Whiting & Davis, une maison née en 1876. Les années 30 virent les créations loufoques d’Elsa Schiaparelli proches d’un esprit surréaliste ainsi sa lanterne.

Des sombres années 40, des exemplaires de sacs pour masques à gaz !

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Les années 50 aux États-Unis virent les sacs en lucite, un matériau en plexiglas qui permettait de donner des formes originales, moulées. Mis au point en 1931 par DuPont (de Nemours), la lucite vit son essor dans les années 50. Aujourd’hui ces sacs se retrouvent en vintage ainsi que les fantaisistes paniers en osier créés à la même époque. Sans oublier quelques sacs en bakélite.

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Space Odyssey orchestre la vision du futur par Courrèges, Cardin et Paco Rabanne tel qu’il était imaginé à partir des années 60 et se projetait vers l’espace de 2001.

À découvrir aussi les sacs ethniques, sous influence orientale ainsi qu’un texte sur le sac en Chine par Danielle Elisseeff.

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X Ray bag propose les sacs transparents, pratiques pour la fouille : Chanel, Hermès, Kenzo, Vuitton… Quant à l’émergence du it bag que toutes veulent posséder, il semble difficile d’y échapper : le classique de Balenciaga, le 2 55 de Chanel, le Baguette de Fendi…

 

Art

Une grande section met en avant les collaborations d’artistes notamment les sacs d’exception créés avec carte blanche pour le Lady Dior.

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Chez Vuitton, les sacs furent commercialisés avec des interventions de Stephen Sprouse, Takashi Murakami, Richard Prince, Kusama Yayoi…

 

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L’art a souvent été source d’inspiration et de réinterprétation. Si Yves Saint Laurent a créé robes Mondrian, Wesselman ou vestes Van Gogh brodées, il a aussi imaginé des sacs en hommage à Picasso, Mondrian… Matisse a inspiré Roger Vivier. Kandinsky pour Charlotte Olympia.Warhol chez Dior ou Philip Treacy. Wim Delvoye chez Chanel. Vasarely chez Fendi qui a aussi demandé une customisation à Zaha Hadid.

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Ben Vautier a écrit de son écriture blanche sur fond noir des fantaisies comme : Je vide mon sac.

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Le déjà iconique Baobao d’Issey Miyake a aussi été revisité façon graffitis.

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Artiste, Chloé Wise critique avec humour la société de consommation. Dans sa série de « Bread bags », les objets (impossibles à remplir!) ressemblent à du pain et sont logotomisés : Chanel, Prada, Vuitton…

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Autre curiosité, le Pretiosa de Carla Bracialini créé en reprenant des dessins de Léonard de Vinci.

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Quelques oeuvres d’artistes chinois viennent compléter la dimension arty de l’exposition.

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Humour et fantaisie

Toute une partie de l’exposition met en scène aussi l’humour que cultivent certaines marques : Moschino bien sûr, Judith Leiber, Lulu Guiness, Olympia Le Tan, mais aussi Chanel ou Maison Martin Margiela.

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Le Delvaux hommage à Magritte « Ceci n’est pas un Delvaux » unit art et humour. Sans oublier la marque 31 février et aujourd’hui Hélène Nepomiatzi avec son sac bâton de dynamite ou son exquise pochette d’allumettes.

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On aura tout vu est aussi présent avec un « crocobizarre » brodé ou encore une multi minaudière à menottes.

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Manish Arora joue la vanité de sacs en forme de crânes brodés. Irina Volkonskii imagine la « beauté intérieure » d’un sac rempli de strass, de cristaux multicolores et sobre à l’extérieur.

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Trublion de la mode, Naco est là avec son sac Karl Who.

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Le porter

Différentes façons de porter un sac sont proposées, à l’épaule, à la main… Le sac jupe ou robe de Yohji Yamamoto combine le vêtement à la poche à fermoir. Sur les fesses, version faux-cul de Westwood pour Vuitton. Sac noeud en tissus d’obi pour Kenzo, classiquement sur le dos ou plus osé, devant…

 

Devenu nécessité, le sac complète la tenue et permet le transport d’objets personnels. Parfois caverne d’Ali Baba, il est mystère quand il s’ouvre sur ses trésors. Une belle promenade dans quelques siècles d’histoire.

 

Catalogue dirigé par Elisabeth Azoulay.

 

 

 

-Sac en velours brodé, fil d’or. Début XVIIIe France. Musée des Arts décoratifs, Paris.

-Sac Masque à gaz UK C 1939. Simone Handbag Museum.

-Sacs en lucite des années 50 USA

-Soie et perles de verre, XVIIIe siècle Chine. Musée des Arts décoratifs, Paris.

-Lady Dior par Olympia Scarry.

-Sac Vuitton Richard Prince 2008

-Sac Vasarely.Fendi.

-Fendi Peekaboo customisé par Zaha Hadid.2015

-Ben Vautier Je vide mon sac. Courtesy Galerie Eva Vautier.

-Baobao Lucent pro Graffiti. Issey Miyake.

-American Classic Chloé Wise, Coll F.R.  Roy. By courtesy Galerie DivisionPB & J LV Chloé Wise, Coll F Odermatt By courtesy Galerie Division.

-Pretisosa   Demande du Muséee Léonard de Vinci réalisation Carla Braccialini.

-Moschino. Sac seau de plage.

-Olympia Le Tan. Sac globe.

-Hélène Nepomiatzi. Matchbox.

-On aura tout vu. Crocobizrarre.

-Irina Volkonskii. Beauté intérieure.

-Naco. Sac Karl Who.

 

 

 

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Elisabeth de Senneville

 

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D’hier à aujourd’hui Elisabeth de Senneville est un des rares tenants d’une mode contemporaine voire futuriste. Une vente d’une partie de ses archives à Artcurial* a permis de se replonger dans une histoire de mode singulière et qui réserve encore de magnifiques surprises.

Arrivée dans la mode par hasard, Elisabeth de Senneville fait ses classes chez « Miss Dior » puis styliste junior au Printemps. Quand elle se lance en 1972, elle prend un parti opposé à la couture et choisit d’imaginer des vêtements confortables. Les matériaux stimulent son inspiration, elle n’hésite pas à détourner par exemple des rideaux de douche. Son style prône l’ampleur, ses vêtements s’attachent avec du velcro. Elle dessine ses imprimés qui sont sérigraphiés et deviennent sa signature dans un style en parallèle à l’esthétique du Pop Art. Prolifique, elle crée 2000 modèles par an pendant 20 ans. En 1980 elle avait déjà compris le rôle que jouerait l’« écran », essentiel, incontournable et qu’il serait notre troisième oeil. «  Tout le monde va voir à travers des écrans, Il y en aura partout ». Et des motifs d’écran se démultipliaient sur ses vêtements en imprimés.

La vente a mis en lumière toute la fantaisie et les recherches de la créatrice. Parmi les lots les plus remarquables. Une veste nomade en kraft recouverte de plastique avec à l’intérieur des images de cosmonautes et articles de journaux (5 200€).

Lot 3

Une robe oversized et pantalon assorti imprimé Boeing Dallas Aiport (1 170€).

Lot 28

 

Robe en imprimé Planche Contact Kodak (n’a pu être commercialisée en raison d’une opposition de Kodak), 2 340€.

Lot 68

Manteau en coton imprimé Bébé Japonais d’après une oeuvre de Nam June Paik (3 250€).

Lot 101

Une délicieuse plongée dans la création des années 80 dans sa facette la plus avant-gardiste.

Aujourd’hui Elisabeth de Senneville continue ses recherches, travaille sans cesse de nouvelles innovations pour mettre le vêtement en phase avec son époque, elle s’intéresse notamment aux textiles intelligents, à la pollution avec la mise au point d’un charbon actif (noix de coco réduite en cendre). Et si l’heure est à la connection, elle imagine des vêtements déconnectés qui mettraient à l’abri et protègeraient les données avec l’ajout de métal pour faire dévier les ondes. « Il ne faut pas faire des vêtements connectés, mais des vêtements intelligents… Le vêtement doit rendre des services, protéger de la pollution, capter la chaleur… ». Tissus photoluminescents, coupes au laser, perforations… n’ont plus de secrets pour elle. Elle ajoute : « La grande autoroute va être le photovoltaïque qui va être récupéré en mode ainsi un vêtement chauffant ou capable de recharger des appareils ».

Une créatrice d’hier et d’aujourd’hui pour demain.

E de S

*Commissaire et catalogue par Pénélope Blanckaert.

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Viktor & Rolf

VIKTOR & ROLF HAUTE COUTURE FALL/WINTER 2016

Une idée, un concept signent chaque défilé du duo Viktor & Rolf. Cette saison, le mot clef est Vagabonds. La collection part de rien et de tout. L’inspiration plonge dans les collections précédentes et réutilise des éléments, des matières et aussi des pièces d’archives.

VIKTOR & ROLF HAUTE COUTURE FALL/WINTER 2016

Assemblage, multiplication des détails, imbrication de tissages, ajout de tissus, de volants, de rubans,… Augmentée, la silhouette se révèle de bric et de broc, joyeuse, délurée. Rapiéçage.

VIKTOR & ROLF HAUTE COUTURE FALL/WINTER 2016

Un chapeau vertical légèrement écrasé de guingois ajoute un look qui évoque Dickens et ses vagabonds tout en donnant un petit côté victorien aux silhouettes.

VIKTOR & ROLF HAUTE COUTURE FALL/WINTER 2016

Le passé est remis en lumière avec éloge du recyclage d’un monde qui construit son futur en se (re)posant sur le passé.

VIKTOR & ROLF HAUTE COUTURE FALL/WINTER 2016

VIKTOR & ROLF HAUTE COUTURE FALL/WINTER 2016

L’aspect artisanal amplifie une perception « couture » où le maître mot serait « fait main ». Bricolage dans le sens noble du terme, collage et joyeux télescopage d’une collection très enlevée.

 

 

 

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Jean Paul Gaultier

 

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Plongée dans la nature pour Jean Paul Gaultier en nouvel homme des bois. Hommage à la naturalité dans sa beauté la plus pure, la plus simple (inspiration née lors d’un voyage au Japon et la découverte des jardins à l’esthétique zen).

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Nervures d’arbres, veines du bois, couleurs végétales autour du brun, camaïeux de feuillages passant du vert à la flamboyance du rouge,…

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Allure de sous-bois, mystères de la forêt. Préciosité des broderies. Classiques revisités, bustiers rigides.

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Cheveux bouclés ou encadrés d’une auréole de fourrure, de plumes, façon « tournesol ».

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Et toujours des noms poétiques émaillés de jeux de mots : Col chic dans les prés, Ici est tailleur, La cavalière va au bouleau, Ca s’écorce… Magnifiques contes d’automne.

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Alexandre Vauthier

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Guerrière, amazone, la femme d’Alexandre Vauthier demeure une conquérante. Son hiver emprunte une couleur à l’armée, le kaki décliné aussi en variation camouflage. Drapés audacieux, mais aussi ampleur avec maxi robes en volume.

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Multiplication des oeillets. Un poil de fourrure.

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Ceinture noeuds.

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Coupes toujours parfaites et sexyness des jupes fendues et du court.

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Sequins en ponctuation, bordures de lamé, éclat, brillances.

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Superbe pantalon treillis de camouflage rebrodé.

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Sans nostalgie ni vision futuriste, Alexandre Vauthier crée pour aujourd’hui et confirme avec brio sa place dans le calendrier officiel de la couture.

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On aura tout vu

On Aura Tout Vu - Perpetual Motion FW16-17 - Finale 1

 

 

« Mouvement perpétuel » scande le défilé d’On aura tout vu. Collection aux allures futuristes ponctuée par la présence robotique de machines accessoires qui mettent leurs « pinces » en mouvement.

On Aura Tout Vu - Perpetual Motion FW16-17 - Look 14-3 Details

Extraordinaire travail de construction de broderies tubulaires. Vêtements articulés composant une géométrie variable. Jeux d’opposition entre blanc et noir, entre lumières et ténèbres. Une touche de couleurs (rouge), des matières nobles (peaux) et d’avant-garde.

On Aura Tout Vu - Perpetual Motion FW16-17 - Look 13On Aura Tout Vu - Perpetual Motion FW16-17 - Look 4 Details

Cristaux, pailles de plastiques, « éprouvettes »…

On Aura Tout Vu - Perpetual Motion FW16-17 - Look 16On Aura Tout Vu - Perpetual Motion FW16-17 - Look 20

Final transgenre où l’un est l’autre.

On Aura Tout Vu - Perpetual Motion FW16-17 - Look 21

Mouvement d’une collection animée. Le duo reprend en exergue une phrase de l’inventeur du paratonnerre, Benjamin Franklin : « L’humanité se divise en trois catégories : “ceux qui ne peuvent pas bouger, ceux qui peuvent bouger et ceux qui bougent ». Livia Stoianova et Yassen Samouilov sont, comme à leur belle habitude, en perpétuel mouvement.

On Aura Tout Vu - Perpetual Motion FW16-17 - Look 19

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Julien Fournié

Pixelformula Julien Fournie Autumn Winter 2016 2017 Haute Couture Fashion Show Paris

 

Première lumière est l‘intitulé de la collection de Julien Fournié. Écho à Paris ville de lumières et voie imaginaire vers d‘autres univers, exploration de nouvelles galaxies. Rigueur des coupes et féminité.

Pixelformula Julien Fournie Autumn Winter 2016 2017 Haute Couture Fashion Show Paris

Pixelformula Julien Fournie Autumn Winter 2016 2017 Haute Couture Fashion Show Paris

Présence d’un voile pour figurer la « matière noire ». Noir, rouge et imprimés chamarrés.

Pixelformula Julien Fournie Autumn Winter 2016 2017 Haute Couture Fashion Show Paris

Pixelformula Julien Fournie Autumn Winter 2016 2017 Haute Couture Fashion Show Paris

Camaïeux de tons chair. Légèreté de l’organza, organdi mais aussi épaisseur chaude du mohair. Imprimés graphiques, broderies en zigzags. Détails anatomiques. Éclats de brillance, lumières.

Pixelformula Julien Fournie Autumn Winter 2016 2017 Haute Couture Fashion Show Paris

Pixelformula Julien Fournie Autumn Winter 2016 2017 Haute Couture Fashion Show Paris

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